Les confessions d'un enfant d'aucun siècle
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Stanislas kazal underground blog

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07 novembre 2009

Le pouvoir de Sarkozy ne tient plus que par la méthode Coué

    Le système Sarkozy est à l'agonie. Les nombreux soutiens mous du bulbe qui l'ont longtemps soutenu, voyant en lui un sauveur universel se sont détournés. Il faut dire que pour certains il faut longtemps pour que la conscience monte jusque dans le cerveau.
   
Tant et si bien qu'il ne reste plus à l'heure actuelle que la méthode coué qui peut sauver Sarkozy de la solitude. Et à en croire les "jeunes pop", elle a un bel avenir.
   
Sarkophage passe la plume à un brillant pamphlétaire qui taille en pièces la connerie des jeunes pop. Inimitable et pathétique. Le billet est ici : Chez Plume de Presse

 


 

   

                                                 

 



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Quand on est UMPiste, par essence, ou bien l’on est un être cynique soucieux de préserver ses privilèges, ou     alors on n’en a pas, ou très peu, mais on porte ce rêve petit bourgeois avec dans la tête un système de valeurs où l’appât du fric     l’emporte sur tout le reste. Ou bien encore l’on est un prolo idiot qui n’a jamais compris qu’il marquait contre son camp. C’est déjà pas brillant. Mais alors un "Jeune Populaire"... Le mouvement de jeunesse des sarkozystes dépasse tout ce qu’on peut imaginer en indigence intellectuelle. Ce sont des mecs bon chic bon genre qui vous affirment : "c’est nous les vrais révolutionnaires, parce qu’on veut le changement, alors que la gauche, c’est rien que des réactionnaires qui refusent le progrès". En soutenant de façon enthousiaste toutes les régressions qu’impose à la France semaine après semaine ce pouvoir réactionnaire qui nous afflige. Vous voyez le style. Bref, les Jeunes Pop, comme ils se surnomment - rien que ça, c’est d’un grotesque -, sont vraiment de complets crétins. Il faut aller lire, sur leurs sites, les discours enflammés qu’ils tiennent et leurs arguments débiles : à hurler de rire - ou plutôt à pleurer. Il y en a un qui sévit par exemple sur Le Post, qui a écrit récemment un article dont rien que le titre est hilarant : Pourquoi Frédéric Lefebvre est-il la cible préférée des blogueurs ? Son introduction explique le propos : "Les blogueurs de gauche tentent-ils de dissuader les "sarkozystes" de prendre pied sur le web ? Auraient-ils peur de débattre ?" Peur de débattre avec Lefebvre ! On vous avait prévenus, c’est énorme. Donc la dernière trouvaille des Jeunes Pop ? Une campagne de communication avec ce slogan :
   
"Un Président à la hauteur des enjeux", qu’ils le jugent, leur Sarko adoré. Entre parenthèses, la démarche est à notre connaissance inédite : nous ne sommes pas en campagne électorale, le président est actuellement en exercice et ces agités du bocal imaginent pertinent de nous pondre cette risible opération de communication destinée à restaurer sa gloire. Ils prévoient de coller quelque 50 000 affiches et de distribuer un demi-million de tracts. Les étudiants, les chercheurs, les lycéens, les professions de la justice, celles de la santé, les travailleurs sociaux, les opposants aux centres de rétention, à la politique des quotas d’expulsés, aux brutalités policières, à l’abandon du planning familial, au travail dominical, au dispendieux et injuste bouclier fiscal, à l’absurde dispositif d’incitation aux heures supplémentaires - en pleine explosion du chômage -, à la main-mise présidentielle sur l’audiovisuel public, mais aussi les Antillais, les internautes, les militaires, les policiers, les smicards, les chômeurs, les précaires, les mal-logés... tous hurlent leur colère devant les contre-réformes catastrophiques de ce gouvernement de guerre sociale et ces imbéciles heureux des Jeunes Pop proposent cette campagne ridicule en forme de pansement sur une jambe de bois.
   
Vous connaissez la méthode Coué ? Elle doit son nom au psychologue et pharmacien Émile Coué de la Châtaigneraie (1857-1926), "ardent promoteur de la psychothérapie basée sur la suggestion et l’autohypnose", comme le résume Wikipédia : "Émile Coué demandait ainsi à ses patients de répéter à haute voix matin et soir, vingt fois de suite la phrase suivante : «  Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». Voilà. Les Jeunes Pop, c’est ça. Mais désolé de briser leur rêve : 62% des Français soutiennent l’appel à se mettre en grève et à manifester le 19 mars prochain et 66% d’entre eux se disent insatisfaits de l’action de Sarkozy face à la crise*. "À la hauteur des enjeux" ? Ça se saurait.

             

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Quand Sarkozy se soucie de l'image de Vichy

 

Quand Sarkozy se soucie de l'image de Vichy

   

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Vichy est à a mode en ce moment. Cette charmante ville de l'Allier a en effet été choisie pour être le lieu d'une obscure réunion sur l'immigration en Europe.
On ne peut que féliciter la tête de nœud qui a choisi cette jolie bourgade dont le nom n'est absolument pas connoté. Pour en plus y parler d'immigration.
Hortefeux, parait-il, a insisté pour cette ville thermale soit le lieu des réjouissances européennes.
    Sans peut-être dire à ses partenaires, tout le bien qui s'y est déroulé pendant les joyeuses années de guerre.     Le régime qui porte le nom de la ville est peut-être ainsi subliminalement regretté. On peut penser à un message codé pour un électorat dont les populistes ont aujourd'hui plus que jamais besoin.     Quand on sait que Jean Marie a un pied dans le cercueil, on comprend qu'il faille se soucier de la succession.     Pour bien saisir la force du message il faut imaginer un sommet sur le tourisme ferroviaire à Wansee, ou sur     la convention de genève à Katyn. Ou encore une petite sauterie sur les bienfaits du nucléaire à Hiroshima. (cliquez sur les liens pour comprendre le sous entendu historique). C'est du même ressort. A part cela notre gouvernement et la majorité qui le soutient sont tout à fait dignes de la patrie qui les héberge. Peut-être juste avec un léger décalage historique ...
   
 
    

Posté par kazal à 19:39 - SARKO SHOW - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2009

Sept romans qui ont anticipé l'avènement du monde virtuel

Sept romans qui ont anticipé l'avènement du monde virtuel
par Jean-Baptiste Dupin

Si la science-fiction n’est qu’un réalisme en avance de phase, force est de constater qu’elle a plutôt manqué de clairvoyance avec l’internet. On s’est souvent interrogé sur les paradoxes du voyage temporel, les conflits avec les extraterrestres ou la déchéance de la société industrielle, mais rarement sur l’impact d’un réseau informatique reliant les individus. Au cours des dernières décennies, quelques romans ont cependant su envisager les conséquences extrêmes des mutations technologiques et imaginer la difficile cohabitation du monde réel et des mondes virtuels.





Peter Pan de J. M. Barrie (1911)



Peter Pan n’est pas à proprement parler de la science-fiction et encore moins une préfiguration du web 2.0. Pourtant, l’écrivain écossais a sans doute inventé la première connexion entre monde réel et monde virtuel : Neverland permet à Peter Pan de fuir la réalité et de s’inventer une personnalité rêvée. A l’époque de Facebook et de Second Life, ce texte d’une grande finesse se révèle d’une étonnante acuité.



Sur l’onde de choc de John Brunner (1974)



En 2010, la vie des citoyens américains est contrôlée jusque dans ses moindres détails par un réseau informatique aux mains de dirigeants corrompus. Virtuose du changement d’identité numérique, Nick Haflinger entre en rébellion et développe des virus pour abattre le réseau… Revendiquant l’influence de Dos Passos, John Brunner est l’auteur d’une oeuvre d’une complexité et d’une richesse extraordinaires. Auxquelles il ajoute ici une incroyable prescience.



True Names de Vernor Vinge (1981)



Jamais traduite en français, la nouvelle “True Names” est cependant d’une importance historique. Pour la première fois, en effet, Vinge imagine un monde virtuel numérique. Y évolue une petite communauté de génies de l’informatique qui combat le gouvernement des Etats-Unis. Féru d’informatique, Vernor Vinge est connu pour avoir développé en 1983 le concept de “singularité” (marquant le moment où les machines dépasseront en intelligence les humains) qui fait actuellement fureur.



Le Neuromancien de William Gibson (1984)



Si cette liste devait se réduire à un seul livre, ce serait celui-là. Ce n’est ni le mieux écrit ni le plus intéressant, mais il marque un tournant capital : en inventant un terme (le cyberespace) et un genre (le cyberpunk), William Gibson a fait de l’informatique un thème incontournable de toute fiction prospective et du hacker le héros des temps modernes. Gibson n’a depuis cessé de creuser ce sillon, conservant le plus souvent une longueur d’avance sur ses nombreux disciples.



Le Samouraï virtuel de Neal Stephenson (1992)



Hacker de haut vol, sabreur d’élite et livreur de pizzas pour la Mafia, Hiro Protagoniste tente de faire toute la lumière sur une mystérieuse et dangereuse drogue de synthèse. Avec le Métavers et ses avatars, la virtualité décrite par Neal Stephenson est une étonnante anticipation de notre Second Life, et grâce à son humour, ses références baroques et son rythme tarantinesque, Le Samouraï virtuel parvient à dérider le cyberpunk.



La Cité des permutants de Greg Egan (1994)



En 2045, la science permet de dupliquer et sauvegarder sa configuration neuronale. Ces doubles numériques évoluent dans des mondes virtuels, dont Paul Durham parvient à couper le dernier lien avec la réalité : le support informatique. A partir de ce postulat, Greg Egan déroule le fil de ses idées et de ses interrogations avec une intelligence brillante et une logique implacable. L’un des chefs d’oeuvre de la SF contemporaine, La Cité des permutants est une réflexion vertigineuse (et ardue) sur la virtualité.



Les Extrêmes de Christopher Priest (1998)



Spécialiste des univers à tiroirs, des énigmes pièges et des fins à double sens, Christopher Priest se devait d’aborder les mondes virtuels. Dans Les Extrêmes, le FBI utilise des simulations d’événements authentiques pour former ses agents, mais lorsque Teresa Simons est confrontée à la recréation de la tuerie où son mari a trouvé la mort, tous les repères se brouillent. En revanche, comme toujours, l’auteur sait très bien où il va…

Posté par kazal à 14:54 - Cyberpunk et Hacking - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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