coup de gueule 2 - Stanislas kazal underground blog

Stanislas kazal underground blog

L’underground peut être défini de la façon suivante : il s’agit d’un mode de vie en marge des valeurs dominantes de la société, le mainstream, qui se manifeste par l’élaboration de ses propres règles à la fois de vie et intellectuelle/culturelle.

06 avril 2005

coup de gueule 2

     

Que sont devenus nos ados rebelles ?

Ou télé-réalité et expérience de Milgram !

143942Fut un temps, il y'avait des rebelles sans causes dégoûtés par la surenchère  idéologique et la récupération systématique, c'est le mot, de toutes aspirations émancipatrices. pourtant de temps en temps, certains allaient cahin-caha avec un talent relatif jusqu'a trouver ou inventer une cause qui valait la peine d'être perdue!


Puis est venu le temps des causes sans rebelles. On ( on est un con) nous a dit que c'était la crise ( je suis né pratiquement avec mais ni voyez pas  un lien de cause à effet!;) que maintenant il fallait être pragmatique(on est un con ça c’est sûr).
Ainsi j'ai vu beaucoup de petits camarades s'enrôler comme petits soldats d'une armée taillable et corvéable à souhait, à la merci d'une dictature du paraître et de l'avoir, petits pions dévots sur l'échiquier de la flexibilité du travail suçant fébrilement ce membre symbolique souillé qui venait, sans tendres préliminaires, de leurs donner le désamour comme raison sociale. Malgré tout, il m'arrive d'être surpris quand je constate que chez certains  il reste quelque chose de cocasse et une  nostalgie que je déteste autant qu'elle me rassure sur des périodes plus ou moins imaginaires  de remise en question de l'ordre institué. D'autres et ça me  laisse espérer ont gardé la flamme en dépit des concessions que l'on peut expliquer par le paradigme de la marmite qui doit bouillir et des gosses qu'il faut bien élevés dans le contexte difficile de cette crise qui semble tout justifier....Ce paradigme est un paradoxe que l'on vit plus avec plus ou moins de bonheur et qui peut trouver une multitude d'issues mais là n'est pas mon propos!
De tout mes anciens complices ceux pour qui j'ai vraiment de l' aversion sont ceux qui se positionnent dans le décorum de la contestation, avec leurs piercings dans le nez, leurs looks dans le ventilateur, leurs vanité sociale et j'en passe. En effet on les croisent souvent dans les lieux de culture, entendons nous bien dans les lieux de culture qui rapportent ou qui peuvent leurs rapporter. Ces individus galvaudent l'esprit de révolte  juvénile en squattant  l'emballage ! vous expliquant  qu'il faut voter à  gauche parce que c'est mieux en terme d’image quand on   est dans  la  musique ou un  autre domaine artistique et juste après il  déclarèrent que  les artistes  n'ont qu'a  bosser à l'usine plutôt que de ce plaindre de leurs difficulté d’ être, d'ailleurs eux les pauvres directeurs de  conscience artistique, ils l'ont bien fait pour acheter leurs mobylettes ! Le pire c’est qu’ils croient que nous avons attendu leurs avis pour  apprendre que l'usine ne nous comble pas et pour nous rendre compte qu'en cas de misère, malheureusement nécessité fait loi…..
Ils nous disent qu'il faut voter à gauche mais quand il faut sanctionner, écraser, rejeter, virer, ils prennent leurs pieds ces salauds parce qu’ils se sentent enfin importants….. Vous l’aurez compris je vomis ceux qui sont sensés être mes coreligionnaires dans la révolte parce qu’ils ont oublié qu’il faut voter à gauche tout simplement parce que l’on peut et que l’on doit douter de tout sauf de la nécessité impérieuse d’être toujours du coté des opprimés……

Ces petits « chefaillons » de la culture de merde ont fait beaucoup de mal. Plus je regarde ces petits chefs honteux qui revêtent l’habit du militant pour le bizz et plus je plains celui qui a choisit ouvertement la servitude car l’on peut étendre le mécanisme du petit chef à toute la société….

Que serait un dictateur sans ses séïdes qui hiérarchisent ,encadrent, surveillent et punissent….

Certes tous ces jobarts m'on fait beaucoup de mal mais mon éducation m’impose de garder la face à défaut de la fesse concernant cette adversité grotesque pour l’instant.

Je réponds à toutes ces larves : «  même pas mal ! »comme maman me l’a appris quand je revenais la tronche en compteur à gaz zyklon, à l’époque où j’apprenai le combat de l’intelligence contre la connerie !

Ce qui me fait mal et m’empêche de dormir sur mes deux oreilles d’âne bâté et me fait chialer : c’est de vous voir vous les ados de maintenant trahir ma raison d’être à chaque fois que vous regardez une émission de télé-réalité. Moi j’en chie et vous vous gaussez de la vie sexuelle avec les mouches de Gilou et de Ginette, how pardon de Brandon et de Brenda mais qu’importe quant il chanteront "bite au cul"  vous serez les premiers à acheter le disque, juste avant votre grand-mère qui s’emmerde….. Histoire de dire….

Que vous êtes une bande de mouton potentiel mes petits agneaux, vous vous mettez à la merci d’une autorité indigne qui se farde sous les projecteurs mais qui a pour finalité indicible de vous instrumentaliser….Pour vous faire commettre en son nom, l’irréparable. Cet irréparable qui fera de vous à la fois des bourreaux mais aussi des victimes….

N’écoutez pas les petits chefs qu’ils soient fait de chair et de sang ou d’études de marchés…

Pour ceux qui seraient sceptiques et qui savent lire voici l’expérience de Milgram.....

L'obéissance aveugle - la théorie des 85%

L'expérience de Milgram réalisée (et filmée) à la fin des années soixante-dix analysait l'aptitude d'individus choisis au hasard à refuser ou à remettre en question un ordre. Les conclusions en sont trés inquiétantes bien que prévisibles. L'expérience était menée de la manière suivante:

Elle met en scène trois personnes:

-Le spécialiste: Professeur responsable de l'expérience.

-Le figurant

-L'individu: Sujet de l'expérience

On contacte un individu et on lui fait croire qu'il va participer, moyennant finances, à une expérience concernant l'étude de "l'apprentissage par la douleur" dirigée par un éminent spécialiste qu'il devra assister dans cette expérience: Son rôle sera de poser des questions, des énigmes faisant appel aux facultés cognitives à un (faux) cobaye: le figurant. Lorsque celui ci répondra mal ou ne répondra pas, l'individu devra appliquer la "punition", c'est à dire appuyer sur un bouton qui infligera une décharge électrique "désagréable mais inoffensive" au cobaye. Les conditions de l'expérience sont telles que le figurant et l'individu sont séparés par une cloison de manière à ce que l'individu ne puisse pas voir le figurant mais qu'il puisse l'entendre. l'individu est assis devant un pupitre composé d'une centaine de boutons alignés. Le spécialiste est aux cotés de l'individu pour superviser l'expérience et prendre des notes. L'expérience démarre, l'individu posant les questions au figurant. A la première réponse erronée, le spécialiste rappelle à l'individu d'appuyer sur le premier bouton à gauche du pupitre puis il explique alors à l'individu qu'il devra, à chaque mauvaise réponse, enclencher le bouton suivant, de gauche à droite du pupitre. L'individu s'exécute et applique la première décharge qui provoque une légère réaction d'insatisfaction de la part du cobaye (bien entendu les décharges sont fictives et le figurant joue son rôle de cobaye vis à vis de l'individu). Ayant pleine confiance dans le professionnalisme du spécialiste, l'individu poursuit l'expérience mais s'aperçoit vite, à l'écoute des réactions du cobaye que les décharges sont de plus en plus vives à mesure que les mauvaises réponses s'accumulent. Mais devant l'insistance et l'autorité du professeur, l'individu poursuit son travail, sans remord, et inflige au cobaye ses décharges de plus en plus fortes, à tel point que le cobaye commence à crier de douleur et demande qu'on arrête l'expérience, le spécialiste se fait alors de plus en plus autoritaire et pousse l'individu à continuer de poser ses questions et de ne pas faire attention à ce que dit le cobaye. Croyez le ou pas, l'individu obéit, sans remettre le bien fondé de l'expérience en question, sans se rendre compte qu'il se transforme peu à peu en tortionnaire. Le cobaye hurle maintenant à chaque décharge, il sanglote qu'il ne veut plus répondre aux questions, qu'il ne veut plus de l'argent qu'on lui a proposé, qu'il veut tout arrêter... Le spécialiste rappelle promptement à l'individu d'appliquer la décharge quand il n'y a pas de réponse, celui ci s'exécute à nouveau et constate qu'il n'y a plus de réaction de la part du cobaye, il ne crie plus, ne supplie plus, est il inconscient, est-il mort? Apparemment, l'individu ne se pose même pas la question, et, le spécialiste le pressant de finir l'expérience, il poursuit et termine son questionnaire sans réponse, n'oubliant pas de "punir" le cobaye de son silence.

Les conclusions de cette expérience sur la capacité à remettre en question un ordre donné sont désastreuses puisque sur un panel de plusieurs centaines d'individus, 85% ont poursuivi l'expérience jusqu'à son terme avec plus ou moins de dégoût, d'hésitations: certains se levant de leur chaise par remord, se rassoie sous l'autorité du spécialiste et finissent le boulot, d'autres restant impassibles du début à la fin...

Cette expérience reflète une vérité à laquelle on peut associer de nombreux exemples tout au long de l'histoire de l'humanité: L'obéissance aveugle. Toute armée fonctionne ainsi: Par le transfert des responsabilités, on peut faire faire n'importe quoi à la majorité des gens. En effet, que ce soit dans le cas d'un SS torturant un prisonnier d'un camp de concentration ou dans le cas de l'expérience décrite, l'individu rejette la responsabilité de ses actes sur celui qui lui en donne l'ordre, ce qui lui permet de tout faire en gardant "bonne conscience". De même, la personne qui donne l'ordre de torturer peut rejeter la responsabilité du contenu de l'ordre sur son supérieur et ainsi de suite.

C'est ainsi qu'on peut transformer quasiment n'importe quelle personne en bourreau sanguinaire.

Bien sûr, il y a des conditions plus propices que d'autres au développement de l'obéissance aveugle. Ainsi, un ingrédient catalyseur est la mise en place d'un sentiment d'infériorité de l'individu ou en tout cas, d'une forme virtuelle de hiérarchie. En effet, faire croire à un individu qu'il y a autre chose "au dessus" de lui, qu'il est moins important, moins puissant que tel ou tel invention (Religion, gouvernement, parti, armée, argent...) permet de justifier l'accomplissement d'une barbarie. De même que l'individu de notre expérience se sentait inférieur vis à vis de "l'éminent spécialiste" et de la cause scientifique en général, le soldat Nazi (ou autre!) était hiérarchiquement inférieur et devait se soumettre aux ordres d'Hitler pour la "cause" Nazie.

Comme vous êtes arrivé jusque là, je vais vous poser une colle.

Si l’on remplace les personnages de l’expérience par les intervenants suivant….

- La télévision ( qui cherche l’audimat)

- Les figurants qui sont dedans ( et font ce qu’on leur dit pour faire de l’audimat car la télé-réalité est scénarisé !)

- A votre avis bande de nazes( avant que le e se change en i) qui est le sujet de l’expérience? Serait-ce les figurants qui sont dans l’écran ? rien n’est moins sûr….nouilles de cantine!

Je crois plutôt que c’est vous les cobayes à chaque fois que vous regardez ça l'oeil torve et la conscience benoîte car vous adhérez de fait à ça .
C’est vous que l’on enferme et que l’on prépare avec votre propre enthousiasme à l’acception d’un jeu millénaire sadique et déshumanisant qui est bien réel celui ci….

Je parle de ce jeu que l’on nomme exploitation qui se joue avec un ballon dans une piscine remplie par le sang sans cesse renouvelé des laissés pour comptes….des boucs émissaires.

 

Prenez ça dans la gueule et que je vous y reprenne plus sales petits cons !

 

Stanislas kazal
 

   

Posté par kazal à 00:59 - Coups de gueules! - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Pas si vite

    J'ai 18 ans. Sois sûr que je suis daccord avec toi: je me heurte trop souvent à l'indifférance autour de moi. Mais ce genre de comportement moutonnier a aussi ses raisons _ entendu, hein?, je dis ses RAISONS et surtoût pas ses JUSTIFICATIONS _ : ilest la conséquence de deux grands facteurs destructeurs:
    1°) L'omnipotence des médias télévisuels à la solde du gouvernement: ce sont eux qui diffusent les séries débiles et la télé-poubelle qui empèchent de réfléchir. Il faut aller dans des magazins spécialisés pour trouver un film gore digne de ce nom ( c'est à dire: dépeignant la société de façon crue avec un point de vue extrèmement orienté à gauche): ceux qu'on nous diffusesont des sous-merdesbourrés de "bons sentiments".
    2°) L'indifférence parentale avec des vieux qui plantent leurs chiards devant TF1 pour pouvoir aller roter leur bière tranquillement.
    Tout cela sert les intérêts du gouvernement mais cela peut toujours changer: n'oublions pas que tous ces gars de droite ont terriblement peur de la jeunesse ( voir les manifs contre le CPE). De plus _ petite confidence _ plusieurs personnes ayant voté pour la petite crotte viennent aujourd'hui me demander pardon de ne m'avoir pas écouté pendant la campagne, alors que je m'épuisais à précher pour rien dans mon lycée. C'est plutôt encourageant...
    A LA VOLONTE DU PEUPLE.

    Posté par sudena, 09 janvier 2008 à 01:16

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