06 avril 2005
coup de gueule 2
Que
sont devenus nos ados rebelles ?
Ou
télé-réalité et
expérience de Milgram !
Fut un temps, il y'avait des
rebelles sans causes dégoûtés par la
surenchère idéologique et la
récupération systématique, c'est le
mot, de
toutes aspirations émancipatrices. pourtant de temps en
temps, certains
allaient cahin-caha avec un talent relatif jusqu'a trouver ou inventer
une
cause qui valait la peine d'être perdue!
Puis est venu le temps des causes sans rebelles. On ( on est un con)
nous a dit
que c'était la crise ( je suis né pratiquement
avec mais ni voyez pas un
lien de cause à effet!;) que maintenant il fallait
être pragmatique(on est un
con ça c’est sûr).
Ainsi j'ai vu beaucoup de petits camarades s'enrôler comme
petits soldats d'une
armée taillable et corvéable à
souhait, à la merci d'une dictature du paraître
et de l'avoir, petits pions dévots sur l'échiquier
de la flexibilité du travail suçant fébrilement ce membre symbolique
souillé qui venait, sans tendres
préliminaires, de leurs donner le désamour comme
raison sociale. Malgré tout,
il m'arrive d'être surpris quand je constate que chez
certains il reste
quelque chose de cocasse et une nostalgie que je
déteste autant qu'elle
me rassure sur des périodes plus ou moins
imaginaires de remise en
question de l'ordre institué. D'autres et ça
me laisse espérer ont gardé
la flamme en dépit des concessions que l'on peut expliquer
par le paradigme de
la marmite qui doit bouillir et des gosses qu'il faut bien
élevés dans le
contexte difficile de cette crise qui semble tout justifier....Ce
paradigme est
un paradoxe que l'on vit plus avec plus ou moins de bonheur et qui peut
trouver
une multitude d'issues mais là n'est pas mon propos!
De
tout mes anciens complices ceux pour
qui j'ai vraiment de l' aversion sont ceux qui se
positionnent dans le
décorum de la contestation, avec leurs piercings dans le
nez, leurs looks dans
le ventilateur, leurs vanité sociale et j'en passe. En effet
on les croisent
souvent dans les lieux de culture, entendons nous bien dans les lieux
de
culture qui rapportent ou qui peuvent leurs rapporter. Ces individus
galvaudent
l'esprit de révolte juvénile
en squattant l'emballage !
vous expliquant qu'il faut voter
à gauche parce que c'est mieux
en terme
d’image quand on est
dans la musique
ou un autre domaine artistique et juste
après il déclarèrent
que les artistes n'ont qu'a bosser
à l'usine plutôt que de ce
plaindre de leurs difficulté d’ être,
d'ailleurs eux les pauvres
directeurs de conscience artistique, ils l'ont bien fait pour
acheter leurs
mobylettes ! Le pire c’est qu’ils croient
que nous avons attendu leurs
avis pour apprendre que l'usine ne nous comble pas et pour
nous rendre
compte qu'en cas de misère, malheureusement
nécessité fait loi…..
Ils nous disent qu'il faut voter à gauche mais quand il faut
sanctionner,
écraser, rejeter, virer, ils prennent leurs pieds ces
salauds parce qu’ils se
sentent enfin importants….. Vous l’aurez compris
je vomis ceux qui sont sensés
être mes coreligionnaires dans la révolte parce
qu’ils ont oublié qu’il faut
voter à gauche tout simplement parce que l’on peut
et que l’on doit douter de
tout sauf de la nécessité impérieuse
d’être toujours du coté des
opprimés……
Ces petits « chefaillons » de la culture de merde ont fait beaucoup de mal. Plus je regarde ces petits chefs honteux qui revêtent l’habit du militant pour le bizz et plus je plains celui qui a choisit ouvertement la servitude car l’on peut étendre le mécanisme du petit chef à toute la société….
Que serait un dictateur sans ses séïdes qui hiérarchisent ,encadrent, surveillent et punissent….
Certes tous ces jobarts m'on fait beaucoup de mal mais mon éducation m’impose de garder la face à défaut de la fesse concernant cette adversité grotesque pour l’instant.
Je réponds à toutes ces larves : « même pas mal ! »comme maman me l’a appris quand je revenais la tronche en compteur à gaz zyklon, à l’époque où j’apprenai le combat de l’intelligence contre la connerie !
Ce qui me fait mal et m’empêche de dormir sur mes deux oreilles d’âne bâté et me fait chialer : c’est de vous voir vous les ados de maintenant trahir ma raison d’être à chaque fois que vous regardez une émission de télé-réalité. Moi j’en chie et vous vous gaussez de la vie sexuelle avec les mouches de Gilou et de Ginette, how pardon de Brandon et de Brenda mais qu’importe quant il chanteront "bite au cul" vous serez les premiers à acheter le disque, juste avant votre grand-mère qui s’emmerde….. Histoire de dire….
Que vous êtes une bande de mouton potentiel mes petits agneaux, vous vous mettez à la merci d’une autorité indigne qui se farde sous les projecteurs mais qui a pour finalité indicible de vous instrumentaliser….Pour vous faire commettre en son nom, l’irréparable. Cet irréparable qui fera de vous à la fois des bourreaux mais aussi des victimes….
N’écoutez pas les petits chefs qu’ils soient fait de chair et de sang ou d’études de marchés…
Pour ceux qui seraient sceptiques et qui savent lire voici l’expérience de Milgram.....
L'obéissance aveugle - la théorie des 85%
L'expérience de Milgram réalisée (et filmée) à la fin des années soixante-dix analysait l'aptitude d'individus choisis au hasard à refuser ou à remettre en question un ordre. Les conclusions en sont trés inquiétantes bien que prévisibles. L'expérience était menée de la manière suivante:
Elle met en scène trois personnes:
-Le spécialiste: Professeur responsable de l'expérience.
-Le figurant
-L'individu: Sujet de l'expérience
On contacte un individu et on lui fait croire qu'il va participer, moyennant finances, à une expérience concernant l'étude de "l'apprentissage par la douleur" dirigée par un éminent spécialiste qu'il devra assister dans cette expérience: Son rôle sera de poser des questions, des énigmes faisant appel aux facultés cognitives à un (faux) cobaye: le figurant. Lorsque celui ci répondra mal ou ne répondra pas, l'individu devra appliquer la "punition", c'est à dire appuyer sur un bouton qui infligera une décharge électrique "désagréable mais inoffensive" au cobaye. Les conditions de l'expérience sont telles que le figurant et l'individu sont séparés par une cloison de manière à ce que l'individu ne puisse pas voir le figurant mais qu'il puisse l'entendre. l'individu est assis devant un pupitre composé d'une centaine de boutons alignés. Le spécialiste est aux cotés de l'individu pour superviser l'expérience et prendre des notes. L'expérience démarre, l'individu posant les questions au figurant. A la première réponse erronée, le spécialiste rappelle à l'individu d'appuyer sur le premier bouton à gauche du pupitre puis il explique alors à l'individu qu'il devra, à chaque mauvaise réponse, enclencher le bouton suivant, de gauche à droite du pupitre. L'individu s'exécute et applique la première décharge qui provoque une légère réaction d'insatisfaction de la part du cobaye (bien entendu les décharges sont fictives et le figurant joue son rôle de cobaye vis à vis de l'individu). Ayant pleine confiance dans le professionnalisme du spécialiste, l'individu poursuit l'expérience mais s'aperçoit vite, à l'écoute des réactions du cobaye que les décharges sont de plus en plus vives à mesure que les mauvaises réponses s'accumulent. Mais devant l'insistance et l'autorité du professeur, l'individu poursuit son travail, sans remord, et inflige au cobaye ses décharges de plus en plus fortes, à tel point que le cobaye commence à crier de douleur et demande qu'on arrête l'expérience, le spécialiste se fait alors de plus en plus autoritaire et pousse l'individu à continuer de poser ses questions et de ne pas faire attention à ce que dit le cobaye. Croyez le ou pas, l'individu obéit, sans remettre le bien fondé de l'expérience en question, sans se rendre compte qu'il se transforme peu à peu en tortionnaire. Le cobaye hurle maintenant à chaque décharge, il sanglote qu'il ne veut plus répondre aux questions, qu'il ne veut plus de l'argent qu'on lui a proposé, qu'il veut tout arrêter... Le spécialiste rappelle promptement à l'individu d'appliquer la décharge quand il n'y a pas de réponse, celui ci s'exécute à nouveau et constate qu'il n'y a plus de réaction de la part du cobaye, il ne crie plus, ne supplie plus, est il inconscient, est-il mort? Apparemment, l'individu ne se pose même pas la question, et, le spécialiste le pressant de finir l'expérience, il poursuit et termine son questionnaire sans réponse, n'oubliant pas de "punir" le cobaye de son silence.
Les conclusions de cette expérience sur la capacité à remettre en question un ordre donné sont désastreuses puisque sur un panel de plusieurs centaines d'individus, 85% ont poursuivi l'expérience jusqu'à son terme avec plus ou moins de dégoût, d'hésitations: certains se levant de leur chaise par remord, se rassoie sous l'autorité du spécialiste et finissent le boulot, d'autres restant impassibles du début à la fin...
Cette expérience reflète une vérité à laquelle on peut associer de nombreux exemples tout au long de l'histoire de l'humanité: L'obéissance aveugle. Toute armée fonctionne ainsi: Par le transfert des responsabilités, on peut faire faire n'importe quoi à la majorité des gens. En effet, que ce soit dans le cas d'un SS torturant un prisonnier d'un camp de concentration ou dans le cas de l'expérience décrite, l'individu rejette la responsabilité de ses actes sur celui qui lui en donne l'ordre, ce qui lui permet de tout faire en gardant "bonne conscience". De même, la personne qui donne l'ordre de torturer peut rejeter la responsabilité du contenu de l'ordre sur son supérieur et ainsi de suite.
C'est ainsi qu'on peut transformer quasiment n'importe quelle personne en bourreau sanguinaire.
Bien sûr, il y a des conditions plus propices que d'autres au développement de l'obéissance aveugle. Ainsi, un ingrédient catalyseur est la mise en place d'un sentiment d'infériorité de l'individu ou en tout cas, d'une forme virtuelle de hiérarchie. En effet, faire croire à un individu qu'il y a autre chose "au dessus" de lui, qu'il est moins important, moins puissant que tel ou tel invention (Religion, gouvernement, parti, armée, argent...) permet de justifier l'accomplissement d'une barbarie. De même que l'individu de notre expérience se sentait inférieur vis à vis de "l'éminent spécialiste" et de la cause scientifique en général, le soldat Nazi (ou autre!) était hiérarchiquement inférieur et devait se soumettre aux ordres d'Hitler pour la "cause" Nazie.
Comme vous êtes arrivé jusque là, je vais vous poser une colle.
Si l’on remplace les personnages de l’expérience par les intervenants suivant….
- La télévision ( qui cherche l’audimat)
- Les figurants qui sont dedans ( et font ce qu’on leur dit pour faire de l’audimat car la télé-réalité est scénarisé !)
- A votre avis bande de nazes(
avant que le e se change en i)
qui est le sujet de l’expérience? Serait-ce les
figurants qui sont dans
l’écran ? rien
n’est moins sûr….nouilles de cantine!
Je
crois plutôt que c’est vous les
cobayes à chaque fois que vous regardez ça l'oeil torve et
la conscience benoîte car vous adhérez de fait à
ça .
C’est vous que l’on
enferme et que l’on prépare avec votre propre
enthousiasme à l’acception d’un jeu
millénaire sadique et déshumanisant qui est
bien réel celui ci….
Je
parle de ce jeu que l’on nomme
exploitation qui se joue avec un ballon dans une piscine remplie par le
sang
sans cesse renouvelé des laissés pour
comptes….des boucs émissaires.
Prenez ça dans la gueule et que je vous y reprenne plus sales petits cons !
Stanislas
kazal























Pas si vite
J'ai 18 ans. Sois sûr que je suis daccord avec toi: je me heurte trop souvent à l'indifférance autour de moi. Mais ce genre de comportement moutonnier a aussi ses raisons _ entendu, hein?, je dis ses RAISONS et surtoût pas ses JUSTIFICATIONS _ : ilest la conséquence de deux grands facteurs destructeurs:
1°) L'omnipotence des médias télévisuels à la solde du gouvernement: ce sont eux qui diffusent les séries débiles et la télé-poubelle qui empèchent de réfléchir. Il faut aller dans des magazins spécialisés pour trouver un film gore digne de ce nom ( c'est à dire: dépeignant la société de façon crue avec un point de vue extrèmement orienté à gauche): ceux qu'on nous diffusesont des sous-merdesbourrés de "bons sentiments".
2°) L'indifférence parentale avec des vieux qui plantent leurs chiards devant TF1 pour pouvoir aller roter leur bière tranquillement.
Tout cela sert les intérêts du gouvernement mais cela peut toujours changer: n'oublions pas que tous ces gars de droite ont terriblement peur de la jeunesse ( voir les manifs contre le CPE). De plus _ petite confidence _ plusieurs personnes ayant voté pour la petite crotte viennent aujourd'hui me demander pardon de ne m'avoir pas écouté pendant la campagne, alors que je m'épuisais à précher pour rien dans mon lycée. C'est plutôt encourageant...
A LA VOLONTE DU PEUPLE.