27 avril 2005
La "série Z", kézako ?
La "série Z",
kézako ?
En gros, la série Z constitue le degré
inférieur de la série B . Au cours de l'histoire
du cinéma et de la vidéo, la série Z
est surtout présente dans le cinéma de genre,
concept plus anglo-saxon que français (dans notre beau pays,
c'est le cinéma d'Auteur qui règne en
maître, et le cinéma de genre, trop commercial,
est méprisé). Le Z est forcément
fauché, souvent bâclé, pas toujours
très inspiré, à en juger par les
nombreux nanars qu'il a engendré. Mais attention, Z ne
signifie pas forcément amateurisme. Parmi les grands noms du
Z figurent des personalités aussi diverses que Ed
Wood ("le plus mauvais réalisateur du monde"), Roger Corman
(le plus célébre des producteurs de
cinéma bis), Lloyd Kaufman (le fondateur de la compagnie
indépendante Troma), Jesus Franco (le très
prolifique réalisateur de navets espagnols) ou encore le
français Jean Rollin. Avec l'avènement de la
vidéo, de jeunes réalisateurs se sont sentis
pousser des ailes et on suivi le chemin de ces pioniers. En france,
Richard J. Thomson est aujourd'hui le seul réalisateur
professionnel spécialisé dans le
cinéma de genre pratiquant la série Z parodique,
à contre-courant du reste de la production hexagonale. Comme
Monsieur Gourdin qui faisait de l'arthrose sans le savoir, de nombreux
réalisateurs amateurs font du Z (et même pire que
ça) sans en avoir conscience.
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