25 janvier 2006
quelques principes de zététique
Sources:forum zététique
et surtout ici
I. Le droit au rêve a pour pendant le devoir de
vigilance.
Certaines de nos croyances, bien
que nous procurant un certain bien être, sont avant tout des
obstacles à la connaissance et peuvent parfois se
révéler
néfastes pour nos libertés (ex :
adhérer à
une secte, se ruiner pour consulter un voyant).
Ainsi, lors d´une séance de spiritisme, il est
toujours bon de se demander : « Esprit
(critique)... Es-tu là ? »
II. Inexpliqué n´est pas inexplicable.
Tout comme un OVNI n´est pas un objet volant non
identifiABLE, de
nombreux phénomènes qui nous semblent
étranges ne sont pas aussi rares
ni aussi incompréhensibles que nous voulons bien le croire.
Une absence d´explication pour un
phénomène n´est jamais la preuve
de son caractère surnaturel mais seulement de notre
incompétence à le
comprendre.
Ainsi, on peut ignorer l´existence des siphons souterrains et
pour
autant se garder de croire à la présence
d´esprits frappeurs dans une
maison riche en bruits.
III. La charge de la preuve revient à celui qui
l´affirme.
Il est logiquement impossible de démontrer
l´inexistence d´un phénomène.
Aussi, c´est naturellement à celui qui affirme
l´existence d´un phénomène
inconnu d´en apporter la preuve.
À la question « Pourquoi ne croyez-vous
pas aux fantômes ? », il
faut donc d´abord demander : « Et
vous, pourquoi y croyez-vous ? »
IV. Une allégation extraordinaire
nécessite une preuve plus qu´ordinaire.
En effet, plus des affirmations sortent du cadre connu, plus
elles
doivent s´appuyer sur des informations solides et des
vérifications
poussées pour être crédibles.
Pour prouver l´existence d´un
« Yéti » on ne peut
donc se satisfaire d´une photo et d´une trace dans
la neige...
V. L´origine de l´information est
fondamentale.
Qui ne s´est jamais retrouvé à
défendre une information qui s´est
révélée fausse ?
Le doute sur la validité d´une information est
essentiel tant que
la source et le contenu originel de celle-ci ne sont pas connus.
« D´où vient
l´information ? » et
« Qui la rapporte ? »
sont deux
questions à se poser si l´on veut
éviter de spéculer sur du vent.
VI. Quantité de preuves n´est pas
qualité de la preuve.
Ainsi, une phrase répétée
1000 fois n´en devient pas vraie pour autant.
Et plusieurs milliers de personnes peuvent confondre un ballon
sonde avec une soucoupe volante sans que, pour autant, des
extraterrestres ne soient venus nous visiter.
Une expérimentation concluante est toujours bien plus
valable que des milliers d´indices non
vérifiés.
VII. La cohérence n´est pas une preuve.
Une théorie qui ne se contredit pas
elle-même ne gagne pas pour autant en validité.
Pour cohérentes et passionnantes qu´elles soient,
la théorie du
complot (cf. JFK, X-Files...) ou les théories de
science-fiction
(Matrix, la Guerre des Étoiles...) n´en deviennent
pas plus
scientifiques ni plus vraies.
VIII. Les croyances créent des illusions.
Notre culture, nos émotions, nos envies, en un mot
notre subjectivité, modifient grandement notre perception
des évènements.
On se souvient souvent de ce qu´on a bien voulu voir et non
de ce qu´il y avait à voir ou pas.
Voilà pourquoi il n´y a guère que sur
le Loch Ness que l´on est enclin à confondre des
troncs d´arbre flottants avec un monstre.
auteurs Nicolas Vivant et un illustre inconnu mais que l'on remercie qu'en même!























