01 mars 2006
Illusions d'optiques
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Illusions d'optiques Que voyez-vous sur cette image :
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Commment est cet arc de triomphe romain ?
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Qu'en pensez vous :
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Qu'en pensez vous :
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Combien y a-t-il de
points blancs et de points noirs sur cette image ? |
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Est-ce le dessinateur se trouvait :
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Voici une belle roue en fer :
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Que voyez vous sur cette image :
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Que voyez vous sur cette image :
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Avec ce panneau :
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Que voyez vous sur
cette image :Une ou deux femmes?
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Que voyez vous sur
cette image, une spirale ? ou des cercles?
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Voici deux façons de disposer les mêmes 4 formes géométriques.
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Que voyez vous sur cette image :
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Voyez vous des droites parallèles sur ces images ?
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Que voyez vous sur ces peintures ?
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Comparez la taille des 2 rectangles bleus :
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Comparez la taille des 2 barres horizontales :
Comparez la taille des 2 barres qui sont à angle droit :
Comparez
la distance de A à B (sur le passage piéton)
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A votre avis, les 2 bouts en biais sont-ils dans l'axe ou bien décalés ?
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Ça bouge ?Et pourtant non!
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Le nombre de gugus est 'il le même quand ces derniers se déplacent?
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07 mars 2006
Merci musicast
CD - album - chanson Stanislas Kazal est
né le 18 février 1974 à Cazaux
près d’Arcachon.Il vit dans différents
endroits de France comme Colmar et Arcachon avant de se fixer dans la
ville de Bordeaux. Depuis, il travaille ses textes sur place en
s’inspirant de ses voyages en Pologne et ailleurs, ainsi que
de l’actualité et de son quotidien. Il fait appel
à deux amis, George Forget et Thomas Habas pour composer et
finaliser ses idées musicales. Les inspirations de Stanislas
sont très variées : De la chansons
française à texte comme Brel, Ferré et
Gainsbourg, à la musique Pop et Electro anglo-saxonne de The
Cure, DJ Shadow, Massive Attack et Léonard Cohen, en passant
par Curtis, Mellow… Stanislas vient de sortir son premier
opus "Rue Garat", enregistré chez VMUSIC où il
est question de son quartier, du RMI, d'évasion bucholique,
d'images romantiques, mélant sons rock, piano, et textes
réalistes... à découvrir... |
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11 mars 2006
Bouc émissaire ( En suis je un ?)
Bouc émissaire ( En suis-je un ?)
D'origine religieuse, l'expression bouc émissaire désigne en langage courant la personne qui est désignée par un groupe comme devant endosser un comportement social que ce groupe souhaite évacuer. Cette personne est alors exclue du groupe, au sens propre ou figuré, parfois punie, ou condamnée.
À noter que la personne choisie ne l'est pas forcément pour avoir partagé ce comportement, elle peut être une victime expiatoire choisie pour d'autres raisons du fonctionnement du groupe.
Référent culturel
Le terme de bouc émissaire
correspond à l'origine à un rite expiatoire
annuel des Hébreux longuement décrit dans le
seizième chapitre du Lévitique.
Le grand prêtre devait prendre deux boucs puis les tirer au
sort. L'un
était directement sacrifié à Dieu,
tandis que l'autre était envoyé dans
le désert vers Azazel, démon
sauvage, sans doute un ange déchu, dont le nom signifie dieu-bouc.
C'est ce deuxième bouc qui est appelé bouc
émissaire, du latin ecclésiastique caper
emissarius (le bouc envoyé,
lâché). Le rôle exact du bouc
émissaire est clairement décrit dans le texte
biblique :
« Aaron lui posera les deux mains sur la tête et confessera à sa charge toutes les fautes des Israélites, toutes leurs transgressions et tous leurs péchés. Après en avoir ainsi chargé la tête du bouc, il l'enverra au désert sous la conduite d'un homme qui se tiendra prêt, et le bouc emportera sur lui toutes leurs fautes en un lieu aride. » (Lévitique XVI:21-22)
Dans le même ordre d'idée, celui du sacrifice de substitution, Lévitique IV:22-26, propose un sacrifice d'expiation propre au péché d'un chef, lequel rejaillit sur l'ensemble de la communauté :
Si c'est un chef qui a péché, en faisant involontairement contre l'un des commandements de l'Éternel, son Dieu, des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable, et qu'il vienne à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice un bouc mâle sans défaut. Il posera sa main sur la tête du bouc, qu'il égorgera dans le lieu où l'on égorge les holocaustes devant l'Éternel. C'est un sacrifice d'expiation. Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime expiatoire, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes, et il répandra le sang au pied de l'autel des holocaustes. Il brûlera toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice d'actions de grâces. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour ce chef l'expiation de son péché, et il lui sera pardonné.
Entrée dans la langue française
L'expression française bouc
émissaire est mentionnée dans le
dictionnaire de Furetière (1690),
avec une définition identique à celle
donnée ci-dessus. Par la suite,
on l'a utilisée pour désigner une personne sur
laquelle on fait
retomber les fautes des autres. Ce sens est déjà
attesté au XVIIIe siècle.
Georges Clemenceau le reprendra plus tard à propos de l'affaire
Dreyfus :
« Tel est le rôle historique de l'affaire Dreyfus. Sur ce bouc émissaire du judaïsme, tous les crimes anciens se trouvent représentativement accumulés. » (cité par le Thésaurus de la langue française)
Anthropologie
Chez les ethnologues contemporains, le concept de bouc émissaire désigne l'ensemble des rites d'expiation dont use une communauté. Le premier à avoir utilisé ce concept est James George Frazer, qui a écrit un ouvrage dont le titre français est Le Bouc émissaire, étude comparée d'histoire des religions.
Sociologie
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Un ouvrage de René Girard intitulé Le Bouc émissaire (1982) montre à l'œuvre ce phénomène qu'il nomme le triangle mimétique : formé de trois pôles qui sont les individus A, B et le bien supposé, le triangle mimétique décrit ce jeu symbolique et la relation réelle entre A et B,
dans laquelle B :
- dispose d'un bien,
- semble disposer d’un bien,
- ou pourrait disposer d’un bien,
dont A pense soit :
- qu'il en est lui-même dépourvu,
- que sa propre jouissance du même bien est menacée par le seul fait que B en dispose (ou puisse en disposer).
Notons que le bien est appelé par René Girard objet et qu’il n’est pas nécessairement matériel.
Ce triangle mimétique semble motivé par la nécessité d’avoir à défaut de pouvoir être. Ne pouvant être l’autre directement, l’individu (A) pense que ce qui caractérise l’autre (B) et qui justifie encore la différence entre lui (A) et son modèle (B), est un avoir (l’objet ou le bien). Le problème réside dans l’imitation réciproque au désir de l’objet. Plus A va désirer l’objet, plus B (s’il rentre dans le mécanisme du désir mimétique) va faire de même. Et plus A et B vont (par rapport à leur désir) se ressembler. Schématiquement, plus la tension vers l’objet est forte, plus l’indifférenciation entre A et B est importante. Or, pour René Girard, c’est cette indifférenciation des individus qui est porteuse de violence (au travers de la tension vers un même objet). Finalement, cette rivalité mimétique ainsi engendrée va être créatrice de conflit et de violence.
Comme le note René Girard dans un autre ouvrage
« Fixer son attention admirative sur un modèle, c'est déjà lui reconnaître ou lui accorder un prestige que l'on ne possède pas, ce qui revient à constater sa propre insuffisance d'être. […] Comme le note René Girard, le sujet méconnaîtra toujours cette antériorité du modèle, car ce serait du même coup dévoiler son insuffisance, son infériorité, le fait que son désir est, non pas spontané mais imité. Il aura beau jeu ensuite de dénoncer la présence de l'Autre, médiateur de son désir, comme relevant de la seule envie de ce dernier » (Mensonge romantique et vérité romanesque)
Le phénomène du bouc émissaire est un phénomène collectif. C’est la réponse inconsciente (René Girard utilise le terme de méconnaissance) d’une communauté à la violence endémique que ses propres membres ont gérée au travers des rivalités mimétiques dues au triangle mimétique.
Le phénomène du bouc émissaire est la loi du « tous contre un ». Il a pour fonction d’exclure la violence interne à la société (endémique) vers l’extérieur de cette société. Pour que ce phénomène soit effectif, il faut :
- que le fonctionnement du bouc émissaire reste caché,
- que la violence résultante de cet acte n’entraîne pas une escalade de violence, d’où la nécessité d’un « typage » des victimes (elles ne sont pas choisies au hasard). C’est le principe de moindre violence,
- que les individus soient persuadés de la culpabilité du bouc émissaire,
- et (dans une moindre mesure) que les victimes soient persuadées d’être coupables.
Le problème de ce mécanisme régulateur de la violence est son caractère temporaire. En effet, la violence endémique générée par le désir mimétique se fait, tôt ou tard, ressentir. L’on a recours alors à un nouveau bouc émissaire.
En résumé, pour René Girard, le bouc émissaire est le mécanisme collectif permettant à une société humaine de survivre à la violence générée par le désir mimétique individuel de ses membres (même si la détermination des désirs est, pour une très large part, collective). Le bouc émissaire désigne également l’individu, nécessairement coupable pour ses accusateurs mais innocent du point de vue de la « vérité » (pour René Girard), par lequel le groupe, en s’unissant uniformément contre lui, va retrouver une paix éphémère.
Sociopsychanalyse et psychiatrie
Au carrefour de la sociologie des organisations et de la psychiatrie, le Dr. Yves Prigent dans son livre La Cruauté ordinaire analyse le comportement de petits groupes menés par un pervers envieux. Ces phénomènes sont attestés par Gustave Le Bon dès la fin du XIXe siècle dans Psychologie des foules et par Sigmund Freud qui, lui, expose la violence d'un groupe piloté par un pervers envieux.
L'attaque se porte sur celui qui dispose d'une vie intérieure profonde ou de compétences affirmées selon le principe que le clou qui dépasse connaîtra le marteau (Li M'Hâ Ong). Le pervers agit sans intentionnalité claire car il ne peut exprimer son manque par le logos. Il transforme donc un souci impensable (l'envie qu'il ressent et ne peut s'avouer sans perdre la face à ses propres yeux) en un souci pensable à l'occasion d'un travail psychique. Il émet donc un double message :
- il se demande comment on ferait sans l'objet de sa haine,
- mais en même temps, il propage un message de persécution.
Livré à l'impensable, la pulsion de mort, il émet un message organo-dynamique. Le pervers s'efforce de détruire le lieu du langage, le trognon (selon Jacques Lacan) à savoir la base même de la personnalité humaine de la personne qu'il persécute. Faute d'espace psychique intérieur, il dirige son action contre l'espace intérieur de l'autre, diffamant l'autre si celui-ci est un être éthique, tâchant de désoler (de rendre désert) l'autre de manière généralement cynique en s'affranchissant, pour ce faire, des règles de sociabilité ou de civilité les plus courantes qui ne sauraient être appliquées qu'aux autres, son public. Le pervers laisse entendre de façon répétée que les mesures qu'il prend pour brimer sa victime est souhaitable selon les dires des autres, mais aussi, il essaye de détruire ce qui rend l'autre spécifique, ce pourquoi il est apprécié. Méfie-toi car c'est ce que tu as de meilleur est la règle de l'exclusion du bouc émissaire.
Le pervers envieux hait la singularité parce que lui-même en est dépourvu ; de ce fait, elle lui fait ombrage. Il projette sur autrui les difficultés qu'il pourrait avoir lui-même parce qu'il est démuni des outils pour les régler. L'objectif consiste à annihiler l'identité sociale de l'autre ou la reconnaissance sociale dont serait susceptible de bénéficier le sujet de sa haine ; cette reconnaissance qui, selon le pervers envieux, ne serait due qu'à lui-même.
Le groupe, en le suivant, émet une reconnaissance de la parole du pervers, lui accorde un brevet de séduction, afin de procéder à l'éviction du « trop vertueux » ou « trop compétent ». La perversité est contagieuse. Ce phénomène préside à l'ostracisme de Thémistocle dont le point de départ est l'envie, dans la constatation que l'autre a quelque chose en soi d'éminent.
Si le sujet de haine cède à l'injonction du pervers, par exemple s'il se défend contre chaque diffamation (qui précède immanquablement le jeu pervers), il recevra un traumatisme second. Plus l'objet de la haine perverse se défend, plus le groupe se dit qu'il n'y a pas de fumée sans feu, le traite de paranoïaque ; si celui-ci ne se défend pas, le groupe considère que le pervers a raison. Le jeu pervers a pour but de dépouiller le sujet de haine de sa dignité.
Le pervers s'attaque aux forces de liaisons, spécifiquement au lien entre la pulsion de vie et la pulsion de mort.
- Le déni de l'autre est la base du jeu du pervers envieux : tu n'existes pas séparément à moi,
- l'exclusion conforte le pervers dans son pouvoir de séduction tu n'as aucun rapport avec les autres ni avec toi-même.
L'emprise, la
manipulation se font alors sentir tant sur le bouc
émissaire que sur le groupe qui demeure inconscient des
évènements
Et moi dans tout ça...

je Suis un être éthique
diffamé qui dispose d'une vie
intérieure profonde...Désolé de
manière généralement cynique, on
cherche à détruire ce qui me rend
spécifique on me disant que c'est pour le bien d'un groupe
ou pour le mien .
Quand je me défends contre l'opprobe ,on me qualifie de
paranoïaque et quand je laisse faire je semble donner raison
à la perversité contagieuse digne de la meute.
Pourtant je ne suis pas et ne serai jamais plus un bouc
émissaire car rien ne me dépouillera plus de ma
dignité et en ce jour j'en fais le serment
à celle que j'aime et à ceux qui m'aiment.
Les basses manipulations seront dévoilées et je
démontrerai à la face des oppresseurs qu'ils ne
peuvent pas compter sur une violence moindre en réaction car
ma réponse ira au delà du concept humain de
violence.
Je rejette l'indifférence d'autrui et recherche l'amour
autant que la haine.Ce faisant je respecte mes détracteurs
et leurs critiques car rien n'arrivera plus desormais à me
rendre coupable de ce je suis
intrinsèquement, un être imparfait
apprenant de ses échecs autant que de ses succès.
Qui plus est, le rejet de certains me conforte et me rassure sur mes
prises de positions tant c'est un plaisir et un honneur pour moi d'
être insupportable pour les méchants
imbéciles .
Je m'engage solenellement à être conscient au
regard de l'infamie car aucune exclusion et aucun ridicule ne tiendra
tant que les chemins du vaste monde dans une multitude de bras
s'ouvriront infiniment sur une éternité de
possibles. Mieux vaut être maudit et imcompris que de ne pas
être du tout, J'avance donc sur la voie que je me trace.
12 mars 2006
Projet MKULTRA
Projet MKULTRA
Avant de vous défoncer pour l' attitude rebelle demandez-vous toujours à qui cela profite...
Le Projet MKULTRA (connu aussi sous le nom de MK-ULTRA) est le nom de code d'un projet de la CIA des années 1950 à 1970 visant à manipuler mentalement certaines personnes par l'injection de substances psychotropes.
- « Le directeur adjoint de la CIA a révélé que plus de trente universités et institutions avaient participé à un large projet de tests et d'expérimentations qui incluait des tests de médicaments cachés sur des sujets non-volontaires de toutes les catégories sociales, hautes et basses, américains et étrangers. Plusieurs de ces tests consistaient à administrer du LSD sur des sujets ignorants dans diverses situations sociales. Au moins une mort fut enregistrée, celle du Dr. Olson est due à ces activités. L'Agence a elle-même reconnu que ces expériences n'avaient pas de valeur scientifique. Les agents qui faisaient le suivi n'étaient pas des observateurs scientifiques compétents. »
- Sénateur Kennedy.
- Sénat des États-Unis, le 3 Août 1977
- COMITÉ SUR LE RENSEIGNEMENT,
- SOUS-COMITÉ SUR LA SANTÉ
SERVICE DE RECHERCHE DU COMITÉ DES RESSOURCES HUMAINES
Origines
Dirigé par le Dr. Sidney Gottlieb, le projet MKULTRA fut initié sous l'impulsion du directeur de la CIA Allen Dulles en avril 1953, en réponse à des utilisations supposés de techniques de contrôle mental qui auraient été faites par l' Union Soviétique, la Chine et la Corée du Nord sur des prisonniers de guerre américains lors de la guerre de Corée. La CIA voulait développer des techniques similaires. L'agence voulait aussi être capable de manipuler des leaders étrangers et tentera d'ailleurs d'utiliser certaines de ces techniques sur Fidel Castro.
En 1964, le projet fut renommé MKSEARCH. Le but était de produire un sérum de vérité parfait destiné aux interrogatoires de personnes soupçonnées d'être des espions soviétiques et plus généralement d'explorer les techniques de contrôle mental.
En 1972, Richard Helms, directeur de la CIA ordonne la destruction des archives du projet. Il est donc difficille d'avoir une compréhension complète de MKULTRA étant donné que plus de 150 sous-projets différents ont été financés dans le cadre de ce programme.
Les expériences
Les documents de la CIA suggèrent que l'agence a pensé à utiliser des radiations dans le cadre du projet. La plupart des experiences ont consisté en l'utilisation de psychotropes, particulièrement le LSD. Les expériences se sont déroulées sur des employées de la CIA, du personnel militaire, d'autres agents du gouvernement, des prostituées, des personnes affligées de pathologies mentales et des membres du public, généralement sans la connaissance du sujet.
Les expériences ont parfois pris une tournure sadique. Gottlieb enfermait ses victimes dans des chambres de déprivation sensorielle aprés leur avoir injécté du LSD. Il enregistrait les patients souffrant de troubles mentaux lors de leurs thérapies et repassait les passages les plus dégradantes des enregistrements en continu à travers des casques audio aprés que les patients aient été vêtus de camisole de force et injectés de LSD. Gottlieb était lui-même un consommateur fréquent de LSD, s'enfermant dans son bureaux et prenant des notes détaillés sur les effets de la drogue.
Les efforts pour recruter les sujets étaient parfois illégaux même s'il n'y avait pas forcément de prise de drogue. Au cours de l'Operation Midnight Climax, la CIA a utilisé des prostitués pour obtenir des sujets qui ne seraient pas trop embarrassés pour parler des experiences. Les chambres des maisons closes étaient équipées de miroirs sans tain et les sessions étaient enregistrées pour des analyses ultèrieures. Les clients buvaient de l'alcool dans lequel du LSD avait été ajouté et les prostituées travaillaient sous la surveillance d'agents de la CIA.
Certaines expériences étaient parfois volontaires, les sujets étaient alors victimes d'expériences encore plus dures. Lors d'une expérience, une sélection de volontaires a consommé du LSD en continu durant 77 jours.
Le LSD fut finalement rejeté par les chercheurs en raison de ses effets imprévisibles.
Une autre technique était d'injecter des barbituriques par intraveineuse dans un bras et de la méthamphétamine dans l'autre. Les barbituriques étaient libérés en premier, et aussitôt que le sujet commençait à s'endormir les amphétamines étaient injectées. Le sujet déclamait alors des propos incohérents mais il était parfois possible de l'interroger et d'obtenir des réponses intéressantes. Le traitement fut rejeté car il en résultait parfois la mort du patient en raison des effets secondaires de la combinaison des médicaments, ce qui rendait toute interrogation ultérieure impossible. D'autres expériences ont utilisé l'héroïne, la mescaline, la psilocybine, la scopolamine, la marijuana, l'alcool et le thiopental .
Il n'y a pas de preuves que la CIA (ou qui que ce soit) ait réussi à contrôler les actes d'une personne à travers les techniques de contrôle mental qui ont été testées dans le projet MKULTRA. De telles théories sont souvent avancées par les adeptes de théories conspiratrices.
Partiçipants connus
Liste de personnes ayant participé au projet ou soupconné d'y avoir participé :
- Ram Dass
- Allen Ginsberg
- Theodore Kaczynski (l'unabomber)
- Ken Kesey
- Dr. John C. Lilly - participation supposée
- Dr. Timothy Leary - participation supposée
[
Budget
Un arrangement secret réservait au projet un pourcentage du budget de la CIA. Le directeur du projet MKULTRA reçut 6% du budget de la centrale en 1953, hors de tout contrôle budgétaire.
Expériences au Canada
Une partie de ces expériences eurent lieu au Canada aprés que la CIA ait recruté un médecin d'Albany, le dr. Ewan Cameron auteur d'un livre psychic driving (instinct psychique) que la CIA avait trouvé particulièrement intéressant. Cameron y décrit sa théorie de correction de la folie qui consistait à effacer la mémoire du sujet et à la reconstruire complètement. Il faisait l'aller-retour chaque semaine à Montréal pour travailler au Allan Memorial Institute reçu 69 000$ de paiement entre 1957 et 1964. Il semble que la CIA lui avait confié les expériences les plus dangereuses à essayer sur des ressortissants étrangers.
En plus du LSD, Cameron expérimenta diverses substances paralysantes ainsi qu'une thérapie par électrochocs qui utilisait des courants 30 à 40 fois plus puissants que la normale. Ses expériences consistaient à mettre les sujets dans un coma induit par des psychotropes pendant plusieurs mois (jusqu'à 3 mois dans un cas) tout en jouant des enregistrements de simple bruits ou de phrases répétitives. Ses expériences étaient typiquement faites sur des patients ayant été admis dans l'institut pour des troubles d'anxiété ou de dépression. Beaucoup de ces patients ont conservé des séquelles.
C'est à cette époque que Cameron devint célèbre aprés avoir été le premier président de l'association mondiale de psychiatrie et le président de l'association de psyschiatre Canado-Américaine. Moins d'une décennie auparavant, il avait été membre du tribunal médical de Nuremberg qui avait jugé les expériences sur des cobayes humains par l'Allemagne nazie.
Révélation
En décembre 1974, le New York Times révéla que la CIA avait conduit des activités illégales sur le territoire américain, dont des expériences sur des citoyens américains dans les années 1960. Ce rapport entraina la formation d'une commision d'enquête du congrès Américain(la commission Church), et une commission d'enquête présidentielle (la commission Rockefeller) pour enquêter sur les activités de la CIA et du FBI qui avaient eu lieu sur le territoire américain. Ces commissions ont aussi enquêté sur les activités des agences de renseignement militaires.
Durant l'été 1975, des audiences du congrès et de la commission Rockefeller révèlent officiellement au public que la CIA et le département de la Défense avaient conduit des expériences sur des sujets humains, avec ou sans leur consentement, dans le cadre d'un programme visant à influencer des sujets humains par l'utilisation de substances psychotropes, ainsi que par d'autres moyens (psychologique, chimique, physique, électrique). La commission révéla aussi qu'au moins un sujet était mort suites à ces expériences.
Frank Olson, un biochimiste de l'armée et un chercheur dans le domaine des armes biologiques, avait reçu du LSD sans son consentement et s'est suicidé une semaine plus tard au cours d'une crise psychotique. Le docteur de la CIA qui était sensé surveiller Olson s'était apparamment endormi lorsqu'Olson s'était jeté par la fenêtre. Les circonstances exactes de sa mort demeurent controversées. En 1975, Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont organisé une rencontre entre la famille d'Olson et le président Gerald Ford qui a présenté des excuses officielles à la famille ainsi qu'une compensation financière.
Le fils de Frank Olson conteste cette version et prétend que son père a été assassiné en raison de ses connaissances sur les techniques d'interrogations (parfois mortelles) utilisées par la CIA sur des prisonniers du bloc de l'Est en Europe. En 1994, le corps d'Olson a été exhumé et les traces sur sa boîte cranienne suggèrent qu'il a reçu un coup avant la chute qui l'a tué.
L'enquête interne de la CIA a conclu que le Dr. Gottlieb avait conduit ses expériences avec l'assentiment de Frank Olson, bien que ni Olson ni les autres personnes qui aient pris part à ces expériences n'avaient été informées de la nature exacte des substances avant leur ingestion. Cette enquête suggère que le Dr. Gottlieb aurait du être réprimandé car il n'avait pas pris en compte les tendances suicidaires de Frank Olson, bien que ces tendances aient été déja diagnostiquées. Des rapports successifs montrent qu'une autre personne, Harold Blauer, un joueur de tennis professionel est mort en raison d'experiences réalisées avec de la mescaline.
14 mars 2006
Les illusions artistiques
Les illusions artistiques
Sources les illusions d'optiques
Ces illusions ne sont nullement des manifestations de pépins ou erreurs d’interprétation du système visuel humain. C’est plutôt la conception de l’oeuvre qui induit notre oeil en erreur.
Dans le groupe qui illustre l’illusion, les dessins font naître des interprétations visuelles qui diffèrent étonnamment des propriétés des éléments représentés.
Dans les groupes portant sur l’ambiguïté, chaque dessin peut donner lieu à au moins deux interprétations visuelles qui s’excluent mutuellement.
Dans les groupes sur l’impossibilité, des parties différentes de chacun des dessins suscitent des interprétations incompatibles entres elles. Tous les objets de cette catégorie ne pourraient pas exister ou il serait fortement improbable qu’ils existent dans la réalité.
Dans la catégorie de l’auto-référence, il s’agit de dessins qui, d’une façon ou d’une autre, se reproduisent, s’auto-reproduisent ou renvoient à eux-mêmes.
A) ILLUSIONS DE PERSPECTIVE:
Les illusions de perspective sont dues à l’interprétation de la perspective pour laquelle nous optons devant un dessin. Les figures présentées dans cette section sont des représentations bidimensionnelles planes de scènes tridimensionnelles possibles.
Étant donné que nous ne nous rendons le plus souvent pas compte que nous appliquons une interprétation spécifique à un stimulus, nous ignorons en général que notre expérience visuelle est une illusion. Celle-ci ne peut nous frapper qu’une fois que nous savons, par exemple, que les tailles ou les formes des lignes ou des zones qui nous paraissent très différentes sont, en fait, identiques.
La meilleure façon de vérifier cette information consiste à décalquer soigneusement le contour d’un élément mentionné sur une feuille de papier fin, puis à faire glisser cette feuille sur le dessin jusqu’à ce que le contour décalqué coïncide avec celui de l’autre élément mentionné.
Les
plateaux des deux tables ont la même taille et la
même forme.
Les deux
monstres ont exactement la même taille. Outre que nous les
percevons de tailles
différentes, nous interprétons aussi leurs
visages comme exprimant des émotions différentes.
(la rage pour le poursuivant et la peur pour le pourchassé.)
B) AMBIGUITÉS DE PERSPECTIVE:
Les dessins classés dans la catégorie ambiguïtés de perspective sont ambigus quant à l’interprétation de la scène ou de l’objet tridimensionnel représenté. Chacune des images construite à partir d’un point d’observation spécial peut donner lieu à plusieurs interprétations qui engendrent chacune une illusion ou une ambiguïté. Comme dans tous les types d’ambiguïtés, c’est quand les différentes interprétations possibles s’excluent et ne peuvent être simultanées que l’effet est le plus puissant.
Dans
ce dessin la normalité consiste à voir , au
premier coup d’oeil, un
seul visage et non deux. Ce dessin utilise un alignement improbable qui
est celui d’un visage et d’un chandelier
d’une forme particulière placé
devant celui-ci. Après avoir remarqué la
coïncidence entre les contours
du chandelier et les parties du visage, ce dernier peut être
vu comme
deux profils qui sont vis-à-vis, même si ces
profils doivent alors
paraître déformés et avoir les yeux de
face.
C) AMBIGUÏTÉS OBJECTIVE:
L’ambiguïté objective désigne un type de figure qui, bien que non ambiguë du point de vue de la perspective ou de l’opposition figure-fond, peut néanmoins être perçu, d’un moment à un autre , comme représentant des objets bien distincts. Bien souvent, dans le cas de l’ambiguïté objective, les différentes interprétations possibles sont liées à la perception d’orientations différentes des images. En effet, pour tous les objets ambigus de ce groupe, chacune des interprétations possibles est favorisée par l’observation du dessin dans un sens donné.
Ici,
alors que le lapin nous apparaît couché sur le
ventre, le canard apparaît couché sur le dos le
bec pointé vers le ciel.
Sur ce
dessin il y a des visages qui rient et des visages qui pleurent. Pour
que celui qui rit devienne celui qui pleure nous n'avons
qu'à le retourner.
D) AMBIGUÏTÉS FIGURE-FOND:
Le type de figure ambiguë le plus connu est peut-être celui dans lequel, par un effet d’inversion de la perception, ce qui était le fond devient la figure tandis que ce qui était la figure se transforme en fond.
la
figure ci-contre exploite la modélisation et la
symétrie
tridimensionnelle pour faire ressortir le conflit entre les deux
interprétations possibles. Ce qui était le fond
se transforme en une
suite de figures tout à fait humaines.
Aude
est un exemple d’un type
d’ambiguïté
légèrement différent, dans lequel
les deux figures perceptibles ne sont pas strictement
complémentaires.
Dans une des interprétations, seule la partie noire
constitue la
figure, tandis que, dans l’autre, elle est formée
à la fois par la
partie noire et la partie blanche (la partie noire correspond alors
à
des zones sombres de la figure ou à des ombres).
E) IMPOSSIBILITÉ DE FIGURE-FOND:
Chacun des dessins de ce groupe représente un objet qui, à première vue, pourrait sembler plausible dans le monde tridimensionnel. En fait, en y regardant de plus près, nous nous rendons vite compte que les dessins observés sont des objets impossibles car nous sommes incapables d’analyser le dessin en termes de figures et de fond.
Au
premier coup d’oeil ces mains ont l’air
parfaitement normales mais regardez bien et vous verrez que les doigts
ne sont pas au bon endroit.
Ce
temple grec est complètement impossible. En effet, en
regardant
attentivement les colonnes vous vous apercevrez que pour trois colonnes
circulaires dans le haut, il se forme deux colonnes carrées
dans le
bas.
F) IMPOSSIBILITÉ DE PERSPECTIVE:
Les objets impossibles présentés dans ce groupe ne sont pas strictement impossibles, mais plutôt fortement improbables. Effectivement, chacun d’eux peut se distinguer parfaitement de son fond et pourrait exister dans l’espace en tant qu’objet tridimensionnel. Mais pour qu’il apparaisse tel qu’il est dans le dessin, il faudrait que sa forme soit très différente de celle à laquelle nous nous attendons généralement pour un objet de ce genre.
La
structure tridimensionnelle réelle de cette arche pourrait
paraître curieusement tordue, ou simplement
basculée, de telle sorte que le pilier droit soit en suspens
(au-dessus de l’ombre visible au premier plan). Mais
l’alignement parfait de ce pilier droit avec la base
rectangulaire de
l’arrière-plan demanderait alors que nous
observions la scène d’un point de vue
très spécial.
Cette
roue n’est pas si impossible que cela car on peut
très bien distinguer la figure du fond. Ce dessin pourrait
représenter un véritable objet tridimensionnel.
Il serait en effet possible de couler une roue en fonte qui aurait
cette forme, mais le résultat que nous obtiendrions ne
ressemblerait pas du tout à une roue.
G) AUTO-RÉFÉRENCE GRAPHIQUE:
Les anomalies de certains dessins se situent plus au niveau conceptuel que visuel. Les régressions infinies auxquelles l’auto-référence graphique peut donner lieu ont cependant une qualité visuelle saisissante qui doit révéler quelque chose d’important au sujet du système visuel.
Dans la plupart des dessins de ce groupe, la régression infinie est évidente (tout au moins dans les limites de résolution permises par le dessin à l’encre, la réduction photographique et/ou la perception visuelle sans dispositif optique), comme dans le premier dessin ici-bas représentant un petit garçon. Mais, dans certains, la régression infinie n’est que suggérée, comme dans le dessin représentant des serpents.
Un type
de régression bien connu qui nous pousse à nous
demander cette question : « Mais
jusqu’où cela va-t-il ? »
C’est aussi un exemple de régression explicite
(évidente).
Dans ce
dessin les deux serpents se mangent à l’infini. Il
s’agit ici d’un exemple de régression
implicite (suggérée).
H) AUTO-RÉFÉRENCE SYMBOLIQUE:
L’auto-référence d’une représentation visuelle devient symbolique lorsque cette représentation renvoie à elle-même en se nommant ou en se décrivant au moyen de symboles classiques comme des lettres ou des mots, et non en se répétant point par point par reproduction graphique directe.
Dans ce
dessin le nez est dessiné mais il forme aussi les mots nose,
à l’horizontal, et smell,
à la verticale.
Dans ce
dessin, par déformation continuelle de ses lettres, le mot endure
subit un glissement progressif en change.(En outre,
ce changement passe par chance.)
17 mars 2006
Les illusions optico-géométriques
Les illusions optico-géométriques
Avant de tenter de classifier les illusions optico-géométriques, il importe de définir celles-ci : Ces illusions sont produites par des figures géométriques donnant lieu à des erreurs d’estimation de la dimension, de l’orientation, de la courbure, de la direction ou de la forme de certains de leurs éléments.
Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, des pionniers de la psychologie expérimentale, comme Delboeuf, Hering, Müller-Lyer et plusieurs autres ont découvert une grande variété d’illusions dites optico-géométriques auxquelles ils ont laissé leur nom. Au total plus de 200 illusions géométriques ont été répertoriées.
On considère traditionnellement qu’une illusion géométrique comporte deux éléments : un élément « inducteur » qui provoque une déformation et un élément « test » qui la subit. Par exemple, dans la figure de Müller-Lyer, les pointes de flèche constituent l’élément inducteur et les traits horizontaux, l’élément test. Dans la figure de Poggendorff, les lignes parallèles sont l’élément inducteur et les segments obliques, l’élément test.
Depuis un siècle on a proposé plusieurs explications des illusions géométriques ; les plus convaincantes s’accordent sur trois points fondamentaux. En premier lieu, les illusions sont du domaine perceptif et n’ont rien à voir avec la pensée ou le raisonnement. En effet, vous savez que la plupart des illustrations suivantes sont des illusions géométriques, mais cela ne vous empêche pas de percevoir des déformations. En deuxième lieu, les illusions ne naissent pas dans la rétine ; elles apparaissent presque aussi nettement lorsque l’élément inducteur est placé devant un oeil et l’élément test devant l’autre oeil. Elles prennent donc naissance dans le système visuel au-delà du corps genouillé latéral, là ou convergent pour la première fois les informations en provenance de chaque oeil. En troisième lieu, les illusions ne résultent pas du mouvement des yeux. En effet, elles apparaissent dans toute leur netteté quand la durée d’exposition est trop brève pour que l’oeil est le temps de balayer la figure.
A) CLASSIFICATION DES ILLUSIONS OPTICO-GÉOMÉTRIQUES:
Si l’on tente de classifier les illusions en fonction des causes de déformation, il apparaît évident qu’aucune classification ne peut être satisfaisante étant donné que plusieurs ont reçu des explications multiples. Il importe néanmoins, ne serait-ce que pour avoir une idée de la variété de ces illusions, d’essayer de les classifier sommairement.
1) La mise en relation de grandeur:
De nombreuses figures d’illusion produisent une mise en relation de grandeur des éléments de la figure. Il en résulte généralement un effet de contraste : la grandeur apparente des éléments les plus grands est surestimée par comparaison au plus petit et inversement. Le cas le plus évident est sans doute l’illusion de Titchener. On a cependant invoqué à certains moments le principe d’assimilation suivant lequel, lorsque les différences sont minimes entre les plus grands et les plus petits éléments, on a tendance à minimiser ces différences. Il s’ensuit une assimilation d’un élément test à un élément inducteur plus grand (donc un surestimation de l’élément test) ou plus petit ( donc une sous-estimation de l’élément test), alors que le contraste apparaît lorsque la différence entre l’élément inducteur et l’élément test est plus importante.
Illusion
de Titchener
Le cercle central de la configuration de gauche paraît plus
grand que celui de la configuration de droite.
Illusion
de Delboeuf.
a) exemple de contraste: le cercle intérieur de la figure de
gauche paraît plus grand que le cercle du centre et le cercle
intérieur de la figure de droite paraît plus petit
que
celui de la figure du centre.
b) exemple d'assimilation: le cercle intérieur de la figure
de gauche paraît plus grand que le cercle
extérieur de la figure
de droite.
2) La division de l'espace:
Un espace qui est divisé ou occupé par de nombreux éléments apparaît généralement plus grand qu’un espace qui ne l’est pas. L’exemple typique est celui de l’illusion d’Oppel-Kundt.
Illusion
d'Oppel-Kundt.
La distance entre A et B paraît plus longue que la distance
entre B et C.
3) La verticalité:
Une ligne verticale paraît plus longue qu’une horizontale de même longueur car le mouvement des yeux qui est lié aux lignes horizontales est plus facile à exécuter qu’un mouvement vertical. L’exemple le plus fréquemment cité est le T inversé, mais il faut noter que cette forme donne lieu à des effets d’illusion compétitfs parce que, en plus de la surestimation liée à la verticalité, il y a un effet de contraste de grandeur produit par la mise en relation entre la verticale et chaque segment de l’horizontale. On obtient un pur effet de la verticalité en utilisant plûtot la figure en forme de L.
Illusion
de la verticale.
Dans les deux figures, la verticale paraît plus longue que
l'horizontale, alors qu'elles sont physiquement de la même
longueur.
4) Les effets d'angles:
Les illusions dues à des effets d’angles sont très nombreuses et elles sont sans doute parmi les plus spectaculaires. On s’est appuyé sur deux principes pour les expliquer. D’une part, l’on a tendance à surestimer les angles aigus et a sous-estimer les angles obtus. On a qualifié ceci de principe d’orthogonalité, étant donné qu’il s’agit dans chaque cas d’une tendance à ramener l’angle vers un angle droit. Ce principe permet d’expliquer aisément les illusions de Zöllner et de Hering, mais il peut aussi s’appliquer à l’illusion de Poggendorff et à celle de Müller-Lyer. Le second principe concerne la tendance que l’on a à surestimer les côtés d’un angle obtus et à sous-estimer ceux d’un angle aigu. Dans ce cas, l’illusion de Müller-Lyer pourrait encore servir d’exemple.
Illusion
de Zöllner.
Les lignes obliques ne semblent pas parallèles, alors
qu’elles le sont. Elles nous paraissent
déformées à cause des petites lignes
qui forment le graphisme secondaire.
Illusion
de Hering
Les lignes horizontales semblent incurvées, alors
qu’elles sont physiquement droites et parallèles.
Illusion
de Poggendorff.
Le segment oblique inférieur ne paraît pas dans
l’axe du segment oblique supérieur, alors que
physiquement ils sont dans le même axe.
Illusion
de Muller-Lyer.
a) La ligne du haut paraît plus courte que celle du bas.
b) la ligne de gauche paraît plus courte que celle de droite.
5) La perspective:
La présence de traits suggérant la perspective entraîne des illusions de grandeur. À même grandeur physique, une forme paraissant plus éloignée qu’une autre sera vue plus grande et inversement. On a tenté de généraliser ce principe à plusieurs illusions. Ainsi, l’illusion de Ponzo, qui pourrait être également considérée comme une illusion de mise en relation de grandeur, est fréquemment expliquée par un effet de perspective. De même que l’illusion de Sander qui peut être considérée comme une illusion de perspective, en suggérant que la figure pourrait être vue comme un rectangle présenté en perspective.
Illusion
de Ponzo.
L'horizontale du haut paraît plus longue que celle du bas.
Illusion
de Sander.
La diagonale de droite paraît plus courte que celle de gauche
alors qu’elles sont toutes les deux identiques.
6) La courbure des arcs de cercle:
La courbure apparente des arcs de cercle varie en fonction de leur longueur. Les arcs court sont vus plus plats que les arcs longs.
Courbure
des arcs de cercle.
Les trois lignes semblent avoir des courbures différentes,
alors qu’elles ont la même courbure.
B) LA PERCEPTION DES ILLUSIONS SELON LES CULTURES:
Les illusions dépendent non seulement de notre système visuel mais aussi de notre culture au niveau le plus général. Ainsi, les européens paraissent avoir une illusion de Müller-Lyer plus forte et une illusion du T renversé moins forte que d’autres groupes ethniques, en particulier africains.
Nous qui vivons en Occident dans un monde oû les formes géométriques avec des angles droits prédominent (immeubles aux lignes perpendiculaires, murs verticaux, plafonds horizontaux ...) avons une très forte tendance à surestimer les angles aigus et à sous-estimer les angles obtus, de manière à les ramener à des angles droits. C’est pourquoi nous sommes plus sensibles à l’illusion de Müller-Lyer.
Pour ce qui est de l’illusion du T renversé, une autre explication s’applique. Comme les peuples africains vivent dans la savane, qui a un relief très plat, et que leur environnement est pratiquement dépourvu d’arbres, de maisons ou de poteaux, ils sont donc moins habiletés que nous à juger les lignes verticales ; c’est pourquoi ils sont plus facilement bernés par l’illusion du T renversé.
20 mars 2006
Snuff movie
Snuff movie
Les Snuff movies (ou Snuff films) sont des films courts généralement sous forme d'unique plan-séquence sale et instable qui mettent en scène un meurtre réel, souvent précédé de pornographie avec viols de femmes ou d'enfants.
Quelle est l'origine du mot snuff ?
(Littéralement et littérairement, snuff signifie tabac à
priser, et to snuff
Certaines personnes considèrent que ces films pourraient
n'être qu'une légende urbaine. priser
ce même tabac). Combien de films circulent sous le manteau ?
Existent-ils vraiment ?...
Dans les années 70 un certain courant
cinématographique était à la
recherche d'un réalisme le plus cru possible dans la
violence et la
mort. Michael Findlay et son épouse Roberta,
âgée de dix-sept ans, se lancent dans la
réalisation de petits films érotiques (softcore),
industrie alors naissante. Rapidement, la demande se fait plus
exigeante ; le porno rugueux fait son apparition. On l'appellera le hardcore.
Les Findlay suivent l'évolution. A l'époque, les
bénéfices d'un hardcore moyen,
réalisé en une ou deux semaines, sont d'environ
10 000 dollars. On piétine, il faut trouver autre
chose... Michael Findlay écrit une ébauche de
scénario : des révolutionnaires font prisonnier
une famille d'ex-nazis. Sexe, violence, exotisme, voila les
ingrédients du film qu'il va tourner en Argentine. Le chef
de la bande, personnage vaguement inspiré de Charles Manson,
exécute à tour de bras, non sans avoir auparavant
infligé à ses victimes divers sévices
peu raffinés. De retour aux États Unis, Findlay
ne trouve pas de distributeurs. Ces derniers flippent, angoissent
Cependant, quelqu'un (Qui ? Personne ne le saura jamais. Le secret est
bien gardé, et pour cause...) va titrer ce film "Snuff".
Par allusion à des documentaires tournés
clandestinement en Amazonie.
On y massacre aussi bien des indigènes que des animaux, sans
aucune
simulation. On aurait donc( au conditionnel), par la suite,
ajouté au
film de Michael Findlay une scène finale où une
femme se fait
véritablement tuer devant la caméra. De fuites en
rumeurs, des
manifestations s'organisent aussitôt en 1976 pour la
projection du film
"snuff"
Michael Findlay meurt quelques mois plus tard,
décapité par une pâle
d'hélicoptère sur le toit de l'immeuble Pan Am en
emportant son secret
avec lui comme quoi on invoque pas le diable impunément.
Industrie clandestine, les snuff movies seraient destinés
à des circuits très fermés : nouvelle
version (sanglante) des ballets roses. On y verrait toute une panoplie
de meurtres sexuels. le monde ne manque pas de
détraqués prêts à n'importe
quoi, pour une poignée de dollars..
Description des snuff movies
La légende populaire veut que le snuff soit le produit d'un faux tournage, suivant le schéma suivant : un producteur organise un casting pour un film pornographique, les interprètes engagées sont ainsi manipulées pour être victimes de vraies tortures et d'abus, avant le meurtre final. Ce film circule ensuite dans un circuit fermé de riches amateurs de crimes où ces cassettes circulent à prix d’or.
Deux composantes sont essentielles dans le snuff movie : la mort et l’image.
- La mort : elle doit être réelle, mais il faut également qu’elle soit visible dans son déroulement. On doit voir « le mourant », autrement dit la victime sur le point de mourir, ou en train de mourir, et non la mort ayant déjà réalisé son œuvre. Autre aspect, la victime est consciente de sa mort.
- L’image : la mort doit être filmée. Il ne s’agit pas de simples photos, il faut accentuer le réalisme par le mouvement et la durée. Le plan-séquence est généralement de mauvaise qualité et filmé par un cinéaste semi-professionnel (éclairage présent mais partiel et mauvais, cadrages instables mais ciblés, etc.).
Polémique sur l'existence des snuff movies
Les éléments de doutes sur l'existence des snuff movies
Un certain nombre d'éléments autour des snuff movies sont caractéristiques de ce qu'on nomme une légende urbaine, ce qui mène beaucoup de personnes à penser que ces films n'existeraient pas ou alors de façon très exceptionnelle, sans qu'existe un marché organisé. Ces éléments sont :
- la structure narrative accompagnant l'idée (petite histoire du faux casting) ;
- les procédés récurrents d'authentification sur les forums de discussion (« j'ai connu quelqu'un qui en a vu ») ;
- le caractère extrême et perturbant de l'histoire.
Par ailleurs, d'autres éléments laissent à penser qu'il s'agirait d'une rumeur :
- le caractère particulièrement fantasmatique de ces snuff movies, qui allient des idées de violence, de sexe, de mort et d'argent ;
- le fait qu'aucune saisie de tels films par la police n'ait jamais été lue dans les médias ;
- le fait qu'aucune décision judiciaire ne semble avoir jamais été prononcée à ce sujet ;
- le fait qu'aucun rapport d'enquête policière ou journalistique à ce sujet n'ait été lu, ce qui laisse à penser qu'aucune enquête n'ai conclu à leur existence ;
- le fait que la transmission d'informations à ce sujet se déroule en majorité sur les médias les plus propices à la diffusion de rumeurs : transmission orale, forums de discussions sur internet, email, etc.
Les éléments en faveur de l'existence des snuff movies
- Des sites web proposant de telles vidéos sont forcément difficiles à trouver car leurs créateurs les masquent au maximum pour ne pas être retrouvés à cause de l'illégalité de la démarche, à l'image des sites de pornographie infantile. L'illégalité de ces vidéos fait que leurs créateurs prennent forcément beaucoup de précautions.
- On trouve des snuff movies sur les réseaux de P2P, souvent avec des noms maquillés.
- On dit souvent qu'il n'y a pas de fumée sans feu, que le snuff movie n'a pas pu atterrir dans la légende sans avoir existé.
- Tout ce que l'âme humaine est capable d'imaginer de pire est généralement produit au moins par quelques pervers. Des constatations réelles se sont souvent avérées.
- Quand bien même aurait-ce pu n'être qu'une légende au début, le simple fait qu'on en parle a dû inciter des pervers ou des psychopathes à en produire réellement.
Productions connexes
Réalité ou légende, les snuff movie n'en ont pas moins inspiré nombre d'œuvres connexes au cinéma comme en bande dessinée ou en littérature. Par ailleurs, certaines vidéos qui s'échangent sur le réseau Internet sont proches des snuff-movies en ce qu'elles montrent des morts violentes filmées dans la réalité.
Autres types de films réels violents
Sur Internet circulent des films et images qui ne sont pas exactement des snuff movies, mais qui leur sont semblables sur plusieurs point : vidéos montrant des mises à mort ou tortures en temps de guerre ou de guérilla, des lynchages, des morts violentes par accident, etc.
En 2004 2005,2006 certains de ces films ont beaucoup fait parler d'eux car ils ont collé à l'actualité : il s'agit des vidéos diffusés par des groupuscule extrémistes et montrant la décapitation d'otages, notamment américains, après la seconde guerre d'Irak.
On a pu retrouver des bobines de films de ss immortalisant leurs sadismes sur pellicule durant la seconde guerre mondiale etc...
Si les raisons de la consommation de tels films ou images ont quelques ressemblances avec celles qu'on prête aux consommateur de snuff movie (fascination pour la violence et la mort, pulsion de destruction, voire Perversion dans certains cas), leur production n'obéit pas à la même logique. Dans le snuff movie tel qu'il est défini, la mise à mort elle-même n'a pour objectif que l'excitation morbide voire sexuelle qu'elle peut engendrer et donc par derrière le profit financier que pour apporter un tel matériel. Dans ces autres types de films, les mises à mort ont d'autres raisons (guerre, idéologie, extrémisme religieux, haine et colère d'une foule, etc.) et leur captation est souvent fortuite ou bien effectuée également pour des raisons idéologiques (frapper l'opinion publique, etc.).
Films de fiction inspirés des snuff movies
Plusieurs réalisateur italiens ont mis en scène des récits de cannibalisme dans quelques films relativement célèbres: Cannibal Holocaust, Le dernier monde Cannibal, Mondo Cane, etc.
Ces films ont fait scandale, des rumeurs accusant certains réalisateurs d'avoir été trop loin en filmant des mises à mort réelles d'animaux ou d'être humains ou même en les provoquant. Ces derniers s'en sont défendus, évoquant la seule qualité de leurs effets spéciaux.
Face à la mort (en anglais Faces of Death) est encore un autre genre : c'est un film qui se veut documentaire sur les différentes formes que peut revêtir la mort. Il mélange des morts réelles (d'animaux et d'humains) avec des mise en scène évidentes.
Sites Web inspirés des snuff movies ( que je ne recommande pas aux âmes sensibles et à ceux qui croient à la bonté de l'homme. En sachant que si ça vous plait ou que ça vous fait rire il vaut mieux pour vous comme pour nous que vous alliez vous faire soigner)
Films de fiction traitant des snuff movies
Plusieurs films ont traité le sujet des snuff movies, le plus souvent pour les dénoncer :
- Dans Hardcore (1979) de Paul Schrader, George C. Scott part à la recherche de sa fille disparue, qu'il soupçonne d'avoir été enlevée par un réseau produisant des snuff movies.
- Dans Videodrome (1983) de David Cronenberg, un dirigeant de chaîne T.V découvre une transmission pirate entièrement dédiée au snuff appelée Videodrome.
- Dans Témoin muet (Mute Witness, 1994) d'Anthony Waller, une jeune Américaine, habilleuse de cinéma, souffrant de mutisme, est accidentellement le témoin, en marge d'un tournage « officiel » à Moscou, du tournage clandestin d'un snuff movie, puis poursuivie par le cinéaste et l'acteur masculin.
- Dans Strange Days (1995) de l'américaine Kathryn Bigelow, un ancien inspecteur de police doit visionner un snuff movie représentant le meurtre d'une de ses amies pour trouver des indices et retrouver son assassin.
- Dans Tesis (1996) de l'espagnol Alejandro Amenábar, un jeune étudiant découvre l'existence d'une bibliothèque de snuff movies cachée dans les sous-bassements de son université.
- Dans The Brave (1997) de Johnny Depp, un jeune Amérindien au chômage est recruté pour tenir le rôle titre d'un snuff movie.
- Dans 8 mm (1999) de Joel Schumacher, une veuve demande à un détective privé d'enquêter sur la véracité d'un snuff movie que son mari gardait en secret. Un certain aspect artistique du snuff movie est mis en avant.
- Dans Une souris verte (2004) de Mathias Ledoux, un jeune informaticien voyeur assiste à un meutre en direct sur une webcam d'un site d'exibitionnisme.
26 mars 2006
LA MANIPULATION MENTALE
- Etude de Roland Huckel, professeur de philosophie à Strasbourg
- DÉFINITION DE LA MANIPULATION MENTALE
- La manipulation mentale se déroule entre un influenceur (un commerçant par exemple) et un influencé (son client). Elle accompagne les tentatives de créer des rapports de forces entre individus et groupes sociaux. Sa stratégie générale est très proche de celle de la lutte millénaire que se livrent les chasseurs et leurs gibiers.
- ESSAI DE DEFINITION
- La manipulation mentale est une technique spécifique d'échange : elle consiste pour un influenceur à profiter d'une opportunité pour détourner subrepticement vers son profit personnel et son prestige, les ressources, matérielles et morales, c'est-à-dire les biens et les services, les forces et les faiblesses, les espoirs et les peurs, d'un influencé, de préférence d'un groupe d'influencés.
- Une telle forme d'échange est «spécifique» par le fait qu'elle constitue un piège pour l'une des parties.
- Exemple, montrant que détecter des manipulations mentales, c'est examiner un roman compliqué.
- Par différentes confidences, je connais le cas suivant. Le maire d'une petite commune, qui encourage secrètement les projets poli tiques de son fils, invite dans son village, au nom de son Conseil Municipal, beaucoup de personnalités influentes de la Région, qu'il estime utiles à la promotion et à la carrière du fils. Celui-ci peine à décrocher ses diplômes scolaires et professionnels. Le père surveille en même temps un ami de son fils, un surdoué scolaire, dont les succès pourraient diminuer les chances de sa progéniture : grâce à de petites complicités de ses employés, il retient ses convocations à des concours, oublie son nom dans les listes de promotion et d'attribution de prix de prestige, transmet avec retard ses demandes d'inscription et d'emploi administratif, déchire ses invitations à des réceptions, etc. Il le guide en même temps vers une voie technique en usant énergiquement de toutes ses relations, en le recommandant chaudement à des industriels de sa commune. Résultat : son fils est aujourd’hui secrétaire du Député régional, l'ami est ouvrier spécialisé à l'usine du village. Finalement, le maire reçoit les remerciements émus des parents de ce jeune : il renforce aussi sa réputation de maire, efficace et compréhensif ! Toute cette opération se déroule donc entre des influenceurs (maire, préfet, député, sénateur...) et des influencés (le Conseil Municipal, les industriels et les citoyens du village, qui se sentent très honorés par les attentions touchantes des autorités lointaines à leur égard !).
- Le manipulateur municipal construit ainsi, de façon insidieuse, un rapport de forces, destiné à privilégier son fils au détriment des autres jeunes de la commune, au détriment surtout de l'ami du fils.
- Le maire détourne vers son projet familial les ressources de ses administrés, leur admiration et leur confiance, mais aussi leur ignorance des jeux municipaux des différents pouvoirs.
- Ce détournement est subreptice, c'est-à-dire rusé et caché, profitant des opportunités de tromperie, imprévisibles pour le public, que seul le maire connaît ou provoque dans son réseau de relations, frôlant à tout moment la délinquance administrative.
- Rapports de forces : maire/village - autorités régionales/ maire - le fils du maire/ les autres jeunes.
- Technique spécifique. L'échange de services, social mais clandestin et inavouable, favorise un jeune en défavorisant un autre par une série de petites malhonnêtetés. Comme tous les échanges, celui-ci présente des discordances (on dit : des inégalités ou des injustices) que la négociation trompeuse à comme but d'occulter adroitement !
- Le mécanisme est celui de la technique de diversion : attirer l'attention de la victime dans une direction (piston pour l'ami auprès des décideurs techniques) pendant qu'on la trompe dans une toute autre direction (destruction des passerelles entre le jeune et d'éventuels protecteurs). C'est proche de l'art de la prestidigitation !
- L'effet de surprise est fondamental au moment de la découverte de la supercherie (par exemple pour l'opposant politique du maire qui, par enquête, aurait démasqué le maire-manipulateur et qui aurait dénoncé publiquement son favoritisme et son népotisme; impact assuré au moment des élections suivantes).
- Comme dans la situation du chasseur, le manipulateur a visé une victime, l'ami de son fils, en l'appâtant, en canalisant son destin vers une voie par des «magouilles» administratives, en libérant ainsi la voie choisie pour son fils. Loin d'avoir des regrets, le maire se félicite de sa ruse : il s'est arrangé pour contenter tout le monde, pour recevoir publiquement la reconnaissance de sa victime : le grand art !
- Complément à la définition ci-dessus : une manipulation est réussie quand la victime voue une reconnaissance cordiale à son manipulateur dont elle se sent l'obligée toute sa vie.
- Nous nous approchons là du champ conceptuel de l'«exploitation» et de l' «aliénation» de Karl Marx, prospecté par F.W. Hegel.
- LE SECRET DE LA MANIPULATION MENTALE :
- PROFITER DES OPPORTUNITES DE TROMPERIE !
- L'effet de surprise des enquêteurs se situe à la fin d'une longue série d'événements, qui commence à la saisie d'une occasion inattendue par le manipulateur. L'examen de ces saisies d'occasion est primordial pour la compréhension du mécanisme de tromperie.
- Ce sont les opportunités de tromperie. Celles-ci favorisent la manipulation mentale dans les domaines, peu vérifiables et très contestées, des théories : théologie, philosophie, psychologie, politique, droit, médecine... Elles sont nombreuses aussi dans les activités subtiles des échanges : commerce, administration, famille, régie des jeux ...
- Ces opportunités manoeuvrières sont plutôt rares, vite déjouées, dans les domaines, lestés de supports concrets et vérifiables, en mathématique, physique, technologie, chimie et biologie.
- SPORT FAVORI DES PUISSANTS DU JOUR : LA CHASSE AUX CRÉDULES
- Comme sont organisées et surveillées par les chasseurs les structures de piégeage du gibier, miradors et leurres, les structures manipulatrices sont préméditées et intégrées dans le paysage social. Penser aux architectures des grandes surfaces et à leurs immenses couloirs des tentations, qui ne sont pas dues au hasard, mais aux subtiles «technologies psychologiques de management» : cet euphémisme désigne l'art de piéger les clients en comblant apparemment leurs plus petits désirs.
- Plus la crise économique mondiale nous domine, plus les gouvernants se verront obligés de gérer la France avec les méthodes rusées et efficaces des PDG de Supermarché !
- Ces structures manipulatrices, installées autoritairement par les pouvoirs,
- sont réalisées principalement par les difficultés d'accès aux bureaux de direction (ce sont les miradors), conférant une invisibilité, une incontrôlabilité, bref une immunité de fait à tout supérieur hiérarchique (c'est le cas dans l'exemple précédent, les manoeuvres malhonnêtes du maire n'ayant jamais été détectées). Elles passent obligatoirement par les structures ambiguës du langage, à travers promesses et menaces, affiches séduisantes et règlements subtils : c'est la que gît le leurre.
- Dans un club, un parti ou une secte, les opportunités manipulatrices triomphent dans les sphères de l'argent, du sexe et du pouvoir.
- Ce sont la trois domaines où les pièges sont faciles à poser, où le bluff est tout puissant, où le paraître est, au départ du moins, plus important que les qualités, où la rumeur est plus puissante que la réalité.
- TOUT SE PASSE COMME DANS UNE PYRAMIDE A TROIS NIVEAUX
- Analogie modale avec la chasse. Dans les trois niveaux d'intensité de l'activité cynégétique, les chasseurs comptent soit sur les rencontres fortuites, individuelles, hommes/gibier (avec extension possible au braconnage), soit sur les battues provoquées localement, surveillées par les gardes-chasses, soit sur les opérations industrielles, réglementées et organisées par des conventions internationales (imposant un examen des candidats chasseurs et un "permis de chasse" - limitant par exemple la chasse aux éléphants, aux phoques et aux espèces protégées).
- La puissance des moyens mis en oeuvre et les quantités de proies capturées augmentent dans la même proportion, entre le fusil de chasse et l'hélicoptère des steppes et des banquises.
- Il en est de même avec «la chasse aux crédules» que constitue la manipulation mentale : les opportunités de manipulation mentale, avec «mirador et leurres», sont soit fortuites dans le paysage quotidien (Niveau I), soit provoquées localement par les cadres de groupes idéalistes et des administrations (Niveau II), soit organisées mondialement par les fondateurs de partis ou de sectes (Niveau III).
- La puissance des techniques utilisées augmente dans la même proportion entre le mensonge, protégeant un secret de familles, et le décret de loi, protégeant les secrets de la fondation ou de l'Etat.
- Par rapport aux conflits et aux souffrances causés, ces stratégies sont d'abord douces à la base (Niveau I) mais elles deviennent vite dures au niveau des relais hiérarchiques moyens (Niveau II) puis, au sommet pyramidal, vraiment écrasantes (Niveau III).
- Pour comprendre les différences entre ces trois niveaux, je propose d'examiner une partie de chasse organisée :
- Niveau III : le Châtelain, propriétaire du terrain, imagine la stratégie à employer par rapport au gibier à abattre ;
- Niveau II : les chasseurs-titulaires, engagés ce jour, traduisent le plan du Propriétaire en tactiques, chronométrées et localisées;
- Niveau I : les paysans et ouvriers rabatteurs attendent les consignes et répètent inlassablement les gestes recommandés.
- Dans les contextes politiques, économiques ou religieux, la même triade présente les activités hiérarchisées ainsi :
- Niveau III : le fondateur invente la doctrine
- Niveau II : le moniteur la dicte
- Niveau I : l'adepte la répète
- L'inventeur manipule donc autrement que le recruteur et celui-ci autrement que le perroquet de base. Cela veut dire que tous les trois profitent d'autres opportunités, soit de l'acte fondateur et de la gestion générale (Niveau III), soit du prosélytisme de rue (Niveau II), soit de la récitation à voix haute du catéchisme appris (Niveau I).
- Dans les trois situations différentes cependant, l'échange piégeant se fait toujours selon la même modalité, selon celle du détournement subreptice des ressources des influences confiants par un influenceur cynique.
- LES OPPORTUNITÉS FORTUITES DE TROMPERIE
- PERMETTENT
- LES MANIPULATIONS MENTALES DOUCES
- NIVEAU I
- Les manoeuvres de manipulation mentale sont douces, à visage humain, dans les relations HORIZONTALES des coutumes, à la base des pyramides hiérarchiques, entre frères, pairs ou adeptes : chacun s'attend à être trompé, chacun est a tour de rôle influenceur puis influencé, manipulé puis auto-manipulateur, manipulateur enfin. L'occasion fait le larron.
- A ce niveau, la manipulation mentale compte comme une ruse «normale». Rarement ressentie comme faute ou délit , elle irrite cependant celui qui en est victime !
- II s'agit principalement des crises fréquences d'hypocrisie entre notre faire et notre dire, crises renforcées par nos tabous, oublis et refoulements, par nos mythes et légendes, par nos secrets personnels, familiaux et professionnels ...
- LES STRATAGÈMES PRINCIPAUX DE TROMPERIE RÉCIPROQUES
- DE LA BASE QUOTIDIENNE, EN FAMILLE, DANS LA RUE, AU TRAVAIL
- Usage intensif de la langue de bois séductrice (administrative, publicitaire ou prosélytisme) par simplisme et stéréotypes,
- dissimulation de faits et simulation d’état d’âme (comédie);
- bataille vaniteuse d’auto-justification d’une part et de diffamation des rivaux d’autre part;
- exclamations émues : il s’agit d’incantation rassurante et d’ironie profanatrices;
- farces et brimades;
- flatterie, intrigue et délation;
- éducation moralisatrice (pieux mensonges et saintes colères) tantôt répressives et maniaques tantôt permissives et démagogiques …
- Là où l’erreur est fréquente, la tromperie est facile : chaque image de rêve, métaphore, fable ou légende, nous enferme un peu plus dans la cavernes de la superstition et de la pensée magique !
- La poésie des récits invérifiables (de nos saints patrons ou célèbres fondateurs), confondue avec la science de l'histoire, illustrée comme par caricature dans l'hagiographie, est la trame de notre auto-mensonge, permanent et flatteur.
- Voilà la source de nos mythes fondateurs, paroissiaux et patriotiques (et ces mythes n'existent pas seulement dans les groupes qu'on n'aime pas)
- A la fin de ce conditionnement réflexe à l'hypocrisie et à l'auto-manipulation, les gens sont, comme des drogués, victimes de l'accoutumance aux excitations piégeantes; ils ne remarquent pas qu'ils subissent les effets asservissants de l'assuétude (accoutumance) manipulatrice. Les voila fixés mentalement à leur groupe et surtout à l'image (trop belle) qu'ils se font du grand maître !
- Manipulés, les adeptes finissent par se croire libres ... ne voyant pas les barreaux de leur cage !
- Ne sachant pas clairement par quelles manoeuvres ils sont devenus dépendants de corps et d'âmes, ils entretiennent eux-mêmes l’illusion, fondamentale et narcissique, que leur obéissance conditionnée est de la pure liberté : en réalité, ils sont aussi peu autonomes que ne le sont nos oiseaux en cage !
- La communauté spirituelle, structurée ainsi sur la diversion et l'illusionnisme, systématique et réciproque, devient la tiède couveuse de la douce manipulation mentale, moralisante et dualiste.
- L'embryon d'un parti ou d'une secte est déjà présent. Voilà l'infrastructure psychosociale, qu'installe tout charlatan ambitieux : c'est la rampe de lancement de la conquête du monde.
-
- LES OPPORTUNITÉS DE TROMPERIE ORGANISEES
- LOCALEMENT PERMETTENT
- LES MANIPULATIONS MENTALES DURES
- NIVEAU II
- Les manoeuvres de manipulation mentale sont par contre dures, productrices de souffrances et de conflits, quand l'influenceur agit en tant que CADRE, RESPONSABLE, FORMATEUR ou THERAPEUTE (ou en tant que caïd à la main lourde) et qu'il organise localement de façon préméditée, méthodique mais biaisée, les opportunités de piéger ses influencés.
- A ce degré de gravité, les manoeuvres subreptices prennent une connotation juridique : elles deviennent dolosives, pénalement suspectes. Même si le flagrant délit de manipulation mentale aliénante est difficile à constater par la police (ce que dit aussi le rapport parlementaire sur les sectes de début 1996), la conscience d'êtres malhonnêtes se révèle par les précautions des manipulateurs : créer un alibi, se réclamer d'antécédents ou de circonstances atténuantes ...
- Du moment que l'acte rentre dans la catégorie des comportements, interdits par la loi, il n'y a plus de manipulation mentale mais ou bien un délit ou bien un crime.
- Les criminels se servent d'auxiliaires, payés ou recrutés par force ou par ruse : ceux-ci sont les manipulés. Mais ceux-ci ne se sentent pas responsables et en cas de procès, ils rejettent la faute sur le «cerveau» : ils sont considérés comme n'ayant pas pris de libre décision.
- Stratagème, très efficace et courant, des moniteurs : canaliser les foules de telle manière que chacun, individuellement, ait l'impression de suivre son destin personnel !
- En changeant de masque selon les circonstances, le recruteur construit un système conscient de tromperie et de fraude, tantôt gendarme sévère, tantôt conseiller amical ...
- II exerce dans ce but un discret chantage à l'honneur, à l'argent, au prestige ...
- Si vous voulez ceci (un poste de responsabilité, un revenu honorable, des titres flatteurs ...), alors faites cela : suivez les consignes du groupe puis écoutez les signes que je vous donne ...
- Obéir d'abord : c'est ce que font humblement tous les candidats au bonheur, appâtés ainsi. Ils commencent par suivre à la lettre le règlement intérieur (presque toujours non écrit), l'emploi du temps affiché chaque matin.
- Ils ne connaissent pas le «code secret» idéologique qui inspire ces organigrammes par de lourdes intentions d'exploitation et qui appelle par exemple le travail rémunéré, le «service missionnaire», la «pénitence expiatrice», «le sacrifice quotidien ou encore «la B.A., bonne action du jour», sinon «l’exutoire des énergies sexuelles" !
- ATTENTION AUX PETITES SAGESSES DES FAMILLES, AUX DICTONS ET PROVERBES,
- VRAIES «PEAUX DE BANANE» DE LA PENSÉE !
- Le comportement civique des adeptes de sectes, par exemple, est tel que les prisons semblent inutiles dans le pays qu'ils investissent. Les mouvements millénaristes en sont conscients et exploitent l'argument par le stéréotype, démagogique et trompeur, manipulation d'un dicton biblique : «On juge les arbres à leurs fruits : observez comment nous nous comportons et vous aurez envie de nous rejoindre !»
- L'usage de proverbes paysans et des principes de grand-mère est souvent de bon conseil dans les situations correspondantes : il sert aussi à cacher le jeu des maquignons (entremetteur malhonnête) !
- Les adeptes ne peuvent pas remarquer de l'intérieur que les actes ouverts d'autorité cachent soigneusement les techniques insidieuses de coercition psychologique, que les ordres, donnés sur un ton de neutralité administrative sous le signe de la sagesse du Grand Chef, cachent un plan de mise au pas, d'humiliation systématique mais aussi de mise en appétit pour l'objectif communautaire.
- Avec raison, le Dr J.-M. Abgrall
distingue les «sectes coercitives», qu'il
désigne par SC, de toutes les autres sectes. Les
manipulations mentales dures visent cet effet : forcer les gens
autoritairement à prendre un comportement
déterminé en leur donnant l’illusion de
suivre ainsi leur propre élan ! Les détourner de
leurs buts individuels vers le but collectif, caché par le
Maître ès manipulations, à leur insu et
contre leur volonté.
- PLUS LE CHEF TRANSGRESSE LES LOIS,
- PLUS LE PEUPLE RECONNAÎT EN LUI LE SAUVEUR !
- Les victimes sont les dernières à pouvoir se rendre compte que, dure, la manipulation mentale accompagne presque toujours une manoeuvre délictueuse, incompatible avec les lois du pays.
- Cela commence toujours par la vieille tactique des dominateurs, qui divisent les adeptes entre eux pour mieux les piéger : sourires et faveurs accordées aux fidèles; injures et défaveurs (ou exclusions) prévues pour les critiques et dissidents … (cette tactique est terriblement efficace !)
- Suit la prise de monopole des informations importantes, livrées fidèlement aux uns et livrées, amputées ou déformées, aux autres, selon les impératifs tactiques du moment …
- Le mensonge, publicitaire ou prosélytique, ne tarde pas à brouiller toutes les cartes …
- Et très vite, commence l 'arnaque …
- Suivie de la concurrence déloyale.
- On évite rarement la corruption,
- Ou l’exploitation, illégale ou inhumaine, de personnes influencés : en particulier l'abus de l'état d'ignorance, de la situation de faiblesse ou de vulnérabilité, ou de la situation de dépendance de personnes (art. 313.4, 225.13 et 225.14).
Il s'agit principalement d'un jeu de cache-cache des cadres moyens, tiraillés entre les pressions descendant du sommet ou émanant d'un idéal commun, et les besoins des administrés de la base, bref entre l'idéal, pression descendante, et la réalité, pression ambiante !
Astuce principale : sous prétexte de les protéger des manipulations mentales externes du «mauvais monde», le moniteur sectaire cache aux adeptes les manipulations mentales internes. Comment ? En faisant diversion sur le plan affectif.
Il trompe en effet son petit monde, principalement en échauffant émotionnellement les disciples :par des animations emphatiques et musicales, allant jusqu'au survoltage hystérique des chaudes soirées de guérisons publiques et de miracles instantanés, de pieuses transes collectives …
- par l'entrain collectiviste à d'intenses activités manuelles, commerciales, industrielles ou culturelles,
- par des exorcismes dramatiques et liturgiques des diaboliques forces du mal, qui rôdent à l'extérieur du groupe,
- par des longs exercices de passivité, soumise et décervelée, sous prétexte de «méditation spirituelle»,
- grâce surtout à des séries de non-dits, d’interdits explicites ou de tabous sévères (par exemple de bilans cachés ou doubles) … qui cachent les ambitions de richesse et d’honneur de l’élite.
- L'enjeu est de taille : il s'agit de cacher l'échec permanent de la doctrine proclamée par une fuite en avant, par des initiatives prestigieuses et prometteuses.
- A cet effet, les moniteurs renforcent continuellement la foi en les pouvoirs extraordinaires du gourou-surhomme : invocations lyriques, hommages rituels, gestes de soumission (à genoux) et actes de reconnaissance (cadeaux et sacrifices) …
- Chaque échec du groupe est systématiquement mis sur le compte des ennemis diaboliques : ce réflexe empêche toute autocorrection du cap, toute amélioration du système, toute modération aussi des frénésies triomphantes !
- Par un emploi du temps qui ne laisse aucune minute de réflexion personnelle aux adeptes, les cadres empêchent les doutes de se lever dans les cerveaux des fidèles et de se communiquer !
- Il en résulte un climat de transe et de combat : c'est le triomphe du cynisme et de la loi du talion. Espionné et harcelé du matin au soir, le manipulé y subit un magnétisme irrésistible de la part du gourou.
- Il ne se rend pas compte qu'il est mis en dépendance comme un toxicomane et qu'il perd sa dignité antérieure d'être humain, seul responsable de ses actes!
- Le sectarisme : voilà la tentation de tout groupe égocentrique,
- menacé par les évènements.
- C'est le fier repli sur soi, courant mais inavoué, des groupes orgueilleux et fermés : c'est là le danger qui nous guette tous, parents, cadres, adhérents de clubs, adorateurs d'idoles médiatiques et de leaders de partis !
- Ce sont des dérives sectaires, des tentatives de nous enfermer vaniteusement dans une bulle salvatrice et de mépriser ce qui nous agresse : le reste du monde !
Attention : le sectarisme est une attitude qui nous enferme dans une bulle mentale hermétique (dans une «idéologie»). Il est plus fréquent que nous ne pensons et se cache sous des euphémismes comme «Militantisme», «Paternalisme», «Syndicat», «Union de défense», «Lobby», «Coopérative», etc.
- En période de crise ou de guerre, chaque groupe constitué, associatif ou institutionnel, officiel ou clandestin, risque de produire une attitude de frileux enfermement, de harcèlement des groupes voisins, de culte de la personnalité du leader ! Evidemment, le sectaire, c'est toujours l'autre !
- L'INITIATION : À CONSOMMER AVEC MODÉRATION !
- La différence est grande entre les sectes à la doctrine explicite et les sociétés secrètes à la doctrine cachée. Le point commun reste cependant l'usage intensif et méthodique des stratagèmes manipulateurs à trois niveaux.
- Dans les deux sortes de groupe, il arrive que des maîtres mégalomanes construisent un système hiérarchique pyramidal très pointu et se livrent à des manoeuvres de pression descendante, qui broient les personnalités par des tactiques dures d'aliénation.
- L'initiation est une étape importante dans tout système d'intégration sociale, d'éducation et de formation : comment arriver sans initiateur à parler une langue étrangère, à s'insérer dans une nouvelle culture ? Mais l'initiation n'est que la première étape de l'instruction : comme la béquille de l'accidenté, elle a comme but de se rendre inutile le plus vite possible.
- L'instruction généralisée des pays développés a remplacé progressivement les antiques stages d'initiation autour de maîtres à penser.
- La publication actuelle de la plupart des secrets, médicaux et industriels, militaires même, rend caduques les méthodes traditionnelles, de type pythagoricien, des prestigieux «gardiens de secret» !
- Le changement culturel le plus important a consisté à passer de l'obligation de passer par l'initiation payante d'un précepteur, détenteur de secrets, à la possibilité pour chacun de s'instruire dans une école publique puis, toute sa vie, de se recycler constamment, selon son rythme et par décisions libres, en s'aidant des livres, des cassettes, des stages en entreprises, etc. Du coup l'initiation magistrale, privilège des jeunes de la haute bourgeoisie, a disparu (sauf pour les princes et fils de milliardaires) et se trouve remplacée par l'Education Nationale, obligatoire et gratuite, laïque aussi.
- Les groupes initiatiques réveillent les vieilles traditions orientales, dont nous avons intérêt à garder le contact et à intégrer la sagesse.
- Dans les deux cas, instruction ou initiation, un moniteur peut être tenté de soigner son image de marque, d'imposer à ses élèves ses névroses personnelles ou encore d'augmenter son autonomie individuelle et ses comptes bancaires en asservissant ses disciples.
- C'est cela la manipulation dure : le dévoiement des ressources des disciples, qui assure la liberté du maître !
- Dans la mesure où l'instruction ou l'initiation assure l'autonomie progressive des clients du formateur, le procédé se débarrasse de ses habitudes manipulatrices : il ne détourne plus insidieusement les ressources des élèves vers les intérêts exclusif de l'organisateur mais il profite autant au maître qu'aux élèves.
- En tout cas, quand l'initiation n'est plus une des nombreuses étapes de la formation mais la seule étape prévue dans la « société initiatique», alors la structure du groupe risque d'organiser systématiquement les opportunités, favorables au détournement clandestin des ressources des adeptes en faveur du pouvoir et du prestige d'un seul, du Grand Initiateur ou de son successeur !
- Le moniteur d'auto-école qui nous interdirait toute notre vie de conduire notre voiture sans sa présence, nous maintiendrait au niveau de l'assisté permanent, du majeur incapable …
- Tous les gourous sectaires sont pourtant des moniteurs surprotecteurs de ce type !
- De la même façon, le fondateur ou l'organisateur d'initiations interminables détourne insidieusement les ressources des néophytes, «éternels assistés» : il crée une tension croissante en finissant tout chapitre par l'obligation d'étudier le chapitre suivant. Chaque niveau atteint est rédigé de façon à donner le désir de franchir le niveau suivant, plus difficile et plus cher.
- Le diplôme de fin d'initiation de niveau 3 n'est attribué que si le contrat d'acquisition du niveau 4 est signé et des arrhes payées …
-
- Ce chantage continue jusqu'à la mort de la victime !
- Ce système est dur, manipulateur, parce qu'il emprisonne les victimes pour la vie dans un itinéraire, obligatoire et unique, sans évasion possible, parce qu'il détourne secrètement les ressources des adultes infantilisés au seul profit du malicieux initiateur !
- Voilà pourquoi beaucoup d'adeptes de groupes initiatiques vendent tout leur bien et se jettent dans de longues opérations d'endettement auprès des banques ! Le jour où ils comprennent l'escroquerie de leur faux initiateur, ils le quittent … sans pourtant pouvoir se débarrasser de leur banquier durant dix ou vingt ans !
- Tout se passe a priori comme si le néophyte était destiné à rester toute sa vie au stade infantile de l'ignorance ou de la confusion, comme s'il restait toute sa vie un nourrisson qui a encore besoin de son biberon … à tous les âges !
- Tout se passe surtout comme si, par la naissance, les uns seraient éternellement des apprentis (des aliénés) et les autres des maîtres (des exploiteurs) !
- Quand j'ai dit que les structures de la chasse aux crédules étaient incluses dans nos coutumes et dans nos administrations, j'ai pensé à cette architecture pyramidale des sociétés initiatiques avec ses miradors (les pupitres des Grands Maîtres) et ses leurres rituels (les leçons sophistiquées qui en tombent).
- C'est qu'en temps de crise, de guerre surtout, beaucoup d'institutions publiques, comme l'Armée, l'Eglise, l'Ecole et l'Etat … fonctionnent réellement selon le schéma manipulateur des sociétés initiatiques et pyramidales.
- Au sommet, elles ont a priori un Grand Initié, un génie, glorieux, infaillible et efficace (gérant aussi bien les écoles que l'agriculture, les affaires étrangères que les finances …) et, à la base, une foule de non initiés (de condamnés à l'initiation perpétuelle), c'est-à-dire de personnes qui, par définition, sont des ignorants, des fraudeurs et des paresseux !
- L'ascension hiérarchique se fait à travers mille chicanes et des séries de stages de formation, suivies d'examens de sélection. Mais au sommet, les Grands Directeurs sont élus par cooptation. Dans cette formule, où jouent les recommandations prestigieuses, ce n'est pas le savoir qui décide, c'est le pouvoir de quelques uns qui fait pencher la balance du bon côté : nous nous rapprochons de la définition de la manipulation mentale, comme victoire du pouvoir sur le savoir !
- Pourtant l'actif de ces institutions, dans un bilan global, est sans doute historiquement gigantesque par rapport aux civilisations qu'elles aident à construire puis à maintenir. Ne peut-on pas diriger un pays sans entorse aux règles de l'honnêteté ? Je ne crois pas.
- La tentation de l'initiation perpétuelle reste cependant rare.
- Selon les confidences que m'ont faites des amis rosicruciens, le secret final que Le Grand Maître dit connaître consiste la plupart du temps dans la douce attente du partage de l'amitié avec de grands esprits qui habitent l'espace, mythique et glorieux, de l'égrégore (espace mythique, partagé par la plupart des grandes religions actuelles). Ces «grands esprits du passé et du présent», héros, martyrs, généraux glorieux, poètes et saints, servent alors de noble alibi à l'ignorance de tous (voir les tactiques manipulatrices des comparaisons, des images, des métaphores ... qui alimentent notre pensée magique).
- Les relations avec les Grands, quels qu'ils soient, recherchent le plus souvent un accroissement de prestige et de pouvoir, court-circuitant tous les savoirs.
- Le piston est la manipulation mentale par excellence.
- Le plus fascinant des pièges : celui de la captation de prestige !
- En réalité, le système initiatique à vie flatte toutes nos vanités : il engendre et entretient notre espoir de capter du prestige ou du charisme, c'est-à-dire de recevoir les révélations d'un secret de réussite auprès d'un gourou glorieux... Le désir narcissique de captation charismatique est notre faiblesse humaine la plus grande.
- Il offre méthodiquement aux charlatans l'opportunité de nous appâter de façon irrésistible (à commencer par les titres conférés, les distinctions et décorations attribuées, les médailles exhibées, les privilèges matériels liés à ces responsabilités et promotions …).
- ATTENTION À L'EFFET D'EMPOIGNADE :
- C'EST LE DEBUT DE L'ATTITUDE SACRIFICIELLE
- A chaque crise avec le monde extérieur ou avec les non initiés, se produit l'effet hystérique d'empoignade des groupes de pression avec le rival monstrueux. Signes révélateurs : le fanatisme persécuteur, la sorcellerie, la croisade, le racisme, … .
- Comme sur un ring de boxe, adversaires, nous nous rapprochons et ne voyons plus que les grimaces menaçantes de «l'autre». Chacun oublie sa bonne éducation et se dit : si je ne tue pas, je serai tué ! Le «moi» étant sacré pour chacun de nous, la violence devient vite extrême !
- Dans ce contexte obsidional (délire d’un sujet qui se croit assiégé) de qui-vive stressant, tout le monde est pressé et tombe sur les solutions rapides et immédiates.
- Nous avons alors la tendance à éviter les malheurs (le sida par exemple) en culpabilisant spontanément les malheureux (les sidéens) sans penser à chercher patiemment les causes réelles (virus).
- Dans le même élan victimaire, nous concentrons tous les défauts sur l'assiégeant, nous allons jusqu'à le diaboliser, nous blanchissant ainsi à bon compte.
- Dans tous ces cas, nous utilisons le stratagème de la globalisation hâtive (très courant au niveau doux de la manipulation mentale).
- Finalement nous prenons le comportement qui consiste, à chaque obstacle, à accuser quelqu'un de faible de notre entourage pour nous disculper, bref à réagir à un malheur en ajoutant un autre malheur.
- Nous en arrivons à chercher la joie puritaine de punir les faibles et les malchanceux pour les sortir de leurs «vices» !
- II nous est des lors impossible de supporter la vue d'un frère heureux : nous avons le besoin urgent de le rendre malheureux. Voilà l'attitude sacrificielle. Et deux mille ans de christianisme ne l'ont pas corrigée !
- LES OPPORTUNITÉS DE TROMPERIE
- MONDIALEMENT ORGANISÉES PRÉCÈDENT
- LA MANIPULATION ÉCRASANTE
- NIVEAU III
Les manoeuvres de manipulation mentale deviennent écrasantes, sur les destins de milliers de personnes, quand l'influenceur est un FONDATEUR de groupe (ou son successeur) qui prétend détenir, à lui seul, le monopole des formules de bonheur, de sagesse et de vérité, bref de salut.
Le patriarche, glorifié par sa mystification fondatrice, organise alors la planète en institutionnalisant les opportunités de manipulation mentale, habillant de peaux d'agneau uniformes ses loups de service (premier stratagème) !
En simulant des «révélations divines» très opportunistes (deuxième stratagème), il exerce secrètement une forte pression, VERTICALE, du haut de son sommet hiérarchique à la façon des prestidigitateurs.
II confie les responsabilités aux adeptes les plus dévoués, non aux plus compétents (troisième stratagème).
Par sa surprotection paternaliste, il démobilise les autodéfenses personnelles des disciples et en fait des esclaves béats.
Sécurisés, déréalisés et fascinés, les zombies pensent et parlent, canalisés par les clichés obsessifs du groupe. Ils se proclament heureux (succès du quatrième stratagème) !
Les voila complices enthousiastes des délits commis sur ordre de leur «sauveur» (cinquième stratagème) :
- quête non réglementaire sur la voie publique,
- violences et voies de fait ou séquestration des adeptes punis,
- détournement de mineurs,
- non-représentation d’enfants aux grands parents,
- entrave à la liberté d'opinion et de la presse,
- entrave à l’exercice des droits civiques et démocratiques (service militaire, élections),
- entrave à la scolarisation des enfants, à leur vaccination,
- non respect du code du travail, des obligations de couverture sociale, des Droits de l'Homme, etc.
- des termes emphatiques cachent la criminalité : tuer l'ennemi, c'est «purifier la planète» (sixième stratagème) ! Au nom de leur Dieu ou de Satan, les militants sont amenés à commettre les pires forfaits;
- discrimination et injure raciales,
- outrages aux bonnes moeurs, proxénétisme,
- fraude fiscale,
- exercice illégal de la médecine,
- torture des suspects,
- incitation au suicide,
- parfois homicide et appel à l'ethnocide,
- terrorisme, etc.
- satanismes, des parents vont jusqu'à offrir leur bébé à un rituel meurtrier !
- BEAU MAIS DANGEREUX : LE CERCLE MAGIQUE !
- Dans ce climat de totalitarisme dramatique, le gourou arrive, par ses rites hypnotiques d'envoûtement, à enfermer ses disciples corps et âmes dans un «cercle magique» (septième stratagème) : là l'impossible - par exemple le voyage sur Sirius par suicide - paraît tout a coup possible, désirable même !
- Garant de tels espoirs fous, l'escroc devient idole, parfois «dieu», transforme ses adorateurs en âmes damnées, en drogués de son délire.
- Son chantage final (huitième stratagème) : «Adhérez à mon groupe de purs ou bien disparaissez, impurs, pour l'éternité» est le chef-d'oeuvre du détournement insidieux des peurs et espoirs des marionnettes vers le profit et le prestige du seul tireur de ficelles !
- OPPORTUNITÉ SUPRÊME DE TROMPERIE :
- LE NON-DIT DE MANIPULATION MENTALE
- Dans les situations de détresse ou de catastrophe, chacun de nous se donne le droit de tromper un influencé dans le but de le sauver. C'est le droit, non-dit, de légitime manipulation mentale : voilà la justification de la déprogrammation d'adeptes, de la diplomatie, des services secrets, des guerres préventives …
- Les fondateurs utopistes exploitent ce droit non dit, humainement bien compris et admis par tous, en inventant une doctrine d'urgence (neuvième stratagème) : ce sont les idéologies de type colonialiste ou humanitaire, révolutionnaire ou millénariste, fondamentaliste, intégriste ou apocalyptique, etc.
- Le plan d'urgence décrété leur confère le droit de vie et de mort sur leurs fidèles terrorisés. Les voilà tyrans paranoïaques, dictateurs sinistres !
Piégé (I) puis dégradé (II), le manipulé est finalement remodelé, décervelé et redéfini (III) par le manipulateur
Il a perdu son autonomie en renforçant celle de son maître ès tromperies, devenu un autocrate. Il n'est plus une personnalité, unique dans l'histoire mondiale, mais l'un des milliers de clones interchangeables d'une série idéologique …
- Le manipulateur, c'est donc aussi celui qui augmente sa propre autonomie de décision en rendant ses victimes totalement dépendantes et obéissantes : bref il occulte le savoir et prend le pouvoir !
- La manipulation mentale est l'auxiliaire
- permanent des infractions à la loi
Les opportunités de tromperie, qui inspirent les manipulateurs, sont souvent, on l'a vu, des projets qui violent les lois. En réalité, il ne se commet pas de délit ni de crime sans approche et prolongement manipulatoires (guet, complicité, infiltration, recel, cache …).
L'analyse de la manipulation mentale concerne donc la police, le judiciaire, la détection de l'escroquerie spirituelle, la protection des mineurs.
La manipulation mentale est la clé universelle du crime.
- LA MANIPULATION MENTALE EST RARE
Même si les énumérations précédentes donnent l'impression qu'elle est présente partout, la manipulation mentale est exceptionnelle dans la journée d'un honnête homme et se présente surtout en période de difficultés sociales.
Non, tout le monde n'est pas manipulateur ! Tout au contraire !
Préparer patiemment les jeunes et la population à l'autonomie progressive, idéale de l'éducation civique moderne, voilà le contraire de la manipulation mentale.
- C'est alors le savoir qui transmet le savoir, tandis que la manipulation mentale est, comme la magie et l'hypnose, le pouvoir impatient qui écrase le savoir et qui fabrique des citoyens décervelés.
- Pourquoi tous les pouvoirs protègent les manipulateurs
Les puissances en place se sentent protégées par les réflexes manipulateurs des gens et ne les interdiront jamais ne supportant pas d'être démasquées, elles empêcheront toute analyse du mécanisme de manipulation mentale.
Les conservateurs par exemple tolèrent difficilement tout ce qui risque de diminuer l’autorité institutionnelle ; ils se sentent agressés par la dénonciation de leurs stratagèmes durs et écrasants. Mais les dénoncer les trahirait !
Les réformateurs au contraire rêvent de manipuler secrètement le pouvoir pour le renverser : la révélation détaillée de leur stratégie risque de faire échouer leur conspiration ! On fait semblant de ne rien entendre !
De droite ou de gauche, aucun pouvoir ne peut permettre l’analyse publique de ses méthodes les plus occultes ! En même temps, aucun pouvoir ne veut se priver de pratiquer ses manipulations mentales à l'ombre.
Aucun pouvoir ne veut renoncer à la joie de maîtriser, de terroriser au besoin, la population et d'en recevoir les hommages bruyants de reconnaissance électorale.
Le moyen qui obtient le plus rapidement ce but, c'est la manoeuvre de détournement adroit des forces et faiblesses populaires !
- Bref, la manipulation mentale est indispensable aux sommets hiérarchiques parce qu'elle est une réaction, archaïque et tribale, qui glorifie magiquement le discours politique et le facilite !
- Un chef n'est pas un «bon berger» !
- Attendre des pouvoirs publics qu'ils diminuent les manipulation mentales ou qu'ils punissent ou arrêtent les manipulateurs, partisans ou sectaires, qu'ils fassent des lois qui sanctionnent les manoeuvres malhonnêtes, c'est attendre des loups qu'ils s'arrachent leurs crocs !
Les questions angoissées qui prennent les gens à chaque révélation sur les scandales des sectes : «Mais pourquoi le gouvernement n'empêche-t-il pas ces gourous de provoquer de telles catastrophes ?», montrent que la plupart des citoyens voient encore un bon père dans le Chef de l'Etat, un protecteur universel !
Ils n'ont pas compris qu'il s'agit plutôt dans la plupart des cas d'un sur-protecteur ou d'un super-gourou : en dénoncant trop explicitement les méthodes cyniques des petits bergers locaux, gourous et leaders «charismatiques», il révélerait ouvertement ses propres méthodes, expéditives et sacrificielles, de Grand Berger !
Attention : le cliché pieux de « bon berger» nous cache le fait que ce professionnel de l'élevage ne conduit pas son troupeau au bonheur général mais à l'abattoir final.
Le «gentil berger» est même l'archétype du manipulateur : il détourne insidieusement, en déclarant «aimer» ses bêtes, les forces et les faiblesses de ses moutons et brebis vers son seul intérêt égoïste et son compte bancaire !
Aujourd'hui je sais que l'attitude sacrificielle n'est pas une fatalité, qu'elle peut devenir consciente (comme chez René Girard ou Gabriel Vidal) et surtout qu'elle forme la situation optimale pour tous les manipulateurs d’opinion, monarchiques ou démocratiques, scientifiques, politiques et religieux !
Eviter d'être manipulé, c'est pour nous tout d'abord détecter les mécanismes sacrificiels des clubs et groupes qui nous séduisent …
Une fois fondés, les groupes sacrificiels ne peuvent plus se corriger, ils ne peuvent que condamner verbalement le monde entier, le menaçant de catastrophes. Si cela ne suffit pas, ils procèdent automatiquement à l'autosacrifice rituel : les exemples récents sont tragiquement éloquents !
Il n'y a qu'une solution : des groupes de ce genre, les fuir aussi vite que possible !
La manipulation mentale est surtout une dérobade aux exigences de recherche efficace et produit à long terme l'échec des entreprises. Ce qui est grave, c'est que l'attitude manipulatrice (dans les groupes illettrés surtout) nous interdit l'accès au monde complexe de la technologie et de l'industrie.
L'éducation à l'esprit scientifique nous rend au contraire allergique aux manipulations mentales, parasites du savoir.
- LES MALENTENDUS LES PLUS COURANTS
- SUR LA MANIPULATION MENTALE
- 1. MAIS TOI AUSSI TU ...
- Sans le repérage des stratagèmes de manipulation mentale «douce», les structures de la manipulation mentale restent indiscernables et incompréhensibles. Subsiste toujours le risque de s’entendre dire «Mais toi aussi tu simules, tu triches, tu manipules : pourquoi m’accuser moi ?».
- Cet argument relativiste «mais toi aussi tu …», s’il n’est pas corrigé par d’autres critères, est tendancieux et spécieux. Il fait fonction en effet de bouclier blanc car il cache et protège les champions manipulateurs, les sophistes de tous bords, syndicalistes et universitaires !
- Mais celui qui veut vivre sans manipulation mentale, dure ou écrasante, résiste au réflexe du talion et pardonne à ses bourreaux … Il risque ainsi d’être la lanterne rouge de son groupe, la victime émissaire de toutes les épurations. Il restera longtemps incompris, sans prestige, sans pouvoir ni richesse : voilà le modèle de vie non manipulatoire, non sacrificiel aussi, issu d’un choix existentiel.
- L'utilisation brute des concepts «contrôle mental» et «manipulation mentale» sans précision des modalités est donc elle-même une tactique de manipulation mentale, celle de simplisme ou de «globalisation native».
- Accuser quelqu'un d'être manipulateur, c'est en effet un compliment, synonyme de «renard» (de même qu'accuser un catholique d'être un «pauvre pécheur» n'est pas une insulte, mais un cliché banalisé).
- Ce découragement est aussi entretenu par la confusion entre l’influence continue, exercée par toutes les familles, autorités et institutions et les techniques opportunistes, discontinues donc, appelées ici manipulation mentale.
- L'influence continue englobe les manipulations mentales, comme la caserne englobe les commandos militaires qui s'y forment, en partent et y reviennent.
- Cette influence figure dans la définition des manipulations mentales par ses deux acteurs principaux : l'influenceur qui profite d'une opportunité … et l'influencé qui est la victime du détournement de ses ressources.
- On pourrait dire aussi «contrôleur et chasseur» en amont de la manipulation mentale et «contrôle et gibier» dans l'aval. Sans contrôle mental il n'y aurait pas de manipulation mentale et sans manipulation mentale il n'y aurait pas de contrôle mental.
- Le contrôleur mental, le plus efficace et le plus universel, est l'institution. Celle-ci recourt en effet aux services des lois, des représentants des lois (police, armée, tribunal, prison …) et du devoir civique d'obéissance de chacun pour maîtriser les citoyens ou les fidèles en réglementant leurs COMPORTEMENTS, en imposant scolairement sa méthode de REFLEXION, en canalisant festivement et rituellement leurs EMOTIONS et en censurant les flux d'INFORMATIONS.
- Par imitation chaque dirigeant, chaque père de famille, chaque gourou aussi, copie cette méthode de domination en jouant sur les quatre touches du clavier. (comportement/réflexion/émotion/information)
- Le subordonné, enfant, élève ou employé, fait de même de bas en haut pour influencer les cadres dans les contre-manipulations (grève, bouderie, sabotage, révolution ...).
- Il apporte une information qui va modifier le comportement du chef (par exemple en lui annonçant faussement l'arrivée d'un inspecteur !) ou encore il simule une admiration par ses applaudissements pour obtenir un changement de principes de la direction, de nouveaux critères de rémunération, donc un autre contrôle des réflexions, etc. Le totalitarisme hitlérien, que j'ai vécu du dedans, a représenté le triomphe de ce jeu de clavier des «contrôles mentaux», en vue de la germanisation et de la nazification de la population alsacienne.
- Pour les écologistes ce sont les multinationales, pour les églises ce sont les sectes, pour les marxistes ce sont les religions qui nous manipulent… Ceux qui s'adonnent à ce manichéisme primaire sont eux-mêmes à leur insu d'excellents manipulateurs, de type dur, aveuglés par «l’effet persécuteur d'empoignade» … selon lequel «le manipulateur, c'est toujours l'autre», dans le camp du diable !
- La «mauvaise foi» caractérise le degré dur de manipulation mentale : elle consiste à exploiter subtilement les faiblesses logiques des auditeurs en opposant les faits détestables des uns (le prosélytisme des sectes) aux nobles principes de l'autre camp («le témoignage chrétien qui doit être conçu comme un témoignage de vie et un dialogue fraternel, comme un service d'amour gratuit … »). Le prêtre qui parle ainsi (dans les publications des associations d'aide aux manipulés) ne remarque pas qu'il glisse du registre des faits négatifs des adversaires à celui de ses propres principes positifs, du «c'est ainsi» (dans les sectes) au cela doit être ainsi" (dans l'église) !
- Les militants utilisent souvent ce croisement de fers malhonnête : «Vous, les païens, vous vous haïssez / nous, les chrétiens, nous avons la loi de la charité !»- «Vous, capitalistes, vous parlez de justice; nous, les communistes, nous vivons justes !».
- 2. LA MANIP EST PARTOUT !
- C'est l'impression que nous avons en lisant les ouvrages spécialisés !
- Oui, la manip douce est partout. Non, la manipulation, dure ou écrasante, n'est pas partout : elle ne fonctionne pas dans l'éducation des jeunes et des citoyens à l'autonomie ni dans les lieux ou règne la méthode patiente de la science expérimentale.
- La manipulation mentale, «technique d'échange», est contrôlée mentalement par la hiérarchie : les manipulateurs, doux et durs, de la province sont donc eux-mêmes les marionnettes des manipulateurs écrasants de la capitale !
- Le rapport sur les sectes de l'Assemblée Nationale Française, début 1996
- (p.21), distingue les 100 000 sympathisants des 160 000 adeptes et, sur les 172 sectes énumérées, il estime que 40 sont dangereuses, soit 23 %. Autre façon de dire que la manipulation mentale est douce pour les sympathisants, dure pour tous les adeptes, mais en plus écrasante pour les membres des 40 sectes les plus dangereuses.
- Mais la population sectaire représente à peine 0,4 % de la population française ! La manip dure n'est donc pas partout : elle est évitable !
- 3. POURQUOI DÉNONCER LES MANIPULATEURS, LES GOUROUS ?
- «L'histoire montre qu'il y en a toujours eu et qu'on a toujours médicalisé et criminalisé les marginaux en les persécutant»
- Ce discours, relativiste et réducteur, qui se base sur le réflexe du «mais toi aussi tu …» constitue une dérobade, une capitulation même.
- Il est de fait une complicité avec les délinquants et les criminels car il les protège de toute enquête complète. Parlent ainsi ceux qui n'ont pas vu leur fils happé par un parti extrémiste ou une société secrète, ceux qui n'ont pas été eux-mêmes embrigadés de force par un fascisme ou par des organisations totalitaires!
- Quel que soit le contexte, un mensonge reste une malhonnêteté, un «péché» pour la conscience du charlatan; un vol reste subjectivement un délit dans l'idée du voyou, qui se cache à cet effet !
- Avec un tel discours fataliste, l'esclavage serait encore pratiqué «ayant toujours existé» !
- L'argument, relativiste et victimaire, est valable mais seulement à l'intérieur d'un paramètre qui examine aussi d'autres sortes d'arguments. Ne recourir qu'a des paramètres tronqués, voilà la manipulation dure la plus courante et la moins détectable !
- Les protecteurs des manipulateurs sont ou bien les gens non informés, victimes et supporters, ou bien les gens trop bien informés, au sommet hiérarchique d'une entreprise, qui en tire tout le bénéfice.
- Chaque institution, religieuse ou politique, couvre ses agents, mêmes criminels, et dénonce d'autant plus fort les crimes des agents adverses !
- Etouffer les scandales internes, voilà ce que la manipulation réussit facilement !
- Fermer les yeux, c’est la tactique, trop bien connue, des responsables face à leur bavures et face au victimat d’une fraction des administrés : c’est le résultat de la «mauvaise foi», de la manipulation mentale dure.
- Nous tous qui fermons les yeux en
restant indifférents au sort des victimes des partis et des
sectes, nous protégeons les escrocs de
l’idéologie et de la spiritualité, nous
aidons à former et à financer les pollueurs de
notre paysage religieux et les destructeurs de notre civilisation !
- Roland Huckel - Strasbourg - Mai 1996
Les contours subjectifs
Les contours subjectifs
A) LES FIGURES DE KANIZSA:
Si vous regardez la figure suivante sans fixer de point particulier, vous aurez probablement l’impression de voir un triangle blanc masquant en partie trois disques et un triangle noirs. Le triangle blanc n’apparaît parfois qu’après plusieurs secondes, mais il semble plus blanc que le fond blanc sur lequel il se détache ! C’est un exemple de « contour subjectif », une classe d’illusions visuelles dont Gaetano Kanizsa, de l’Université de Trieste, à été un pionnier.
1.
Pourquoi un triangle illusoire apparaît-il et pourquoi semble-t-il plus brillant que la partie qui l’entoure ? En effet, dans certaines figures, nous percevons des surfaces qui nous paraissent plus claires ou plus sombres que leur fond. En plus, nous voyons, autour de celles-ci des contours nets et précis et pourtant, aucun trait n’est tracé, aucune différence de luminance n’est mesurable.
En 1986, Stanley Coren, de l’Université de Colombie-Britannique, Clare Porac, de l’Université de Victoria, et Leonard Theodor, de l’Université de York, ont montré qu’une catégorie de processus, dits cognitifs, expliquent ces illusions : nous voyons les figures subjectives parce que notre cerveau cherche automatiquement à délimiter des régions et, de ce fait, à donner un sens à une figure a priori quelconque. Il se pourrait également que nous considérions l’ensemble de la figure comme un puzzle à reconstituer en y cherchant des formes familières ou simples.
Un mécanisme cognitif puissant s’appuie sur le relief apparent du dessin produisant l’illusion. Dans le cas du triangle de Kanizsa, la figure subjective semble se trouver en avant des autre figures, les cachant en partie à notre vue. Il existe peut-être un autre mécanisme cognitif qui joue un rôle important : lorsque nous percevons une figure illusoire, nous l’interprétons inconsciemment en fonction de nos expériences antérieures.
C’est en vertu de ces expériences que, si vous avez regardé quelques temps le triangle de Kanizsa, vous verrez facilement un triangle subjectif aux côtés incurvés dans la figure 2 et un carré dans la figure 3 ci-dessous.
2.
3.
L’illusion de la figure 4 est plus subtile. Après avoir caché les figures 1, 2 et 3, demandez à une personne ne connaissant pas les «contours subjectifs» d’examiner cette figure 4. Elle ne verra sans doute pas le triangle illusoire qui s’y trouve et elle repérera avec encore plus de difficultés une quelconque clarté supérieure au reste du dessin. En revanche, si vous montrez à cette personne les trois premières figures, elle verra ensuite, facilement, le triangle illusoire bordé par trois des formes noires.

B) LES ILLUSIONS D'EHRENSTEIN:
La grille incomplète de la figure ci-dessous produit un autre type d’illusions : les illusions d’Ehrenstein. Si vous ne considérez aucun point particulier de cette figure, vous verrez un cercle aux points où les lignes se couperaient si la ligne était complète. En plus de ces cercles vous verrez des « allées » diagonales, également claires, qui relient ces taches. L’illusion reste très nette même si vous ne regardez qu’une intersection incomplète, mais, si vous regardez très fixement le point d’intersection manquant, l’illusion cesse.

À quoi ces taches et ces allées sont-elles dues ? On peut attribuer les taches à un désir inconscient de fermer les régions du dessin en lui superposant mentalement quelque chose qui relie les extrémités des droites, à chaque intersection inachevée. On peut également penser qu’elles résultent du contraste entre les extrémités des lignes et l’espace vide aux intersections. Enfin, il se pourrait que nous ajoutions mentalement un relief au dessin, transformant une figure plane en une grille dont les intersections seraient cachées par de petites sphères ou - dans le cas des allées - par une autre grille posée sur la première.
C) LES ILLUSIONS DE J.KENNEDY:
À la fin des années 1970, John Kennedy, de l’Université de Toronto, a imaginé une série d’illusions apparentées à celles d’Ehrenstein. L’illusion est due à une opération mentale de l’observateur, qui prolonge inconsciemment les segments dans la région centrale et recherche un relief. Il imagine que les lignes se coupent, mais qu’une sphère posée sur l’intersection cache cette dernière. Cependant, quand les segments sont inclinés cette opération mentale est moins fondée et l’illusion disparaît.

Pour être bien sûre d'avoir piger à quelle sauce nous sommes mangés:
Pour être bien
sûre d'avoir piger à quelle sauce nous sommes mangés:
Propagande
La propagande désigne la stratégie de communication, dont use un pouvoir politique ou militaire pour changer la perception d'événements, de personnes (propagande politique, propagande militaire). Elle est à la puissance civile ou martiale ce que la publicité est au secteur privé.
D'une manière plus générale, la propagande est l'art de propager à grande échelle des informations, fausses ou non, mais toujours partiales. Les techniques de propagande moderne exploitent les connaissances accumulées en psychologie et en communication. Elle se concentre sur la manipulation des émotions, au détriment des facultés de raisonnement et de jugement.
Histoire du terme propagande
En latin (médiéval), propaganda est l'adjectif verbal du verbe « propager » désignant les choses à propagerdelenda de l'expression delenda est Carthago). (à rapprocher par exemple du
En 1622, peu de temps après le début de la Guerre de Trente Ans, le pape Grégoire XV fonda la Congregatio de Propaganda Fide (« Congrégation pour la propagation de la foi »), un comité de cardinaux chargé d'observer la propagation du christianisme par les missionnaires envoyés dans les pays non-chrétiens. À l'origine le terme n'évoquait pas la propagation d'une information déformée. Antérieurement et notamment lorsque la personnalisation est forte on utilise le terme « gloire ».
Le sens politique moderne date de la Première Guerre mondiale, il est généralement péjoratif, mais pas toujours (par exemple, c'est le terme officiel pour les programmes et profession de foi dans les opérations pré-électorales).
Types de propagandes
Certains considèrent la publicité comme un type de propagande.
Cependant, la propagande est habituellement politique (nationaliste, stalinienne, militariste, etc.). Elle est multiforme (utilisation des différents médias) et peut être insidieuse. Dans le langage commun, la propagande équivaut à la désinformation mise au service d'une cause politique d'intérêts privés.
Les propagandistes cherchent à altérer l'opinion publique en faveur de leurs intérêts propres. Cette imposition d'une nouvelle perspective a pour objectif de modifier les actions et les espérances de la cible. La propagande complète les dispositifs de censure. Celle-ci opère dans le même but, mais de façon négative, par la sélection intéressée des informations favorables à l'interprétation voulue. La propagande procède par excès d'informations, alors que la censure joue d'un manque délibéré d'informations. Ce sont les deux faces d'une même stratégie de domination mentale, surtout utilisée dans les contextes de guerre. Ces deux types de manipulation sont interdépendants : la censure crée un besoin que la propagande s'empresse de combler, tandis que la propagande passe mieux en l'absence d'éléments Ce qui distingue la propagande des autres formes de recommandation est la volonté du propagandiste de changer la compréhension des personnes par diversion ou confusion au lieu de convaincre et d'expliquer.
Les chefs d'un groupe peuvent savoir que l'information est partiale, voire erronée, tout en maintenant les membres du groupe et les relais de l'information dans l'ignorance.
La propagande est une arme puissante lors d'une guerre. Dans ce cas-ci, son but est habituellement de déshumaniser l'ennemi et de susciter la haine contre un certain groupe, en altérant la représentation que s'en fait l'opinion manipulée. Les procédés de propagande vont de l'omission à l'imputation mensongère.
La propagande a beaucoup évolué avec la naissance de la guerre psychologique. On parle aussi de "propagande religieuse" pour désigner le prosélytisme religieux.
Exemples de propagande politique :
- La propagande anglaise contre l'Allemagne pendant la Première Guerre mondiale, voir le Lusitania.
- L'Allemagne nazie contre la Pologne pour amorcer la Seconde Guerre mondiale, voir l'attaque de l'émetteur radio de Gleiwitz.
- Le football, et d'une manière générale le sport, utilisé pour montrer les bienfaits du multiculturalisme.
En d'autres termes, la propagande se réfère aussi à l'information fausse censée rassurer les personnes qui y croient déjà. En effet, si des individus croient à une information fausse, ils seront constamment envahis par des doutes. Puisque ces doutes sont désagréables (voir dissonance cognitive), ils désirent les faire disparaître, et sont donc particulièrement réceptifs aux messages manipulateurs. Pour cette raison, la propagande s'adresse en priorité à ceux qui sont déjà bien disposés à l'assimiler.
La propagande peut être classée selon la source :
- La propagande blanche provient d'une source ouvertement identifiée.
- La propagande noire provient d'une source soi-disant amicale, mais en réalité hostile.
- La propagande grise provient d'une source soi-disant neutre, mais en réalité hostile.
Histoire de la propagande
La propagande est une activité humaine, qui laisse délibérément peu de traces. Les textes latins comme ceux de Tite-Live ou de Jules César, sont des chefs d'œuvre de propagande romaine.
Napoléon fut le premier à user de la propagande moderne pour conquérir le pouvoir puis le consolider. Dès sa campagne d'Italie, alors qu'il n'était que le général Bonaparte, il usa de l'influence des Bulletins de l'Armée d'Italie. Par exemple, il se fit représenter lors de la bataille du Pont d'Arcole tenant un drapeau à la main (thème reproduit à des milliers d'exemplaires), alors qu'en réalité, il avait fait une chute dans un marécage. Il étendit ensuite ce système de propagande une fois qu'il eut conquis le pouvoir, avec les Bulletins de la Grande Armée. Les tableaux de Gros et de David, les affiches de l'époque, et le Mémorial de Sainte-Hélène ont aussi participé à l'élaboration de la légende dorée de Bonaparte.
Des techniques de propagande ont été codifiées et appliquées la première fois d'une façon scientifique par le journaliste Walter Lippmann et le psychologue Edward Bernays (neveu de Sigmund Freud) au début du XXe siècle. Pendant la Première Guerre mondiale, Lippman et Bernays furent engagés par le président des États-Unis Woodrow Wilson pour faire basculer une opinion américaine traditionnellement isolationniste vers l'interventionnisme.
La campagne de propagande de Lippman et Bernays effectuée pendant six mois fut si intense que l'hystérie anti-Allemande générée a impressionné l'industrie américaine, qui découvrait tout à coup les immenses ressources que l'on pouvait déployer pour commander l'opinion publique d'un pays entier. Bernays a inventé les termes d'esprit de groupe et d'ingénierie du consentement, des concepts importants en propagande appliquée.
Les relations publiques, dont usent les grands groupes industriels, s'inspirent directement des travaux de Lippman et Bernays Ces techniques sont toujours employées intensivement par le gouvernement des États-Unis. Dans la première moitié du XXe siècle, Bernays et Lippman ont eux-mêmes dirigé une société florissante de relations publiques.
La Seconde Guerre mondiale a été le théâtre d'une propagande constante, utilisée comme arme de guerre, notamment par le propagandiste de Hitler, Joseph Goebbels, mais aussi par les Alliés.
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La propagande stalinienne
![]()
Boris Vladimirski, « des roses pour Staline », 1949
- Le régime dictatorial stalinien (1924-1953) a
utilisé tous les moyens de propagande disponibles
à l'époque :
- Les affiches et le photomontage vantant l'industrialisation, la planification et la collectivisation des terres. Publicités et affiches de recrutement dans l'Armée rouge.
- Statistiques de productions de céréales truquées durant la famine des années 1930.
- Manifestations « spontanées » et grandes parades comme celles de 1935 à Moscou, la parade des « pionniers » en 1930...
- Les retouches des photographies (éliminations de Léon Trotski, Khalatov, Kamenev...)
- Endoctrinement de la jeunesse dans les écoles et les organisations (les Pionniers, les jeunes komsomols ...)
- Utilisation de la TSF
![]()
Icône de Staline
-
- Les poèmes panégyriques de Rashimov dans la presse (Gazette rouge de Léningrad, Pravda...)
- Le cinéma, en influençant les films du grand cinéaste Sergueï Eisenstein : Octobre, qui relate la révolution d'octobre 1917, dont le scénario fût modifié sur ordre de Staline.
- La peinture officielle du réalisme soviétique avec Plastov, Romas, Toidze, Guerassimov, Boris Vladimirski.
- Le stakhanovisme
- Gravures d'affiches de l'entre-deux-guerres des années trente avec des artistes tels V.Deni, A.Deineka, G. Kluktis, N.Vatolina
La guerre froide
Les États-Unis et l'Union soviétique ont tous deux utilisé intensivement la propagande pendant la guerre froide. Les deux camps ont employé les médias de masse (cinéma, télévision et radio) pour influencer leurs propres citoyens et les nations du Tiers-Monde.
Le gouvernement américain a ainsi lancé la station de radio Voice of America (voix de l'Amérique). Des radios soutenues en partie par la CIA, ont diffusé de la propagande « grise » dans les nouvelles et les programmes de divertissement en Europe de l'Est et en Union soviétique. La radio officielle du gouvernement de l'Union soviétique, quant à elle, a diffusé de la propagande « blanche ». Les deux camps ont également diffusé de la propagande « noire » aux heures de crises.
Un des auteurs les plus perspicaces de la guerre froide fut George Orwell. Certains de ses romans peuvent être lus comme de véritables manuels sur l'utilisation de la propagande. Bien que ne vivant pas en Union soviétique, les personnages vivent sous des régimes totalitaires, dans lesquels le langage est constamment corrompu par des manipulations politiques. Ces romans ont été employés explicitement pour la propagande. La CIA a, par exemple, secrètement commandé un film d'animation adaptant la ferme des animaux dans les années 1950. C'était aller à l'encontre de la volonté de l'auteur, puisqu'Orwell dénonçait clairement la propagande dans 1984.
Propagande et démocratie
Selon des intellectuels critiques, les techniques de propagande ont toujours cours dans les démocraties, sous le nom de communication politique. Dans une dictature, la conservation du pouvoir est assurée par des moyens coercitifs ; dans une démocratie, les moyens de conquête ou de conservation du pouvoir sont fondés sur la persuasion. L'art officiel, s'il est "décrété" ouvertement sous des régimes totalitaires, se manifeste subtilement en démocratie. Le pouvoir médiatique prime alors le pouvoir militaire.
D'après un paradoxe formulé par Hume, dans une démocratie, l'armée est beaucoup moins puissante que dans une dictature. Pour éviter toute contestation populaire, les dirigeants élus auraient donc encore plus besoin d'une propagande efficace qu'un pouvoir dictatorial. En effet, une répression policière excessive conduirait à une défaite électorale.
Edward S. Herman et Noam Chomsky ont proposé un modèle de la propagande , qu'ils ont testé empiriquement aux États-Unis. Leur méthode consistait, sur un grand nombre d'articles de presse d'origine diverses mais portant sur des sujets comparables, à quantifier l'influence de quatre facteurs pouvant modifier l'information : le groupe de presse, les annonceurs publicitaires, les fournisseurs d'information (agences gouvernementales), l'idéologie dominante (l'anti-communisme semble céder la place à l'anti-terrorisme).
Les principaux aspects de la propagande en démocratie seraient les suivants :
- influence médiatique (radio, télévision, presse, publicité, internet, téléphone).
- confusion volontaire : justification de la vente d'un produit par des principes éthiques, ou inversement, promotion d'une opération humanitaire en usant des techniques de communication des entreprises privées.
- valorisation sémantique : « mondialisation » par exemple.
- renversement de la hiérarchie des informations : traitement prioritaire d'informations sportives au détriment d'informations politiques, par exemple.
- manipulation de l'opinion publique à l'aide de statistiques ou de sondages biaisés.
- falsification de l'image : retouches vidéo, fausses images.
- auto-censure des rédactions.
- informations partiales : traitement de la guerre en Irak par Fox News par exemple.
- promotion insidieuse d'une idéologie ultra-concurrentielle : par exemple, élimination progressive, dont usent certaines émissions télévisées de grande audience, comme Star Academy ou Le maillon faible.
- modelage des comportements, sous forme de campagnes à but sanitaire (campagne anti-tabac par exemple).
Dans les pays démocratiques, la propagande reste diffuse et variée, alors que les régimes totalitaires déploient une propagande centralisée. C'est pourquoi il serait sans doute plus juste de parler de "techniques de propagande".
Techniques de propagande
Les propagandistes emploient des arguments qui, bien que parfois convaincants, ne sont pas nécessairement justes. Un certain nombre de méthodes, inspirées notamment de la psychologie sociale, sont employées pour créer des messages persuasifs, mais faux. Plusieurs de ces techniques de manipulation rhétorique relèvent du sophisme.
Il a fallu beaucoup de temps pour analyser les canaux par lesquels les messages de propagande font leur effet. Si ce travail est important, il est clair que les stratégies de diffusion de l'information ne deviennent des stratégies de propagande qu'à partir du moment où elles diffusent effectivement des messages de propagande. L'identification de ces messages de propagande est donc un prérequis nécessaire. Nous proposons ci-dessous quelques techniques classiques, dont la plupart reposent sur une bonne utilisation de l'émotivité de l'auditoire.
La peur : un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l'idée qu'on veut lui inculquer. Par exemple, Joseph Goebbels a exploité la phrase de Théodore Kaufman, « l'Allemagne doit périr !», pour affirmer que les Alliés ont pour but l'extermination du peuple allemand.
Appel à l'autorité : l'appel à l'autorité consiste à citer des personnages importants pour soutenir une idée, un argument, ou une ligne de conduite.
Témoignage: les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte, particulièrement cités pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée. La réputation (ou le rôle : expert, figure publique respectée, etc.) de l'individu est aussi exploitée. Les témoignages marquent du sceau de la respectabilité le message de propagande.
Effet moutonnier : cet appel tente de persuader l'auditoire d'adopter une idée en insinuant qu'un mouvement de masse irrésistible est déjà engagé ailleurs pour cette idée. Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité qui sera écrasée, cette technique permet de préparer l'auditoire à suivre le propagandiste.
Redéfinition, révisionnisme : consiste à redéfinir des mots ou à falsifer l'histoire de façon partisane.
Obtenir la désapprobation: cette technique consiste à suggérer qu'une idée ou une action est adoptée par un groupe adverse, pour que l'auditoire désapprouve cette idée ou cette action sans vraiment l'étudier. Ainsi, si un groupe qui soutient une politique est mené à croire que les personnes indésirables, subversives, ou méprisables la soutiennent également, les membres du groupe sont plus enclins à changer d'avis.
Généralités éblouissantes et mots vertueux : les généralités peuvent provoquer une émotion intense dans l'auditoire. Par exemple, faire appel à l'amour de la patrie, au désir de paix, à la liberté, à la gloire, à la justice, à l'honneur, à la pureté, etc., permet de tuer l'esprit critique de l'auditoire. Même si ces mots et ces expressions sont des concepts dont les définitions varient selon les individus, leur connotation est toujours favorable. De sorte que, par association, les concepts et les programmes du propagandiste seront perçus comme tout aussi grandioses, bons, souhaitables et vertueux.
Imprécision intentionnelle: il s'agit de rapporter des faits en les déformant ou de citer des statistiques sans en indiquer les sources. L'intention est de donner au discours un contenu d'apparence scientifique, sans permettre d'analyser sa validité ou son applicabilité.
Transfert: cette technique sert à projeter les qualités positives ou négatives d'une personne, d'une entité, d'un objet ou d'une valeur (un individu, un groupe, une organisation, une nation, un patriotisme, etc.) sur un tiers, afin de rendre cette seconde entité plus (ou moins) acceptable. Cette technique est utilisée, par exemple, pour transférer le blâme d'un camp à l'autre, lors d'un conflit. Elle évoque une réponse émotive qui stimule la cible pour qu'elle s'identifie avec l'autorité reconnue.
Simplification exagérée : ce sont des généralités employées pour fournir des réponses simples à des problèmes sociaux, politiques, économiques, ou militaires complexes.
Quidam: pour gagner la confiance de son auditoire, le propagandiste emploie le niveau de langage et les manières (vêtements, gestes) d'une personne ordinaire. Par projection, l'auditoire est aussitôt plus enclin à accepter les positions du propagandiste, puisque celui-ci lui ressemble.
Stéréotyper ou étiqueter : cette technique utilise les préjugés et les stéréotypes de l'auditoire pour le pousser à rejeter l'objet de la campagne de propagande.
Bouc émissaire: en jetant l'anathème sur un individu ou un groupe d'individus, accusés à tort d'être responsables d'un problème réel (ou supposé), le propagandiste peut éviter de parler des vrais responsables, et n'a pas à approfondir le problème lui-même.
Slogans : un slogan est une brève expression, facile à mémoriser et donc à reconnaître, qui permet de laisser une trace dans tous les esprits.
Glissement sémantique : technique consistant à remplacer une expression par une autre afin de la décharger de tout contenu émotionnel et de la vider de son sens (euphémisme). Le glissement sémantique peut à l'inverse renforcer la force expressive pour mieux émouvoir l'auditoire. Exemples : "frappe aérienne" à la place de "bombardement", "dommages collatéraux" à la place de "victimes civile", "libéralisme" à la place de "capitalisme", "loi de la jungle" à la place de "libéralisme", "solidarité" à la place d'"impôt", "pédagogie préventive" à la place de "répression policière".
Tout
ça me rapelle quelqu'un ou même plusieurs
personnes mais qui ? Hum !
Désinformation
La désinformation est un processus, utilisable à tous les niveaux dans toutes les sphères de la communication, et qui consiste à présenter :
- une information fausse comme vraie
- une partie d'information vraie comme une totalité indépendante et vraie pour elle-même
- une information vraie comme fausse.
Une désinformation n'implique ni un complot ni même une visée consciente ; mais il est possible que des désinformations conscientes soient exercées, par exemple comme technique de propagande. C'est un simple transfert d'information qui comporte en lui-même une transformation de l'information initiale.
Il ne s'agit pas ici de discuter pour savoir si tout transfert d'information est une transformation de cette information, mais de comprendre qu'il existe une certaine forme de transfert qui nie l'information initiale (en la dénaturant) ou les informations (en les regroupant de manière intempestive et non raisonnée).
Citation
"On peut tromper tout le peuple un certain temps, ou certaines personnes tout le temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde, tout le temps." Réponse de Sarkozy: et bien dépéchons nous d'en profiter...
Exemples de désinformations
- Les hoax : fausses nouvelles propagées sur Internet, souvent dans un but mercantile (faux hommes d'affaires « Nigérians », enfant à sauver d'une maladie si rare qu'aucun médecin n'en a jamais entendu parler, scoop bidon, phishing...)
- Les médias non indépendants: qu'ils appartiennent à des consortiums privés, à des mouvements politiques ou à des états. Ils subissent de nombreuses pressions pour propager des nouvelles fausses ou biaisées en faveur de leurs propriétaires.
- Certains sondages: il s'agit d'une désinformation plus subtile basée sur l'intérêt financier d'entreprises spécialisées à taire les limites de leur méthodologie: les biais d'échantillonage, les « effets de halo », et effets de cadrage (formulation des questions), et l'impossibilité théorique de calculer une précision lorsque l'on ne dispose pas d'une base de recensement rendent en effet leurs résultats imprécis, et, plus grave, d'une précision inconnue.
- Les rumeurs.















































