Pierre Mikailoff - Stanislas kazal underground blog

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L’underground peut être défini de la façon suivante : il s’agit d’un mode de vie en marge des valeurs dominantes de la société, le mainstream, qui se manifeste par l’élaboration de ses propres règles à la fois de vie et intellectuelle/culturelle.

06 mai 2006

Pierre Mikailoff

   

                                        

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Enfin une enquête sur le Kidnapping de la fureur de vivre!

SOME CLICHÉS

Une enquête sur la disparition du rock'n'roll

                  de Pierre Mikailoff





Nous les avions aimé parce qu'ils étaient beaux, sales, incultes : les rockers ! Souvenez-vous, c'était au XX° siècle. Ils n'occupaient pas encore la une des médias mais, en revanche, sortaient de putains de disques. D'orgies sonores en slogans nihilistes, nous imaginions l'avenir radieux quand, au début des années 80, tout a commencé à aller de travers. Que reste-t-il aujourd'hui de cette fun, fun music, capable de faire basculer son auditeur dans un univers de stupre et de chaos en moins de trois minutes ?




Mais qui est Pierre Mikaïloff?

C'etait le guitariste dans les années 80 du groupe de rock français les Désaxés .

Auteur en 2006 du livre "Some Clichés : une enquête sur la disparition du rock'n'roll."

Edité par L’Harmattan/L'Écarlate ISBN : 2-7475-9865-9

Blog du livre : http://20six.fr/some-cliches

Biographie détaillée de pierre Mikaïloff

80 : Pierre Mikaïloff fait partie de la scène pop des années quatre-vingt. Tout commence pour son groupe, Les Désaxés, quand, munis d’une maquette produite par Éric Débris (fondateur de Metal Urbain), ils signent sur le label Réflexes (Les Ablettes, Les Infidèles, Les Bandits). Un premier succès : Tout ce que je veux (1985) les propulse chez Phonogram (Universal) où, avec un hit en poche : Celle que je préfère (1987), ils enchaînent disques et tournées, signent la B.O. de 7è Ciel (1988), film de Jean-Louis Daniel, avec Fiona Gélin, Jean-Pierre Kalfon et Sylvie Joly. Jusqu’en 1989, où une dispute fatale, autour d’une pizza froide, conclura l’existence du groupe. L’auteur a pu mettre en pratique, au cours de cette première expérience, les leçons de rock’n’roll apprises au contact des grands auteurs rock qui publiaient alors dans Best et Rock’n’Folk. Car il ne faut jamais oublier qu’en France, tout ce qui touche au rock passe par l’écrit, nous ne sommes, hélas, pas une civilisation du rythme mais du verbe ! Comme le confirme Patrick Eudeline dans une interview citée de mémoire : « En France, les rock stars, ce sont les écrivains… »

90 : Pierre Mikaïloff erre un moment dans les années quatre-vingt-dix, avant de rencontrer une nouvelle famille musicale et artistique. Il travaille alors avec un de ses héros, Jacno, mais aussi avec des artistes contemporains comme Philippe Parreno ou le cinéaste Charles de Meaux, pour qui il signe la B.O. de son premier long-métrage, Shimkent Hotel, avec Caroline Dussey, Romain Duris, Melvil Poupaud, sorti en salles en 2003 et disponible en DVD (distribution MK2). Cependant, au début des années 2000, la fête semble finie pour le rock’n’roll. Le monde musical est gagné par un son aseptisé et l’humeur de l’auteur par l’apathie.

2000 : Le rock’n’roll n’est pas seul à disparaître en ce début de siècle, l’auteur lui-même… À la fin des sessions de la B.O. de Shimkent Hotel, Pierre Mikaïloff va se dissoudre dans une dimension incertaine. Il quitte tout et tout le monde. Sans prévenir. Sentant confusément que cela ne sert plus à rien. En tout cas, qu’il n’y a rien de plus à faire. Un peu par inadvertance, un peu par accident, il fera ce qu’il n’avait jamais fait jusqu’à lors : une immersion en entreprise. Il y remplace un cadre parti pour cause de dépression nerveuse. « Ça ou autre chose… », se dit-il sans doute, comme l’héroïne de Wanda (film de Barbara Loden) accueillant le verdict de ses juges – une peine d’emprisonnement — comme une façon de rompre avec le vide et la monotonie de son existence. Mais les délices - pas si délicieux - d’un compte en banque approvisionné et d’une carte de crédit aux ressources – presque - inépuisables n’ont qu’un temps. La terre gronde, quelque chose se passe. Il est temps de revenir parmi les vivants. Car, alors que la cause semblait entendue, surgissent sans prévenir… des disques. Des disques avec des guitares, enfin ! The White Stripes, Black Rebel Motorcycle Club, The Black Keys, The Vines, The Strokes, Yeah Yeah Yeahs, The Kills. Tous ces groupes énervés se pressent au portillon, effectuant la jonction avec la « génération sacrifiée » (Jon Spencer ou Sonic Youth), celle qui a tenu envers et contre tout, au milieu de l’indifférence générale, illustrant la remarque si juste que faisait Mick Jagger dans Street Fightin’Man en 68 : « Que peut faire un jeune garçon pauvre, sinon jouer dans un rock’n’roll band ? »

Cette fois-ci, la ferveur retrouvée ne se traduit pas, chez Pierre Mikaïloff, par l’envie de prendre une guitare et de la fracasser contre un mur d’amplis Marshall… mais par l’envie de mettre tout ça par écrit. Le résultat est son premier livre, Some Clichés.


Voir Pierre Mikailoff qui nous parle de son enquête...

Pour voir la vidéo avec Quicktime 7, Cliquez ici


Posté par kazal à 14:46 - Pierre Mikailoff - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Génial ! Je n'avais pas pu voir la vidéo de Pierre, et bien c'est fait ! (Je suis déjà passé dans ce magasin de disques !)

    Posté par stael, 07 mai 2006 à 13:59

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