Nicolas Sarkozy est il un psychopathe? - Stanislas kazal underground blog

Stanislas kazal underground blog

contre-culture,réflexions, poésie,cinéma de genres et d'auteurs, musiques, société,critiques,littérature, arts, révoltes, mousse au chocolat et couscous.....

21 avril 2007

Nicolas Sarkozy est il un psychopathe?

   

Nicolas Sarkozy est il un psychopathe?

La psychopathie est un trouble du comportement caractérisé par le déni de l'individualité d'autrui et un comportement généralement impulsif et antisocial pouvant aller jusqu'au crime.
Approche symptomatologique ; ainsi dans le DSM IV de l’American Psychiatric Association les critères ne recouvrent que les troubles de la personnalité anti-sociale, orientés vers la criminalité ; la transgression de la loi est un élément clef de diagnostic de psychopathie aux EU, or en France ce rapport à la loi apparaît comme l’un des éléments sémiologiques mais non central car si beaucoup de psychopathes sont des délinquants car privilégiant les passages à l’acte au détriment de toute élaboration mentale, souvent avec des conséquences légales, tous les délinquants ne sont pas psychopathes (Diatkine). Néanmoins, en s‘appuyant sur ces critères et ceux dégagés par Hare et al. (1991), Meloy (2001) a pu dégager certaines caractéristiques de personnalité des psychopathes criminels : une absence apparente d’anxiété ou d’inquiétude, une dévaluation agressive et réelle d’autrui qui permet d’étayer les vécus d’un soi grandiose et de réparer les blessures émotionnelles, un contrôle omnipotent sur les autres, un charme superficiel associé à une faconde certaine, une insensibilité relationnelle, un manque de remords, ainsi qu’un ennui terrible et inquiétant.

A la lumière de ceci je vous laisse lire cet article de l'hebdo Marianne.....
puis  répondez à ma question  dans les urnes....



LE VRAI SARKOZY


Ce que les grands médias n’osent pas ou ne veulent pas dévoiler

de Jean-Francois Kahn, avec Serge Maury, Philippe Cohen, Laurence Dequay et le service France de "Marianne"

Glaçant ! Il a dit glaçant. Mais s’il ne l’avait pas dit ?

Car enfin, sept jours avant que François Bayrou ne laisse tomber ce glacial jugement, le généticien Axel Kahn avait déjà, dans Marianne, agité le grelot. Ainsi Nicolas Sarkozy, qui, déjà (ceci explique cela), voulait faire repérer chez les marmots de 2 ans les bourgeons de la délinquance, avait pu, dans Philosophie Magazine, déclarer que, selon lui, la pédophilie et le suicide des adolescents étaient d’origine génétique, qu’on était en quelque sorte biologiquement programmé pour la déviance ou l’autodestruction, que l’action éducative ou sociale n’y pouvait rien, le rachat ou la miséricorde divine non plus - retour terrifiant du concept eugéniste du gène du crime - sans que, pendant dix jours, aucun journal quotidien ou hebdomadaire, aucune radio ou télévision réagisse.

Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, avant la riposte bayrouiste, notre confrère le Monde, que des dérapages de Le Pen qui allaient beaucoup moins loin faisaient immédiatement monter au créneau, n’avait même pas consacré 10 lignes réprobatrices à cette stupéfiante rémanence de l’idéologie socio-biologique de l’extrême droite païenne. Comme s’il était beaucoup plus dangereux de tacler le patron de l’UMP que de stigmatiser le leader du Front national.

Comme si Sarkozy faisait peur.

Or cette sortie intervenait après l’annonce de la création, en cas de victoire de la droite, d’un « ministère de l’intégration et de l’identité nationale », annonce qui avait littéralement sidéré, et pour cause, la presse allemande, et dont même l’extrême droite autrichienne de Jôrg Haider avait tenu à dénoncer les « nauséeux relents ». Et, surtout, après la série de furieuses philippiques, telles qu’on n’en avait plus entendu depuis quarante ans, inimaginables dans quelque pays européen civilisé que ce soit, relents de propagande stalinienne des années 50 et de rhétorique fascisante d’avant-guerre, qui revenaient à décrire les concurrents du leader UMP, qu’ils fussent centristes ou sociaux-démocrates, comme les candidats protégeant les délinquants, le vol et la fraude, donc du crime, les suppôts des voyous, les représentants du parti des malhonnêtes gens et de la dégénérescence morale, l’anti-France enfin, c’est-à-dire l’incarnation de la haute trahison. Or, cela n’avait nullement empêché que Jean-Louis Borloo, même malheureux comme les pierres, s’aplatisse ; que Simone Veil, fût-ce de la plus mauvaise grâce possible, assure la claque et, dans un premier temps au moins, que les médias, presque tous les grands médias, s’écrasent.
Tant le personnage fait peur.

SES MOTS POUR LE DIRE


Pourquoi ? Parce que ses entreprises de séduction envoûtent. Parce qu’il dispose, partout, et surtout dans les médias, d’amis dans la place et très haut placés ? Ou parce qu’on redoute la brutalité de ses réactions ?

La preuve par l’affaire Azouz Begag. La scène se passe en 2006 : le ministre délégué à l’Egalité des chances, interpellé à propos de quelques fortes saillies du ministre de l’Intérieur, s’excuse : « Je ne m’appelle pas Azouz Sarkozy. » En guise d’agression, on a connu plus destructeur ! Aussitôt, explosion de fureur de Sarkozy qui menace « de casser la gueule de l’insolent » et lui hurle, par saccades rageusement répétitives, qu’il est « un connard, un salaud, qu’il ne veut plus jamais le voir sur son chemin ». On imagine, un instant, Malek Boutih racontant, dans un livre, que Ségolène Royal lui a aboyé à la figure que François Hollande allait « lui casser la gueule » parce qu’il aurait osé murmurer : « Je ne m’appelle pas Malek Royal. » Aussitôt, invitation sur tous les médias à raconter l’histoire, comme l’ex-socialiste Eric Besson. Là, service minimum. C’est Sarkozy qui a obtenu, comme toujours, le temps de parole. Pour expliquer que ce d était là qu’infâme menterie. D’ailleurs, a-t-il expliqué sur iTélé, il « croit n’avoir jamais rencontré Azouz Begag ». Surréaliste ! Depuis deux ans, ils font partie du même gouvernement. On imagine ce que signifierait le fait qu’effectivement, bien que siégeant sur les mêmes bancs et participant aux mêmes conseils, Sarkozy ait refusé de voir Begag !

Pour une fois, cependant, le démenti sarkozyen fait flop. Tout le monde sait, en effet, que les mots que rapporte Azouz Begag sont les siens et pas les pires ; que ces derniers jours, par exemple, il n’a cessé de traiter de « connards » ses propres conseillers et animateurs de campagne, accusés d’être responsables de la moindre difficulté de campagne. Un article qui le défrise dans Libération ? Il téléphone au propriétaire, qui est un ami : « Vous êtes un journal de merde ! Avec des journalistes de merde ! » Il refuse, contrairement à Royal et à Bayrou, pourtant très maltraité par Libé, de se rendre dans ce journal pour un entretien avec la rédaction : « Libé n’a qu’à se déplacer ! ». Il considère qu’il n’a pas été reçu à France 3 national avec les honneurs qui lui sont dus. A l’adresse de la direction il hurle : « Si je suis élu, je vous ferai tous virer ! »

INSULTES...


C’est d’ « enculés » que se font traiter les confrères d’une radio qui lui ont apparemment tapé sur les nerfs... qu’il a sensibles. Il soupçonne un journaliste d’être favorable à François Bayrou. « Ils couchent ensemble », commente-t-il. Evoquant certains de ses adversaires, il prévient, carnassier : « je vais tous les piquer. Les niquer ! » Plus macho, tu ouvres un harem. Parlant de Michèle Alliot-Marie, qu’il soupçonnait, à tort, d’avoir joué un rôle trouble dans l’affaire Clearstream, ne l’appelle-t-il pas « la salope » ? L’économiste et expert financier Patrick Artus critique certaines propositions du candidat UMP Il reçoit aussitôt un mail de son chef de cabinet « On s’en souviendra ! » Même expérience rapportée par un industriel qui eut le malheur de déplaire « On se retrouvera. On est pour moi ou contre moi ! » « Je n’ai jamais été confronté, raconte ce patron, à un entourage aussi agressif, aussi belliqueux. » Pourquoi le préfet Dubois, responsable des relations presse de la Préfecture de police, est-il débarqué du jour au lendemain : parce qu’il aurait ricané des ennuis conjugaux du ministre !

Une enquête télé avait été réalisée dans les Hauts-de-Seine. Elle montrait l’incroyable pesanteur des pressions (avec carotte et bâton, promesses et chantage) qui se sont exercées sur les élus UDF de ce « Sarkoland » pour qu’ils lâchent Bayrou. V enquête en question a été « trappée », comme on dit, sur ordre de la direction. Elle aurait déplu ! Sur une radio, interdiction a été faite à un confrère de rappeler, statistiques à l’appui, que le bilan du ministre en matière de sécurité n’est pas bon. Ça eût dérangé !

IL N’A PLUS BESOIN D’INTERVENIR


Or, comme on ne prête qu’aux riches, on soupçonne systématiquement Sarkozy d’être intervenu. Mais, le plus souvent, ce n’est pas le cas. Ce n’est pas la peine. Il n’a même pas besoin. Quand Paris Match avait publié un reportage sur les amours new-yorkaises de Cécilia et de son chevalier servant, il avait, effectivement, proclamé à la cantonade qu’il aurait la peau du directeur de la rédaction, Alain Genestar. Mais il en resta là. Mieux il obligea Arnaud Lagardère à attendre plusieurs mois avant de le virer. Au Journal du dimanche, mieux encore : parce qu’il avait appris qu’on s’apprêtait à virer le directeur de la rédaction du journal, soi-disant pour lui complaire, il n’intervint cette fois, après avoir reçu et sans doute retourné le confrère, que pour exiger qu’il reste en place. Il a même tenu à donner son avis sur la journaliste politique que devrait embaucher une radio et sur le directeur que ne devrait pas engager Libération ! Ne prend-il pas un malin plaisir à lancer aux journalistes qui lui font cortège : « je connais très bien votre patron. Je sais ce qui se passe dans votre rédaction. »

On s’interroge donc : outre ses très fortes accointances avec les grands patrons des groupes de médias, est-ce la crainte qu’il suscite, la peur des représailles s’il est élu, qui expliquent cette relative impunité dont bénéficie Sarkozy quand il tient des propos ou prend des initiatives qui, venant de Le Pen ou de Ségolène Royal, provoqueraient une irruption réprobatrice dans le landernau ?

Pourquoi toutes ces angoisses affichées en privé, peut-être excessives, mais qui ne s’expriment jamais en public : cette star de la télévision évoque, en cas de victoire du candidat UMP, « un risque de contrôle quasi totalitaire des médias » ; cette consœur de LCI se dit « terrorisée à l’idée d’une présidence sarkozyste » ; cette journaliste du Figaro, qui connaît bien le candidat, et livre une description effectivement assez dantesque de son caractère. Mais pas question de se dévoiler. Il fait peur. « Ma rupture avec lui, confie Jean-François Probst, ex-secrétaire général adjoint du RPR des Hauts-de-Seine et collaborateur de Charles Pasqua, c’est le gaullisme. Je voulais, j’espérais qu’il serait l’homme de rassemblement. Or, il ne cesse de semer la division. Et j’ai passé l’âge de me laisser impressionner par un Hortefeux hystérique. » Mais les autres ?


Les confrères étrangers, eux, n’ont évidemment pas ces pudeurs. Le correspondant à Paris d’une radio suédoise interroge tout de go : « Sarkozy ne représente-t-il pas un risque de dictature ? » Un journaliste de la télévision croate qui a suivi le candidat dans ses pérégrinations en dresse un portrait, d’ailleurs exagéré, à faire dresser les cheveux sur la tête. Le Süddeutsche Zeitung Munich dépeint « un macho sans scrupule et brutal qui joue avec la peur des gens ». Le Frankfurter Allgemeine Zeitunglui décerne le prix de « l’homme politique le plus ambitieux et plus impitoyable d’Europe qui n’a pas de vraie conviction, mais s’aligne sur l’humeur du peuple ». Le quotidien espagnol El Pais voit en lui un héritier populiste des « régénérationnistes de la droite espagnole de la fin du XIX> siècle ». Le Tageszeitung de Berlin (de gauche, il est vrai) décrit un George Bush tricolore qui veut imposer en France l’idéologie de la droite néoconservatrice américaine. La presse italienne insiste sur sa proximité avec la droite postfasciste de la péninsule (qui s’est, avec Gianfranco Fini, ouverte à la modernité). Si la presse conservatrice britannique identifie volontiers, avec admiration, Sarkozy à Mme Thatcher, la plupart des journaux européens, en particulier scandinaves, l’assimilent plutôt à un aventurier néobonapartiste qui représenterait une grave menace pour la démocratie.

LA PEUR DE LA TRAPPE


En France, en revanche, tout se passe comme si ce type d’analyse était indicible. On n’ose pas. On a peur. De quoi ? Des représailles si Petit César l’emporte ? De la trappe qui s’ouvrira aussitôt ?

Celle qui s’est ouverte, par exemple, sous les pieds de la députée UMP Nadine Morano. Elue de Lorraine, fervente sarkozyste, talentueuse femme de tempérament, n ayant pas froid aux yeux, elle faisait partie de la task force du candidat. Et, soudain, à la trappe ! Officiellement, parce qu’un reportage diffusé sur France 3 lui a attribué un rôle un peu ridicule. Mais il se trouve qu’étant l’une des rares à oser s’adresser avec franchise à son héros elle lui avait fait remarquer que, entouré d’une nuée de courtisans qui passaient leur temps à chanter ses louanges et sa gloire, il était devenu allergique à la moindre remarque critique. Elle s’était en outre inquiétée de sa tendance à s’immerger compulsivement dans les sondages qui lui renvoyaient constamment sa propre image. Résultat : out ! « Cramée », disent les « bonnes camarades » de la pécheresse. Il fait peur.

Eh bien, il est temps de soulever cette chape de plomb. De braver cette conspiration du silence.

CATHERINE NAY ENTRE LES LIGNES


Il y a quelques mois, Guillaume Durand consacrait deux heures de son émission « Esprits libres », au livre plutôt hagiographique de Catherine Nay consacré à Nicolas Sarkozy. Les livres hostiles au candidat UMP, assez nombreux, n’ont jamais eu cette chance. Or la lecture de cet ouvrage, honnête malgré tout, laisse une impression étrange. Certes il est censé vanter les qualités du « grand homme » ; mais, en même temps, et au second degré, il en dresse un portrait psychologique extraordinairement préoccupant : celui d’un homme dont l’unique véritable sujet de préoccupation est lui-même, sa propre saga et sa quête obsessionnelle du pouvoir. L’histoire qui le fascine, c’est la sienne ; de l’humanité, il ne retient que sa part ; son ascension, à quoi se réduit son seul idéal, débouche sur l’arrivée au sommet qui constitue son seul rêve. Il ne lit qu’un livre, celui dont son ambition constitue la trame. N’écoute qu’une seule musique, celle qui lui permet sans répit de chanter son épopée. Aucune ouverture sur une autre perspective que celle dont sa personne dessine l’horizon, sur un autre monde que celui dont il occupe le centre.

Analyse-t-il les changements qui se produisent autour de lui, dans la société ? Non... Mais, sans cesse, il revient sur le seul changement qui l’obsède et rythme ses discours : son propre changement, dont il fait comme un ressort. « C’est vrai, explique-t-il à Catherine Nay, j’étais égoïste, dépourvu de toute humanité, inattentif aux autres, dur, brutal... Mais j’ai changé ! » Sans cesse ensuite, au grand désarroi de ceux qui l’idolâtraient quand il était, à l’en croire, si mauvais, il fera l’aveu de tout ce que lui reprochent ses adversaires pour mieux magnifier l’ampleur des métamorphoses par quoi il se transcende. Quitte à se révéler, à l’usage, plus égotique et plus brutal encore. Au philosophe Michel Onfray il déclare, dans Philosophie Magazine : « Je vais peut-être vous consterner, mais je suis en train de comprendre la gravité des choix que j’ai faits. Jusqu’à présent, je n’avais pas mesuré. »

IL N’A PAS LE DROIT DE LE DIRE

Finalement, le livre de Catherine Nay, bien que non suspect de malveillance, ne révèle-t-il pas une certaine folie et des pulsions autocratiques chez cet homme qu’elle qualifie elle-même de « bonapartiste » ? L hypothèse formulée suscite, aussitôt, une levée de boucliers indignée sur le plateau de l’émission. On n’a pas le droit de dire ça ! Verboten ! Le directeur du Point, Franz-Olivier Giesbert, siffle le hors-jeu. Lequel Giesbert, pourtant, ne se gêne nullement pour déclarer Dominique de Villepin passible de l’asile d’aliénés. Un talentueux éditorialiste de droite convient, en coulisse, qu’il y a « un vrai problème ! ». Halte là ! On n’a pas le droit de dire ça ! C’est tabou !

Pourtant, sur toutes les ondes. Eric Besson, l’ex-responsable socialiste, a pu expliquer que Ségolène Royal, Bécassine dangereusement allumée, déjà comparée par Brice Hortefeux à Pol Pot, au fasciste Doriot et à Staline, représente un mixte du maréchal Pétain et du général Franco.

Concernant Chirac, Villepin, Le Pen ou José Bové, on peut également tout oser. Ce n’est qu’à propos de Nicolas Sarkozy qu’on n’aurait « pas le droit de dire ça ! ». Mais qu’en revanche il serait loisible, comme Paris Match la semaine dernière, de lui consacrer, sur des pages et des pages, des dithyrambes grotesques dignes de Ceausescu, certains journalistes de ce magazine dussent-ils nous avouer qu’ils en auraient « pleuré de honte », mais qu’on ne peut rien contre un ordre d’en haut ! (L’Express a même fait, sur deux pages, ce titre ubuesque : « Sarkozy : il gardera son calme. »)

ET, POURTANT, EN PRIVE, ILS LE DISENT


Tous les journalistes politiques savent, même s’ils s’interdisent (ou si on leur interdit) d’en faire état, qu’au sein même du camp dont Sarkozy se réclame on ne cesse de murmurer, de décliner, de conjuguer. Quoi ? Ça ! Lui confier le pouvoir, c’est, déclara Jacques Chirac à ses proches, « comme organiser une barbecue partie en plein été dans l’Estérel ». Claude Chirac a, elle, lâché cette phrase : « J’aurais préféré Juppé. Lui, au moins, c’est un homme d’Etat. » Le ministre libéral François Goulard ne le dissimule pas : « Son égotisme, son obsession du moi lui tient lieu de pensée. La critique équivaut pour lui à une déclaration de guerre qui ne peut se terminer que par la reddition, l’achat ou la mort l’adversaire. » Sa principale faiblesse ? Son manque total d’humanisme. « Chirac, lui, a le souci des autres, de l’homme. Sarko écrase tout sur son passage. Si les Français savaient vraiment qui il est, il n’y en a pas 5 % qui voteraient pour lui. »

Un des plus importants hiérarques l’UMP, officiellement soutien fervent d candidat (comment faire autrement ?) renchérit : « Sarkozy, c’est le contraire l’apaisement. Chirac, vous verrez, on regrettera. Lui, il n’a jamais eu de mots violents. » « Attention, met en garde le minis de l’Agriculture, Dominique Bussereau, on va très vite à la révolte aujourd’hui. « La France, c’est du cristal », dit, inquiet Jean-Pierre Raffarin.

Dominique de Villepin a mis sa langue dans sa poche. Il n’en pense pas moins... que Sarko « a loupé sa cristallisation » ; que « sa violence intérieure, son déséquilibre personnel, l’empêchent d’atteindre à hauteur de la présidence ». Les chiraquiens du premier cercle, Henri Cuq (ministre délégué aux Relations avec le Parlement) ou Jérôme Monod, le conseiller, ne veulent pas déroger à la consigne du silence. Mais, en petit comité, les mêmes mots reviennent : « Ce garçon n’est pas mûr. Il n’est pas fini. Il a un compte à régler avec la vie qui le pousse à créer de l’affrontement partout, et non à rassembler. » D’autres brodent « C’est un enfant qui n’atteindra jamais l’âge adulte. » A quoi Roselyne Bachelot réplique : « Mais tous les hommes sont immatures ! » On ne parle plus, on n’ose plus parler, comme hier - du moins tout fort -, de « malfrat » ou de « petit voyou » (pourtant, ce qu’on l’a entendu !). Mais, dans les coulisses de l’Elysée, on laisse simplement tomber : « On fait confiance au peuple français ! » Et, justement, il y a encore trois semaines, on se communiquait, en jubilant, les sondages qui indiquaient une montée en puissance de François Bayrou. Non point qu’on l’aime, celui-là, ce « démocrate-chrétien jésuitique » mais, enfin, on ne va pas « laisser la France tomber entre les mains de Catilina », dangereux aventurier populiste romain dénoncé par Cicéron.

COMME UNE BANDE DES « CITES »

Un député UMP spécialiste des problèmes juridiques, eut le malheur de s’opposer au ministre de l’Intérieur à propos des « peines plancher ». Il est, et reste, sarkozyste. Pourtant, il fait part de son effarement. Cette simple prise de distance lui valut d’être désigné du doigt, menacé de représailles, ostracisé parle clan avec une violence « digne d’une bande des cités ». C’est d’ailleurs un ex-haut responsable du RPR qui raconte : « En septembre 1994, aux journées parlementaires de Colmar, alors que Balladur était donné gagnant par tous les sondages, on eut affaire à la garde rapprochée de Sarkozy.

Elle respirait l’arrogance, elle y allait de toutes les menaces. On disait aux députés restés fidèles à Chirac qu’il allait "leur en cuire" »L’ancien vice-président du RPR des Hauts-de-Seine Jean-François Probst confirme : « Sarkozy croit toujours, comme en 1995, qu’il peut intimider les gens. Quand je l’ai rencontré, dans les années 80, il avait déjà ses qualités - énergie, ténacité -, et ses défauts, dont j’imaginais qu’il les corrigerait. Je pensais, notamment, qu’il comblerait son inculture. Bernique ! Il n’a fait que courir d’une lumière l’autre. Il est fasciné par ce qui brille, les nouveaux riches, le show off, les copains à gourmettes même s’ils trichotent avec les règles communes, Tom Cruise qu’il reçoit à Bercy, ébloui, et fait raccompagner en vaporetto. »

Bien sûr, si les chiraquiens maintenus, les derniers villepinistes, les ultimes vrais gaullistes, quelques libéraux ou ex-centristes ralliés à l’UMP confient, à qui veut les entendre (mais les journalistes qui les entendent n’en rapportent rien), que l’hypothèse d’une présidence Sarkozy les terrifie ; qu’il y a « de la graine de dictateur chez cet homme-là » ; que, constamment, « il pète les plombs », de très nombreux élus UMP, les plus nombreux, sont devenus des groupies enthousiastes de l’homme qui seul peut les faire gagner et dont personne ne nie les formidables qualités de battant. Et le courage. Mais même eux n’étouffent pas totalement leur inquiétude et soulignent volontiers sa violence. « Oui, c’est vrai, reconnaît l’un d’eux, il antagonise, il clive, il joue les uns contre les autres avec la plus extrême cruauté. » « Il n’est vraiment totalement humain, confie un autre, que quand il s’agit de lui-même. » « Il a un problème de nerfs, de paranoïa, admettent-ils tous, mais il s’arrange, il mûrit, il se densifie. » Voire...

UN LOURD SECRET

Donc, il y aurait, s’agissant du caractère de Sarkozy et de son rapport à la démocratie, comme un lourd secret qui, au mieux, préoccupe ses amis, au pis, angoisse ou affole ceux qui savent, un terrible non-dit dont bruissent les milieux politico-journalistiques, mais que les médias s’interdisent, ou se voient interdire, de dévoiler. Il fait peur ! La gauche elle-même participe de cette occultation. Sans doute s’attaque-t-elle à Sarkozy, parfois même avec outrance et mauvaise foi. Mais que lui reproche-t-elle ? D’être de droite, ou même, stigmatisation suprême, une sorte de « néoconservateur américain à passeport français », comme le clamait Eric Besson avant de retourner sa veste. Est-ce un crime ? La diabolisation de la différence est aussi contestable venant d’un bord que de l’autre. Le débat démocratique implique qu’il y ait une gauche, un centre, une droite, cette dernière n’étant pas moins légitime que ses concurrents. De même qu’une partie de l’opinion reproche au PS d’avoir trahi l’idéal socialiste ; de même une autre partie, importante, estime que Jacques Chirac a blousé son électorat en menant une vague politique de « centre gauche » et exige un fort coup de barre à droite.

C’est cette aspiration « à droite toute » que Sarkozy incarne avec énergie et talent. Le combattre n’exige nullement qu’on criminalise a priori cette incarnation.

IL EST DE DROITE, ET APRES ?


Oui, Sarkozy, en son tréfonds - et même si on l’a convaincu de ne plus rien en laisser paraître -, est « atlantiste » et entend rompre avec la politique gaulliste d’« orgueilleuse » prise de distance à l’égard des Etats-Unis. Oui, il se réclama de George Bush à l’époque où celui-ci triomphait ; oui, il est le candidat quasi unanimement soutenu par le CAC 40, le pouvoir financier et la très haute bourgeoisie ; oui, ses convictions en matière économique et sociale en font plus le disciple de Mme Thatcher que de Philippe Séguin ; oui, il se sent beaucoup plus proche du modèle néolibéral anglo-saxon que du modèle français mixte tel que l’ont façonné les gaullistes, les sociaux-démocrates et les démocrates-chrétiens. Le publicitaire Thierry Saussez, qui lui est tout acquis, explique que « sa manière de faire de la politique renvoie à ce que les patrons et les salariés vivent dans leurs entreprises ». Tout est business.

Mais, finalement, en tout cela, il ne se distingue guère des droites européennes qui, comme lui, veulent démanteler l’Etat providence et approuvèrent la guerre de George Bush en Irak.

Au demeurant, son pragmatisme, son cynisme même, son « populisme » de tonalité bonapartiste, son intelligence instinctive, ne permettent nullement de le décrire en ultralibéral ou en idéologue illuminé. Enfin, même si sa proximité avec la droite néofranquiste espagnole ou berlusconienne italienne n’en fait effectivement pas un « modéré », loin de là, et même si la rhétorique agressivement extrémiste qu’il déroule, depuis quelques semaines, le déporte loin du centre, le qualifier de « facho » ou de « raciste », comme s’y risque l’extrême gauche, est une stupidité.

Pourquoi faudrait-il (à condition de ne pas abuser des camouflages logomachiques comme le fait le champion UMP quand il cite jean Jaurès ou multiplie les envolées « ouvriéristes ») que se situer à droite constitue, en soi, un délit ? On accuse également Sarkozy, ici de soutenir « l’Église de Scientologie », et là d’avoir promis à Chirac une amnistie contre son soutien. Mais il n’existe aucune preuve. Donc, on ne retient pas.

CETTE VERITE INTERDITE

Le problème Sarkozy, vérité interdite, est ailleurs. Ce que même la gauche étouffe, pour rester sagement confinée dans la confortable bipolarité d’un débat hémiplégique, c’est ce constat indicible : cet homme, quelque part, est fou ! Et aussi fragile. Et la nature même de sa folie est de celle qui servit de carburant, dans le passé, à bien des apprentis dictateurs.

Oh, évidemment, cela se murmure, au point même de faire déjà, au sein de la couche supérieure de la France qui sait, et au fond des souterrains de la France qui s’en doute, un boucan d’enfer. Les médiateurs savent, les décideurs le pressentent. Mais les uns et les autres ont comme signé un engagement : on ne doit pas, on ne doit sous aucun prétexte, le dire.

Etrange atmosphère que celle qui fait que, dans cette campagne électorale, ce qui se dit obsède peu, mais ce qui obsède énormément ne se dit pas ; que ce dont on parle au sein des médias et chez les politiques, les médias, précisément, et les politiques n’en parlent pas !

« Fou », entendons-nous : cela ne rature ni l’intelligence, ni l’intuition, ni l’énergie, ni les talents du personnage. « Fou » au sens, où, peut-être, de considérables personnages historiques le furent ou le sont, pour le meilleur mais, le plus souvent, pour le pire. Ecoutons ce que nous confie ce député UMP, issu de l’UDF, officiellement intégré à la meute « de Sarkozy » : « On dit qu’il est narcissique, égotiste. Les mots sont faibles.

Jamais je n’ai rencontré une telle capacité à effacer spontanément du paysage tout, absolument tout, ce qui ne renvoie pas à lui-même. Sarko est une sorte d’aveugle au monde extérieur dont le seul regard possible serait tourné vers son monde intérieur Il se voit, il se voit même constamment, mais il ne voit plus que ça. »

PLUS FORT QUE LUI...

Au fond, où est le mystère ? Sarkozy, c’est peut-être une qualité, est transparent. Aux autres et à lui-même. Moins il regarde, plus il se montre, s’affiche, se livre. D’autant, comme le reconnaît un publicitaire qui a travaillé pour lui, qu’il ne sait pas se réfréner, se contraindre. « Il est tellement fort, ajoute-t-il drôlement, qu’il est plus fort que lui. » La raison ne parvient jamais à censurer son tempérament. Prompt à interdire, il ne sait pas s’interdire. Quelque chose en lui, d’irrépressible, toujours, l’entraîne au-delà. « Sur un vélo, rapporte Michel Drucker qui a souvent pédalé à ses côtés, même quand il s’agit d’une promenade, il se défonce comme s’il devait constamment battre un record. »

Tous ses proches emploient spontanément la même expression : « Il ne peut pas s’empêcher » Par exemple, de dire du mal de Chirac, même quand la prudence exigerait qu’il s’en abstienne. Ainsi, en 1994, cette salve : « L’électroencéphalogramme de la Chiraquie est plat. Ce n’est plus l’Hôtel de Ville, c’est l’antichambre de la morgue. Chirac est mort, il ne manque plus que les trois dernières pelletées de terre. » Il ne peut pas s’empêcher, non plus, de se livrer à un jubilatoire jeu de massacre en direction de ceux, de son propre camp, qui ne sont pas de sa bande ou de sa tribu. « Jamais, peut-être, un leader politique n’avait aussi systématiquement pris son pied- dixit une de ses victimes au sein de l’UMP-à assassiner, les unes après les autres, les personnalités de son propre camp pour, après le carnage, rester seul entouré de ses chaouches. »

Après la défaite de 1995, ne s’est-il pas livré, dans le journal les Echos, sous pseudonyme, à une descente en flammes de ses propres comparses : François Fillon ? « Un nul qui n’a aucune idée. » Michel Barnier ? « Le vide fait homme. » Philippe Douste-Blazy ? « La lâcheté faite politicien. » Alain Juppé ? « Un dogmatique rigide. Fabius en pire. » Quant à Villepin, il s’est plu, si l’on en croit Franz-Olivier Giesbert, à lui promettre de finir « pendu au croc d’un boucher ». Vis-à-vis des autres, fussent-ils des amis politiques, aucune tendresse ! Jamais !

IL SUFFIT DE L’ÉCOUTER


Sarkozy, il suffit, au demeurant, de le lire ou de l’écouter. De quoi parle-t-il ? De lui. Toujours. Compulsivement. Psychanalytiquement. Que raconte-t-il ? Lui ! Qui prend-il comme témoin ? Lui ! Qui donne-t-il en exemple ? Lui ! Il est, jusqu’au délire parfois, sa propre préférence. Jamais hors « je ». Ce « je » qui, à l’entendre, est forcément « le seul qui », « le premier à », « l’unique capable de », « le meilleur pour ». Comme si l’univers tout entier était devenu un miroir qui ne lui renvoie plus que son reflet, quitte à entretenir constamment chez lui l’angoisse que le miroir lui dise un jour, comme à la marâtre de Blanche Neige, qu’il n est « plus la plus belle ».

C’est pourquoi, d’ailleurs - et même ses proches s’en effarent-, il vit constamment immergé dans les enquêtes d’opinion, qui, plusieurs fois par jour, ont pour objet de le rassurer sur l’évolution de son image. Un argument ne passe pas ? On y renonce. Un mot fait tilt ? On le répète à satiété. Une peur s’exprime ? On la caresse dans le sens du poil. Le public veut des expressions de gauche ? On lui en servira. Une musique d’extrême droite ? On la lui jouera. Il a même été jusqu’à faire l’éloge de la violence sociale... des marins pêcheurs.

Il commande tellement de sondages qu’il est devenu le meilleur client de certains instituts, qui, du coup, ont quelques scrupules à ne pas satisfaire son contentement de soi. Il a même réussi à inspirer à l’Ifop des sondages, publiés dans le Figaro, dont les questions quasiment rédigées par son entourage (sur l’affaire de Cachan ou la polémique avec les juges) ne permettaient pas d’autres réponses que celles qui le plébiscitaient.

IL EST « LE SEUL QUI... »


Etrangement, si, constamment confronté à son reflet, il ne cesse d’intervenir pour en corriger les ombres, sa capacité d’écoute (ou de lecture) est extrêmement faible. Invite-t-il des intellectuels médiatiques à déjeuner au ministère de l’Intérieur que l’un d’eux, Pascal Bruckner (qui pourtant le soutient), explique que, loin de s’imprégner de leurs analyses, il a pratiquement parlé tout seul. Reçue par lui, la démographe Michèle Tribalat lui écrit « J’ai pu apprécier votre conception du débat. Vous n’imaginez pas qu’un autre point de vue (que le vôtre) présente un quelconque intérêt. » D’ailleurs, il refuse les débats. Lors de ses prestations télévisées, on s’arrange pour qu’il n’ait jamais de vrais contradicteurs pouvant exercer un droit de suite. Le plus souvent, il choisit, d’ailleurs, lui-même les autres intervenants.

Cette abyssale hypertrophie du moi, à l’évidence, entretient chez Sarkozy cette hargne de conquête, de contrôle, cette boulimie de pouvoir exclusif, le conduit à éradiquer toutes les concurrences potentielles et à neutraliser, à étouffer contestations et critiques. Il suffit, d’ailleurs, de l’écouter, mais aussi de le regarder « être » et « faire ». Jamais il ne se résout à n’être qu’un membre, fût-ce le premier, d’un collectif. Forcément l’unique, le soleil autour duquel tournent des affidés. D’où sa prédilection pour un entourage de groupies de grandes qualités et de grands talents, à la vie à la mort, « une garde rapprochée » comme on dit, mais aussi de porte-serviettes et de porte-flingues, de personnages troubles encombrés de casseroles et de transfuges. Avec eux, peu de risques !

DOUBLE DISCOURS

Il y a, chez Sarkozy, une incroyable dichotomie du discours (ou plutôt du double discours). Seul peut l’expliquer le fait que le rapport à lui-même est, chez lui, à ce point central que cette centralité de l’ego épuise en elle-même, et donc en lui-même, toute contradiction. Ainsi, au lendemain de ses brutales tentatives de criminalisation de ses concurrents, Bayrou l’ayant épinglé sur l’affaire du déterminisme génétique, il déclare benoîtement « Un candidat devrait s’abstenir de toute attaque contre ses adversaires ! » Le jour même où il décide de jouer à fond, contre les candidats qui lui sont opposés - et avec quelle violence ! -, la stratégie guerrière de l’affrontement manichéen, il présente un opuscule dans lequel il explique (sous la rubrique « J’ai changé ») qu’il eut, certes, sa phase brutale, mais qu’il est désormais totalement zen et apaisé. Azouz Begag, dans son récit, rapporte que, lorsqu’il osa critiquer l’emploi du mot « racaille », le ministre de l’Intérieur hurla qu’il s’agissait d’un scandaleux manque de solidarité gouvernementale, qu’il était inconcevable qu’un ministre critique un collègue. Or, depuis des mois, il avait lui-même déclenché un tir nourri contre Chirac et Villepin, son président de la République et son Premier ministre.

D’une façon générale, il en appelle volontiers à une solidarité sans faille des siens, tout son camp devant se mettre à sa disposition, mais, pendant la crise du CPE, alors qu’il avait lui-même, le premier, préconisé ce type de contrat de travail, non seulement il en pointa soudain l’inanité et exigea son retrait, mais, en outre, il incita l’un des leaders de la révolte estudiantine à « tenir bon ». Il s’agissait, évidemment, d’achever Villepin.

COMME ON ASSASSINE TOUS LES CONCURRENTS...


A entendre les chiraquiens, même ceux qui se sont ralliés à son panache, c’est lui, Sarkozy, qui, ministre du Budget de Balladur, lança la justice sur la piste du scandale des HLM de Paris après que, dans l’espoir d’un étouffement, l’industriel Poullain, le patron d’une société de revêtement, e emmené le dossier à son lieutenant, Brice Hortefeux. Objectif ? Abattre Chirac ! C’est lui encore, prétendent-ils, qui aurait fait révéler, au Canard enchaîné, l’affaire d l’appartement d’Hervé Gaymard, en qui voyait un adversaire.

C’est lui encore q fit distiller, dans la presse, de quoi faire continuellement rebondir le feuilleton du scandale Clearstream transformé e machine à broyer et achever Dominique de Villepin. Quand, dans un grand meeting parisien, il lança que la victoire d oui au référendum européen permettrait de sortir, enfin, du modèle social fiançai n’était-il pas conscient qu’il favorisait de sorte le camp du non et, par voie de conséquence, plombait le pauvre Jean-Pierre Raffarin ? Autrement dit, soyez avec moi qui ai profité de toutes les occasions pour être contre vous. En fait Sarkozy vit ses contradictions comme une cohérente unicité de parcours dès lors que c’est lui, l’unique, le point central, qui porte et justifie cette cohérence. Ainsi, lorsqu’il accuse ses concurrents, de gauche ou centristes, d’être les candidats de la fraude, de la voyoucratie et de la dégénérescence morale, c’est le jour où Tapie, l’un des rares affairistes qui lui manquait encore, se rallie à lui.

FAILLITE MORALE, DIT-IL

Quelle capacité d’auto-amnistie cela révèle !

Car, enfin, se faire, fût-ce en partie, offrir un luxueux appartement aménagé par le promoteur qu’on a systématiquement favorisé en tant que maire, et dans l’espace dont on a, toujours comme maire, financé l’aménagement, est-ce un exemple d’attitude hautement morale ? Permettre, après qu’on fut devenu ministre, à son ancien cabinet d’avocats, en partie spécialisé dans les expulsions de locataires après vente à la découpe, de continuer à porter son nom - société Arnault Claude Nicolas Sarkozy-, ce qui s’avère d’autant plus intéressant qu’on continue à détenir un gros paquet d’actions et à toucher des dividendes -, est-ce le modèle même du comportement impitoyablement moral ? Publier un livre consacré à l’ancien ministre Georges Mandel qui se révèle, pour partie au moins, être un plagiat coupé-collé de la thèse universitaire de Bertrand Favreau, certaines erreurs comprises, est-ce la quintessence du moralisme intégral ?

Est-ce une moralité sans faille qui permit à Thierry Gaubert d’organiser son vaste système de gestion arnaqueuse du 1 % logement dans les Hauts-de-Seine à l’ombre des réseaux sarkozystes dont il fut, un temps, l’un des principaux rouages ? Est-ce sous le drapeau de la moralité qu’on envoya de gros clients très évasifs au banquier suisse Jacques Heyer qui, d’ailleurs, consuma leur fortune (celle de Didier Schuller en particulier) ? Les rapports d’affaires (ou de tentatives d’affaires) avec l’intermédiaire saoudien Takieddine étaient-ils placés sous le signe de l’intégrisme moral ? Le soutien constant apporté aux intérêts du groupe Barrière dans les casinos et les machines à sous ne fut-il dicté que par des considérations moralistes ? Pourquoi, enfin, avoir promis de rendre public son patrimoine et être le seul à s’en être abstenu ?

UN SYSTEME CLANIQUE


Sarkozy n’est pas du tout un malhonnête homme. Simplement il est, fût-ce à son corps défendant, le pur produit d’un système, celui du RPR des Hauts-de-Seine, dont Florence d’Harcourt, l’ex-députée gaulliste de Neuilly, a crûment décrit l’irrépressible mafiosisation, renforcée par le déferlement des flux financiers immobiliers générés par le développement du quartier de la Défense, dont Sarkozy tint d’ailleurs à présider l’établissement public.

Son suppléant, en tant que parlementaire, fut d’ailleurs le maire de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud, puis sa fille qui, bien qu’adjointe à la mairie de Puteaux, bénéficia en même temps d’un emploi fictif à la mairie de Neuilly. Quand Sarkozy voulu récupérer son siège de député, hop ! , on la nomma au Conseil économique et social. Devenu, à tort ou à raison, le symbole d’une certaine « ripouïsation » d’un demi-monde de politiciens locaux, Ceccaldi-Raynaud, petit dirigeant socialiste en Algérie française, dû regagner précipitamment la métropole à la suite des graves accusations dont il était l’objet, y compris d’avoir toléré des mauvais traitements dans un camp de prisonniers dont il était responsable. En France, élu de la gauche SFIO à Puteaux, il passa à droite et, lors de l’une de ses premières campagnes électorales, ses gros bras tuèrent un militant socialiste et en blessèrent d’autres.

Ensuite, il traîna derrière lui tellement de casseroles (dernière affaire : il est mis en examen dans une affaire de marché truqué de chauffage urbain) qu’il devint une sorte de mythe. Sarkozy, ce qui plaide peut-être en faveur de son sens de la fidélité, ne l’a jamais lâché, même quand, ministre des Finances, il aurait pu ou dû. Quand la fille Ceccaldi-Raynaud, députée-maire à son tour, mécontente des critiques d’un journaliste blogueur, laisse publier sur le site de la mairie une lettre laissant supposer une inclinaison infamante, Sarkozy ne moufte toujours pas. Il resta pareillement fidèle à son grand ami le député-maire de Levallois Patrick Balkany.

Quand ce dernier, archétype lui aussi du roi de la magouille affairisto-municipale, employeur à son seul profit du personnel de la mairie, accablé par la justice et accusé, en prime, de se livrer à des fellations sur menace de revolver, écarté du RPR, est défié par un gaulliste clean, Olivier de Chazeaux, qui soutint Sarkozy ? Patrick Balkany. C’est-à-dire le délinquant. Notons que les Levalloisiens, par suite d’une gestion que soutient Sarkozy, supportent une dette de 4 000 à 6 000 € par habitant. C’est, d’ailleurs, le cabinet d’avocats Sarkozy qui défend, en autres, la mairie de Levallois, laquelle accumule les contentieux.

QUI SONT SES SOUTIENS ?


Faut-il rappeler que ses principaux et premiers supporteurs dans le monde politique ne furent et ne sont pas spécialement vêtus de probité candide Alain Carignon, Gérard Longuet, Thierry Mariani, Manuel Aeschlimann (150 procédures, 600 000 € de frais d’avocats par an) et même Christian Estrosi n’ont pas précisément défrayé la chronique à cause de la blancheur immaculée de leur curriculum vitae. Il paraît même que Pierre Bédier en pince désormais pour lui.

Quant à son fan-club, qui prétendra qu’il n’est constitué que de parangons de vertu : Doc Gyneco, chargé comme un sherpa, Johnny Hallyday qui répudie la France pour ne plus payer d’impôts, comme Jean-Michel Goudard, l’un de ses principaux conseillers en communication, Antoine Zacharias, le Napoléon des stock-options ?

Certes, à l’image de Simone Veil ou de l’écrivain Yasmina Reza, de très nombreuses personnalités de grande qualité, représentant tous les milieux et toutes les professions, soutiennent également Sarkozy, y compris certaines en provenance d’une haute intelligentsia réputée de gauche, mais droitisée par leur soutien à la guerre d’Irak. Reste que le profil de ses partisans les plus enthousiastes et les plus engagés, y compris les plus faisandés des ex-petits marquis mitterrandolâtres, ne font pas nécessairement de Sarkozy (dont il n’est pas question de mettre en doute l’intégrité ou l’allergie à la déviance) le mieux placé pour dépeindre l’ensemble de ses adversaires en défenseurs de la fraude, de la délinquance et de la décadence morale.

« L’IDENTITÉ NATIONALE », PARLONS-EN...


Est-il, en revanche, fondé à se proclamer seul défenseur de « l’identité nationale » ? Mais qui se déclarait « fier d’être surnommé Sarkozy l’Américain » ?

Qui affirma, aux Etats-Unis, qu’il s sentait souvent « un étranger dans son propre pays » ?

Qui regretta que la France ait bran son droit de veto pour s’opposer à la guerre d’Irak ?

Qui stigmatisa, depuis l’Amérique « l’arrogance » dont aurait fait preuve Dominique de Villepin lors de son fameux discours devant le Conseil de sécurité de l’ONU ?

Qui, avant de confier au chiracoséguiniste Henri Guaino le soin de rédiger ses interventions, opposa sans cesse le ringardisme du « modèle français » à la modernité du modèle anglo-saxon ?

Nicolas Sarkozy pourrait d’ailleurs largement figurer dans la rubrique « Ils ont osé le dire », tant ses propos, depuis quinze ans, illustrent éloquemment tout ce qui précède, c’est-à-dire une dichotomie rhétorique qui se cristallise dans l’unicité de son exaltation du moi !

Citons, presque au hasard : « Il y en a combien qui peuvent se permettre d’aller à La Courneuve ? Je suis le seul [toujours le seul !] à être toléré dans ces quartiers. Je suis le seul ! » « J’irai systématiquement, toutes les semaines, dans les quartiers les plus difficiles et j y resterai le temps nécessaire » (2005).

« Kärcher en septembre, 200 000 adhérents [à l’UMP] en novembre. » « Racaille, le vocable était sans doute un peu faible. »

« Vous savez pourquoi je suis tellement populaire ? Parce que je parle comme les gens » (avril 2004).

« Maintenant, dans les réunions publiques, c’est moi qui fais les questions et les réponses et, à la sortie, les gens ont l’impression qu’on s’est vraiment parlé » (le Figaro, mai 2005).

« Les gens qui habitent Neuilly sont ceux qui se sont battus pour prendre plus de responsabilités, pour travailler plus que les autres. »

« Si je ne faisais pas attention, tous les jours je serais à la télévision jusqu’à ce que les téléspectateurs en aient la nausée » (1995).

« Le rôle du politique est de tout faire pour ne pas exacerber les tensions. Plus la société est fragile, moins le discours doit être brutal. La meilleure façon de faire avancer la société, c’est de la rassurer, non de l’inquiéter La réforme doit être comprise comme un ciment, non comme une rupture » (juillet 2006 dans Témoignages).

« Je n’aime pas étaler ce qui, finalement, appartient à ma vie privée. »

« La France souffre de l’égalitarisme et d’un état de nivellement. »

« Dans un monde où la déloyauté est la règle, vous me permettrez d’afficher, de manière peut-être provocante, ma loyauté envers Jacques Chirac » (juin 1992).

« Je refuse tout ce qui est artifice pour façonner à tout prix une image, les photos avec femme et enfants, la success-story, vouloir se faire aimer, poser en tenue décontractée. »

On nous dira, ensuite : il faut lui faire confiance, il faut le croire. Mais où est le filet de sécurité ?

LE VRAI DANGER

On évoque obsessionnellement le danger Le Pen. Il existe un risque, en effet. Un terrible risque que, comme en 2002, le leader de l’extrême droite déjoue tout les pronostics et porte ainsi un nouveau coup à notre système démocratique. Mais tout le monde sait que Le Pen, lui, ne sera pas élu président de la République. Heureusement, il ne dispose, lui, contrairement à son adversaire - concurrent de droite (à l’égard duquel il fait preuve d’une certaine indulgence), ni du pouvoir médiatique, ni du pouvoir économique, ni du pouvoir financier. Pouvoirs qui, en revanche, si Sarkozy était élu - et il peut l’être -, ainsi que le pouvoir policier et militaire, seraient concentrés, en même temps que les pouvoirs exécutif et législatif, entre les mêmes mains, lesquelles disposeront, en outre, d’une majorité au Conseil constitutionnel, au CSA et au sein de la plupart des institutions du pays.

Hier, le journal la Tribune trappait un sondage parce qu’il n’était pas favorable à Sarkozy ; une publicité pour Télérama était interdite dans le métro parce qu’elle était ironique à l’égard de Sarkozy ; un livre était envoyé au rebut, le patron d’un grand magazine également, parce qu’ils avaient importuné Sarkozy ; Yannick Noah était censuré, parce que ses propos déplaisaient à Sarkozy. Aucun journal, fût-il officiellement de gauche, n’a échappé aux efficaces pressions de Sarkozy.

Voter Sarkozy n’est pas un crime. C’est même un droit. Nous ne dirons pas, nous, que ce candidat représente la fraude, la délinquance, l’anti-France et la faillite morale.

Nous voudrions simplement qu’on se souvienne plus tard - quitte, ensuite, à nous en demander compte - que nous avons écrit qu’il représente pour la conception que nous nous faisons de la démocratie et de la République un formidable danger.

S’il est élu, nous savons que nous pourrions en payer le prix. Nous l’acceptons !

14 au 20 avril 2007 / Marianne

Posté par kazal à 02:29 - SARKO SHOW - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

TOUT A FAIT D ACCORD AVEC VOUS

ANNA

Posté par ANNA, 03 mai 2007 à 16:34

François Mitterrand était-il un sociopathe ?...

La victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle va donner à l’opposition toutes sortes de raisons pour développer des discours comme le vôtre et je me permets d’y répondre en vous renvoyant la balle avec une question qui est celle-ci : FRANÇOIS MITTERRAND ÉTAIT-IL UN SOCIOPATHE ?...

Cette question est loin d’être anodine et il me semble nécessaire de rappeler le niveau de corruption de la Mitterrandie et la pathologie qu’elle révèle…

Prenons par exemple une affaire comme le DÉTOURNEMENT DES INDEMNITÉS DE LA GUERRE DU GOLFE 90/91 qui se monte à près de 3,5 milliards de dollars:

http://www.planete-ump.fr/t602-D%C3%A9tournement-des-indemnit%C3%A9s-de-la-…

Ce colossal détournement de fonds publics est, malheureusement, une horrible réalité et la diffusion de cette information sur le Web – près de 10 000 connexions à ce jour sur différents sites – prouve que le système politique français est gravement bloqué, et qu’il nécessaire de se poser la question de savoir si la V République n’est pas devenue un authentique TOTALITARISME MAFIEUX !!!...

Je rappelle que les conditions d’INDEMNISATION de nos SOLDATS BLESSÉS, ou TUÉS en OPÉRATIONS EXTÉRIEURES, sont très basses, et que, par exemple, les victimes du « syndrome du Golfe », n’ont quasiment rien touché pour avoir respiré de la poussière d’uranium, ou des gaz neurotoxiques, lors de l’Opération Tempête du Désert, et qu’ils ont développé, par la suite, des cancers et des troubles neurologiques…

Que cette injustice, ce crime, ait provoqué pu une insurrection de quelques éléments particulièrement déterminés de la Défense est-il une réelle surprise ?

Personnellement, j’en doute, et l’apparition du mystérieux groupe de pression à caractère terroriste AZF pourrait bien être la réponse particulièrement déterminée au franchissement d’une véritable « Ligne rouge » de nos dirigeants politiques dans le domaine de la corruption :

http://www.planete-ump.fr/t1045-Reapparition-du-groupe-AZF.htm

D’autre part en ne résolvant pas le problème, rien n’empêche, qu’à l’avenir, de tels détournements de fonds puissent se reproduire car le fonctionnement des structures étatiques n’est en aucune façon amélioré .

Mais la principale question reste celle-ci : « COMMENT A-T-ON PU EN ARRIVER LÀ ?... »…

Il y a vraisemblablement une bonne demi-douzaine de causes, mais la principale me semble être la personnalité même de François Mitterrand qui restera, de toute façon, comme le principal RESPONSABLE de ce crime d’État.

Afin de répondre à cette interrogation, et éviter à l’avenir que ce type de détournement de fonds publics puisse se répéter, il est nécessaire de CORRIGER LE FONCTIONNEMENT DE NOS INSTITUTIONS qui se sont progressivement perverties sous Mitterrand.

Et il me tout aussi nécessaire d’analyser la véritable personnalité de François Mitterrand pour essayer de comprendre par quel PROCESSUS PSYCHOLOGIQUE et social un personnage aussi douteux ait pu prendre en charge la destinée de notre pays.

Pour comprendre le véritable ressort de la personnalité de « l’arsouille », comme l’appelait si bien le général de gaulle, il me semble nécessaire de se reporter aux dernières études de psychiatrie sur la PSYCHOPATHOLOGIE et en particulier sur l’étude de la structure mentale des PSYCHOPATHES .

Je reprends la définition de la PSYCHOPATHIE par le DSM-IV ( Classification mondiale des maladies mentales par l’OMS ) : « dérangement mental caractérisé par une personnalité antisociale aiguë, et par une insensibilité à la souffrance du prochain »…

Mais s’il vaut mieux réserver le terme de SOCIOPATHES aux délinquants pervers , et celui de PSYCHOPATHES aux personnalités "borderline" (proches des troubles affectifs) - car dans l'un c'est un caractère qui est en cause et dans l'autre ce sont des symptômes impulsifs qui posent problèmes – il n’en demeure pas moins que le terme de sociopathe n’a aucune définition réelle en psychiatrie et qu’il est nécessaire d’étudier la psychopathie d’une personne si l’on veut étudier sa sociopathie, c'est-à-dire sa capacité de nuisance sociale …

A ce titre, l’ouvrage intitulé PONÉROLOGIE POLITIQUE d’Andrew M. Lobaczewski, (édition pilule rouge) psychiatre polonais ayant étudié la structure mentale typique des dirigeants et des cadres de la dictature communiste de l’Europe de l’Est propose une analyse intéressante – bien qu’en partie critiquable - sur l’apparition et le développement des TOTALITARISMES .

La Ponérologie Politique est une nouvelle science qui étudie la « Nature du Mal adaptée à des Buts Politiques ».

Afin de vous donner une idée de l’importance de la psychopathie dans le fonctionnement des totalitarismes je rapporte un texte de Martha Stout, tiré de « Le Sociopathe à proximité / the Sociopath next door » :

« IMAGINEZ - si vous pouvez – NE PAS AVOIR DE CONSCIENCE, pas du tout, AUCUN SENTIMENT DE CULPABILITÉ ou de REMORDS, peu importe ce que vous faites, AUCUN SENS de LIMITATION, d'ATTENTION pour le bien-être des étrangers, des amis, ou même des membres de la famille.

IMAGINEZ AUCUNE LUTTE AVEC LA HONTE, pas une seule dans toute votre vie, peu importe quel genre d'action égoïste, paresseuse, nuisible, ou immorale vous aviez fait.

Et FEIGNEZ que le CONCEPT DE RESPONSABILITÉ vous soit INCONNU, sauf comme un fardeau que les autres semblent accepter sans se poser de questions, comme des imbéciles crédules.

Ajoutez maintenant à cette fantaisie étrange la capacité de cacher aux autres que votre conformation psychologique diffère radicalement de la leur. Puisque chacun suppose simplement que la conscience est universelle parmi les gens, cacher le fait d'être sans conscience vous est presque facile.

Vous ne vous retenez pas de vos désirs par la culpabilité ou la honte et vous n'êtes jamais confronté par d'autres pour votre sang-froid. L'eau glacée dans vos veines est si bizarre, si complètement en dehors de leur expérience personnelle, qu'ils devinent même rarement votre condition.

Autrement dit, vous êtes complètement sans contraintes internes et votre souveraine liberté de faire comme il vous plaît, sans tourments de conscience, est fort à propos invisible au monde.

Vous pouvez faire tout, et même votre avantage étrange sur la majorité des gens, qui sont tenus en ligne par leurs consciences, restera très probablement non découvert.

Comment vivrez-vous votre vie ?

Que ferez-vous avec votre avantage énorme et secret et avec le handicap correspondant des autres gens (la conscience) ?

La réponse dépendra en grande partie de juste ce que vos désirs se trouvent être, parce que les gens ne sont pas tous les mêmes. Même ceux profondément sans scrupules ne sont pas tous les mêmes.

Quelques personnes - qu'elles aient une conscience ou non - favorisent le bien-être de l'inertie, tandis que d'autres sont remplies de rêves et d'ambitions folles. Quelques êtres humains sont brillants et doués, certains sont ternes et surtout, conscience ou pas, sont quelque part entre les deux. Il y a les gens violents et les non-violents, les individus qui sont motivés par la soif de sang et ceux qui n'ont aucun appétit de ce genre. [...]

Pourvu que vous ne soyez pas arrêtés de force, vous pouvez tout faire. Si vous êtes nés au bon moment, avec un certain accès à une fortune familiale et que vous ayez un talent spécial pour fouetter la haine des autres et le sens de privation, vous pouvez vous arranger pour tuer un grand nombre de gens peu soupçonneux. Avec assez d'argent, vous pouvez accomplir cela de loin et vous pouvez vous asseoir sans risque et observer avec satisfaction. [...]

Fou et effrayant - et réel, dans 4 pour cent environ de la population . On considère que le taux de fréquence pour les désordres alimentaires anorexiques est évalué à 3,43 pour cent, jugé presque épidémique, et pourtant ce chiffre est une fraction plus faible que le taux de personnalité antisociale.

Les désordres très en vue classés comme schizophrénie arrivent à seulement environ 1 pour cent [de la population] - un simple quart du taux de la personnalité antisociale - et les Centres pour le Contrôle de la Maladie et la Prévention disent que le taux de cancer du côlon aux Etats-Unis, considéré "élevé de façon alarmante," est d'environ 40 pour 100.000 - cent fois plus bas que le taux de la personnalité antisociale.

La haute incidence de la sociopathie dans la société humaine a un effet profond sur le reste d'entre nous qui devons, aussi, vivre sur cette planète, même ceux de nous qui n'avons pas été cliniquement traumatisés. Les individus qui constituent ces 4 pour cent drainent nos relations, nos comptes bancaires, nos accomplissements, notre respect de soi, notre paix même sur Terre.

Etonnamment pourtant, beaucoup de personnes ne connaissent rien de ce trouble, ou s'ils le connaissent, ils pensent seulement en termes de psychopathie violente - meurtriers, tueurs en série, bouchers - les gens qui ont sensiblement enfreint la loi plusieurs fois et qui, s'ils sont attrapés, seront emprisonnés, peut-être même mis à mort par notre système légal.

Nous ne sommes généralement pas conscients, ni n'identifions pas non plus d'habitude, le plus grand nombre de sociopathes non-violents parmi nous, les gens qui ne sont pas souvent des transgresseurs flagrants de la loi et contre qui notre système légal formel fournit peu de défense.

La plupart d'entre nous n'imaginerait pas de correspondance entre le dessein d'un génocide ethnique et, disons, mentir innocemment à son patron à propos d'un collègue. Mais la correspondance psychologique n'est pas seulement là; c'est terrifiant. Simple et profond, le lien est l'absence de mécanisme intérieur qui nous culpabilise, émotionnellement parlant, quand nous faisons un choix que nous voyons comme immoral, contraire à la morale, négligent, ou égoïste.

La majorité d'entre nous se sent doucement coupable si nous mangeons le dernier morceau de gâteau dans la cuisine, sans parler de ce que nous ressentirions si nous nous mettions à faire du mal intentionnellement et méthodiquement à une autre personne.

Ceux qui n'ont aucune conscience du tout sont un groupe à part entière, qu'ils soient des tyrans homicides ou simplement des snipers sociaux impitoyables.

La présence ou l'absence de conscience est une division humaine profonde, probablement plus significative que l'intelligence, la race, ou même le sexe.

Ce qui différencie un sociopathe qui vit du travail des autres de celui qui vole de temps en temps dans les magasins de quartier, ou de celui qui est un requin de la finance contemporain - ou ce qui fait la différence entre un voyou ordinaire et un meurtrier sociopathe - n'est rien de plus que le statut social, l'impulsion, l'intellect, la soif de sang, ou la simple occasion.

Ce qui distingue tous ces gens du reste d'entre nous est un trou tout à fait vide dans le psychisme, où il devrait y avoir la plus développée de toutes les fonctions d'humanisation. »

Après cette analyse sommaire mais relativement stupéfiante il faut signaler que les études réalisées par différents chercheurs estiment que la population des étudiants psychopathes à l’entrée à l’Université est estimée à près de 5% , mais que la répartition est de 10% chez la population masculine et 1% chez la population féminine …

Ces récentes études sur la psychopathie humaine sont fondamentales pour la compréhension de la naissance et le développement des TOTALITARISMES.

Andrew M. Lobaczewski raconte dans son ouvrage comment, en tant qu’étudiant, il a vu arriver le premier commissaire politique à l’Université et la façon dont près de 6% DES ÉTUDIANTS se sont alignés sur le dogme COMMUNISTE…

Ce pourcentage de psychopathes près à abuser sans scrupule des autres se retrouve à peu près dans tous les groupes, tous les régimes, toutes les époques, toutes les entreprises…

En avoir connaissance, et savoir l’identifier est fondamental pour LUTTER contre les TOTALITARISMES, qu’ils soient nazis, communistes, ou ISLAMISTES…

Afin d’avoir une idée relativement précise de la personnalité psychopathe, j’ajoute une description supplémentaire, celle de Wiggins :

« Dans son résumé de nombreuses découvertes précédentes …indique que ces individus sont prompts à la colère, à l’irritation et à l’exploitation de leur entourage. Ils sont arrogants, manipulateurs, cyniques, exhibitionnistes, avides de sensations fortes, et ne cherchent que leur propre profit. En ce qui concerne leurs modèles d’échanges sociaux (Foa & Foa), ils s’attribuent amour et statut social, se voient comme précieux et importants, mais ne donnent ni amour ni statut social aux autres, qu’ils voient comme sans valeur significative.. »

Si le terme de SOCIOPATHIE me semble tout à fait justifié comme caractéristique psychologique applicable à François Mitterrand, surtout en raison du détournement des indemnités de la guerre du Golfe et de ses conséquences sociales – le développement de très importants dysfonctionnements au sein du fonctionnement de l’État - , il n’en demeure pas moins que certains psychopathologues préféreront souligner (en privé…) la psychopathie du personnage.

Je laisse aux psychopathologues le soin de discuter de la véritable pathologie mentale de François Mitterrand, mais je me pose, malgré tout, une question qui est celle-ci : « Lors du détournement des indemnités de la guerre du Golfe, François Mitterrand a-t-il ressentit une JOUISSANCE particulière dans l’HUMILIATION de nos militaires, qui n’ont rien pu dire, car ils sont aux ordres du pouvoir politique ? »

Cette question n’est pas anodine car elle soulève le problème de l’éventuelle PERVERSITÉ d’un président, c'est-à-dire d’une possible JOUISSANCE SADIQUE d’humilier l’autre dans l’exercice d’un pouvoir quasiment total…

Cette appréciation demande un développement, et je vais reprendre quelques analyses psychiatriques et psychologiques afin d’étayer mon argumentation :

« Le vecteur conduite est la résultante d'une riche gamme de composantes, parmi lesquelles priment un codage génétique en chaînes de polynucléotides, une information codée dans le tissu neuronique des hémisphères encéphaliques par action des afférences de données au cours de toute la vie, depuis sa mise en place dans l'utérus maternel, et les processus d'élaboration de modèles mentaux à partir de cette information stockée, plus … il y a la pression exercée par le milieu social et physique extérieur, le milieu biochimique interne, l'action physicochimique de toutes les structures anatomiques sur les noyaux cérébraux.
Tout cet ensemble de facteurs détermine des modèles de conduite possibles mais malheureusement très réduites en nombre ; de cette façon nos degrés de liberté sont saturés et limités….L'humain se comporte parfois comme un robot conditionné par les implacables pressions du milieu interne et externe, sa conduite se transforme ainsi en simples réactions réflexes…

… le réseau nerveux des configurations non seulement dispersées, mais aussi affectées de schémas de connexions internucléoganglionnaires différents représentées par les différentes ethnies, mais encore au sein même de celles-ci.

Ceci n'est pas le plus grave. Le tronc nerveux aux niveaux du noyau réticulaire central et du fascicule cunéiforme, du noyau pontique caudal et du noyau réticulaire oral du pont ainsi que des noyaux déterminés intégrés à l'environnement du système limbique (les termes neurologiques sont d’origine espagnole), présente des formations dendritiques classifiées comme paléoencéphaliques dans toutes ses caractéristiques, puisque ses réseaux engramment des règles d'actions instinctives héritées de nos ancêtres animaux.

Celles-ci modulent des modèles de conduite agressive ou compulsive si sensible au milieu physico-biologique que non seulement elle empêche la liberté de décision élaborée dans le cortex, mais elle pousse aussi vers des pratiques irrationnelles et sauvages très dangereuses, car elles sont dotées d'une auréole émotionnelle qui était inconnue chez nos ancêtres mammifères.

Ainsi s'expliquent les conduites sadosexuelles, les réactions psychopathiques criminelles, la génération de plaisir chez les tortionnaires, les compulsions délirantes de domination et d'accumulation de richesses au mépris absolu du droit qui pourrait secourir ceux qui sont préjudiciés … »

Ce texte, traduit de l’espagnol, souligne surtout notre ANIMALITÉ, évidement variable suivant les individus, ainsi que le déterminisme de nos comportements qui sont souvent de véritables automatismes neurologiques…

Cette brève description me permet d’aborder une composante essentielle du comportement humain qui est celui du SADISME de certains individus… Il y a un terme du psychiatre Albert Schrenk-Notzing (1862-1929) qui définit relativement bien cette pathologie d’une façon beaucoup plus précise et c’est ALGOLAGNIE, du grec « αλγος » (douleur), et de « λαγνεια » (plaisir ou luxure), car il fait exactement allusion aux deux centres neurologiques affectés que sont les noyaux internes du système limbique ainsi que ceux du système hypothalamique , qui traitent les émotions, ainsi que la douleur et le plaisir …

Mais si le sadisme est, plus ou moins, au fond de chaque être humain, c’est le rôle de l’éducation et de la religion d’enseigner les règles morales capables de corriger cette tendance, ainsi que d’autres déviances… Ces tendances sont contrôlées par l’éducation, et tout adulte qui a élevé des enfants est parfois confronté, un jour ou l’autre, au besoin de rappeler ces RÉGLES MORALES de comportement, notamment celui ne pas faire souffrir son prochain…

Je vous rappelle la parole du Christ : « Aime ton prochain comme toi-même … Ne fait pas à autrui ce que tu ne veux pas que l’on te fasse , etc … ».

Mais les câblages neurologiques peuvent parfois être tellement anormaux que l’on arrive à l’horrible combinaison où la jouissance sexuelle est intrinsèquement liée au plaisir de faire souffrir l’autre, et que les préceptes moraux n’ont aucune efficacité.

Chez certains individus l’ HÉRITAGE GÉNÉTIQUE est tellement mauvais que des cerveaux particulièrement mal conformés, dès la conception, forment ensuite des adultes tout à fait monstrueux. .. Du point de vue neurologique il y a ainsi l’horrible combinaison qui touche moins de 1% de la population masculine et qui coordonne simultanément, et d’une manière étrange, [Douleur + Plaisir] et ceci indépendamment du statut social, intelligence, moralité…

Cela veut dire de certains individus jouissent réellement du point de vue sexuel, lorsqu’ils ont la possibilité de faire souffrir l’autre...

Cette structure mentale horrible qui mêle à la fois la souffrance de l’autre et le plaisir sexuel est une anomalie neurologique définitive et les individus qui possèdent une telle tare neurologique sont, par exemple, certains tortionnaires des camps de concentrations…

Dans les pires des cas, des crimes effrayants comme celui des pédophiles qui assassinent dans une jouissance sexuelles des enfants ont lieu. Cette horrible pathologie mentale a une cause GÉNÉTIQUE en raison d’un mauvais « câblage » neurologique qui explique la rechute des pédophiles après leur sortie de prison…

LORQUE NICOLAS SARKOZY DEMANDE L’ISOLEMENT DU RESTE DE LA SOCIÉTÉ DES CRIMINELS SEXUELS PÉDOPHILES, IL A RAISON !!!...

En effet, il n’y a, pour ces cas pathologiques gravissimes, rien à faire, mis à part les empêcher de nuire.

CES TARES SONT RARES, ET SONT DUES A DES CÂBLAGES NEUROLOGIQUES ABERRANTS …

Mais il y a pire.

Les effets létaux du Sadique le sont beaucoup plus avec une DANGEREUSE PSYCHOPATHIE car lorsque les deux syndromes [Sadisme + Psychopathie] se mélangent, et l’on arrive alors à la cruauté absolue, à l’ ANIMALITÉ quasi-totale…

Ce syndrome semble avoir été celui de Hitler, Staline, ou Pol Pot… .

Certains chercheurs avancent d’ailleurs que les Leaders les plus pathogènes, dont le niveau d’intelligence est supérieur à la moyenne, possèdent une telle tare qui les rend insensibles aux douleurs physiques et mentales de ceux qui sont en dehors du groupe de familiers ou des adeptes , mais aussi leur permet de polariser de nombreux soumis autour d’eux…

Car s’il y a des dominateurs sadiques, il y aussi ceux qui adorent être placés en position de soumission par rapport à leur Maîtres sadiques, qu’ils élèvent à la hauteur de demi-dieux…

Rappelez-vous la ferveur de la population allemande pour Adolf Hitler, ou encore le culte réservé à Staline, « petit père des peuples », qui a envoyé quelques dizaines de millions de ses compatriotes au goulag…

Ce syndrome mental du dirigeant totalitaire est caractérisé par la fusion de manière stricte :

[Douleur d’autrui + Plaisir personnel + Insensibilité émotionnelle envers l’esprit d’autrui]

Les dirigeants qui sont affectés de cette tare , qui est la pire, peuvent être qualifié de DIRIGEANTS VERMINES , car ils ont été les dirigeants des grands régimes totalitaires qui ont ensanglantés la planète au siècle dernier.

Toute discussion avec ce type de personnalité perverse, retors, psychopathe et sadique, est VOUÉE A L’ECHEC car ils ne comprennent que la contrainte, ou les armes…

Faut-il rappeler Edouard Daladier et Chamberlain face à Hitler ?…

Nos démocraties doivent se protéger de ce type de personnalités qui peuvent progressivement entraîner des peuples dans des psychoses collectives, et la première façon est d’abord de connaître ces types de psychopathologie.

Je ne peux que rappeler que nous avons à faire actuellement à l’émergence d’un nouveau totalitarisme qui est l’ ISLAMISME et que la structure mentale des dirigeants d’une République islamique totalitaire ne pourra être que similaire avec la structure qui rassemble les deux syndromes [Sadisme + Psychopathie] , avec, en plus, des justification religieuses délirantes…

Observez bien la cruauté du gouvernement actuel de l’Iran avec les exécutions publiques, les lapidations, la volonté de détruire Israël, etc… La situation est assez semblable à celle des années 30…

En conclusion, il faut retenir que la psychopathie d’un dirigeant peut emmener un pays vers le totalitarisme s’il est suivi par les 5% de psychopathes de la société, et qu’une PARANOÏA COLLLECTIVE s’installe ensuite…

Pour revenir à François Mitterrand, la question est celle-ci : « Quelle est la pathologie mentale qui se cache derrière le fait qu’il ait pu dérober les indemnités de la guerre du Golfe sans aucun remords, sans aucun doute, sans aucun questionnement intérieur, et qu’il l’a fait, de plus, vraisemblablement, en prenant un plaisir pervers, un plaisir sadique ? … »

Jean-Charles DUBOC

Posté par Jean-Charles DUB, 30 septembre 2007 à 16:53

Merci
commentaire voir veritable article fort instructif..
posant la notion de sociopathie...et de PONÉROLOGIE POLITIQUE...en tout cas un problème de cablage il doit y avoir chez moi parce que cet article nous apprend que mitterrand est toujours vivant...pourtant il me semblait bien que ...c'était Sarkosy maintenant et que Mitterand était mort et enterré...
Remarquez puisque d'après vous mitterrand était un sociopathe y'a 20 ans alors sarko à bien le droit d'être un psychopathe maintenant lol ...
quel délicat sophisme!
Je vous envoie sur ce point à ma rubrique les malheurs de sophisme.... sur ce blog
le fond est très interéssant et invite au débat sur la philosophie du pouvoir donc merci!
et puis vous parlez d'opposition et vous êtes gentil, je ne savez pas non plus qu'il y avait une véritable opposition dans ce pays... j'ai vaguement entendant parler d'un cabinet fantome, de propositions spectrales, de zombies militants;
de dame blanche dans la poitevin tout ça étant démentis par nos médias éclairés et indépendants vraiment merci de nous concéder une existence hoooooooooooou hoooooooooou comme on croit aux mauvais esprits!

kazal

Posté par kazal, 30 septembre 2007 à 20:43

Les dirigeants sociopathes

Votre article intitulé « Sarkozy est-il un psychopathe ? » est extrêmement intéressant et pose le problème, d’un point de vue psychologique, des réelles motivations de nos dirigeants, qu’ils soient de droite ou de gauche…

Mais que signifie cette soif de pouvoir ?... Est-ce réellement sain ?...

Il y deux mille ans, Platon écrivait déjà : « LE POUVOIR REND FOU, ET LE POUVOIR TOTAL REND TOTALEMENT FOU !… »

La force d’une démocratie est justement de remettre régulièrement en cause la personnalité d’un dirigeant, et les certitudes de ceux qui le soutiennent parfois bien aveuglément…

Je récuse votre affirmation « …parce que cet article nous apprend que Mitterrand est toujours vivant… » : Non, c’est faux, il est bel et bien mort, sauf dans l’esprit de ses idolâtres !!!…

D’ailleurs, je viens de mettre un article intitulé « MITTERRAND ÉTAIT-IL UN SOCIOPATHE ? » sur mon blog ‘Euroclippers et le formation humaine des jeunes’, qui reprends le thème de la sociopathie :

http://euroclippers.typepad.fr/
Cette approche est tout à fait nouvelle, et vous pouvez la découvrir dans les études concernant les PSYCHOPATHES DANS LES ENTREPRISES:

http://www.actuchomage.org/print.php?sid=2212
Tout ceci est remarquable, car il y a quelques années, cela aurait été considéré comme un crime de « lèse-majesté »… En effet, l’on en vient à se poser des questions sur la santé mentale de nos dirigeants politiques en prenant pour référence des études de psychiatrie et de psychologie…

Pour revenir au débat ‘gauche-droite’, une véritable opposition est absolument nécessaire dans notre démocratie et elle ne pourra réapparaître qu’avec une jeune génération de « Gauche » capable d’être réellement critique avec le passé Mitterrandien… Nous ne sommes bien loin…

L’autocritique - que dis-je ? l’auto analyse! - risque d’être assez difficile pour la gauche, pour ne pas dire insupportable, mais c’est pourtant la seule solution…

En attendant, les ténors socialistes viennent manger, les uns après les autres, dans la gamelle sarkozienne !...

Quelle tristesse, quelle fin pour la Mitterrandie !....

Jean-Charles Duboc

Posté par J.C. DUBOC, 09 octobre 2007 à 11:50

oui

je partage votre analyse et votre questionnement!
et dirais même que sociopathie me paraît plus pertinent pour penser le problème globalement!
c'est qu étant sociopathe moi-même ça me genait que l'autre le soi aussi!
Merde alors lol
je suis d'accord avec la notion d'autocritique de la gauche mais avec une guerre de retard, le salut ne peux venir que de l'action politique pragmatique!
pas le temps voilà... de reunir des états généraux, poser des doléances, palabré, geindre, allumer des ampoules, se mortifier etc....
Problème egale solution conforme au principe et à la vision d'avenir pour le pays!
la droite n'a jamais été complexé, c'est la gauche qu'il l'est ( et oui on peut être efficace en politique en pensant globalement et en agissant localement en montrant les repercutions concrète d'idées soi disant abstraites, c'est cette médiation qui a été raté )
le problème c'est pas le passé c'est la vision de l'avenir....
faudra prendre l'initiative pour s'opposer!
un grand merci
stanislas kazal

Posté par kazal, 10 octobre 2007 à 02:15

Mitterrand sociopathe?...

Le terme de « sociopathe » me semble bien mieux adapté et je ne peux que recommander l’ouvrage de Martha Stout « The sociopath next door » qui développe cet aspect de la sociopathie chez les personnes parfaitement insérées dans la société…

Il est très difficile de qualifier une personnalité politique de « psychopathe », mis à part dans les totalitarismes, tout simplement parce que ce terme est utilisé pour un type de délinquant très bien défini et certains auteurs préfèrent utiliser l’expression « d’organisation de la personnalité à expression psychopathique » qui enlève la connotation négative, et souvent définitive, applicable au psychopathe.

Les critères diagnostiques de la psychopathie, trouble de la personnalité habituellement repéré en raison de l’écart considérable qui existe entre le comportement et les normes sociales établies, ont été définis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) selon la CIM 10 distinguant la PERSONNALITÉ DYSSOCIALE (F60.2) :

(a) Une indifférence froide envers les sentiments d’autrui.
(b) Une attitude irresponsable manifeste et persistante, un mépris des règles et des contraintes sociales.
(c) Une incapacité à maintenir durablement des relations, alors même qu’il n’existe pas de difficulté à établir des relations.
(d) Une très faible tolérance à la frustration et un abaissement du seuil de décharge de l’agressivité, y compris de la violence.
(e) Une incapacité à éprouver de la culpabilité ou à tirer un enseignement des expériences, notamment des sanctions.
(f) Une tendance nette à blâmer autrui ou à fournir des justifications plausibles pour expliquer un comportement à l’origine d’un conflit entre le sujet et la société. Le trouble peut s’accompagner d’une irritabilité persistante.

Dès1801, la psychopathie a été étudiée par le psychiatre français Philippe Pinel qui observa et décrivit un certain groupe de patients présentant des comportements impulsifs et autodestructeurs sans cependant manifester de troubles de la capacité de raisonnement. Il a désigné ce syndrome sous le terme de « manie sans délire. ».

En 1941, le psychiatre Hervey Cleckley publiait la première édition de son livre « Le masque de la santé mentale » (The Mask of Sanity) l’un des premiers ouvrages à décrire le psychopathe et le syndrome associé.

Parmi les divers travaux sur la psychopathie, effectués dans le milieu carcéral, on trouve L’ÉCHELLE DE PSYCHOPATHIE DE HARE (psychopathy check-list) élaborée à l’Université de Colombie-Britannique, à Vancouver (Canada), par le psychologue Robert Hare qui s’est inspiré des 16 critères de psychopathie proposés par Cleckley.

Elle a été utilisée pour la première fois en 1980 dans des prisons canadiennes et elle est définie par 20 caractéristiques psychologiques permettant d’évaluer l’expression psychopathique:

1. CHARME NATUREL ET SUPERFICIEL - la tendance à être doux, engageant, charmant, brillant et verbalement aisé. Le charme psychopathique n'est pas du tout timide, embarrassé, ou ayant peur de dire quoi que ce soit. Un psychopathe ne devient jamais muet. Ils se sont libérés des conventions dans la conversation, par exemple.

2. GRANDIOSE VALEUR PROPRE - une vue extrêmement gonflée de ses capacités et de sa valeur propre, sûr de soi, arrêté dans ses opinions, insolent, vantard. Les psychopathes sont des gens arrogants qui croient qu'ils sont des gens supérieurs.

3. BESOIN DE STIMULATION ou PRÉDISPOSITION À L'ENNUI - un besoin excessif de roman, stimulation palpitante et passionnante de prendre des risques et de faire des choses qui sont risquées. Les psychopathes ont souvent une basse auto-discipline dans l'exécution des tâches jusqu'à l'achèvement parce qu'ils sont facilement ennuyés. Ils échouent à travailler sur le même travail pendant une durée quelconque, ou de finir des tâches qu'ils considèrent comme mornes ou ordinaires.

4. MENSONGE PATHOLOGIQUE - peut être modéré ou haut; en forme modérée, ils seront sagaces, astucieux, rusés et intelligents; en forme extrême, ils seront trompeurs, fourbes, sournois, sans scrupules, manipulateurs et malhonnêtes

5. ESCROC ET MANIPULATEUR - l'utilisation de duperie et tromperie pour tricher, duper, ou frauder les autres pour leur gain personnel; distingué de l'Article #4 dans le degré auquel l'exploitation et la cruauté dure sont présents, comme reflété dans un manque de souci pour les sentiments et la souffrance de ses victimes.

6. MANQUE DE REMORDS OU CULPABILITÉ - un manque de sentiment ou de souci pour les pertes, douleur et souffrance des victimes; une tendance à être insouciant, impartial, cœur de pierre et non empathique. Ce point est d'habitude démontré par un dédain pour ses victimes.

7. PEU PROFONDEMENT AFFECTE - pauvreté émotionnelle ou une gamme ou une profondeur limitée de sentiments; froideur interpersonnelle malgré les signes d'être socialement ouvert.

8. DURETÉ et MANQUE D'EMPATHIE - un manque de sentiments envers les gens en général; froid, dédaigneux, inconsidéré et indélicat.

9. STYLE DE VIE PARASITE - une dépendance financière intentionnelle, manipulatrice, égoïste et exploitante des autres, comme reflétée dans un manque de motivation, faible autodiscipline et incapacité de commencer ou d'achever des responsabilités.

10. PAUVRES CONTROLES COMPORTEMENTAUX - expressions d'irritabilité, mécontentement, impatience, menaces, agression et injure; contrôle inadéquat de la colère et du caractère; agit hâtivement.

11. PROMISCUITÉ SEXUELLE - une variété de relations brèves, superficielles; nombreuses affaires et une sélection aveugle de partenaires sexuels; le maintien de plusieurs relations en même temps; une histoire de tentatives de contraindre sexuellement d'autres personnes dans l'activité sexuelle ou étant très fier dans ses discussions de ses exploits sexuels ou de ses conquêtes.

12. PROBLÈMES DE COMPORTEMENT DES LE JEUNE AGE - une variété de comportements avant l'âge de 13 ans, y compris mensonge, vol, tromperie, vandalisme, intimidation, activité sexuelle, pyromanie, intoxication à la colle, utilisation d'alcool et fugue du domicile.

13. MANQUE DE BUTS RÉALISTES, À LONG TERME - une incapacité ou un échec persistant de développer et exécuter des plans et des buts à long terme; une existence nomade, sans but, manquant de direction dans la vie.

14. IMPULSIVITE - la présence de comportements qui sont non prémédités et un manque de réflexion ou de planification; l'incapacité de résister à la tentation, à des frustrations et à de fortes envies; un manque de délibération sans considérer les conséquences; imprudent, impétueux, imprévisible, irrégulier et insouciant.

15. IRRESPONSABILITÉ - l'échec répété d'accomplir ou d'honorer des obligations et des engagements; comme des factures impayées, manquant à ses engagements aux prêts, exécutant un travail négligé, étant absent ou le dernier à travailler, échouant à honorer des accords contractuels.

16. ÉCHEC D'ACCEPTER LA RESPONSABILITÉ DE SES PROPRES ACTIONS - un échec d'accepter la responsabilité de ses actions reflété dans une honnêteté faible, une absence d'accomplissement du devoir; manipulation antagonique par le déni de sa propre responsabilité et un effort de manipuler les autres par ce déni.

17. BEAUCOUP DE RAPPORTS MATRIMONIAUX À COURT TERME - un manque d'engagement dans une relation à long terme, reflété dans des engagements inconséquents, peu fiables et incertains dans la vie, y compris matrimoniaux.

18. DÉLINQUANCE JUVÉNILE - problèmes de comportement entre les âges de 13-18 ans; surtout les comportements qui sont des crimes ou impliquent clairement les aspects d'antagonisme, l'exploitation, l'agression, la manipulation, ou une prédisposition à être dur, impitoyable.

19. RÉVOCATION DE SORTIE CONDITIONNELLE - une révocation de liberté surveillée ou d'autre sortie conditionnelle en raison de violations techniques, comme négligence, faible réflexion, ou échec à se présenter.

20. POLYVALENCE CRIMINELLE - une diversité des types de violations criminelles, sans se soucier si une personne a été arrêtée ou reconnue coupable à leur place; étant très fier d'échapper à ses crimes.

Les travaux de recherche sont de plus en plus nombreux, surtout au Canada, à faire valoir l’importance de repérer les psychopathes au sein des populations criminelles. En effet, tout semble indiquer que les psychopathes constituent un sous-groupe de délinquants enclins à la violence et à l’agressivité et qui font l’objet de plus nombreuses condamnations que les non-psychopathes.

Tous les psychopathes ne sont pas des délinquants, mais de nombreux criminels sont des psychopathes. On estime qu’ils représentent de 18 à 40 % des délinquants selon les groupes.

En fait, les chercheurs ont découvert que l’incidence de la psychopathie s’élève au fur et à mesure que s’accroît le niveau de sécurité de la prison ; les psychopathes réagissent moins bien aux traitements ; il est plus risqué de leur accorder une libération conditionnelle ; ils ont une liste plus longue d’antécédents criminels plus diversifiés et plus sérieux ; ils sont toujours plus violents que les non-psychopathes ; leur utilisation de la violence semble moins circonstancielle et davantage orientée vers des objectifs bien plus précis que le type de violence que l’on retrouve chez les non-psychopathes.

Dans le milieu carcéral les diagnostics de psychopathie se fondent sur les impressions globales des employés, sur les réactions des délinquants aux tests de personnalité et aux échelles de rendement utilisés par le personnel. Ces deux dernières méthodes sont sans doute les plus efficaces pour établir un diagnostic de psychopathie.

Pour remplir cette échelle de psychopathie de Hare, le clinicien - habituellement un psychologue - doit procéder à une entrevue complète et à une étude approfondie du dossier des délinquants. Une analyse récente des éléments faisant partie de l’échelle a démontré que l’échelle de psychopathie peut mesurer non seulement l’absence d’empathie dont parle Cleckley (1982) mais également les facteurs ayant trait au mode de vie instable et à la déviance sociale, tous les deux chroniques chez le psychopathe.

Voici pour ce que sont réellement les psychopathes les plus dangereux…

Et je me pose de nouveaux cette question : « François Mitterrand était-il un sociopathe?... ».

En effet, il est possible de trouver un certain nombre de traits de personnalité chez l’Arsouille qui sont les suivants : sang froid absolu, narcissisme total, séducteur (les femmes sont attirés par les psychopathes), aucun scrupule, voleur et moralisateur (détournement des indemnités de la guerre du Golfe), très haute estime de soi, irresponsabilité et orgueil démesuré…

Jean-Charles Duboc

Posté par J.C. DUBOC, 20 octobre 2007 à 12:26

Excellente réflexion. Il me paraît à moi aussi très sain et llégitime de se poser la question de la santé mentale de nos dirigeants politiques, mais pas seulement.

Un article d'Agoravox citait récemment les travaux de ce professeur canadien:
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33661
Certains commentateurs ont réagi à ce "Portrait robot du psychopathe" en disant que cela leur faisait beaucoup penser à notre président.

Ce type de débat est beaucoup plus développé dans les pays anglo-saxon.

"Bush isn't a moron, but a cunning sociopath"
http://www.serendipity.li/wot/conover01.htm
Là aussi, l'autre camp leur renvoie la balle en citant Bill Clinton...

Portrait robot du psychopathe

Les noms qui nous viennent spontanément à l’esprit, à l’évocation du mot «psychopathe», sont ceux de Michel Fourniret, Marc Dutroux ou Guy Georges. En réalité, la psychopathie est un trouble du comportement relativement répandu (environ 1 % de la population) et fort heureusement, rares sont les psychopathes qui basculent dans le crime. La majorité d’entre eux vivent des vies normales. On peut en croiser dans tous les secteurs de la société. Mais apprenez tout de même à les détecter, de crainte que l’un d’eux ne s’immisce dans votre existence et ne la saccage...

Robert Hare est le grand spécialiste mondial de la psychopathie. Il a consacré sa vie à la définition de ce trouble du comportement qui prend la forme d’un syndrome de traits psychologiques. Les psychopathes possèdent généralement la plupart des caractéristiques suivantes :

De beaux-parleurs : ils sont souvent très doués à l’oral, d’autant qu’ils ne ressentent pas d’anxiété ou d’appréhension à parler en public. Ils ont réponse à tout et sont capables de moucher les meilleurs orateurs. Bagout extraordinaire, tchatche exceptionnelle, faconde hors-norme. Méfiance.

Charme, charisme, aura : les psychopathes sont souvent charismatiques. Certains se transforment en gourous dans des sectes. On leur prête naturellement des qualités de meneurs d’homme. Ce sont de grands séducteurs. Si vous les intéressez (parce que vous avez de l’argent, du pouvoir, du prestige), ils parviendront à gagner votre confiance.

Narcissisme : les psychopathes sont toujours très arrogants, mais certains parviennent à dissimuler ce trait de personnalité déplaisant sous une fausse modestie. Ils ont une vision grandiose de leur propre importance. Ils ont l’impression d’être des surhommes, des individus à part, des bienfaiteurs, des sauveurs. Ils se perçoivent comme le soleil de la scène sociale. Leurs démarches, toujours intéressées, seront souvent présentées comme des faveurs. Dans leur esprit, tout leur est dû car ils sont exceptionnels ; par conséquent, ils se servent. On parle souvent de leur « mégalomanie » ou de leur « égocentrisme ».

Absence d’empathie : les psychopathes sont abominablement dépourvus d’empathie. Ils n’ont pas de sentiments pour les autres : ni amour, ni amitié, ni compassion. Parfois, ils font même preuve de sadisme. Beaucoup mettent en scène, de manière théâtrale, leur empathie. Ils s’efforcent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas : des personnes sensibles avec un cœur grand comme ça.

Manipulateurs hors-pair : il existe de multiples manières de manipuler autrui. Les psychopathes possèdent un répertoire de techniques de manipulation particulièrement riche. Ils mentent avec un aplomb déconcertant ; ils peuvent vous culpabiliser en évoquant des obligations familiales ou professionnelles ; ils ont recours à des expressions-cadenas pour vous obliger à penser comme eux. Par exemple : « Quiconque pense le contraire est hypocrite ». Ils adoptent fréquemment une tonalité docte et se posent en dépositaires du savoir absolu. Ils tiennent des propos ambigus qui visent à vous faire comprendre leur pensée sans avoir à la formuler explicitement, pour éviter de se mouiller, etc.

Gestion virtuose de leur image : ils se comportent différemment selon les personnes à qui ils ont affaire. De sorte que certains les trouveront admirables, alors que d’autres auront perçu l’envers de la médaille : les mensonges, les manipulations, l’arrogance. Ils peuvent aussi se comporter très différemment en public et en privé, si bien qu’on a l’impression d’avoir affaire à un Dr Jekyll et Mr Hyde. Les psychopathes sont des communicants instinctifs. Ils ont un talent naturel pour donner d’eux-mêmes une image très flatteuse. Ils se font valoir pour le travail et les réalisations de leurs collègues ; ils bidonnent leur CV ; ils arrangent leur histoire ; ils traquent férocement tous ceux qui dans leur entourage ont compris à qui ils avaient réellement affaire et seraient susceptibles de faire tomber le masque.

La labilité logique : les psychopathes ont tendance à multiplier les erreurs de raisonnements. Ils accordent trop d’importance à certains faits, en minimisent d’autre. Leur esprit d’analyse, très sélectif, ne détecte que ce qui les arrange. Leur mémoire fonctionne de la même manière. Il leur arrive de se contredire dans une même phrase. Ils font des promesses qu’ils oublient peu de temps après. Ils commettent des lapsus, interprètent mal une situation. Tout cela pour vous manipuler. Après coup, ils vous diront qu’il s’agissait d’un « malentendu ».

Prise de risque : les psychopathes ont tendance à s’ennuyer et prennent plus de risques que les autres. Ils sont irresponsables et ont, semble-t-il, du mal à envisager toutes les conséquences de leurs actes. Ils ont fréquemment des trajectoires météoritiques. Du jour au lendemain, tout s’effondre comme un château de cartes. Parce que le psychopathe vit dans une bulle de présent. Il préfère jouir d’une gloire éphémère.

Absence de remords : ils ne ressentent jamais aucuns remords. Ils n’assument pas leurs responsabilités. Ils rejettent systématiquement la faute sur des boucs-émissaires. Ils essaient de culpabiliser les autres et de se faire passer pour de pauvres victimes. Ils minimisent les dommages qu’ils ont commis.

L’agressivité : les psychopathes sont toujours très agressifs et très combatifs. Ils ont aisément recours à des menaces. Ils conçoivent la vie comme une succession de combats avec, à chaque fois, un vainqueur et un vaincu. Ils sont déterminés à faire ce qu’il faut pour sortir vainqueur. Certains ont un tempérament explosif et peuvent en venir aux mains aisément. Ils abusent des procédures juridiques. Ils passent leur temps à dénigrer, à critiquer, à dévaloriser pour alimenter leur soi grandiose. Ce qu’ils font est exceptionnel ; ce que les autres font est banal.

La paranoïa : les psychopathes ont tendance à penser que tout le monde possède le même profil psychologique qu’eux. Si jamais on leur demande des comptes, ils crieront au complot. Ils ont souvent des tendances paranoïaques, pensent qu’on veut leur « faire la peau » ou qu’on leur a « baisé la gueule ». Ils n’ont aucun mal à imaginer que les autres commettent toutes sortes d’ignominies, car c’est ainsi qu’eux-mêmes se comportent. L’humanité est une confrérie de requins selon eux. Les psychologues disent qu’ils « projettent » sur autrui leurs propres dispositions psychologiques. Ils possèdent une connaissance intuitive du vice qui leur permet de voir le mal partout et notamment dans le bien. A leurs yeux, une amitié sincère devient du « copinage », du « piston », des « arrangements ». Ils peuvent se transformer en inquisiteurs féroces. Beaucoup de gens se font avoir et pensent qu’une personne qui dénonce avec virulence l’amoralité d’autrui est nécessairement exemplaire.

L’appétit de pouvoir : les psychopathes sont des « control freak ». Ils éprouvent le besoin de contrôler les gens qui gravitent autour d’eux et qu’ils perçoivent comme des objets ou des robots rats dont la seule fonction serait de subvenir à leurs besoins (psychologiques, matériels, sexuels). Ils sont dominateurs. Certains deviennent de parfaits tyrans domestiques. Ils occupent fréquemment des postes à responsabilité dans leur vie active. Ils s’entourent d’adjoints dociles et traquent tous ceux qui peuvent leur faire de l’ombre.

Ils connaissent la langue, mais pas la musique : le spectre émotionnel des psychopathes est pauvre. Ils apprennent tout au long de leur vie à simuler ces émotions qu’ils ne ressentent pas, notamment toutes celles qui relèvent de l’empathie et du sens moral : l’amour, l’attachement, la compassion, la honte, la tristesse, la dépression. On a souvent remarqué à leur propos qu’ils connaissent la langue, mais pas la musique. Les émotions qu’ils expriment sont parfois fausses. Ils ont tendance à en faire trop, leur style est grandiloquent, ampoulé, fleuri, pompier, truffé de métaphores. Il manque de sincérité. Les psychopathes manifestent leurs émotions à la manière d’adolescents sur MSN, en multipliant les points d’exclamation ou les smileys. Ils donnent l’impression d’une certaine immaturité émotionnelle.

Un style théâtral : les psychopathes ont tendance à en faire trop également sur le plan de la gestuelle. Ils ont un petit côté théâtral et parlent avec les mains, leur corps. Ils multiplient les mimiques, lèvent les yeux au plafond pour vous faire comprendre que vos propos sont stupides, ils soupirent, haussent des épaules, etc. Ils peuvent faire intrusion dans votre espace intime, vous toucher alors que vous les connaissez à peine. Ils outrepassent les étapes traditionnelles de l’amitié qui s’ébauche en s’efforçant de vous faire croire - trop vite - que vous êtes déjà les meilleurs amis du monde.

Le site du Pr Robert Hare

Ses ouvrages, en anglais :

Without conscience : the disturbing world of psychopaths among us

Snakes in suit : when psychopaths go to work (écrit avec le Pr Paul Babiak)

Posté par Julien, 18 janvier 2008 à 18:43

Imaginez ne pas avoir de conscience…

Le terme de psychopathie ne me semble pas convenir aux traits de caractère de Nicolas Sarkozy.

Je préfère le terme de SOCIOPAHIE qui en est la version « soft », et dont j’ai déjà présenté les principales caractéristiques sur votre blog.

D’ailleurs, les dernières « idées », et réactions, de notre président demandent à être analysées sous cet angle…

Dès le premier jour de son septennat, Nicolas Sarkozy s’est distingué en partant à bord du Falcon de son ami Bolloré pour une VIRÉE entre copains à MALTE.

Un voyage indécent, et inquiétant, car j’ai réalisé immédiatement qu’il MANQUAIT à notre nouveau Président de la République une DIMENSION HUMAINE. En effet, par ce voyage, Nicolas Sarkozy a montré qu’il était incapable de réaliser qu’il avait été élu par des Français aux revenus modestes, incapables de se payer une telle « folie », et qu’il ne serait pas compris.

Ce voyage privilégié à Malte était de mauvais augure, et ceci a été confirmé par « l’ouverture » à des personnalités mitterrandiennes dont il ne pourra rien espérer en cas de coup dur et révèle un grave PROBLÈME DE DISCERNEMENT INTELLECTUEL.

Deuxième erreur gravissime, et qui signifiait, de plus, un enterrement de première classe pour une rupture avec la Mitterrandie !!!...

Je passe sur les affaires de coeur, la médiatisation de sa vie privée, dont la superficialité n’a d’égal que le clinquant, et qui ont apporté à notre nouveau président le surnom de « PRÉSIDENT BLING-BLING ».

Jusqu’où Nicolas Sarkozy va-t-il aller dans ses décisions plus ou moins aberrantes, incompréhensibles ?

La dernière initiative est réellement surprenante.

Mercredi 13 février 2008, au soir, lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le président de la République a annoncé que tous les enfants de CM2 se verront confier à partir de la rentrée 2008 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah.

Les réactions les plus diverses n’ont pas tardées.

Et c’est Simone Veil qui a apporté le jugement le plus humain, le plus compréhensif, sur cette initiative. Elle s’est confiée sur le site de l’Express : «Mon sang s’est glacé. C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans, on ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter.»

Effectivement, cette proposition est incompréhensible.

Comment un Président de la République a-t-il pu la faire, et surtout sans aucune concertation avec des psychiatres, des psychologues, des enseignants ?

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a émit "des doutes" sur la proposition de Nicolas Sarkozy de confier la mémoire d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, même si ce projet est "certainement motivé par de louables intentions".

Mais la réaction la plus profonde de Simone Veil est celle-ci : « Mon sang s’est glacé ».

Et je me pose cette question : « A quelle occasion le sang d’un être humain, que la vie a aussi cruellement éprouvé dans son adolescence que Simone Veil, et qui sait ce qu’est la Shoah, peut-il se glacer ? »

La réponse est celle-ci : Le SANG D’UNE PERSONNE « SE GLACE » lorsqu’elle se trouve face à une véritable MONSTRUOSITÉ, face à quelque chose d’INHUMAIN, qui l’horrifie totalement. Et le sang de Simone Veil s’est glacé lorsqu’elle a compris ce que signifiait cette proposition pour des enfants de dix ans.

Mais il s’est aussi vraisemblablement glacé pour une deuxième raison.

En effet, comment Nicolas Sarkozy a-t-il pu UTILISER LA MÉMOIRE D’ENFANTS MARTYRS pour monter une opération de manipulation du public dans son propre intérêt ? Car cette proposition de Nicolas Sarkozy n’est rien d’autre qu’une HORRIBLE MANIPULATION AFFECTIVE.

Et là, je suis inquiet pour mon pays dont le dirigeant le plus élevé prouve ainsi son MANQUE D’HUMANITÉ.

Cette proposition de Nicolas Sarkozy, me consterne, m’atterre, m’horrifie.

Mais, de plus, si cette « idée » se concrétise et que vous voulez recevoir un écolier qui aurait pris en charge la mémoire d’un enfant Juif, déporté et assassin par les nazis, vous devrez aussi en inviter près de 70 car il y a 800 000 élèves en CM2…

La proposition de Nicolas Sarkozy n’est pas seulement inhumaine, elle est aussi PARFAITEMENT STUPIDE. Ainsi au manque d’humanité de Nicolas Sarkozy s’ajoute un TRÈS FAIBLE NIVEAU INTELLECTUEL, que même les enfants de CM2 auraient remarqué…

Mais ce n’est pas tout.

L’épisode du « CASSE TOI PAUVRE CON », au Salon de l’Agriculture, le 23 février 2008, en réponse à un simple badaud qui refusait de lui serrer la main, pour ne pas être sali, révèle que notre président est absolument INCAPABLE DE MAÎTRISER SON IMPULSIVITÉ.

Et plus tard, il a été INCAPABLE DE REGRETTER CETTE INSULTE envers un citoyen…

Tout ceci, le manque d’humanité, le manque d’intelligence, l’impulsivité et l’absence de regret, sont quelques-uns des traits les plus caractéristiques de la SOCIOPATHIE. Mais il y en a d’autres, et Nicolas Sarkozy va-t-il progressivement nous révéler d’autres traits de son caractère, de sa personnalité ?

En attendant, nous devons-nous poser cette question : « POUVONS-NOUS CONFIER LE FEU NUCLÉAIRE à quelqu'un qui est, peut-être, SOCIOPATHE ? »

Jean-Charles Duboc

Posté par Jean-Charles DUB, 28 février 2008 à 14:00

Limpide

Limpide, oui !

Pourquoi ce rouge illisible sur noir? Dommage cela décourage la lecture pourtant fort édifiante et donne une image provoc ou extreme totalement inutile. Je suis sur que vous perdez 90% des lecteurs, alors que ce texte est Limpide et tellement vrai.

PS : vous serez surement intéressé par :

http://novomondo.stumbleupon.com/review/14974778/
Cdt.
>/Font>

Posté par Novomondo, 19 mars 2008 à 00:26

pétition contre sarko

voici une pétition pour la déstitution de sarkozy, j'ai signé et je vous invite à signer et à diffuser largement, signez sur www.antisarkozysme.com

Posté par antisarkozyste, 09 mai 2008 à 18:27

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=33453&pid=4693836

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :