Mort de Sylvia Kristel, star d’Emmanuelle,hommage... - Stanislas kazal underground blog

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20 octobre 2012

Mort de Sylvia Kristel, star d’Emmanuelle,hommage...

De Boulbria

Emmanuelle

 

 

Pour des millions de spectateurs, elle était Emmanuelle.

L’actrice Sylvia Kristel vient de mourir d’un cancer à l’âge de 60 ans. En 1974, elle avait été la vedette d’Emmanuelle, premier film érotique « grand public ». Un succès phénoménal. Le film est resté à l’affiche pendant treize ans sur les Champs-Elysées. Un véritable phénomène de société.

Pourtant, regardez bien l’affiche d’Emmanuelle. Rien à voir avec les jaquettes des productions Marc Dorcel. Emmanuelle est une jeune femme (presque) sage, fausse ingénue romantique au look vaguement rétro, qui pose dans le fameux fauteuil en rotin qui est devenu sa marque de fabrique. Si bien qu’on parle d’un fauteuil Emmanuelle comme on parle d’un fauteuil Voltaire… Seul le regard de Sylvia Kristel nous indiquait que cette fille n’avait pas froid aux yeux…

Le scénario ? Bien dans l’air du temps, celui des années 70. Sea, sex and sun. Emmanuelle va retrouver son mari, un diplomate en poste à Bangkok, et découvre l’amour sous toutes ses facettes, y compris la bisexualité.

Instantanément, Emmanuelle est devenue le symbole de la libération sexuelle et même d’une certaine libération de la femme, puisqu’une femme libérée doit connaître l’orgasme. Emmanuelle enchaînait les orgasmes devant la caméra, dans un salon de massage thaïlandais, dans une luxueuse chambre d’hôtel au bord d’une plage de rêve et même dans l’arrière-cour d’un temple bouddhiste…

Si ma mémoire est bonne, le film était visible à Bordeaux dans tous les cinémas du centre-ville, le Français, le Gaumont, le Marivaux et le Complexe Ariel (actuel UGC). Pour les nouveaux, je précise que le Marivaux a fermé ses portes depuis belle lurette et que le Gaumont a carrément été détruit par cet imbécile de Juppé.

« Emmanuelle », c’était un film pour jeunes cadres dynamiques, un érotisme soft qui nourrissait les fantasmes des adolescents des années 70. Un film carte postale qui a lancé la mode des vacances en Thaïlande et d’un certain tourisme sexuel. « Emmanuelle », un film bourgeois sans doute, à comparer avec « Histoire d’O » sorti en 1975 et réalisé par Just Jaeckin, le réalisateur d’Emmanuelle.

Bien sûr, il y a eu des suites… (« Emmanuelle-2 » est sans doute le plus « osé » de la série) et même « Black Emmanuelle », avec Laura Gemser. Mais la magie n’était plus au rendez-vous.

Emmanuelle s’en est allée, mais l’amour ne meurt jamais. 

BOULBRIA

 

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