31 mars 2005
simulation de guerre nucléaire
Simulation de guerre nucléaire

Depuis le temps que ça doit finir par arriver, ça
va finir par arriver !
Ginette Renaud Concierge (2005)
Une simulation, ma petite c'est utile au cas où t'y arriverai pas...
Prosper Merimel souteneur (1926)
On fait pas de champignon sans cassé d' omelette!
Marcel ricard taulier (1952)
Tout ce que vous vouliez savoir sur la guerre atomique ,Stanislas kazal
vous l'explique avant qu'il ne soit trop tôt ou trop tard pour vous faire
atomiser et vitrifier en toute conscience, en y prennant plaisir si possible.
1)Allons cueillir des champignons!
A)Les bombes A !
La fission nucléaire, utilisée pour
déclencher les explosion des bombes A, fait
apparaître des noyaux atomiques instables qui, en se
désintégrant en particules plus stables,
produisent des rayons alpha, bêta, ainsi que les rayons gamma
et neutroniques, extrêmement dangereux.
Les rayons gamma ont un pouvoir de pénétration
de: 30 cm dans le béton 30 à 60 cm dans la boue 1
mètre dans l'eau
Il y a deux types de rayons gamma, et comme certaines lames de rasoirs
bien connue, ils ont la propriété
d'être à double action: le ler entame l'humain, et
le 2eme achève l'humain avant qu'il ne se
rétracte soit le double effet kiss cool Nagasaki-Hiroshima.
1)Les rayons gamma "instantanés", produits lors de
l'explosion elle même n'ont en fait qu'une importance
mineure, car ils irradient une surface déjà
soumise à un effet de souffle dévastateur, et
à un puissant rayonnement thermique: ceux qui ont
été écrabouillés et
carbonisés, seront content d'apprendre que cela continu sans
eux parce qu'il ont déjà reçu et qu'il
en faut pour tout le monde en démocratie..
2)Les rayons gamma différés qui sont
émis par la désintégration radioactive
de particules produites par l'explosion: ils se condensent sur des
résidus de poussière que l'explosion arrache du
sol et expédie en altitude, où ils sont
disséminés au dessus de grands territoires,
créant de ce fait, de vastes champs de retombées.
Plus une explosion est puissante, plus ces débris sont
envoyés loin, parfois jusque dans la
stratosphère, et plus il leur faut de temps pour
redescendre: ils perdent ainsi beaucoup de leur
radioactivité. Donc, paradoxalement, plus une explosion est
puissante, moins ses retombées sont dangereuses. loin des
yeux, loin de la tumeur !
Toutefois, si des centrales nucléaire ou des
entrepôts de matériaux radioactifs
étaient touchés par des bombes de forte ou
très forte puissance, on assisteraient alors à la
formation de vastes déserts radioactifs dans lesquels le sol
et l'eau seraient empoisonnés pour des siècles,
et peut être des millénaires.
Il faut tout de même signaler qu'un bâtiment
réacteur de centrale résisterait sans
problème, avec la salle de commande, à une
explosion nucléaire tactique
(1 à 3 kT: la plus plausible sur ce type d'objectif). La
salle des machines (turbine, alternateur), dont les composants ne sont
pas radioactifs, serait rasée. Les objectifs de l'ennemi
serait donc atteints car sauf s'il s'agit de Fu Manchu ou de Fantomas
,leur but serait de réduire la production
d'électricité du pays cible, pas de provoquer une
catastrophe nucléaire, ouf un petit dîner au
chandelle en perspective, merci butagaz.
Le procédé utilisé est la fission
nucléaire!
B)Bombe H
En ce qui concerne les bombes H (à hydrogène),je
dirai simplement que l'énergie produite par 1 kg de
Deutérium lors du processus de Fusion dans ces bombes
là, est 6 fois supérieure à celle
produite par 1 kg d'Uranium dans le processus de Fission des bombes A.
Pour obtenir l'énergie nécessaire à
leur fonctionnement, on utilise justement l'explosion d'une bombe A en
guise d'allumette(réaction en chaîne).
NB: Le Deutérium est un isotope de l'hydrogène,
c.a.d.:un atome d'hydrogène avec un noyau de masse
différente. le procedé utilisé est la
fusion après un allumage par une petite bombe A.On peut
d'ailleurs s'amuser ainsi comme l'on fait nos chercheurs
fission,fusion,refision, refusion etc les effets s'en trouve
démultipiés en terme de souffle, thermique et radioactif...
C)La bombe N dite Bombe à Neutron
La bombe N est une arme destinée avant tout à
stopper des formations tactiques de blindés. Elle contient
une bombe A destinée à faire exploser une bombe H
modifiée pour libéré un max de
radiation mortifère . Les effets de souffle et les effets
thermiques sont réduits et correspondent pus ou moins ceux
d'une bombe A de 1 KT.
Par contre, ce sont donc les effets des radiations sont les plus
préoccupant!
-L'EFFET DE SOUFFLE: détruit tout dans un rayon de 250 m.
A 300 m, les chars résistent.
Les bâtiments tiennent debout à partir de 700 m et
les vitres se brisent à 1 000m
-L'EFFET THERMIQUE: Les chars résistent à 300
mètres.
A 750 m, le papier et le tissus s'enflamment spontanément
(les bâtiments qui auraient résisté
à l'effet de souffle peuvent donc prendre feu
jusqu'à 750m).
- L'EFFET DES RAYONS GAMMA:
A 600m: 10000 rems: mort immédiate.
A 900m: 1800 rems: mort entre 2 et 14 jours.
A 1300m: 200 rems: mort au bout de quelques semaines (sauf secour
efficace).
A 1800m: dose négligeable
- L'EFFET DES NEUTRONS:
A 900m: 12000 rems: mort immédiate
A 1300m: 750 rems: mort en quelques semaines
A 1800m: 50 rems: négigeable
- EFFETS DES RADIATIONS:
0,5 rems : limite annuelle d'exposition pour le public.
5 rems : Limite légale annuelle d'exposition pour un
professionnel (limite rarement approché en centrale).
10 Rems instantannés (modifications provisoire de la formule
sanguine (Nbre de globules blancs) pendant 3 jours.
100 Rems instantannés : Nausée, vomissements.
200 Rems inst. : Rougeurs sur la zone exposée. On notera que
les premiers chercheurs qui ne connaissaient pas les effets de la
radioactivité on utilisé ce symptôme
comme unité de mesure (!?!). On était
brûlé ou pas. Cependant ceux qui sont morts d'un
cancer (pas forcément imputables aux radiations, ne sont
morts que plusieurs (dizaines) d'années après.
250 Rems inst. : Perte des cheveux, de la pilosité, premiers
décès possibles (dans les jours suivants).
Dose semi-létale : 450 Rems instantanés. La dose
semi létale est déterminée comme
étant celle pour laquelle 50 % des personnes
exposées décèdent des causes des
radiations (dans un délai de 3 mois, la plupart du temps
dans les 3 jours) sans avoir reçu de soins
adaptés.
Les mutations génétiques ne sont quasiment pas
possibles, Car si une cellule est atteinte :
-Soit elle meurt.
-Soit elle se répare.
-Soit elle devient "incontrôlable" et cela aboutit
à un Cancer.
Une gamète sexuelle mâle (spermatozoïde)
peut comporter une aberration mais les
spermatozoïdes sont changés tous les 20 jours par
l'organisme (20 jours d'abstinence pour éviter
Eléphant man).
Pour les gamètes sexuelles femelles: les ovules sont
présents dans les ovaires depuis la naissance de la femme et
y restent jusqu'à l'expulsion du dernier d'entre eux . Une
femme en étant de procréer ne peut pas savoir,
dans les 15 premiers jours de la grossesse, qu'elle est enceinte: les
retards de règles n'ayant pas encore
été détectés. Or,je sais de
quoi je parle, le fœtus durant cette période est
très fragile et supporte mal l'exposition aux radiations. Il
peut mal se comporter mais dans la quasi-totalité des cas,
il mourra. Signalons aussi que les organes sexuels féminins
sont deux fois plus résistants que ceux des hommes.
On ne peut donc pas muter de son vivant (les gênes
architectes veillent !)
Le résultat d'une forte dose est moins spectaculaire :
Beaucoup de cellules meurent, et ne font plus leurs boulot: Perte des
fonctions digestives (foie HS, idem pour les intestins).
Genèse d'adrénaline HS. La plèvre
devient poreuse et les poumons se remplissent de sang, de lymphe, les
transmissions nerveuses sont altérées, le
système immunitaire devient défaillant...
En cas de fortes radiations, on ne se transforme donc pas en calamar
géant bleu fluo ni en hiroshiman le super héros,
on meurt, tout simplement. Les cancers, quant à eux,
n'interviennent qu'à moyen et long terme.
Petites remarques avant de continuer:
Il convient d'expliquer clairement ce qu'il ne pourrait pas arriver,
même avec l'explosion de toutes les armes atomiques:
-1: L'explosion pure et simple de la planète: il s'agit juste de
bombes atomiques, pas de l'apocalypse de st jean ni d'une vision de
Paco Rabannes, voyons !
-2: Faire bouillir les océans(mais que fait captain igloo)!
-3: Changer l'axe de rotation de la terre (je vais enfin trouver le
nord)!
-4: Faire fondre les pôles: pour une raison simple:il n'y a
rien à y détruire, ils ne seraient donc pas
visés le cas échéant (le
père Noël aura la vie sauve) !
-5: Engloutir des continents entiers: le manteau de la croûte
terrestre est solide, et il ne cédera pas si facilement( au
secours le lapin mangeur de planète).Par contre, il est
à craindre une montée des eaux en certains
endroits en raison de la rupture de digues dues aux explosions
nucléaires (en Hollande l'autre pays du barrage par exemple).
-6: La destruction totale de la vie sur la planète: en
effet, il existe dans les grandes fausses sous marines et dans certains
calbutes, des espèces qui seraient hors d'atteinte des
effets d'une guerre et qui n'ont pas besoin de lumière
solaire pour vivre. Qui sait, peut être la vie reprendrait
elle à la surface au bout de ... un millions
d'années: n'est-elle pas tout d'abord apparue dans l'eau ou
dans le slip du créateur ? Ceci dit, laissons là
le débat sur les origines de la vie et reprenons notre
propos:
2) L'OZONE SE FAIT ULTRA-VIOLET (mais que fait la police).
Les armes de plus de 200 KT atteignent la stratosphère , y
provoquent la combustion de l'atmosphère , et transforment
l'azote N2 de l'air en NO, N02, N03 ... or,ces NOx
détruisent la couche d'ozone.
La couche d'ozone supprimée ou au mieux gravement
endommagée, les rayons Ultraviolets du soleil ne seraient
plus arrêtés et se feront une joie de venir nous
fumer la couenne, provoquant des cancers, et en prime (oh merde!) une
altération du système immunitaire.
Mais il y a plus grave (re merde) les rayonnements Ultraviolets
menaceront la base de la chaîne alimentaire en
détruisant des plantes microscopiques (Phytoplancton) qui
servent d'aliments à certains animaux marins. En remontant
cette chaîne, on pourrait arriver jusqu'à l'homme
et au Medef. Les cultures ne seront pas non plus
épargnées par la disparition de l'ozone: en
quelque sorte, ce sera la "faim" mais pas la soif vu la cave de
Philippe ROUYER .
3) le grand incendie (qui as foutu le feu au bahut) !
Dans les villes et les raffineries sont concentrés sur une
faible surface des produits inflammables et toxiques (ou pouvant le
devenir lors de leur combustion). Si de tels objectifs
étaient visés en grand nombre. il en
découlerait des émanations importantes de
fumée et de suie qui empêcheraient la
lumière de passer: c'est ce que l'on appelle "l'hiver
nucléaire", car il supprimerait l'effet de serre
entraînant une chute des températures:
On a vu que les fortes explosions au sol propulseraient de fines
particules jusque dans la haute stratosphère: cette
poussière serait d'abord soulevée par la boule de
feu elle-même, puis aspirée par le pied du
champignon. Mais elles provoqueraient surtout de gigantesques incendies
renforcés par la rupture des conduites de gaz.
Le bois, le pétrole, le plastique, le bitume, le gaz naturel
brûlent très bien et sont présents en
grande quantité dans les agglomérations: de
véritables ouragans de flammes pourraient se
déclencher.
Or, les combustions vives transforment une bonne partie des
matières organiques en carbone
élémentaire, c'est à dire en
fumée de suie très noire.
Ces énormes paquets de fumée
s'élèveraient pour couvrir tout l'horizon.
Et c'est la que se situe le problème, car la
fumée, la suie, la poussière,
injectées à haute altitude,
empêcheraient la lumière solaire d'arriver au sol,
ce qui contribuerait déjà à refroidir
la terre: il risquerait de plus de faire presque aussi sombre le jour
que la nuit.
Mais ces épais voiles noirs ne pourraient surtout pas
permettre aux rayons solaires d'atteindre la basse
atmosphère qui contient principalement les gaz provoquant
l'effet de serre.
En effet certains gaz de l'atmosphère (CO2 et Vapeur d'eau),
laissent passer la lumière solaire visible, mais pas les
rayonnements infrarouges dont l'émission par la terre en
direction de l'espace tendrait à la refroidir. Ces gaz sont
donc comme un "manteau" qui réchauffe la terre.
L'effet de serre stoppé, un refroidissement
considérable de la terre serait à envisager. Il
est à signaler qu'un hypothétique lessivage par
les pluies n'entraînerait qu'une diminution de 10% de la
quantité de fumée.
La température moyenne d'un point
émergé du globe (selon sa position et les
saisons,l 'heure ) est de 13°c. Sans effet de serre, cette
température pourrait perdre entre 15 et 25°c,
entraînant un gel total durant des mois, et peut
être même quelques années, d'ou le nom
"d'hiver nucléaire". Une fois les fumées et les
radiations retombées, les rayons Ultraviolets s'en
donneraient à cœur joie pour tuer ce qui ne l'a
pas encore été...
-Une explosion nucléaire disperse des atomes de plutonium
non "brûlés" (isotopes, survivant des fissions,
...). Ce plutonium ainsi que d'autres produits de fission ne sont pas
que radioactifs, ils sont aussi très toxiques, puisque ce
sont des métaux lourds (plomb, plutonium, uranium, arsenic,
...).
1 gramme de Plutonium, par exemple, est 1000 fois plus dangereux par sa
toxicité que par ces effets radiologiques. Il y a donc aussi
de fortes chances de mourir d'empoisonnement .
Ajoutons à cela que, du fait des incendies des villes, il
est à craindre d'importantes émanations de gaz
toxiques (Pyrotoxines), ou encore, la dispersion sur un vaste
territoire de résidus de fibres d'amiante (qui sert
d'isolant dans beaucoup d'immeubles), entraînant des risques
prolongés de cancers.
Dans les raffineries de pétrole, les stocks de souffre issus
du carburant traité pourrait, en brûlant, former
des panaches d'acide sulfurique entraînés par le
vent. Il se produirait alors des pluies acides dans un rayon important
autour des raffineries.
Quoi qu'il en soit, une extermination massive des espèces
est à envisager, y compris celle de l'homme.
4) Le Chaos ( et c'est ainsi que cain -caha):
C'est la famine qui sera le facteur le plus dévastateur:
l'effondrement des systèmes politiques et sociaux fera
perdre toute valeur à l'argent: se nourrir deviendra le but
ultime. Or, les récoltes seront détruites, par le
feu et les radiations, puis le froid et l'obscurité qui
empêcheront le phénomène de
photosynthèse. Le manque de médecins, de
médicaments, de matériel médical et
d'hygiène accélérera la propagation
des infections et des maladies. Il ne faut pas s'attendre à
ce que des gens affamés, malades et
désespérés restent sages comme des
images de camenbert. Les pillages seront légion. La police
et l'armée, inexistantes ou très
désorganisées, suivant le gouvernement ne
pourront pas agir efficacement. La loi du plus fort s'imposera (ceux
qui possèdent des armes personnelles) dans un but
égocentrique de survie, au détriment des plus
faibles. Ceux-ci seront exterminés ou rejetés des
abris si il y en a, pour cause de manque de nourriture ou de place.
Les bases technologiques dévastées, les
ressources détruites, une haine sauvage contre les
scientifiques, les intellectuels et Stanislas Kazal seront à
craindre. Il y aurait un retour à la superstition et
à un très dur nationalisme. Ce serait la
destruction pure et simple de notre civilisation: une ère de
barbarie ferait son apparition.
A moins qu'on fasse des kibbouts ou que l'on vive en
communauté peace and love à poils dans des tipis (
dans tout les cas ne touchez pas à ma femme ou
sinon...)
5) Comment survivre avec stanislas Kazal(les gars, me laissez pas tomber)!
Pour pouvoir survivre, il faudrait d'abord:
-Echapper aux frappes directes, avoir la possibilité de se
mettre à l'abris du froid, de la radioactivité,
des rayons UV, posséder un stock de vivre et d'eau potable
suffisant, attendre que la suie et la radioactivité
retombent (ce qui pourrait prendre des mois), attendre encore que la
couche d'ozone se reforme (on ne sortirait que la nuit comme
à mon habitude). Une fois tous ces dangers
surmontés (si c'est possible), il faudra trouver un moyen
de subvenir à ses besoins sans trop de
difficultés. Voici l'ordre de priorité de ces
besoins:
1: Nourriture (animale,végétale,graines pour l'agriculture...)
2: Médicaments
3: Armement
4: Vêtements (il fera frisquet au début, n'oubliez
pas votre petite laine)
5: Moyen de transports
6: Objets divers( dont un album de stanislas kazal, on peut allumer un
feu avec un compact disc car on
peut s'en servir de miroir)
Les armes à feu seront très précieuses
mais les munitions se raréfieront vite. L'armement deviendra
de plus en plus artisanal au fur et à mesure que le temps
passera: un parc-mètre servirait de massue, un panneau de
bouclier, un saladier de casque, des morceaux de vitres de lames,le
disque de Kazal comme frizzbee coupant etc..
Quelqu'un qui a faim n'a rien à perdre sauf la raison: il
peut se montrer très très méchant et
moi vaut mieux m'habiller que me nourrir comme disait ma
mère.
La pénurie peut pousser à l'anthropophagie( moi,
je suis immangeable et vous me faite tous vomir) , ou à
exhumer les nombreux cadavres pour les dévorer
entraînant une prolifération de terribles maladies
(moi,c'est pour ça que je me ferai incinérer ; si
on empêche les poètes d'être bouffer par
les vers, alors).
L'espérance de vie chutera: A 40 ans, on sera
considéré comme un vieillard type academie
française(moi de toute façon j'aurai toujours 20
ans car quand on aime on à toujours 20 ans). Il est fort
possible que, dans un premier temps, Stanislas Kazal ,les savants et les
"vieux" disparaissent, rendus responsables de la catastrophe et
condamné par les cons qui sont en fait connement les
vrais responsables (je me comprends), c'est à dire
vous tous sans le savoir ( ne me tuez pas, je disais que mon disque
c'était une bombe pour de rire).
A ce moment les rois du monde sortiront de leurs abris vip, pour pisser
leurs champagnes avec leurs putes et leurs gardes personnelles et
imposeront un nouvel ordre genre travail, famille, patrie où
religion et politique seront confondues et l'histoire recommencera
jusqu'à que l'on n'en soit au même point ou que
l'on réussisse enfin à tout faire
péter(au moins un truc qu'on aura réussi) parce
que l'on n'aura de toute façon encore rien compris et
là se sera sans moi !
6)L'APOCALYPSE atomique de Stanislas Kazal
Ou la liste des 6 types d'hivers nucléaires
classés par ordre d'importance croissante:
Guerre nucléaire de classe 1:
-Très peu d'explosions nucléaires, les villes
sont épargnées.
-Les effets secondaires
(froid,obscurité,radioactivité,pyrotoxines ... )
sont très inférieurs aux effets directs des
bombes dans les pays en guerre, et insignifiants ailleurs, pas d'hiver
nucléaire.
Donc je n'annule pas ma tournée .
Guerre nucléaire de classe 2:
-Assez peu d'explosions nucléaires
-Quantité de fumée limitée
à un lessivage efficace par la pluie
-Abaissement de la température dans
l'hémisphère nord (il serait le plus
touché car 3/4 de la population mondiale y vit).
-Précipitation perturbées, entraînant
des problèmes graves pour l'agriculture et des famines.
-Ciel un peu assombri, et les pays non belligérants
ressentiront aussi les effets décrits ici.
-Pertes dues à l'hiver nucléaire < pertes
dues aux effets directs.
Finalement Ivan le disque on l'enregistre à Tahiti.
Guerre nucléaire de classe 3:
-Explosion de 3000 à 6000 têtes
stratégiques; refroidissement et obscurcissement sensible.
Sécheresse et dégagement important de
pyrotoxines; retombées radioactives et perturbations
atmosphériques: baisse moyenne de la
température:10°c.
-L'intensité lumineuse à midi sera
réduite au 2/3. Après plusieurs mois, elle
remontera pour dépasser son niveau antérieure
cause des rayons U.V.
-Effondrement de l'agriculture: très importante famine y
compris dans les pays non belligérants
-Pertes dues à l'hiver nucléaire=Pertes directes
dans les pays en guerre.
Et si On partait plutôt en tournée en terre
Adélie, les manchots ça se mangent, il
paraît ?
Guerre nucléaire de classe 4
Gelées massives au cœur des continents
bombardés: Graves perturbations climatiques. Importante
toxicité chimique et radioactive. Couche d'ozone
très endommagée dans
l'hémisphère nord. La lumière
atteignant le sol suffit tout juste au processus de
photosynthèse. Durant le 1 er mois, journées
couvertes; nuit sans étoiles. La survie de plusieurs
espèces sera menacée, dont celle de l'homme et du
MEDEF. Les retombées auront de graves
conséquences, mais secondaires par rapport aux
dégâts climatiques. Le flux accru des rayons U.V.
(de l'anticyclone des Açores) après dissipation
de la fumée affectera l'équilibre alimentaire
pendant des années.
On sort pas de notre studio de terre Adélie, de toute
façon Alpaye y'a les guitares à refaire !
Guerre nucléaire de classe 5:
-Moins de 1% de la lumière solaire nous parviendra; Durant
des mois: crépuscule en plein midi. Arrêt du
processus de photosynthèse et sévères
conséquences climatiques à long termes.
L'agriculture (utilisant des stocks de semences
épargnées à des vues
spéculatives)retombera au mieux à des rendements
moyenâgeux. Les ravages durables infligés
à la nature dépasseront de beaucoup les effets de
la guerre eux mêmes et une renaissance rapide de la
civilisation serait improbable: trop de radioactivité d'U.V.
presque plus d'ozone. L'existence des très rares survivants
ne serait peut être même plus assurée...
Il y'a une place dans ton sous-marin,Ivan ?
Guerre nucléaire de classe 6:
L'apocalypse total: toutes les armes nucléaires ou presque
sont envoyées sur les villes, les
dépôts de pétrole ... sur tout le
globe. Durant des mois (des années ?), il ferait aussi
sombre le jour qu'avant la guerre les nuits de pleine lune. Des
continents entier gèleront. Un tel hiver
nucléaire sera la pire chose qui puisse arriver à
tous les niveaux: la vie à la surface de la
planète sera, sauf miracle( de l'eau Lourdes), totalement
anéantie.
Toto,Il y'a t'il un auto-radio dans le sous-marin pour
écouter notre reprise yellow submarine des Beatles ?
bombes atomiques
Sources :
- U.S. Arms Control and Disarmament Agency, Projet Gutemberg
I Introduction
Actuellement, nos connaissances concernant l’armement
thermonucléaire semblent très
avancées, mais il n’en va pas de même
des conséquences physiques et biologiques d’une
guerre nucléaire.
Les études précédentes tendaient
à se focaliser sur les retombées radioactives
d’une telle guerre. Récemment, il a
été établi qu’au cours
d’une guerre nucléaire à grande
échelle, (10000 mégatonnes
d’explosions), 30 à 70% de la couche
d’ozone serait détruit dans
l’hémisphère Nord (centre probable du
conflit), ainsi que 20 à 40% dans
l’hémisphère sud. Une
régénération de cette couche prendrait
probablement 3 à 10 ans, mais un changement global
à long terme ne peut pas être
écarté.
Explosion nucléaire
La réduction de la concentration en ozone pourrait avoir un
certain nombre de conséquences en dehors des zones
touchées par les impacts : brûlures dues
à une augmentation de l’intensité des
ultraviolets, aveuglement dans les régions
enneigées, etc. Aussi étrange que cela paraisse,
l’augmentation des radiations ultraviolettes pourrait
être accompagnée d’une baisse de la
température moyenne. Les changements les plus importants
ayant lieu aux plus hautes latitudes, où la production
agricole dépend du nombre de journées au-dessus
de zéro, ainsi que d’autres facteurs
liés à la température. Il est
supposé qu’un rafraîchissement de
seulement un degré suffirait à
éliminer la production de blé du Canada.
II Mécanismes des explosions nucléaires
Au cours d’une explosion nucléaire, prêt
de 90% de l’énergie est
relâchée en moins d’un
millionième de seconde. Il s’agit principalement
d’une vague de chaleur et d’une onde de choc, qui
produisent les dégâts les plus impressionnants.
Si l’on compare la destruction immédiate colossale
dans la zone touchée aux effets moins visibles à
longs termes issus des 10% restant, ces derniers peuvent sembler
contingents. Mais la dimension spectaculaire de la catastrophe initiale
ne doivent pas occulter les effets secondaires d’une guerre
nucléaire.
Quand une arme est déclenchée à la
surface ou à basse altitude, la vague de chaleur vaporise
les matériaux de la bombe, la cible, les structures
alentours, le sol et les rochers environnants, tout cela
étant entraîné dans une boule de feu en
expansion, à l’élévation
rapide. Alors que la boule de feu
s’élève, elle
s’étend et se refroidit en produisant le
champignon distinctif qui fait la signature des explosions
nucléaires.
L’altitude atteinte par le nuage dépend de la
force de l’explosion. Pour une puissance
inférieure à 30 kilotonnes, le nuage restera dans
la basse atmosphère et ses effets seront
entièrement locaux. Mais quand la puissance
excède 30 kilotonnes, une partie du nuage sera
envoyée dans la stratosphère, à plus
11km d’altitude. Pour une charge de 2 à 5
mégatonnes ou plus,
l’intégralité du nuage de
débris radioactifs et de fine poussière sera
envoyé dans la stratosphère. Les
matériaux les plus lourds atteindront la limite
inférieure de celle-ci et retomberont assez vite. Mais les
particules les plus légères vont
pénétrer beaucoup plus loin, à des
altitudes supérieures à 20 km, et y rester pour
des mois, voire des années. Les courants
stratosphériques se chargeront ensuite de la diffusion de
ces matériaux à travers le monde.
III Retombées radioactives
Les retombées locales et mondiales dépendent
d’un ensemble de facteurs tels que le type de
l’arme, sa puissance, l’altitude et la latitude de
la détonation, le moment dans l’année,
et les conditions climatiques locales.
Toutes les armes nucléaires actuelles nécessitent
la séparation des éléments lourds
comme l’uranium et le plutonium.
L’énergie relâchée par le
processus de fission est des millions de fois plus grand, à
poids équivalent, que la réaction chimique
dégageant le plus d’énergie. La plus
petite arme nucléaire, de l’ordre du kilotonne, se
base uniquement sur l’énergie
relâchée dans le processus de fission, comme les
premières bombes qui dévastèrent
Hiroshima et Nagasaki en 1945. Les charges nucléaires plus
importantes dérivent une partie substantielle de leur force
explosive de la fusion de formes lourdes de
l’hydrogène (deutérium et tritium).
Comme il n’y a virtuellement pas de limite au volume des
matériaux de fusion dans une arme, et ces
matériaux étant moins coûteux que les
matières fissiles, l’utilisation de la fusion dans
les armes thermonucléaires "bombes H" a apporté
une augmentation radicale du pouvoir de destruction.
Néanmoins, le processus de fission est toujours
nécessaire pour atteindre les conditions de haute
température et pression nécessaires au
déclenchement de la réaction de fusion de
l’hydrogène. Ainsi, toute détonation
nucléaire produit des fragments radioactifs de fission
d’éléments lourds, ajoutant un
élément de radiation dans le processus de fusion.
Les fragments de la fission d’éléments
lourds les plus importants sont les radioéléments
(atomes radioactifs) qui se dégradent en émettant
des particules gamma. La période (durée de
demi-vie) de ces éléments peut aller de quelques
jours à plusieurs milliers d’années. Un
facteur important dans la contamination, est le fait que ces particules
pénètrent dans le corps par la respiration,
l’alimentation, etc. et s’intègrent dans
les tissus. Si cela se produit, les risques de dommages biologiques par
les radiations ionisantes sont multipliés.
La menace la plus sérieuse est probablement celle du
Césium 137, un émetteur de radiations gamma avec
une période de 30 ans. C’est une source de
radiation majeure dans les retombées nucléaires,
et comme il joue un rôle dans la chimie du potassium, il est
facilement absorbé dans le sang des animaux et des humains
et peut être incorporé aux tissus.
D’autres contaminants sont le Strontium 90, avec une
période de 28 ans, et l’Iode 131 avec une
période de seulement 8 jours. Le Strontium 90 suit la chimie
du calcium, il est ainsi incorporé dans les os et les dents,
spécialement chez les jeunes enfants qui ont reçu
du lait de vaches ayant absorbé des fourrages
contaminés. L’iode 131 est une menace similaire
pour les enfants à cause de sa concentration dans la glande
thyroïde. En addition, le Plutonium 239,
fréquemment utilisé dans les explosifs
nucléaires est assimilable dans les os comme le Strontium
90, il peut aussi se loger dans les poumons où il ses
radiations locales intenses peuvent causer des cancers ou
d’autres dommages. Il se dégrade en
émettant des radiations alpha (noyau
d’hélium) et possède une
période de 24 000 ans.
Suite à l’extension de la puissance explosive par
la fusion de l’hydrogène, deux autres
radioéléments : le Tritium ayant une
période de 12 ans et émettant des radiations
bêta, et le Carbone 14 émettant les même
radiations, mais avec une période de 5730 ans. Tous deux
s’intègre facilement dans le cycle alimentaire et
s’incorporent à la matière organique.
Deux types de dommages par radiation peuvent se produire :
* dommages corporels, principalement
leucémie et cancers de la thyroïde, des poumons,
des os, et de l’intestin.
* dommages
génétiques, naissances anormales, maladies
dégénératives dues à des
dommages aux gamètes des parents, troubles du
développement physique et mental. De fortes radiations (20
roentgen ou plus) sont nécessaires pour produire de tels
troubles. Ces effets seraient probablement observés
uniquement dans les zones d’importantes retombées
locales comme les nations combattantes, mais ne deviendrait pas un
problème global.
A Retombées locales
La plupart des risques par radiation issus de l’explosion
nucléaire viennent des radioéléments
à courte durée de vie, extérieurs au
corps. Ceux-ci sont généralement
confinés dans la zone sous le vent par rapport au point
d’explosion. Ces risques viennent de fragments de fission qui
ont des périodes allant de la demi-seconde à
quelque mois, et sont issus du sol ou d’autres
matériaux à proximité, rendus
radioactifs par le flux de neutron intense des réactions de
fusion et de fission.
Il a été estimé qu’une arme
avec une puissance de un mégatonne explosant au niveau du
sol, avec un vent de 25 km/h, produirait des retombées
s’étendant dans une ellipse longue de plusieurs
centaines de kilomètre en aval du point
d’explosion par rapport au vent. A une distance de trente
à quarante kilomètres sous le vent, une dose de
radiation mortelle (600 rads) serait accumulée par une
personne sans protection en 25 minutes après le
début des retombées. A une distance de
soixante-cinq à soixante-quinze kilomètres, une
personne aurait au plus trois heures après le
début des retombées pour trouver un abri. Des
doses considérablement moindres de radiation suffiraient
à rendre les gens sérieusement malades. Ainsi,
les chances de survie des personnes immédiatement sous le
vent par rapport au point d’explosion seraient maigres,
à moins qu’elles puissent être
abritées ou évacuées.
Il a été estimé qu’une
attaque sur les centres de population américains par une
centaine d’armes à fission de un
mégatonne tuerait jusqu'à 20% de la population
immédiatement par suite du souffle, de la chaleur, du choc
terrestre, et des radiations immédiates (neutrons et rayons
gammas). Une attaque avec un millier de ces armes détruirait
immédiatement presque la moitié de la population
américaine. Ces chiffres ne tiennent pas comptent des morts
additionnelles par le feu, le manque de soins, la famine ou les
retombées radioactives douchant le sol en aval des points
d’impact.
La plus grosse proportion des radioéléments
produits par la bombe se décompose rapidement. Quand bien
même, au-delà du rayon de souffle, il y aurait des
zones "chaudes" où les survivants ne pourraient pas entrer
à cause de la contamination radioactive par des isotopes
à longue durée de vie comme le Strontium 90 ou le
Césium 137 qui peuvent se concentrer dans la
chaîne alimentaire et s’intégrer au
corps humain. Les dommages seraient internes, avec des effets graves
apparaissant au fil des ans. Pour les survivants, le risque
prolongé d’irradiation peut représenter
une grave menace pendant un à cinq ans après
l’attaque.
B Effets mondiaux des retombées
La plupart des connaissances sur la production et la distribution de
radioéléments est dérivée
de la période d’essais nucléaires
intensifs dans les années cinquante et le début
des années soixante. On estime que plus de cinq cents
mégatonnes de charges nucléaires ont
été mises à feu dans
l’atmosphère entre 1945 et 1971, la
moitié étant de la puissance étant
libérée par des réactions de fission.
Un pic a été atteint entre 1961 et 1962 avec un
total de trois cent quarante mégatonnes
déclenchées dans
l’atmosphère par les USA et l’URSS. Le
traité de limitation sur le nucléaire de 1963 mit
fin aux tests à l’air libre pour les USA, le
Royaume Uni, et l’URSS. Les deux principaux absents lors des
signatures : la Chine et la France, ont continué leurs
essais nucléaires à un rythme de cinq
mégatonnes par an, en sous-sol pour la France.
Un scientifique du comité de l’ONU a
estimé que la dose de radiation accumulée pour la
population mondiale d’ici l’an 2000
résultant des tests en 1970 est
l’équivalent de deux ans d’exposition
à des radiations naturelles à la surface de la
terre. Pour le gros de la population mondiale, les doses de radiation
internes et externes d’origine naturelle se montent
à moins de 1/10e de RAD annuellement. Ainsi, les tests
nucléaires jusqu’ici ne semblent pas poser une
menace par radiation importante, de façon globale. Il
n’en irait pas de même pour une guerre
relâchant dix ou cent fois la puissance totale de toutes les
précédentes armes testées.
Les effets biologiques de toute forme de radiation ionisante ont
été calculés principalement par la
National Academy of Science. Si l’on se base sur leurs
calculs, les retombées pour les cinq cents
mégatonnes de tests en 1970° vont produire entre
deux et vingt-cinq cas de maladies génétiques par
million de naissances viables dans les
générations suivantes. Cela revient à
dire que trois à cinquante personnes par milliard de
naissance dans les générations suivant les tests
auront des dommages génétiques pour chaque
mégatonne de puissance utilisée. Avec une
incertitude similaire, il est possible d’estimer que
l’induction de cas de cancer irait de soixante-quinze
à trois cents par mégatonne pour un milliard
d’individus dans les générations
suivant les tests.
Si l’on applique ce cadre schématique à
une guerre nucléaire à grande échelle
dans laquelle dix mille mégatonnes de puissance
nucléaire sont utilisés, les effets sur une
population mondiale de cinq milliards d’êtres
humains semblent énormes. Sans tenir compte des incertitudes
liées à la dynamique d’une guerre
nucléaire possible, les cancers induits par radiations et
les dommages génétiques toucheraient dans une
période de trente ans de 1,5 à 30 millions
d’individus, soit 0,5% à 15% du taux de mort par
cancer en temps de paix dans les pays développés.
IV Altération globale de l'environnement
Une guerre nucléaire impliquerait une telle
élévation brève et
concentrée d’énergie à haute
température qu’il est nécessaire de
considérer un certain nombre d’effets potentiels
sur l’environnement.
Il est vrai que l’énergie des armes
nucléaires est faible comparée à de
nombreux autres phénomènes. Un ouragan peut avoir
la puissance de millions de bombes H. Mais
l’énergie dégagée,
même par les pires tempêtes est diffuse : elle se
disperse sur des zones étendues, et la différence
entre une zone orageuse et les régions environnantes est
relativement faible. Les explosions nucléaires sont tout
à l’opposé : très
concentrées avec des températures de plusieurs
millions de degrés Celsius. Parce qu’elles sont
très différentes des processus naturels, il est
nécessaire d’examiner leur potentiel à
altérer l’environnement dans différents
contextes.
Explosion nucléaire
A Poussière en haute altitude
Il a été estimé qu’une
guerre ayant vu exploser dix mille mégatonnes, dont la
moitié au niveau du sol soulèverait vingt-cinq
milliards de mètres cubes de roche et de sol ainsi
qu’une quantité substantielle de
poussière et de particules dans la stratosphère.
C’est à peu près deux fois le volume de
matériaux rejetés par le volcan
indonésien Krakatoa dont l’explosion en 1883 fut
la plus puissante jamais enregistrée sur terre. Les couchers
de soleil à travers le monde furent notablement rougis
pendant quelques années, indiquant les grandes
quantités de poussière volcanique
étant entrées dans la stratosphère.
Des études ultérieures sur les grosses explosions
volcaniques comme le Mt Agung sur Bali en 1963 ont soulevé
la possibilité qu’une introduction de
poussière en grande quantité dans la
stratosphère réduirait
l’intensité solaire et la température
à la surface, en augmentant l’absorption de
chaleur dans la haute atmosphère.
Les changements mineurs dans la température et la
lumière solaire pourrait affecter les récoltes.
Néanmoins, aucun changement catastrophique n’a
résulté d’explosions volcaniques, il
est ainsi peu probable que l’injection massive de particules
dans la stratosphère par un conflit à dix mille
mégatonnes puisse entraîner en lui-même
des changements climatiques importants.
B Ozone
Plus inquiétant, il y a les effets potentiels
d’explosions nucléaires sur l’ozone dans
la stratosphère. Les raisons sont les suivantes : tandis que
l’oxygène et l’azote des couches
supérieures de l’atmosphère peuvent
bloquer les ultraviolets solaires dont les photons ont une longueur
d’onde inférieure à 2420
angströms, l’ozone est le seul bouclier efficace
contre les radiations ultraviolettes solaires dont le spectre se situe
entre 2500 et 3000 A. Bien que l’ozone soit très
efficace pour filtrer les UV solaires dans cette région du
spectre, la partie supérieure de cette zone n’est
pas toujours bloquée (entre 2800 et 3200 A), causant des
coups de soleil, des cancers et un vieillissement
prématuré de la peau. Les UV solaires sont aussi
responsables d’aveuglements, et à forte dose,
peuvent inhiber la photosynthèse des plantes, bloquer leur
croissance, endommager ou détruire des bactéries,
champignons, insectes, et produire des altérations
génétiques.
En dépit du rôle important de l’ozone
dans un environnement viable à la surface de la terre, la
quantité totale d’ozone dans
l’atmosphère est assez faible (3ppp). De plus,
l’ozone n’est pas constituant statique ou durable
de l’atmosphère. Il est continuellement
crée, détruit et recrée par un
processus naturel. Ainsi, la présence d’ozone
à un moment donné est fonction de
l’équilibre atteint entre les réactions
chimiques de synthèse et de dégradation, ainsi
qu’entre les radiations solaires atteignant la haute
atmosphère.
Le mécanisme de production de l’ozone est
l’absorption par l’oxygène
d’une lumière UV à courte longueur
d’onde. La molécule de dioxygène se
sépare en deux atomes d’oxygène libres
qui s’unissent immédiatement avec
d’autres molécules de dioxygène. Cette
union forme l’ozone : O3. La chaleur
relâchée par la réaction de formation
d’ozone est la raison pour laquelle la température
s’élève avec l’altitude dans
la stratosphère (douze kilomètres au-dessus de la
surface minimum).
Tandis que la réaction chimique naturelle produit environ
4500 tonnes d’ozone par seconde dans la
stratosphère, ceci est contrebalancé par les
autres réactions naturelles dégradant
l’ozone. La plus signifiante est de loin celle impliquant le
monoxide d’azote NO qui sépare l’ozone
en molécules. Cet effet a été
découvert ces dernières années lors
d’études environnementales concernant
l’emploi de vols supersoniques fréquents dans la
basse stratosphère. Il semblerait donc que la
réaction du NO soit responsable de 50 à 70% de la
destruction de l’ozone.
Dans l’environnement naturel, il y a toute une
variété d’origines de la production de
NO et de vecteurs pour son transport vers la stratosphère.
Des bactéries dans le sol produisent du NO2 qui entre dans
la basse atmosphère et se diffuse lentement dans la
stratosphère où il réagit avec
l’oxygène libre pour former deux
molécules de NO. Un autre mécanisme pour la
production de NO dans la basse atmosphère est
basé sur les éclairs. Malgré le fait
que la plupart du NO soit balayé par la pluie, une partie
peut rejoindre la stratosphère. Des quantités
supplémentaires de NO sont produites directement dans la
stratosphère par les rayonnements cosmiques en provenance du
soleil et de sources interstellaires.
C’est à cause du rôle de catalyseur que
le NO joue dans la destruction de l’ozone qu’il est
important de considérer les effets d’explosions
nucléaires à forte puissance sur celle-ci. La
boule de feu nucléaire et l’air
entraîné à
l’intérieur propagent une grande chaleur, suivi
par un refroidissement rapide. Ces conditions sont idéales
pour la production de quantités énormes de NO
tiré de l’air. Les estimations vont
jusqu'à cinq mille tonnes de NO produit par
mégatonne.
Quels seraient les effets du NO conduit dans la stratosphère
par une guerre nucléaire globale impliquant la
détonation de dix mille mégatonnes de puissance
explosive dans l’hémisphère Nord ?
D’après les études récentes
de l’Académie des Sciences américaine,
le NO produit par les armes nucléaires pourrait
réduire le niveau de l’ozone dans
l’hémisphère Nord de 30 à
70%.
Pour commencer, une couche d’ozone
épuisée renverrait vers la terre moins de chaleur
que d’habitude, causant une chute de température
pouvant affecter sérieusement l’agriculture.
D’autres changements tels que de plus grosses
quantités de poussière ou une
végétation différente, pourraient de
façon subséquente renverser la chute de
température ou au contraire l’accentuer.
Plus important, la vie sur terre a évolué dans
une large mesure à l’abris du bouclier
d’ozone protecteur et est actuellement adaptée
assez précisément à la
quantité d’UV solaires qui le traversent. Pour se
défendre contre ce niveau faible d’ultraviolet,
les espèces ont développé des
protections extérieures (plumes, fourrure, cire sur les
fruits), et intérieures (mélanine dans la peau
humaine, flavonoïdes dans les tissus
végétaux), des stratégies
d’évitement (migration du plancton à
plus grande profondeur pendant la journée, recherche de
l’ombre par les iguanes), et dans presque tous les organismes
sauf les mammifères placentaires, des mécanismes
élaborés pour réparer les dommages
photochimiques.
Il est possible néanmoins, qu’une augmentation
importante des UV solaires puisse dépasser les
défenses de quelques ou de nombreuses formes de vie
terrestres. Des dommages directs et indirects peuvent se produire parmi
les bactéries, insectes plantes et autres maillons des
écosystèmes dont le bien-être de
l’homme dépend. Ce bouleversement,
particulièrement s’il prend place après
une guerre à grande échelle impliquant de
nombreux autres problèmes, peut constituer une menace
sérieuse supplémentaire pour le
rétablissement d’une société
post-nucléaire. Le rapport de
l’Académie des Sciences américaine
conclut qu’en 20 ans, les systèmes
écologiques devraient avoir
récupéré de l’augmentation
en radiations ultraviolettes, mais pas nécessairement de la
radioactivité ou d’autres
dégâts dans les secteurs proches des zones de
conflit. Néanmoins, bien que tardive,
l’augmentation des cancers de la peau dans
l’hémisphère Nord pourrait aller
jusqu'à 30%
V Quelques conclusions
Nous avons considéré les problèmes
d’une guerre nucléaire à grande
échelle du point de vue des pays
n‘étant pas directement attaqués, ainsi
que les problèmes qu’ils pourraient rencontrer
dans le redressement post-conflit. Il est vrai que la grosse partie de
l’horreur et de la tragédie de la guerre
nucléaire serait subie par les populations
exposées aux attaques directes, qui auraient sans doute
à affronter des obstacles extrêmes, sinon
insurmontables pour rétablir leur propre
société. Il n’est pas moins apparent
par ailleurs, que d’autres nations incluant celles
étrangères au conflit, pourraient souffrir
grandement des dommages causés à
l’environnement. Enfin, il est nécessaire de faire
mention au moins brièvement des effets résultants
de l’arrêt des activités
économiques et des communications. Depuis 1970, une fraction
croissante de la population a perdu la bataille pour
l’autosuffisance en nourriture, et doit s’appuyer
sur des importations massives. Un dysfonctionnement important de
l’agriculture et des transports dans les pays industriels et
exportateurs de céréales pourrait être
désastreux pour les pays important de la nourriture, des
machines agricoles, et des engrais (spécialement les pays se
débattant déjà avec des
problèmes de famine à grande échelle).
Par ailleurs, suite à un conflit nucléaire, les
puissances industrielles directement impliquées se
retrouveraient en compétition pour des ressources, avec les
pays aujourd’hui considérés comme
sous-développés. De même, la coupure
des communications internationales (satellites, câbles, et
même les liaisons radio haute fréquence) peut
être un obstacle majeur à l’effort de
redressement international.
Dans une tentative pour modéliser les effets à
long terme d’une guerre nucléaire à
grande échelle, nous avons considéré
de façon séparée les
différents types de dommages pouvant se produire. Il est
également possible néanmoins, que les
interactions se produisant entre ces effets ainsi, les
dégâts en s’associants entre eux
pourraient produire de nouveaux types inattendus de
problèmes. Par exemple, nous pouvons jauger individuellement
les conséquences de retombées radioactives au
niveau mondial, et celles d’une augmentation du niveau des
radiations ultraviolettes solaires. Mais l’on ne sait pas si
les deux agissant simultanément ne peuvent pas augmenter
significativement la sensibilité des hommes, des plantes et
des animaux à la maladie. En dépit de trente ans
de développement et d’études, il y a
encore beaucoup à apprendre, en particulier concernant les
effets d’une guerre nucléaire à grande
échelle.
Note 1 : Puissance des armes nucléaires
Le standard le plus usité pour mesurer la puissance
d’une arme nucléaire est exprimé en
équivalence avec la quantité d’explosif
chimique (TNT) qui produirait la même énergie. La
première arme atomique qui a rasé Hiroshima en
1945 avait une puissance de 13 kilotonnes (soit 13.000 tonnes de TNT).
Pour mémoire, la plus grosse bombe
lâchée pendant la 2e guerre mondiale contenait
environ 10 tonnes de TNT.
Depuis Hiroshima, la puissance des armes nucléaire a
beaucoup augmenté. La plus grosse détonation
déclenchée en 1962 par l’Union
Soviétique avait une charge de 58 mégatonnes. Un
missile balistique moderne peut contenir une tête ayant une
charge de 20 mégatonnes ou plus.
Même les guerres récentes ont
été relativement limitées en termes de
puissance de destruction totale due à des armes
non-nucléaires. Un seul avion ou missile peut
aujourd’hui transporter un engin nucléaire dont la
force surpasse celle de toutes les bombes utilisées dans les
guerres précédentes. Le nombre de bombes et de
missiles nucléaires que les superpuissances
possèdent actuellement dépassent le millier.
Note 2 : Type d'armes nucléaires
Les armes nucléaires peuvent être
rangées en deux catégories fondamentales de
réaction nucléaire :
La Fission qui implique la séparation
d’éléments lourds (ex : uranium)
La Fusion qui implique la combinaison
d’éléments légers (ex :
hydrogène)
La fission requiert qu’un minimum de matériaux ou
"masse critique" soit mis en contact pour que l’explosion
nucléaire se produise. Les armes à fission les
plus efficaces tendent à avoir une puissance dans la zone
des dix kilotonnes. Des charges plus importantes rendent les armes
incroyablement complexes et peu utilisables.
La fusion nucléaire permet la conception d’armes
à la puissance virtuellement illimitée. Avec la
fusion, selon la théorie atomique, quand les noyaux
d’atomes légers comme
l’hydrogène se rejoignent, la masse des noyaux
fusionnés est plus légère que celle
des deux noyaux originaux. La perte est exprimée par de
l’énergie. Dans les années 30, des
physiciens ont conclu qu’il s’agissait du processus
qui étaient à l’origine de
l’énergie du soleil et des étoiles.
Mais la fusion nucléaire est restée
d’un intérêt théorique
jusqu’à ce que l’on découvre
qu’une bombe atomique à fission pouvait
être utilisée comme un déclencheur pour
produire en un ou deux millionièmes de secondes, les
conditions de pression et de températures
nécessaires pour démarrer la réaction
de fusion. La fusion permet la conception d’armes
nucléaires de puissance illimitée, en utilisant
des matériaux bien moins coûteux.
Note 3 : Radioactivité
Plus familiers, des éléments naturels tels que
l’hydrogène, l’oxygène,
l’or et le plomb sont stables et durables à moins
d’être soumis à des forces
extérieures. Mais tous les éléments
peuvent exister sous des formes instables. Les noyaux de ces formes
instables ou isotopes ont un "déséquilibre" au
niveau des particules les composant et ils tendent à
diminuer cette instabilité interne à travers le
processus de décomposition radioactive.
Les trois modèles principaux de décomposition
radioactive sont les émissions de radiations alpha,
bêta et gamma.
Alpha : des noyaux instables émettent souvent des particules
alpha, c’est à dire des noyaux
d’hélium consistant en deux protons et deux
neutrons. De loin la plus massive des particules émises,
elle est aussi la plus lente, excédant rarement 1/10e de la
vitesse de la lumière. En résultante, son pouvoir
de pénétration est faible : elle peut
habituellement être stoppée par une simple feuille
de papier. Mais si un émetteur de particules alpha comme le
plutonium est introduit dans le corps humain, il crée une
sérieuse menace de cancer.
Bêta : une autre forme de décomposition
radioactive qui consiste en l’émission
d’une particule bêta ou électron. Cette
particule bêta a une masse seulement de 0,7% de celle de la
particule alpha, mais une vitesse équivalente à
8/10e de la vitesse de la lumière. Les particules
bêta pénètrent donc plus
profondément dans les tissus, et des doses de radiations
bêta externes représentent une menace bien plus
grande que des doses de particules alpha, plus lourdes et plus lentes.
Les isotopes émettant des radiations bêta sont
aussi nocifs que des émetteurs alpha si introduits dans le
corps humain.
Gamma : dans certains processus de décomposition
radioactive, l’émission consiste en un photon sans
masse se déplaçant à la vitesse de la
lumière. Les rayons gamma sont similaires aux photons des
rayons X, mais bien plus pénétrants (plusieurs
centimètres de béton). Elles peuvent causer de
gros dommages au corps humain.
Une chose commune à ces trois types de radiations est leur
capacité à ioniser les atomes neutres
à travers lesquels elles passent, leur conférant
une charge électrique. La particule alpha transportant une
charge électrique positive attire les électrons
des atomes rencontrés, tandis que les particules
bêta étant chargées
négativement, elles éjectent des
électrons des atomes neutres. Si une radiation
bêta passe suffisamment prêt d’un noyau,
elle peut produire des rayons X qui iront eux-mêmes ioniser
d’autres noyaux. Des radiations gammas peuvent retirer des
électrons des atomes neutres, de la même
manière que les rayons X, les laissant ionisés.
Une seule particule de radiation peut ioniser des centaines
d’atomes neutres dans le tissu, à travers de
multiples collisions, avant que toute son énergie soit
absorbée. Ceci interfère avec les liens chimiques
pour certaines structures cellulaires d’importance critique
comme le cytoplasme qui contient le code
génétique de la cellule, et peut
également produire des composants chimiques qui peuvent
causer autant de dommages que l’irradiation initiale.
Pour des raisons pratiques, une unité de radiation
appelée le "rad" a été
adoptée. Elle mesure la quantité
d’ionisation par unité de volume produite par les
particules issues de la décomposition radioactive.
Note 4 : Période d'un radioélément
Le concept de période ou "demi-vie" est une des bases de la
décomposition d’un
radioélément. A l’inverse de
systèmes physiques (bactéries, animaux, hommes et
étoiles), il est impossible de prédire avec
certitude la durée de vie d’un seul
radioélément.
Néanmoins, il est possible de faire abstraction du
comportement aléatoire d’un noyau individuel en
traitant statistiquement de grands nombres de noyaux d’un
isotope particulier. Dans le cas du thorium 232 par exemple, le
processus de décomposition radioactive est si lent que 14
milliards d’années doivent
s’écouler avant que la moitié de la
quantité initiale de thorium 232 se soit
décomposée en une configuration plus stable.
Ainsi, la demi-vie de cet isotope est de 14 milliards
d’années. Après
l’écoulement de la seconde demi-vie (à
nouveau 14 milliards d’années), seulement un quart
de la quantité initiale de thorium 232 subsistera, etc.
La plupart des isotopes radioactifs de synthèse ont des
périodes beaucoup plus courtes, allant de quelques secondes
ou jours à des milliers d’années. Le
plutonium 239, un isotope de synthèse, a une
période de 24 000 ans.
Pour l’isotope le plus courant de l’uranium, le
U-238, la période est de 4,5 milliards
d’années… environ
l’âge du système solaire. Le plus rare
et fissionable des isotopes de l’uranium, le U-235 a une
période de 700 millions d’années,
indiquant que son abondance actuelle n’est que 1% de ce
qu’elle était au moment où le
système solaire est né.
Note 5 : Oxygène, ozone et radiations ultraviolettes
L’oxygène, vitale pour les créatures
qui le respirent, constitue environ 20% de
l’atmosphère terrestre. Il se présente
occasionnellement sous la forme d’un atome solitaire
à haute température, mais la plupart du temps il
se combine avec un autre atome pour former une molécule de
dioxygène O2. L’oxygène que
l’on respire est principalement constitué de cette
forme stable.
L’oxygène a aussi une troisième forme
chimique dans laquelle trois atomes d’oxygène se
lient ensemble en une molécule O3 appelée ozone.
Bien que moins stable, bien plus rare que l’O2, et
principalement confinée aux niveaux supérieurs de
la stratosphère, les deux molécules jouent un
rôle vital dans la protection de la terre contre certaines
radiations solaires néfastes.
Les radiations les plus dangereuses se situent dans le spectre
ultraviolet, invisible à l’œil nu pour
les longueurs d’onde les plus courtes (sous 3000
Angström). A l’opposé des rayons X, les
photons ultraviolets ne sont pas assez "puissants" pour ioniser des
atomes, mais contiennent assez d’énergie pour
casser certains liens chimiques dans des molécules de
cellules vivantes et produire des anormalités biologiques et
génétiques, comme des tumeurs et des cancers.
Heureusement, grâce à
l’atmosphère terrestre, seulement quelques traces
de ces ultraviolets atteignent la terre. Au moment où la
lumière solaire atteint le haut de la
stratosphère (45 km d’altitude environ), la
plupart des radiations sur des longueurs d’ondes
inférieures à 1900 A ont
été absorbées par des
molécules d’azote et
d’oxygène. Au sein de la stratosphère
elle-même, le dioxygène absorbe les UV
à longueur d’onde plus
élevée, jusqu’à 2420 A, et
de l’ozone se forme suite à ce processus
d’absorption. C’est cet ozone qui absorbe ensuite
le reste des rayonnements UV, jusqu’à 3000 A, de
manière à ce que la plupart des radiations
solaires dangereuses sont éliminées avant
d’atteindre la surface de la terre.
12 novembre 2005
La pollution peut être aussi dans votre salon
Attention !
La pollution peut être aussi dans votre salon
L'air des rues est irrespirable ? Celui du salon ne vaudrait guère mieux. C'est d'autant plus préoccupant pour notre santé que nous passons, selon la saison, 70 a 90% de notre temps à l'intérieur. Comment mieux respirer chez soi ? Ne négligez pas les gestes simples.
En 1988, Georges Méar, commandant de bord à Air France, a le coup de foudre pour 2 000 m2 à bâtir en plein cœur du parc botanique de Brest. Mais ce qui aurait dû être l'aboutissement d'un rêve allait être le point de départ d'un cauchemar. A peine installée, Annie Méar commence à souffrir, d'abord d'oppression, de rhinite, puis de divers troubles (douleurs diffuses, pertes de mémoire...). Elle se plaint surtout d'une fatigue inexplicable. Son mari se trouve bientôt en proie aux mêmes symptômes qui lui retombent dessus à chaque retour de vol. Au fil des semaines, leur santé se dégrade. Il leur faudra des mois pour remonter à la source du problème.
"J'ai l'impression de ne pas respirer"
La solution, Georges Méar la saisit au réveil d'une sieste fenêtres grandes ouvertes qui le trouve « la tête prise » comme après une nuit confiné dans la chambre. Des coffres des volets roulants se dégage une odeur très forte. Les analyses le confirmeront: les bois traités et les panneaux de particules rejettent des quantités massives de formaldéhyde qu'une ventilation défectueuse rabat à l'intérieur. Les Méar déménageront. Neuf ans plus tard, dans la maison « empoisonnée », 270 m2 de bois collé émettent encore deux fois plus que des panneaux neufs homologués aux Etats-Unis
S'il est extrême, le cas des Méar braque le projecteur sur le problème de la qualité de l'air mtérieur. On commence tout juste à prendre la mesure de l'impact sur la santé de la pollution atmosphérique. Alors qu'on installe des capteurs pour surveiller l'air de nos villes quel cas fait-on de l'habitat ? « Est-ce réellement dans la rue que nous courons le plus grand danger ? » En posant cette question dès 1990 dans le numéro 75 de la revue « Respirer », le docteur Marie-Roger Ickovic, l'une des premières à s'inquiéter de ces « pollutions de la maison », ignorait qu'elle prenait dix ans d'avance sur l'actualité.
La pollution intérieure était au centre de la dernière conférence annuelle de 1'EPA (European Federation of allergic and asthmatic Associations) dont a rendu compte « Oasis Allergies » (oct. 99). Le sujet revient régulièrement lors de congrès scientifiques et il est assez préoccupant pour que l'Europe ait lancé plusieurs programmes de recherche et que la France annonce la création d'un Observatoire de l'air intérieur (voir encadré).
L'air des locaux se dégrade-t-il vraiment ?
Un faisceau d'indices le laisse penser. La vétusté de l'habitat ou des équipements (les intoxications au monoxyde de carbone tuent près de 500 personnes chaque année). Mais aussi des problèmes émergents comme l'amiante ou le radon, l'éternel problème du tabac et des problèmes plus récents liés à l'introduction massive dans la construction de matériaux nouveaux ou aux changements des habitudes « Nos maisons deviennent d'autant plus hermétiques que les habitants obstruent les entrées d'air réglementaires pour des raisons d'inconfort (vents coulis, froid, nuisances sonores...). La ventilation fait du bruit ? On l'arrête pour la nuit,que les occupants passent en vase clos », s'inquiète Séverine Kirchner, responsable du projet Qualité de l'air au CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment).
Des murs, ça rassure. Son pas de porte sitôt franchi, on se croit à l'abri quand la télé annonœ un pic de niveau 2 et invite à rester chez soi. Erreur n° 1: même à huis clos, une maison n'est jamais une bulle. Erreur n°2: sous couvert de se protéger, on ferme les fenêtres, ignorant qu'on peut se retrouver plus menacé. Car c'est de la maison elle-même et de ses occupants que provient le gros bataillon des polluants qui contaminent l'air intérieur. Matériaux, équipements et nos activités multiples (cuisine, bricolage, toilette, chauffage) libèrent toutes sortes de substances dont le confinement favorise l'accumulation. « L'air inhalé comporte alors des particules diverses d'autant plus dangereuses qu'elles pénètrent plus profondément dans le poumon, là où l'élimination naturelle est moins facile », expliquait le Dr Ickovic.
Démangeaisons yeux qui piquent, gorge irritée et autres manifestations banales d'inconfort; allergies et affections respiratoires maux de tête, insomnies ou, plus insolite: stérilités maladies auto-immunes, voire risque accru de canœr, pourraient avoir pour origine commune l'air que nous respirons à la maison.
Des COV, composants organiques volatils...
Le sujet des polluants chimiques domestiques est quasi méconnu en France. A l'étranger, des campagnes comme œlle de la Société suisse pour la protection de l'environnement (SPE) mettent officiellement en garde le grand public contre œs « toxiques de l'habitat », formaldéhydes et autres COV. Présents dans toutes sortes de produits de bricolage, d'entretien, les meubles de bois collé, les composés organiques volatils (hydrocarbures, cétones, alcanes, aldéhydes) qui s'évaporent à température ambiante et se retrouvent sous forme de gaz dans les maisons à des taux jusqu'à 10 ou 20 fois supérieurs à ceux de l'extérieur. Les solvants des colles, cires, vernis, peintures s'évaporent en quelques heures ou quelques jours...Théoriquement car, dans certaines conditions, les COV, massivement libérés lors du séchage, sont absorbés par toutes sortes de matériaux présents dans la pièce (rideaux, moquette, papiers peints, livres...) qui, durablement imprégnés, les relâcheront par la suite - irnpossible de prédire pendant combien de temps.
Les peintures « à l'huile » sont naturellement les plus riches en solvants. Faut-il, pour autant, prétérer les acryliques aux glycéros ? « Si la réponse est « oui » à court terme, elle est moins tranchée à plus longue échéance »,répond Lionnelle Nugon-Baudon, chargée de recherche à 1'INRA. Sans odeur, ces peintures « à l'eau » ne sont pas forcément sans danger. Si elles contiennent environ cent fois moins de COV, la plupart renferment d'autres substances comme les aldéhydes ou les éthers de glycol. Ces éthers, sous-produits du pétrole, dont une trentaine sont actuellement utilisés dans l'industrie, viemnent de faire l'objet d'une expertise collective de l'INSERM: « Ethers de glycols: quels risques pour la santé ? », dont les conclusions, publiées en octobre, ne sont pas de nature à rassurer. Reconnus toxiques pour la fertilité et le développement du fœtus, quatre de ces éthers ont été interdits à l'usage domestique en France en 1997 et 98. En 1998, un éther est reconnu cancérigène. Quant aux autres, les experts « recommandent » de réexaminer rapidement la classification d'une dizaine d'entre eux et de compléter les études Dans l'intervalle, ces éthers continueront à être employés sans restriction.
... au SBM: syndrome des bâtiments malsains
Que sait-on des effets de ces produits chimiques sur la santé ? La toxicité dépend de la concentration du polluant, de la durée d'exposition et certainement (les scientifiques insistent de plus en plus sur ce point) de la sensibilité individuelle. « Les liens entre COV, formaldéhyde et asthme ne sont pas clairs », note le Pr Frédéric de Blay,pneumologue au CHU de Strasbourg. On observe cependant que ces polluants peuvent indirectement aggraver les réactions allergiques: soit comme cofacteur amplifiant la réponse allergique; soit en induisant une inflammation bronchique qui se surajoute.
L'Union européenne n'a classé que quatre éthers de glycol toxiques pour la fertilité et le développement du fœtus, alors que les données sont suffisantes pour en classer treize autres depuis dix ans.
Des études récentes semblent ainsi confirmer le lien entre de forts taux d'émission de COV et le fameux « syndrome des bâtiments malsains » (ou SBS pour Sick Building Syndrom). Défini comme une « réaction » de la majorité des occupants d'un immeuble à leur environnement intérieur, le SBS qui, selon l'OMS, pourrait concerner jusqu'à 25 à 30 % des usagers du tertiaire, se rnanifeste par des troubles respiratoires, nerveux (maux de tête, fatigue), allergiques, qui se dissipent dès qu'on sort du bâtiment.
Le MCS (Multiple Chemical Sensitivity) prête aussi le flanc à la controverse. Une personne sensibilisée au départ, soit par une dose massive, soit par une exposition à une dose moindre mais prolongée, pourrait, par la suite, voir ses troubles réactivés par une exposition infime à un éventail de plus en large de substances chimiques. Une sorte d'allergie sans l'être: alors que l'allergie se manifeste par une réaction de défense excessive, il s'agirait, dans le cas présent, d'un perte de tolérance de l'organisme. Ces « hypersensibilités » agiraient en perturbant les grands systèmes, immunitaire ou endocrinien, d'où les manifestations les plus diverses.
Cette hypothèse qui semble prise très au sérieux, notamment aux Etats-Unis où le MCS est reconnu par des organismes officiels tels que l'American Public Health Association, entre autres, laisse plutôt sceptique en France, où les toxicologues ont un autre mot pour qualifier ces cas: SIOC (Syndrome d'intolérance aux odeurs chimiques). Un synonyme poli de « psychosomatique ». On peut comprendre ces médecins. Pas de biomarqueurs. Des maladies qui ne ressemblent à rien de connu, mais le prion non plus.
De grosses lacunes
Sans verser dans la paranoïa « psychochimique », on peut quand même s'interroger. Pour beaucoup de ces produits, le dossier toxicologique est « très mince », finit par admettre le docteur Robert Garnier (toxicologue au centre anti-poison de l'hôpital Fernand-Widal à Paris), membre du groupe sur les éthers de glycol. Moyennant quoi, prend-on vraiment les précautions voulues ? A l'origine du rapport de l'INSERM, l'ingénieur chimiste toxicologue André Cicolella (responsable de l'Unité d'évaluation des risques sanitaires à l'INERIS) estime « en retrait » les conclusions de la récente expertise: « L'Union européenne n'a classé que quatre éthers de glycol toxiques pour la reproduction, alors que les données sont suffisantes pour en classer treize autres depuis environ dix ans. Seuls neuf sont proposés pour une révision.Aucune mesure n'a été prise après la publication de l'étude positive du National Toxicology Program, en 1998, sur la cancérogénicité de l'éther de glycol le plus utilisé au plan domestique et industriel, l'EGBE. Au total, l'exemple des éthers de glycol est un exemple du dysfonctionnement du système de sécurité sanitaire des substances chimiques. Pour les éthers de glycol, comme pour les autres substances dites "HPV" (High Production Volume), il y a un manque important de données de toxicité chronique, essentielles pourtant pour des substances utilisées, pour la seule France, par des centaines de milliers de travailleurs et des millions de consommateurs. »
Un no man's land réglementaire
En France, il n'y a actuellement ni incitation pour les industriels à l'évaluation systématique de leurs produits, ni obligation d'étiquetage. Impossible de connaître la composition de la peinture X ou du vernis Y. Quant à interroger le fabricant: « secret défense ».
« Il existe bien une norme "NF environnement" pour les peintures, mais qui ne repose pas sur des critères prenant en compte la santé des applicateurs et des usagers », observe S. Kirchner. Et pourtant la demande existe: « Nos meilleures ventes », nous dit ce distributeur qui importe d'AIlemagne deux peintures « écologiques ». Une majorité des architectes du Bas-Rhin relèvent que 25 % de leurs clients manifestent un intérêt pour la relation « habitat/santé ». Faute de labels garantissant l'absence de COV, ils ne peuvent fournir ces chantiers en matériaux français. Seule alternative: faire venir de Suisse des produits classe « A » ou des panneaux de particules allemands « E1 », peu émissifs en formaldéhydes. Alors que les Etats-Unis et le Canada, l'Allemagne, la Suisse, les pays d'Europe du Nord disposent aujourd'hui de législations réglementant la fabrication des matériaux, rien de tel en France. Nous refusons le bœuf anglais ? Nos voisins boudent les matériaux de construction français. Dans un article de juin 1999 intitulé « Maisons poisons ? », la revue suisse « Fémina » met en garde ses lectrices: « Il convient de se méfier des produits importés de pays aux réglementations plus laxistes. »
Nous refusons le bœuf anglais? Nos voisins allemands ou suisses, qui disposent de législations réglementant la fabrication des matériaux, boudent, eux, les matériaux de construction français.
Alors que des niveaux d'alerte ont été définis pour la pollution extérieure, que des valeurs limite d'exposition sont établies pour quelque 600 polluants en milieu de travail, il n'en existe pas pour l'air ambiant dans l'habitat. De plus, lorsqu'une analyse d'atmosphère est réalisée se pose le problème de son interprétation. Faute de mieux, l'usage est de diviser par un facteur « variable » (allant de 3 à 50) les valeurs moyermes d'exposition professionnelle (alors que l'OMS recommande d'appliquer un facteur de sécurité de 100 à 1000) pour obtenir la valeur limite acceptable dans un environnement domestique. Approximation d'ailleurs critiquée par les spécialistes de l'environnement comme les partenaires du projet belge « Sandrine » qui, dans un récent article (à consulter sur Internet), s'expliquent: « L'extrapolation des données de la médecine du travail à la médecine environnementale devrait être proscrite. La médecine du travail s'adresse à des adultes en bonne santé, exposés 8 heures par jour et 5 jours par semaine.Tandis qu'une personne exposée chez elle peut l'être 24 heures sur 24 »... et des années durant. Sans compter qu'un enfant, une personne âgée ou malade, ne sera pas équipé d'une combinaison ni de gants. Dernier point, ces valeurs ne sont données que pour une substance unique. Or, il est rare de n'être exposé qu'à un polluant isolément: la nocivité des mélanges où les substances chimiques interagissent entre elles devient pratiquement impossible à évaluer.
De l'ignorance à l'omerta
On peut reprocher aux Verts de voir tout en noir. Lors du naufrage de l'Erika, « le Monde » n'a-t-il pas été, le 5 janvier dernier, le premier à démasquer les experts du Cedre, suspectés de collusion (« entente secrète en vue de tromper ou de causer préjudice », selon Larousse) avec les pétroliers ? Ce sont ces mêmes pétroliers qui se cachent, aujourd'hui, derrière les marques de peintures les plus distribuées. Le système est bien verrouillé.
Lorsqu'un problème se pose, les conditions sont réunies pour que toutes les démarches tournent court. D'abord faut-il faire le lien. La plupart des gens n'ont pas le réflexe d'associer un symptôme à leur habitat,non plus que les médecins qui ne savent pas traiter ces cas. En l'absence de réglementation, les industriels jouent sur du velours. Bien difficile, alors, de faire prendre en compte la nocivité d'un produit. On en a fait les frais avec l'amiante.
Paradoxe, alors qu'en 1995 le tribunal de grande instance de Brest reconnaît et les problèmes de santé du couple Méar et les erreurs techniques (notamment de ventilation), il ne reconnaît pas la relation avec les produits chimiques (tout en faisant payer les dépens aux parties adverses, dont les frais d'expertise chimique). C'est pour faire admettre ce lien de causalité que les Méar ont fait appel.
A quand des matériaux de construction clairement étiquetés ? Pour la première fois, dans le cadre du projet « Bâtiment et santé », le secrétariat d'Etat au Logement a exprimé la nécessité de « compléter les mesures réglementaires par une meilleure information du public », avec cet objectif d'aboutir à un marquage spécifique des produits. « Deux projets sont lancés,précise S. Kirchner, l'un au niveau européen, le second, français, cofinancé par l'ADEME. » Un vrai progrès qui se profile, mais pas avant plusieurs années.
L'air intérieur sous surveillance
« Bâtiment et santé »: c'est le nom du programme de prévention des risques sanitaires liés à l'habitat récemment lancé par les ministères du Logement, de la Santé, de l'Environnement et de la Recherche. Parmi les grands axes présentés en septembre demier . Ia création d'un « observatoire de la qualité de l'air intérieur des bâtiments ». Pendant du dispositif de surveillance de l'air extérieur, il s'agit de constituer, à l'échelle nationale, un réseau d'observation de la qualité de l'air intérieur des bâtiments. Objectifs: identifier les polluants présents, leur concentration, en suivant leur évolution afin de préciser l'exposition des habitants. Des mesures seront effectuées dans des bâtiments indicateurs (un millier environ), répartis dans des zones variées tant en ville qu'à la campagne. L'échantillon regroupera des locaux dans lesquels le temps passé est important (logements, bureaux, écoles, établissements de santé), mais aussi des lieux publics fréquentés dans ia journée, y compris les espaces souterrains. Les polluants sélectionnés (oxydes d'azote, monoxyde de carbone, formaldéhydes, COV dont benzène) le seront soit en raison de leurs effets sur la santé, soit parce qu'ils sont plus concentrés à l'intérieur en raison de sources internes. Ces résultats permettront de mieux identifier les sources de ces pollutions et d'apporter des éléments pour l'évaluation des risques. La mise en œuvre du projet, qui sera conduit avec l'lnstitut national de veille sanitaire, a été confiée au CSTB avec le réseau technique du ministère de l'Equipement et l'INERIS. 4 MF ont été débloqués pour la mise en place de l'observatoire.
Ces gestes simples qu'on néglige souvent
Mieux respirer chez soi ? Ce n'est ni sorcier ni dispendieux. En Finlande, des conseils comme ceux-ci sont publiés et distribués à tous. Quelques règles d'or pour un air plus sain au quotidien: Une maison qui respire est une maison entretenue. Qu'elle s'accumule dans les tapis ou se dépose sur le lino, la poussière est un réservoir de particules et d'allergènes aériens.
• Passer sur les sols lisses une serpillière humide plutôt qu'un balai qui la met en suspension.
• Choisir un bon aspirateur: suffisamment puissant, équipé de filtres efficaces et d'accessoires adaptés (buse, turbobrosse). Pour un nettoyage en profondeur (tous les 2 ou 3 ans), au shampooing (difficile à bien rincer) préférer l'injection/extraction. La méthode varie selon le type de pose et de fibres. Se renseigner lors de l'achat ou auprès de l'Union des fabricants de tapis de France, qui édite des brochures avec des conseils précis. Egalement sur Minitel: 3615 Info Moquette ou Internet: uftf.asso.fr. L'humidité favorise le développement des moisissures et des acariens, mais aussi (on le sait moins) la diffusion de substances comme le formaldéhyde libéré par les matériaux.
• Sécher immédiatement, au besoin remplacer, tout ce qui a été mouillé ou inondé.
• Dans les pièces humides (salle de bains, cuisine), prévoir une bonne ventilation. La présence de buée sur le miroir ou les vitres indique qu'elle est insuffisante.
• Eviter de faire sécher le linge dans des pièces fermées. Autre source d'humidité issue des activités domestiques et de la présence humaine, la condensation est d'autant plus importante que la température est basse: à 15 °C, la respiration de deux personnes au repos suffit à saturer une pièce de 30 m2en cinq heures. Un chauffage équilibré (autour de 20°C) contribue à assainir l'air ambiant. Une odeur peut signaler le développement de moisissures ou le dégagement de COV En chercher la source... ne pas la masquer. Eviter parfums d'intérieur et désodorisants, spécialementen aérosol. Dans tous les cas, aérer est le meilleur moyen de disperser poussières et polluants: même le radon, dont les concentrations atteignent un pic la nuit et fluctuent dans la joumée, au gré de l'ouverture des portes et des fenêtres.
• Ventiler régulièrement (et pas seulement lorsqu'on cuisine).Toute l'année, même en hiver, quelques minutes, trois à cinq fois par jour.
• Aérer les chambres avant de dormir et chaque matin au réveil; à défaut des fenêtres, laisser les portes ouvertes la nuit est une bonne chose.
• Attention, une ventilation, une climatisation mal conçue (ou mal entretenue) produisent l'effet inverse de celui recherché. Faire appel à des professionnels. Des travaux à prévoir ? Attendre la belle saison, lorsqu'il sera facile d'aérer. Eviter d'habiter la maison en travaux et patienter quelques jours (voire davantage pour les personnes sensibles), avant de retourner dommir dans la chambre qui vient d'être repeinte. Toujours vider les pièces au maximum (pour limiter le phénomène réservoir). Et, s'il y a lieu de changer un sol, le faire APRES la peinture.
Pollution des maisons: quelles sources, quelles menaces?
Matelas, tapis et autres nids à acariens, COV qui émanent du sol ou des meubles, fuite qu'on tarde à réparer, murs qui se lézardent, chaudière, tabac: autant de sources de polluants. Voici les principaux, dangereux pour la santé.
Les allergènes domestiques « aéroportés » responsables essentiellement de manifestations respiratoires. Au hit-parade: 1 ) les acariens, responsables de 70 % des allergies à la poussière de maison. 2) Les allergènes d'animaux (chats, chiens). 3) Les allergènes de blattes, mis en cause plus récemment: 9 à 10 % des allergiques y seraient sensibilisés. Les moisissures provoquent des allergies plus rares et plus difficiles à éradiquer.
L'amiante, composant de nombreux matériaux de construction largement utilisés entre 1950 et 1980. Reconnu comme cancérigène, l'amiante a fait l'objet, en 1996 et 1997, de nouvelles dispositions réglementaires imposant aux propriétaires immobiliers une obligation de diagnostic. Cette recherche d'amiante doit impérativement être réalisée par un contrôleur agréé. La campagne, initialement prévue jusqu'au 31/12/99, a été prolongée. Informations par Minitel (3615 amiante) ou via le web (www.equipement.gouv.fr).
Le radon, gaz rare radioactif naturellement présent dans le sol, peut se concentrer dans les habitations. Deuxième cause d'irradiation après les expositions médicales, le radon, à l'origine de 34 % de 1'exposition moyenne de la population française aux rayonnements ionisants, a été reconnu comme cancérigène par l'OMS en 1987. 27 départements seraient particulièrementconcernés. Des campagnes d'identification des zones à risque et de mesures ont été lancées début 1999. Des plaquettes d'information sont disponibles dans les DDE (directions départementales de l'équipement) et les DDASS, où l'on peut aussi se procurer un dosimètre (200 F).
Le monoxyde de carbone (CO), chef de file des gaz toxiques, est responsable de 5 000 intoxications et 400 décès par an. Des accidents souvent liés à une mauvaiseventilation: « En l'absence d'oxygène, les gaz de combustion ne se transforment plus en CO2, mais en CO », explique Jean-Pierre Buisset, ingénieur du génie sanitaire.Entretenir régulièrement les appareils de chauffage et ne pas obturer les aérations.
Le CO2 (libéré, entre autres, par notre respiration) se concentre dans les espaces confinés où l'oxygène se raréfie.
Les oxydes d'azote (libérés par les appareils à gaz, le tabac...) peuvent entrainer des troubles graves: allumer un four à gaz et trois brûleurs élève en 30 min le taux de dioxyde d'azote de la cuisine à 900 microgrammes/m3 d'air, alors qu'à l'extérieur, un taux de NO2 de 200 déclenche une alerte de niveau 1. De nombreux produits (désinfectants, peintures, colles) contiennent du formaldéhyde, également émis par les murs isolés par injection de mousses urée-formol, les panneaux de particules et contreplaqué, et la fumée de tabac. Irritant, sensibilisant, le formaldéhyde est classé cancérigène probable. Selon l'OMS, les valeurs dans l'air des habitations ne devraient pas dépasser 0,1 mg/m3 d'air chez les personnes en bonne santé. Dix fois moins pour les personnes sensibilisées (voir le numéro de janvier de « Que Choisir ? » . Il serait trop long de détailler la longue liste des milliers de COV présents dans de nombreux matériaux, produits d'entretien et de bricolage. Un des plus néfastes: le benzène (cancérigène avéré). Alors qu'une valeur limite de 10 microgrammes/m3 (à terme 5) vient d'être adoptée par l'Union européenne comme objectif de qualité, de récentes campagnes de mesures (Nancy, INERIS, 1998)trouvent des concentrations dépassant 20 microgrammes/m3 d'air dans les logements-témoins. Important. Ces composés présents dans l'air pénètrent dans l'organisme par voie respiratoire mais aussi à travers la peau: travailler toujours dans un local bien ventilé; porter des vêtements couvrants, lavés souvent et, si nécessaire, un masque et des gants adaptés. En cas de problème: s'adresser à la mairie, qui peut faire intervenir le service d'hygiène de la ville, ou les services techniques de la DDASS pour une inspection à vue et des prélèvements d'air.
Par Valérie Ferrier




















