Beat génération - Stanislas kazal underground blog

Stanislas kazal underground blog

contre-culture,réflexions, poésie,cinéma de genres et d'auteurs, musiques, société,critiques,littérature, arts, révoltes, mousse au chocolat et couscous.....

05 mai 2005

FERLINGHETTI LAWRENCE (1919- )

   

FERLINGHETTI (L.)

ferlinghetti1FERLINGHETTI LAWRENCE (1919- )

Le plus engagé politiquement des poètes américains, Lawrence Ferlinghetti n’est sûr ni du lieu ni de la date de sa naissance. Selon lui, son père mourut peu avant qu’il ne vînt au monde, sa mère entra dans un hôpital psychiatrique et une parente l’emmena en France, où il passa la plus grande partie de son enfance. Rentré aux États-Unis, il fut officier dans la marine américaine pendant la Seconde Guerre mondiale; il avait entrepris des études universitaires, qui le menèrent jusqu’à la Sorbonne, où il obtint un doctorat en 1951.

C’est Ferlinghetti qui créa le beat movement  à San Francisco, vers 1955. Sa librairie City Lights , la première librairie des États-Unis à ne vendre que des livres brochés, est l’un des premiers rendez-vous des poètes de la beat generation  qui rejettent le style formel et académique prévalant à l’époque, pour composer des œuvres où sensations et sentiments seraient saisis dans ce qu’ils ont de plus immédiat, sans se soucier de l’incohérence et du morcellement produits. Éditeur, Ferlinghetti est le premier à publier dans le cadre des éditions City Lights Books leurs recueils de poèmes, notamment en 1956, Howl  d’Allen Ginsberg.

Ferlinghetti compose parfois ses poèmes sur bande magnétique, la plupart étant destinés à être lus à haute voix. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes, parmi lesquels Images du monde disparu  (Pictures of the Gone World , 1955); En partant de San Francisco  (Starting from San Francisco , 1961); Le Sens caché des choses  (The Secret Meaning of Things , 1968); Nuit mexicaine  (Mexican Night , 1970). Il a écrit aussi deux pièces de théâtre, Débats à armes inégales avec l’existence  (Unfair Arguments with Existence , 1963), Routines  (1964), et un roman, Her  (1960), traduit en français sous le titre de La Quatrième Personne du singulier . Il continue à écrire des poèmes à tendance politique, comme le suggèrent les titres suivants: Mille Paroles de crainte pour Fidel Castro  (One Thousand Fearful Words for Fidel Castro , 1961), Où est le Vietnam  (Where Is Vietnam , 1965) et Tyrannus Nix  (1969). Un choix de poèmes est imprimé à Londres en 1967 sous le titre Un œil sur le monde  (An Eye on the World ). Il a également traduit du français un choix de poèmes tirés de Paroles  de Jacques Prévert (1958).

L’œuvre de Ferlinghetti se poursuit avec des recueils de poèmes tels que Œil ouvert , Cœur ouvert  (Open Eye , Open Heart , 1973) et, en 1979, Paysages des vivants et des morts  (Landscapes of Living and Dying ). En 1984, Au-dessus de toutes les frontières obscènes  (Over all the Obscene Boundaries ) rassemble des textes publiés en revue. Une œuvre abondante donc, contestataire, mais qui rejoint la tradition américaine de la responsabilité morale de l’écrivain, comme en témoignent ses deux manifestes populistes (Populist Manifesto , 1974 et Adieu à Charlot ; Second Populist Manifesto , 1979). Ferlinghetti eût fait sienne la devise du romancier Sinclair Lewis: «Je n’aime pas l’Amérique, je l’adore».


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SNYDER GARY (1930- )

   

SNYDER (G.)

snyder1SNYDER GARY (1930- )

Pour Jack Kerouac et Allen Ginsberg, arrivant de la côte est à San Francisco (où le mouvement beat a pris naissance), Gary Snyder, natif du Nord-Ouest (Oregon), était «le type le plus fou et le plus intelligent que nous ayons jamais rencontré». Si Kerouac a tendance à se perdre dans une religiosité vague et naïvement enthousiaste, si Ginsberg, lui, tend à se transformer parfois en moulin à paroles, Snyder (il est Japhy Ryder, le personnage central du roman de Kerouac, Les Clochards célestes , The Dharma Bums , 1963) donne l’impression d’une personnalité beaucoup plus homogène, à l’esprit plus clair, à la parole plus économe, aux gestes plus précis. Il se situe au centre de ce mouvement américain (et non américain) actuel qui tend vers une «conscience écologique»: nouveaux rapports entre l’homme et la nature, liés à une nouvelle compréhension de la nature de l’homme lui-même; mouvement qui comporte pêle-mêle des éléments de primitivisme, d’orientalisme et d’utopisme. On pense aussi, bien sûr, à la leçon de ces deux grands ancêtres que sont Thoreau et Whitman. Ayant, sur un fond d’idées anarchistes et socialistes, fait des études d’anthropologie (tribus indiennes de la côte nord-ouest), des études de chinois et de japonais, Snyder, après avoir fait un séjour de plusieurs années au Japon et trouvé une unité en lui-même (A Range of Poems , 1966; Regarding Wave , 1970; Turtle Island , 1974), se tourne de plus en plus vers la société: «Le mouvement en Occident s’appelle révolution sociale; le mouvement en Orient s’appelle pénétration individuelle dans le vide fondamental du soi. Nous avons besoin des deux.» Dans son petit livre de notes et d’essais, Le Retour des tribus  (Earth House Hold , 1969), Snyder trace son itinéraire physique et spirituel qui l’a mené des solitudes boisées du Nord-Ouest, par un tour du monde comme matelot sur divers bateaux, jusqu’à un séjour dans un monastère zen au Japon, pour finalement revenir s’installer aux États-Unis avec l’idée d’y trouver, d’y créer, ne serait-ce que microsocialement, une unité autre qu’étatique, unité dont il voit les germes et les prototypes chez les taoïstes, les sufis, les bouddhistes zen et tantriques, les gnostiques et, dans le monde chrétien, les frères du Libre-Esprit. Il s’agit, pour citer le titre d’un de ses poèmes, d’une «révolution dans la révolution dans la révolution». Gary Snyder a développé son point de vue dans un recueil d’essais, The Practice of the Wild  (1990, Pratique du monde sauvage ).


   

BIBLIOGRAPHIE
Riprap. 1959.
Myths & Texts. 1960.
Riprap and Cold Mountain Poems. 1965.
Six Sections from Mountains and Rivers Without End. 1965.
A Range of Poems. 1966.
The Back Country. 1967.
Earth House Hold. 1969.
Regarding Wave. 1969.
Six Sections from Mountains and Rivers Without End Plus One. 1970.
Le Retour de la Tribu. Ed. Christian Bourgeois, 1972.
Turtle Island (Prix Pulitzer). 1974.
He Who Hunted Birds in His Father's Village: The Dimensions of a Haida Myth. 1979.
Axe Handles. 1983.
Passage through India. 1983.
Left out in the Rain. 1986.
No Nature. 1992.
Premier Chant du Chaman & Autres Poèmes. Ed. La Différence, 1992.
La Pratique Sauvage (Essais pour une nouvelle écologie). Ed. du Rocher, 1999.

EXTRAITS
PREMIER CHANT DU CHAMAN

Dans le villages des morts,
Remué des ossements épars
                   mangé la poix d'une branche morte
                   (graisse de baleine)
Orties et peuplier. L'herbe fume
                               au soleil
Des troncs roulent dans la rivière
                   le sable écorche les pieds.

Deux jours sans manger, des camions passent
                   dans la poussière et la lumière, les rivières
                   montent.
Dégel dans les hautes prairies. Vers l'ouest en juillet.

Les huîtres molles pourrissent, à marée basse
                       les parcs puent.

Assis sans penser à rien au bord du chemin de rondins
J'ébauche un nouveau mythe
en regardant les loutres
                       le dernier camion disparu.

CHANSONNETTE POUR GAÏA

Reveillé par l'horloge sur le coup de cinq heures
Le jour déjà,
Je vois encore le rêve
Trois Vierges du Maïs en vert
Feuilles vertes, jupe, manches —
En promenade,
      Je détournai les yeux, sachant ne point regarder.

Et m'éveille songeant :
J'aurais dû mieux observer
Pour voir comment c'est fait
Les Vierges du Maïs en vert.
Visage en feuille verte, aussi
Yeux détournés.

Mais alors je suis content d'avoir su pour une fois
Ne pas trop regarder quand
Vraiment là.

     Ou essayer de l'écrire

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12 mai 2005

Corso

   

Corso

corso2Gregory Nunzio Corso est né à New-York le 26 mars 1930. Sa mère, âgée de seulement 16 ans lorsqu'elle donne naissance à Gregory, abandonne sa famille et son fils un an après sa naissance pour retourner vivre en Italie. Corso va donc passer la majeure partie de son enfance entre orphelinats et maisons d'accueil. Son père se remarie alors que Gregory est âgé de 11 ans, et il obtient la garde de son fils, mais le jeune garçon fugue à plusieurs reprises. Il est alors placé en pension, mais il s'en échappe aussi. Durant son adolescence agitée, il passe quelques mois dans une prison NYorkaise (The Tombs) à cause d'une affaire de vol de radio. Après avoir purgé cette peine il est placé en observation à l'hôpital Bellevue pendant trois mois. A l'âge de 17 ans, il est reconnu coupable de vol et condamné à une peine de trois ans de prison. Pendant son incarcération à la "Clinton State Prison", il lit énormément et commence à écrire de la poésie. Après sa sortie en 1950, il rencontre Allen Ginsberg, grace à qui il fera la connaissance de Jack Kerouac et William Burroughs, ainsi que d'autres artistes et écrivains NYorkais : la future Beat Generation... En 1952 il travaille pour le "Los Angeles Examiner", puis sert dans la marine marchande. En 1954 il travaille à l'Université d'Harvard, où les étudiants contribuent à la publication de son premier recueil de poèmes "The Vestal Lady on Brattle and other poems". Deux ans plus tard, il se rend à San Francisco où Lawrence Ferlinghetti (City Lights Books) vient de publier son recueil de poèmes "Gasoline". Il devient célèbre et en 1957 il rejoint Kerouac et Ginsberg pour une série de lectures et d'interviews. En 1958 paraît son poème le plus célèbre, "Bomb", texte en forme de champignon nucléaire. A partir de cette époque, il va beaucoup voyager, notamment au Mexique et en Europe de l'Est. Ses principales publications après "Gasoline" sont "The Happy Birthday of Death" (1960), "The American Express" (1961), "Long Live Man" (1962), "Elegiac Feelings American" (1970), "Herald of The Autochthonic Spirit" (1981), "Mindfield" (1989). Il décède des suites d'un cancer de la prostate, chez sa fille Sheri Langerman à Minneapolis, le 17 janvier 2001, à l'âge de 70 ans.

BIBLIOGRAPHIE
The Vestal Lady on Brattle and other poems. Richard Brukenfeld, 1955
Gasoline. City Lights Books, 1958
A Pulp Magazine for the Dead Generation : poems with Henk Marsman. Dead Language, 1959
The Happy Birthday of Death. New Directions, 1960
Minutes to Go (with Sinclair Beiles, William Burroughs and Brion Gysin). Two Cities, 1960
The American Express. Olympia, 1961
The Minicab War : The Gotla War-Interview with Minicab Driver and Cabbie. Matrix Press, 1961
Long Live Man. New Directions, 1962
Selected poems. Eyre & Spottiswoode, 1962
The Mutation of The Spirit. Death Press, 1964
The Geometric Poem. Cosmopresse, 1966
10 Times a Poem. Poets Press, 1967
Elegiac Feelings American. New Directions, 1970
Ankh. Phoenix Book Shop, 1971
The Night Last Night Was at Its Lightest. Phoenix Book Shop, 1972
Earth Egg. Unmuzzled Ox, 1974
Way Out : A Poem in Discord. Bardo Matrix, 1974
Herald of The Autochthonic Spirit. New Directions, 1981
Mindfield. Thunder's Mouth Press, 1989
Sentiments Elegiaques Américains. Christian
DEUX POEMES
MER EN VRILLE

Se noyer être cheveux lents
Être poisson-ménestrel
Un œil écarquillé qui effleure
L'épave sondée pour voir —
Pour descendre toujours se noyer
Descendre dans le conclave du calmar
Toit noir le ventre de la baleine
Sol d'huîtres le tombeau —

Mon fantôme marin remonte
Et des cheveux plus lents
d'argent strient mes yeux
Plus haut plus haut je tourbillonne
Et me demande où —

Respirer dans la coupe de Neptune
Pousser du coude brise et tempête
Palper la sirène
Rester pour attacher mes cheveux
À l'étrier de l'hippocampe —

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Diane Di Prima

   

Diane Di Prima

diprima Diane Di Prima est née le 6 août 1934 à Brooklyn, New York. Elle commence à écrire dès l'âge de sept ans, et prend la décision de faire de la poésie sa vie à l'âge de quatorze. Son premier livre, "This Kind of Bird Flies Backward", paraît en 1957.

Elle vit à Manhattan pendant plusieurs années, et est considérée comme la femme écrivain la plus importante du mouvement Beat. Entre autres activités, elle participe à la fondation du "New York Poets Theatre", et crée avec son mari Alan Marlowe une maison d'édition, "The Poets Press", qui publiera 29 livres de prose et poésie d'auteurs tels que Gregory Corso, Herbert Huncke, et bien d'autres. Puis, avec Amiri Baraka (LeRoi Jones), elle fonde une revue littéraire mensuelle, "The Floating Bear", une des revues beat les plus importantes de l'époque, et qui existera durant 10 ans.

À la fin des années soixante, elle passe beaucoup de temps sur la route. Elle vit d'abord à New-York, puis rejoint la communauté psychédélique de Timothy Leary à Milbrook, avant de traverser le pays dans un fourgon VW jusqu'à San Francisco. Là-bas, elle étudie le Bouddhisme Zen, le Sanskrit et l'Alchimie, écrit l'un de ses poèmes les plus célèbres, "Loba", et élève ses cinq enfants. De 1980 à 1986, elle enseigne les traditions ésotériques en poésie, au "New College of California". Son travail a été depuis traduit en une douzaine de langues. En 1983, elle veut appronfondir son étude du Bouddhisme et devient l'élève de Chogyan Trunga Rinpoche.

Aujourd'hui, elle vit et travaille à San Francisco, où elle est l'un des fondateurs et professeur du "San Francisco Institute of Magical and Healing Arts". Ses derniers travaux sont "Not Quite Buffalo Stew", un roman satirique sur la vie californienne, une autobiographie parue sous le titre "Recollections of My Life as a Woman", et un livre sur Shelley en tant que poète-magicien.

Diane Di Prima a publié 31 livres, collaboré à plus de 300 revues et magazines littéraires, est apparue dans 70 anthologies. Ses poèmes ont été traduits en une trentaine de langues.

BIBLIOGRAPHIE
This Kind of Bird Flies Backward. Totem Press, 1957
Various Fables from Various Places. G.P. Putman, 1960
Dinners and Nightmares. Corinth Press, 1961
The New Handbook of Heaven. Auerhan Press, 1962
The Man Condemned To Death. 1963
Poets Vaudeville. Feed Folly Press, 1964
Seven Love Poems for The Middle Latin. Poets Press, 1965
Haiku. Love Press, 1966
New Mexico Poem. Poets Press, 1967
Earthsong. Poets Press, 1967
Hotel Albert. Poets Press, 1968
War Poems. Poets Press, 1968
L.A. Odyssey. Poets Press, 1969
Memoirs of a Beatnik. Olympia Press, 1969
The Book of Hours. Brownstone Press, 1970
Kerhonkson Journal. Oyez Press, 1971
Revolutionary Letters. City Lights Books, 1971
The Calculus of Variation. Eidolon Editions, 1972
The Floating Bear. Laurence McGilvery, 1973
Loba (Part I). Capra Press, 1973
Freddie Poems. Eidolon Editions, 1974
Selected Poems : 1956-1975. North Atlantic Books, 1975
Loba (Part II). Eidolon Editions, 1976
The Loba as Eve. The Phoenix Book Shop, 1977
Loba (Parts I-VIII). Wingbow Press, 1978
Memoirs of a Beatnik (réedition). Last Gasp Press, 1988
The Mysteries of Vision. Am Here Books, 1988
Wyoming Series. Eidolon Editions, 1988
Pieces of a Song : Selected Poems. City Lights Books, 1990
Seminary Poems. Floating Island, 1991
The Mask Is the Path of the Star. Thinker Review International, 1993
Zip Code. Coffeehouse Press, 1994
Recollections of My Life as a Woman. Viking Press, 2001



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John Clellon Holmes

   

John Clellon Holmes

holmes John Clellon Holmes est né le 12 mars 1926 à Holyoke, Massachussets. Il fréquente très tôt les milieux littéraires de New-York et rencontre Jack Kerouac, alors encore inconnu. Une solide amitié, basée sur leurs aspirations d'écrivains, se noue entre les deux jeunes hommes. En 1948, Holmes demande à Kerouac quel terme pourrait décrire les caractéristiques de sa génération, et celui-ci répond avec le terme "Beat Generation". En 1952 est publié le roman de Holmes, "Go", où il décrit, cinq ans avant "Sur la Route", les tribulations de Kerouac, Ginsberg et Cassady. Go attire l'attention des médias et The New-York Times Magazine demande à Holmes d'écrire un article sur l'univers dont il est question dans son roman. Se souvenant de la phrase de Kerouac pour qualifier cette génération, il titre l'article "This is the Beat Generation". Le terme est désormais connu du grand public.

Holmes est mort le 2 mars 1988 à Middleton, Connecticut, en laissant derrière lui trois romans, des poésies, des essais.

BIBLIOGRAPHIE
Go. 1952 (roman)
The Horn. (roman)
Get Home Free. (roman)
Night Music : Selected Poems. (poésie)
Passionate Opinions. (essai)
Displaced Person : The Travel Essays. (essai)
Representative Men : The Biographical Essays. (essai)

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13 mai 2005

Philip Lamantia

   

Philip Lamantia

lamantia2 Philip Lamantia est né le 23 octobre 1927 à San Francisco. Il commence à écrire de la poésie très tôt, alors qu'il est à l'école primaire. Plus tard, il lit les œuvres d'Edgar Allan Poe et H.P. Lovecraft et se fait renvoyer quelques jours de son collège pour "délinquance intellectuelle". À l'âge de seize ans, il découvre le surréalisme à travers Miro et Dali, et commence à écrire de la poésie surréaliste. Peu après il déménage à New-York pour y rencontrer les surréalistes français exilés pendant la guerre, et parmi eux André Breton, qui reconnaît immédiatement son talent. En 1943, des poèmes de Lamantia sont publiés par André Breton dans VVV, revue surréaliste américaine. Son premier livre, Erotic Poems, est publié en 1946, Philip Lamantia a 19 ans.

En 1950, il se rend à New-York où il se lie d'amitié avec Carl Solomon, Allen Ginsberg et Jack Kerouac, ainsi que d'autres membres de ce qui deviendra quelques années plus tard la Beat Generation. Lamantia est l'un des six poètes de la lecture d'octobre 1955 à la 6 Gallery. Il est le premier à monter sur scène et lit ses poèmes ainsi que ceux d'un de ses amis, John Hoofman, qui vient de mourir d'une overdose de peyotl à Mexico. Son second livre, Ekstasis, est publié après cette soirée. En 1959, il se rend à Mexico puis en Europe où il vivra durant les années 60 avant de revenir à San Francisco.

Considéré plus ou moins correctement comme un poète beat, il est en tout cas celui qui a le plus puisé dans les découvertes du Surréalisme et apparaît comme le lien entre la révolution surréaliste des années 20 en France et la Beat Generation. Son travail et sa personnalité ont influencé beaucoup d'auteurs, bien au-delà du cercle beat. Lamantia vit aujourd'hui à San Francisco où il écrit toujours de la poésie et fréquente les milieux de l'avant-garde.

BIBLIOGRAPHIE
Erotic Poems. Bern Porter Books, 1946.

Ekstasis. Auerhahn Press, 1959.

Destroyed Works. Auerhahn Press, 1962.

Touch of the Marvelous. Oyez, 1966.

Selected Poems 1943-1966. City Lights Books, 1967.

The Blood of the Air. Four Seasons Foundation, 1970.

Becoming Visible. City Lights Books, 1981.

Meadowlark West. City Lights Books, 1986.

Bed of Sphinxes: New and Selected Poems 1943-1993. City Lights Books, 1997.

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17 mai 2005

Philip Whalen

   

Philip Whalen

whalen1 Philip Whalen est né le 20 octobre 1923 à Portland, Oregon. Il rencontre au Reed Colege d'Oregon les futurs poètes Gary Snyder et Lew Welch.

Whalen ne se destine pas à une carrière poétique mais commence à écrire des poèmes après que Snyder lui ait demandé de participer à la lecture d'octobre 1955 à la 6 Gallery.

Tout comme Jack Kerouac et Gary Snyder, Whalen s'interesse de très près au Bouddhisme. Il passe de nombreuses années au Japon avant de revenir à San Francisco en 1971. En 1973, il est ordonné moine bouddhiste puis en 1975 il devient le père supérieur du Centre Zen de Tassajara Springs, en Californie.

Philip Whalen a publié de nombreux livres de poésie et et a fini sa vie à San Francisco, où il est mort le 26 juin 2002, à l'âge de 78 ans.

BIBLIOGRAPHIE
Self-portrait From Another Direction. 1959.
The End, Of a Month of Sundays. 1959.
Memoirs of an Interglacial Age. 1960.
From Memoirs af an Interglacial Age. 1960.
Like I Say. 1960.
Hymnus Ad Patrem Sinensis. 1963.
Three Mornings. 1964.
Monday In The Evening, 21:VII:61. 1964.
Goddess. 1964.
Every Day. 1965.
Nobody Listening To You ? 1965.
Highgrade : Doodles, Poems. 1966.
You Didn't Even Try. 1967.
The Invention of the Letter. 1967.
Intransit. 1967.
T/O. 1967.
On Bear's Head. 1969.
Severance Pay. 1970.
Scenes of Life at The Capital. 1970.
Imaginery Speeches for a Brazen Head. 1972.
Looking for Help. 1972.
In The Night. 1972.
The Kindness of Strangers : Poems 1969-1974. 1976.
Decompressions. 1978.
The Diamond Noodle. 1980.
Enough Said : Fluctuat Nec Mergitur: Poems 1974 - 1979. 1980.
Tara. 1981.
Heavy Breathing. 1983.
A Vision of The Bodhisattvas. 1984.
The Elizabethan Phrase. 1985.
Two Novels. 1985.
Window Peak. 1986.
Driving Immediately Passed. 1989.
Canoeing Up Cabarga Creek : Buddhist Poems 1955-1986. 1996.

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Michael McClure

   

Michael McClure

mcclure1 Michael McClure est né le 20 octobre 1932 à Marysville, Kansas et grandit à Seattle. Il est très tôt fasciné par la nature et la vie sauvage, et compte devenir un scientifique en ce domaine. Encore jeune, il se rend à San Francisco, participe aux ateliers poétiques de Robert Duncan, et prend part à l'émergence Beat de la renaissance poétique de San Francisco.

McClure est l'un des six poètes à lire lors de la soirée à la 6 Gallery. Son premier livre, "Passage", est publié en 1956. Comme Gary Snyder, sa poésie est habitée par la présence de la nature, mais McClure porte un interêt particulier à la conscience animale, que l'homme dénigre. Son message est : "Lorsqu'un homme ne sait pas qu'il est un animal, il est moins qu'un animal". Le royaume animal de McClure est peuplé de pandas Bouddhistes, de chats Beats, de baleines condamnées...

Michael McClure participe à l'Human Be-In de janvier 1967 avec Ginsberg et Snyder.

Ses pièces de théâtre, comme "The Beard" ou "Josephine : The Mouse Singer", sont parmi les pièces à succès des années 60 et 70. Au début des années 90, il entame une collaboration musicale avec Ray Manzarek, le clavier des Doors.
Michael McClure continue d'écrire des poèmes, des pièces de théâtre, des essais.

BIBLIOGRAPHIE
Passage. 1956.
For Artaud. 1959.
Hymns to St. Geryon and Other Poems. 1959.
The New Book/A Book of Torture. 1961.
Dark Brown. 1961.
Meat Science Essays. 1963.
Ghost Tantras. 1964.
The Blossom; or Billy the Kid. 1964.
13 Mad Sonnets. 1965.
The Beard. 1965.
Poisoned Wheat. 1965.
Unto Caesar. 1965.
(Mandalas) With Bruce Conner. 1966.
Love Lion Book. 1966.
Freewheelin' Frank, Secretary of the Angels. 1967.
The Sermons of Jean Harlow and the Curses of Billy the Kid. 1968.
Hail Thee Who Play. 1968.
Muscled Apple Swift. 1968.
Little Odes and The Raptors. 1969.
Star. 1970.
The Mad Cub. 1970.
The Adept. 1971.
Gargoyle Cartoons. 1971.
The Mammals. 1972.
The Book of Joanna. 1973.
Solstice Blossom. 1973.
Rare Angel. 1974.
A Fist-Full (1956-1957). 1974.
Fleas 189-195. 1974.
September Blackberries. 1974.
Jaguar Skies. 1975.
Gorf; or, Gorf and the Blind Dyke. 1976.
Antechamber. 1977.
The Grabbing of the Fairy. 1978.
Josephine The Mouse Singer. 1980.
Scratching the Beat Surface. 1982.
Fragments of Perseus. 1983.
The Beard; and Vktms: two plays. 1985.
Selected Poems. 1986.
Rebel Lions. 1991.
Lighting the Corners. 1993.
Simple Eyes and Other Poems. 1994.
General Gorgeous. 1998.
Huge Dreams. 1999.
Touching The Edge. 1999.
Rain Mirror : New Poems. 1999.
Plum Stones. 2002.

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19 mai 2005

DUNCAN

   

DUNCAN (R.)

DUNCAN ROBERT (1919-1988)

La naissance de Robert Duncan, à Oakland, le 7 janvier 1919, fut une tragédie. Septième enfant d’un manœuvre démuni, Robert Duncan causa, en naissant, la mort de sa mère. Sept mois plus tard, une famille sans enfants, les Symmes, l’adoptait. Nouvelle tragédie à l’âge de trois ans: le petit garçon court dans la neige vers sa mère adoptive; il tombe, les lunettes qu’il porte se brisent: dorénavant sa vue sera faussée. De ces deux événements, le jeune poète fera sa légende: il transformera ce matériau biographique en défi. À cette transformation il faut donner, d’ores et déjà, une autre source: les parents adoptifs du petit Robert étant férus d’occultisme, son enfance se déroula parmi les «pronostications», les cartes et les tarots, au rythme des séances de la communauté hermétique d’Oakland.

L’université de Berkeley accueille Robert Symmes, alias Robert Duncan, en 1935. Premières expériences homosexuelles, abandon des études au bout de trois ans. En 1940, Duncan s’inscrit au Black Mountain College en Caroline du Nord. Expulsé, il passe les années de guerre à Manhattan, au contact des artistes européens réfugiés (André Breton, Tanguy...). C’est l’époque de sa «saison en enfer», marquée par une courte cure psychanalytique, une correspondance et une amitié bientôt suspendues avec Anaïs Nin. Appelé à l’armée en 1941, Symmes reprend son ancien patronyme et redevient — définitivement — Robert Duncan. Retour à l’université de Berkeley en 1943, mariage, emploi auprès des éditions Dell Publishing, publication en 1944 d’un article retentissant, L’Homosexuel et la société . La rencontre en 1945 de Kenneth Rexroth, poète et traducteur des littératures orientales, lance le mouvement qui aboutira à la San Francisco Renaissance des années 1950, couronnée par la lecture du Howl  d’Allan Ginsberg. Avec l’aide de Jack Spicer, Willian Everson et Philip Lamantia, avec l’apport du mouvement anarchiste californien des Wobblies, les deux hommes créent les conditions de cette «renaissance » que les jeunes beatniks new-yorkais donneront un moment l’impression d’avoir confisquée à leur profit.

L’œuvre très singulière de Robert Duncan est faite de syncrétisme religieux, de souffle épique et d’une sensibilité baudelairienne au malheur totalement uniques dans la littérature américaine. Comme si les traditions mariales catholiques et anarchistes européennes avaient fusionné dans cette langue par ailleurs rompue aux allures sèches des Creeley et des Olson, Duncan nous a donné, dans The Opening of the Field  (1960), Roots and Branches  (1964) et Bending the Bow  (1968), provisions de bouche et d’esprit pour le siècle qui vient. La culture, nous dit-il, est éternel émerveillement, éternelle nouveauté.


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Richard Brautigan

   

Richard Brautigan

brautigan Richard Brautigan est né le 30 janvier 1935 à Tacoma, Washington. On sait peu de chose sur son enfance, si ce n'est qu'elle fut agitée. La rumeur dit même qu'il ignorait qui était son père et que son père lui-même n'apprit que Richard était son fils qu'au moment de sa mort. Une autre rumeur dit que Brautigan, à l'âge de vingt ans, jeta une pierre à travers la fenêtre d'un commissariat de police, avec pour conséquence d'être enfermé à l'Oregon State Hospital, où les médecins diagnostiqueront une paranoïa schizophrénique.

Il débarque à San Francisco en 1955 et devient presque immédiatement un membre du mouvement Beat. "The Second Kingdom", son premier poème, est publié en 1956, et son premier livre "Lay the Marble Tea", en 1959. Entre-temps il se marie avec Virginia Dionne Adler le 8 juin 1957 à Reno, Nevada.

Dans les années 60, le travail de Brautigan gagne en popularité et la plupart de ses œuvres les plus célèbres seront publiées pendant cette période. En 1972, il s'installe à Pine Creek, Montana, et refusera d'accorder interviews et lectures pendant huit ans.

Il publie son dernier livre, Mémoires sauvés du vent, en 1982. Le 25 octobre 1984, son corps sans vie est découvert dans sa maison de Bolinas, Californie, près d'une bouteille d'alcool et d'un révolver calibre .44. Il en a été conclu qu'il s'était suicidé.

BIBLIOGRAPHIE
L'avortement. Le Seuil, 1973 (livre de poche coll. Points)
La pêche à la truite. Christian Bourgeois, 1974 (livre de poche coll. 10/18)
Sucre de pastèque. Christian Bourgeois, 1974 (livre de poche coll. 10/18)
Le général sudiste de Big Sur. Christian Bourgeois, 1975 (poche coll. 10/18)
Le monstre des Hawkline. Christian Bourgeois, 1976 (poche coll. 10/18)
Willard et ses trophées de bowling. Christian Bourgeois, 1978 (poche coll. 10/18)
Retombées de sombrero. Christian Bourgeois, 1980 (poche coll. 10/18)
Un privé à Babylone. Christian Bourgeois, 1980 (poche coll. 10/18)
Tokyo-Montana express. Christian Bourgeois, 1981 (poche coll. 10/18)
Mémoires sauvés du vent. Christian Bourgeois, 1983 (poche coll. 10/18)
La vengeance de la pelouse. Christian Bourgeois, 1983 (poche coll. 10/18)
Une tortue à son balcon. L'Incertain, 1989
Il pleut en amour. L'Incertain, 1991
Journal japonais : 13 mai-30 juin 1976. L'Incertain, 1992
Cahier d'un retour de Troie. Christian Bourgeois, 1994 (poche coll. 10/18)
POURQUOI LES POETES INCONNUS RESTENT INCONNUS BRAUTIGAN, RICHARD CASTOR ASTRAL, parut. 04/2003 (Un regrettable oublie lié à l'ignorance, merci underskor;)

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