Coups de gueules! - Stanislas kazal underground blog

Stanislas kazal underground blog

contre-culture,réflexions, poésie,cinéma de genres et d'auteurs, musiques, société,critiques,littérature, arts, révoltes, mousse au chocolat et couscous.....

21 mars 2005

coup de gueule 1

    

 

Coup de gueule!

   

 Vous voudriez que  j'avale n'importe quoi comme baratin même si je sais ça....

L'inégalité généralisée :(sources : subsociety.org)

- 4/5e de la population mondiale vit en dessous du seuil de pauvreté dont 2.8 milliards n'ont pas les moyens de s'instruire, de se soigner et de se loger.
- 4 milliards de personnes vivent avec un revenu inférieur à deux dollars par jour et 800 millions soufrent de la faim
- Les 200 plus riches milliardaires de la planète possèdent, à eux seuls, l'équivalent de ce dont disposent 41% de la population mondiale soit 2.46 Milliards de personnes.
- La richesse des 10 personnes les plus riches du monde équivaut à une fois et demi le revenu de tous les pays sous-développés ensemble.
- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres soit 600 millions de personnes.
- Dans plus d'une centaine de pays le revenus par habitant est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était il y a 15 ans.
- L'écart entre le 5éme de la population le plus riche et le 5ème de la population le plus pauvre est de 1 pour 74 et il a doublé depuis les années 60.
- 20% de la population mondiale consomme 80% des richesses.
- Les multinationales accaparent 80% du commerce mondial, et le trafic entre elles représente 30% du chiffre global.
- Entre 1980 et 1993, les 500 plus grandes entreprises du monde ont supprimé 4,4 millions d'emplois, tandis que leurs ventes étaient multipliées par 1,4, leurs actifs par 2.3 et la rémunération de leur dirigeants par 6.1
- 37000 multinationales réunis valent deux fois le PIB de l'Amérique latine
- Le capital réuni de toutes les multinationales est de 31 millions de milliards de dollars. Elles peuvent étrangler n'importe qu'elle économie.
- On ne trouve pas les six milliards de dollars qui suffiraient chaque année à assurer un enseignement de base à toute la population mondiale, alors qu'il se dépense annuellement aux Etats-Unis huit milliards de dollars en cosmétiques
- On ne trouve pas les 13 milliards de dollars qui assureraient alimentation et soins à la population mondiale, mais que l'Europe et les USA consacrent 17 milliards annuels à leur animaux
- On ne trouve pas les 80 milliards de dollars annuels qui permettraient d'organiser les services publics de base dans le monde entier, alors que ce chiffre est inférieur à celui de la fortune cumulée des sept personnes les plus riches du globe
- L'éducation toujours réservée aux riches: Les pays "en voie de développement" sont maintenus dans l'ignorance et la misère: Unesco estime à 850 Millions le nombre d'analphabètes et à 110 millions le nombre d'enfants non scolarisés au primaire.
- L'OCDE prévoit, pour un futur proche, un chômage contrôlé de près de 30% de la population active, et un tiers des habitant du globe pourrait se retrouver sans moyen de subsistance. Pour l'instant 900 millions de personnes, 15% de la population mondiale, sont sans travail
- 17 millions d'enfants meurent chaque année à cause de maladies facilement curables (soit 46575 par jours)
- Les grands groupes alimentaires et Nestlé en tête, engagent des "assistantes maternelles" dans les pays du tiers monde pour inciter les gens à donner à leur enfant du lait en poudre, plutôt que l'allaitement, or l'eau y est souvent non potable, Résultat: Les organisations humanitaires estiment que 1.5 millions d'enfants meurent par an, des suites de cette consommation. (soit 4110 par jour)
- Un tiers des habitants de l'hémisphère sud n'atteint pas l'âge de quarante ans
- 20% des enfants de la planète ne sont pas scolarisés ; 250 millions doivent travailler comme main d'œuvre esclave pour des firmes transnationales. L'exploitation des pays à faible coût de main d'oeuvre, le travail des enfants fait partie intégrante du système capitaliste de même que toute autre manifestation de l'exploitation de l'homme par l'homme...
- 200 millions de femmes sont surexploitées.70% des pauvres sont des femmes ; les femmes représentent de plus 80% des réfugiés de guerre et 60% des analphabètes .
- La pauvreté touche aussi les pays riches et industrialisés: Les Etats Unis compte 34.5 Millions de pauvres, les Royaumes Unis: 12 Millions. La France n'est pas en reste avec 8 Millions de personnes, et les Restos du coeur, avec ses 40 000 Bénévoles, fournissent 60 000 000 de repas par an après 14 ans d'existence, atténuant ainsi, avec de nombreuses autres associations caritatives, les effets les plus dévastateurs du système capitaliste.
- Toujours en France, on compte entre 400.000 et 500.000 SDF alors que 2 millions de logements sont inoccuppés.
- Chaque jour en Espagne meurent cinq personnes dans un accident de travail . L'Espagne consacre 20% de moins à la protection sociale que la moyenne des pays Européens.
- Si tous les habitants du monde consommaient autant que les habitants de l'union Européenne, il faudrait trois planètes terre pour produire suffisamment.
- L'organisation des sociétés de consommation que nous subissons dans les pays industrialisés est calculée pour maintenir les classes sociales dans l'état que nous connaissons et même pour creuser l'écart entre riches et pauvres (dans un même pays et au niveau mondial). Or, la mondialisation, qui s'accélère depuis la chute du communisme dictatorial des pays de l'est, étend ce modèle à tous les pays du globe.
- 85% du coût de la criminalité (toutes catégories confondues) provient des affaires de corruption politico-financières.

- Nous sommes actuellement 6 milliards d'individus sur terre et on estime que ce chiffre va atteindre 9 milliards d'ici 50 ans : inutile de décrire l'ampleur des problèmes d'alimentation, de misère, d'épidémie, de tensions, de flux migratoires...qui vont se poser si le système actuel est maintenu. Il faut noter ici que le problème de l'explosion démographique ne peut être résolu que par l'éducation: "Les statistiques disent que les couples qui ont a peu près le niveau baccalauréat ou équivalent ont 2,5 enfants en moyenne; les couples qui n'ont pas d'éducation du tout ont 6 enfants. Dans les pays pauvres, on éduque certains mais pas les autres, alors ils ont des enfants: Plus il y a d'enfants, plus le pays est pauvre, plus le pays est pauvre, moins il a de système éducatif, c'est la spirale vicieuse. Comment en sortir? Faire payer le coût du système éducatif des pauvres par les riches" Albert JACQUARD au congrès ICEM pédagogie Freinet - Août 1996.

Je chante peut être ( car on peut appeller cela ainsi) mais je n'ai rien d'une cigale!!!

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06 avril 2005

coup de gueule 2

     

Que sont devenus nos ados rebelles ?

Ou télé-réalité et expérience de Milgram !

143942Fut un temps, il y'avait des rebelles sans causes dégoûtés par la surenchère  idéologique et la récupération systématique, c'est le mot, de toutes aspirations émancipatrices. pourtant de temps en temps, certains allaient cahin-caha avec un talent relatif jusqu'a trouver ou inventer une cause qui valait la peine d'être perdue!


Puis est venu le temps des causes sans rebelles. On ( on est un con) nous a dit que c'était la crise ( je suis né pratiquement avec mais ni voyez pas  un lien de cause à effet!;) que maintenant il fallait être pragmatique(on est un con ça c’est sûr).
Ainsi j'ai vu beaucoup de petits camarades s'enrôler comme petits soldats d'une armée taillable et corvéable à souhait, à la merci d'une dictature du paraître et de l'avoir, petits pions dévots sur l'échiquier de la flexibilité du travail suçant fébrilement ce membre symbolique souillé qui venait, sans tendres préliminaires, de leurs donner le désamour comme raison sociale. Malgré tout, il m'arrive d'être surpris quand je constate que chez certains  il reste quelque chose de cocasse et une  nostalgie que je déteste autant qu'elle me rassure sur des périodes plus ou moins imaginaires  de remise en question de l'ordre institué. D'autres et ça me  laisse espérer ont gardé la flamme en dépit des concessions que l'on peut expliquer par le paradigme de la marmite qui doit bouillir et des gosses qu'il faut bien élevés dans le contexte difficile de cette crise qui semble tout justifier....Ce paradigme est un paradoxe que l'on vit plus avec plus ou moins de bonheur et qui peut trouver une multitude d'issues mais là n'est pas mon propos!
De tout mes anciens complices ceux pour qui j'ai vraiment de l' aversion sont ceux qui se positionnent dans le décorum de la contestation, avec leurs piercings dans le nez, leurs looks dans le ventilateur, leurs vanité sociale et j'en passe. En effet on les croisent souvent dans les lieux de culture, entendons nous bien dans les lieux de culture qui rapportent ou qui peuvent leurs rapporter. Ces individus galvaudent l'esprit de révolte  juvénile en squattant  l'emballage ! vous expliquant  qu'il faut voter à  gauche parce que c'est mieux en terme d’image quand on   est dans  la  musique ou un  autre domaine artistique et juste après il  déclarèrent que  les artistes  n'ont qu'a  bosser à l'usine plutôt que de ce plaindre de leurs difficulté d’ être, d'ailleurs eux les pauvres directeurs de  conscience artistique, ils l'ont bien fait pour acheter leurs mobylettes ! Le pire c’est qu’ils croient que nous avons attendu leurs avis pour  apprendre que l'usine ne nous comble pas et pour nous rendre compte qu'en cas de misère, malheureusement nécessité fait loi…..
Ils nous disent qu'il faut voter à gauche mais quand il faut sanctionner, écraser, rejeter, virer, ils prennent leurs pieds ces salauds parce qu’ils se sentent enfin importants….. Vous l’aurez compris je vomis ceux qui sont sensés être mes coreligionnaires dans la révolte parce qu’ils ont oublié qu’il faut voter à gauche tout simplement parce que l’on peut et que l’on doit douter de tout sauf de la nécessité impérieuse d’être toujours du coté des opprimés……

Ces petits « chefaillons » de la culture de merde ont fait beaucoup de mal. Plus je regarde ces petits chefs honteux qui revêtent l’habit du militant pour le bizz et plus je plains celui qui a choisit ouvertement la servitude car l’on peut étendre le mécanisme du petit chef à toute la société….

Que serait un dictateur sans ses séïdes qui hiérarchisent ,encadrent, surveillent et punissent….

Certes tous ces jobarts m'on fait beaucoup de mal mais mon éducation m’impose de garder la face à défaut de la fesse concernant cette adversité grotesque pour l’instant.

Je réponds à toutes ces larves : «  même pas mal ! »comme maman me l’a appris quand je revenais la tronche en compteur à gaz zyklon, à l’époque où j’apprenai le combat de l’intelligence contre la connerie !

Ce qui me fait mal et m’empêche de dormir sur mes deux oreilles d’âne bâté et me fait chialer : c’est de vous voir vous les ados de maintenant trahir ma raison d’être à chaque fois que vous regardez une émission de télé-réalité. Moi j’en chie et vous vous gaussez de la vie sexuelle avec les mouches de Gilou et de Ginette, how pardon de Brandon et de Brenda mais qu’importe quant il chanteront "bite au cul"  vous serez les premiers à acheter le disque, juste avant votre grand-mère qui s’emmerde….. Histoire de dire….

Que vous êtes une bande de mouton potentiel mes petits agneaux, vous vous mettez à la merci d’une autorité indigne qui se farde sous les projecteurs mais qui a pour finalité indicible de vous instrumentaliser….Pour vous faire commettre en son nom, l’irréparable. Cet irréparable qui fera de vous à la fois des bourreaux mais aussi des victimes….

N’écoutez pas les petits chefs qu’ils soient fait de chair et de sang ou d’études de marchés…

Pour ceux qui seraient sceptiques et qui savent lire voici l’expérience de Milgram.....

L'obéissance aveugle - la théorie des 85%

L'expérience de Milgram réalisée (et filmée) à la fin des années soixante-dix analysait l'aptitude d'individus choisis au hasard à refuser ou à remettre en question un ordre. Les conclusions en sont trés inquiétantes bien que prévisibles. L'expérience était menée de la manière suivante:

Elle met en scène trois personnes:

-Le spécialiste: Professeur responsable de l'expérience.

-Le figurant

-L'individu: Sujet de l'expérience

On contacte un individu et on lui fait croire qu'il va participer, moyennant finances, à une expérience concernant l'étude de "l'apprentissage par la douleur" dirigée par un éminent spécialiste qu'il devra assister dans cette expérience: Son rôle sera de poser des questions, des énigmes faisant appel aux facultés cognitives à un (faux) cobaye: le figurant. Lorsque celui ci répondra mal ou ne répondra pas, l'individu devra appliquer la "punition", c'est à dire appuyer sur un bouton qui infligera une décharge électrique "désagréable mais inoffensive" au cobaye. Les conditions de l'expérience sont telles que le figurant et l'individu sont séparés par une cloison de manière à ce que l'individu ne puisse pas voir le figurant mais qu'il puisse l'entendre. l'individu est assis devant un pupitre composé d'une centaine de boutons alignés. Le spécialiste est aux cotés de l'individu pour superviser l'expérience et prendre des notes. L'expérience démarre, l'individu posant les questions au figurant. A la première réponse erronée, le spécialiste rappelle à l'individu d'appuyer sur le premier bouton à gauche du pupitre puis il explique alors à l'individu qu'il devra, à chaque mauvaise réponse, enclencher le bouton suivant, de gauche à droite du pupitre. L'individu s'exécute et applique la première décharge qui provoque une légère réaction d'insatisfaction de la part du cobaye (bien entendu les décharges sont fictives et le figurant joue son rôle de cobaye vis à vis de l'individu). Ayant pleine confiance dans le professionnalisme du spécialiste, l'individu poursuit l'expérience mais s'aperçoit vite, à l'écoute des réactions du cobaye que les décharges sont de plus en plus vives à mesure que les mauvaises réponses s'accumulent. Mais devant l'insistance et l'autorité du professeur, l'individu poursuit son travail, sans remord, et inflige au cobaye ses décharges de plus en plus fortes, à tel point que le cobaye commence à crier de douleur et demande qu'on arrête l'expérience, le spécialiste se fait alors de plus en plus autoritaire et pousse l'individu à continuer de poser ses questions et de ne pas faire attention à ce que dit le cobaye. Croyez le ou pas, l'individu obéit, sans remettre le bien fondé de l'expérience en question, sans se rendre compte qu'il se transforme peu à peu en tortionnaire. Le cobaye hurle maintenant à chaque décharge, il sanglote qu'il ne veut plus répondre aux questions, qu'il ne veut plus de l'argent qu'on lui a proposé, qu'il veut tout arrêter... Le spécialiste rappelle promptement à l'individu d'appliquer la décharge quand il n'y a pas de réponse, celui ci s'exécute à nouveau et constate qu'il n'y a plus de réaction de la part du cobaye, il ne crie plus, ne supplie plus, est il inconscient, est-il mort? Apparemment, l'individu ne se pose même pas la question, et, le spécialiste le pressant de finir l'expérience, il poursuit et termine son questionnaire sans réponse, n'oubliant pas de "punir" le cobaye de son silence.

Les conclusions de cette expérience sur la capacité à remettre en question un ordre donné sont désastreuses puisque sur un panel de plusieurs centaines d'individus, 85% ont poursuivi l'expérience jusqu'à son terme avec plus ou moins de dégoût, d'hésitations: certains se levant de leur chaise par remord, se rassoie sous l'autorité du spécialiste et finissent le boulot, d'autres restant impassibles du début à la fin...

Cette expérience reflète une vérité à laquelle on peut associer de nombreux exemples tout au long de l'histoire de l'humanité: L'obéissance aveugle. Toute armée fonctionne ainsi: Par le transfert des responsabilités, on peut faire faire n'importe quoi à la majorité des gens. En effet, que ce soit dans le cas d'un SS torturant un prisonnier d'un camp de concentration ou dans le cas de l'expérience décrite, l'individu rejette la responsabilité de ses actes sur celui qui lui en donne l'ordre, ce qui lui permet de tout faire en gardant "bonne conscience". De même, la personne qui donne l'ordre de torturer peut rejeter la responsabilité du contenu de l'ordre sur son supérieur et ainsi de suite.

C'est ainsi qu'on peut transformer quasiment n'importe quelle personne en bourreau sanguinaire.

Bien sûr, il y a des conditions plus propices que d'autres au développement de l'obéissance aveugle. Ainsi, un ingrédient catalyseur est la mise en place d'un sentiment d'infériorité de l'individu ou en tout cas, d'une forme virtuelle de hiérarchie. En effet, faire croire à un individu qu'il y a autre chose "au dessus" de lui, qu'il est moins important, moins puissant que tel ou tel invention (Religion, gouvernement, parti, armée, argent...) permet de justifier l'accomplissement d'une barbarie. De même que l'individu de notre expérience se sentait inférieur vis à vis de "l'éminent spécialiste" et de la cause scientifique en général, le soldat Nazi (ou autre!) était hiérarchiquement inférieur et devait se soumettre aux ordres d'Hitler pour la "cause" Nazie.

Comme vous êtes arrivé jusque là, je vais vous poser une colle.

Si l’on remplace les personnages de l’expérience par les intervenants suivant….

- La télévision ( qui cherche l’audimat)

- Les figurants qui sont dedans ( et font ce qu’on leur dit pour faire de l’audimat car la télé-réalité est scénarisé !)

- A votre avis bande de nazes( avant que le e se change en i) qui est le sujet de l’expérience? Serait-ce les figurants qui sont dans l’écran ? rien n’est moins sûr….nouilles de cantine!

Je crois plutôt que c’est vous les cobayes à chaque fois que vous regardez ça l'oeil torve et la conscience benoîte car vous adhérez de fait à ça .
C’est vous que l’on enferme et que l’on prépare avec votre propre enthousiasme à l’acception d’un jeu millénaire sadique et déshumanisant qui est bien réel celui ci….

Je parle de ce jeu que l’on nomme exploitation qui se joue avec un ballon dans une piscine remplie par le sang sans cesse renouvelé des laissés pour comptes….des boucs émissaires.

 

Prenez ça dans la gueule et que je vous y reprenne plus sales petits cons !

 

Stanislas kazal
 

   

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12 novembre 2005

LA PORNOGRAPHIE N’EST PLUS CE QU’ELLE ÉTAIT!

       

    LA PORNOGRAPHIE N’EST PLUS CE QU’ELLE ÉTAIT!

par Jean Streff,   

Un an après Mai 68, qui prônait la libéralisation sexuelle tous azimuts, Bernard Rancillac proposa à la galerie Templon une installation comportant une série d’images mélangeant peinture et photographie réalisées par l’artiste et censées représenter une graduation dans la pornographie. Il distribuait un questionnaire aux visiteurs. Ceux-ci devaient noter à partir de quelle image était franchie la frontière entre art, érotisme et pornographie. On s’en doute, cette frontière fut différente pour chacun. Car le problème avec la pornographie est bien là, c’est qu’elle est parfaitement subjective.

En fait la pornographie en soi-même n’existe pas, elle dépend d’une époque, d’un pays, d’une société, d’une culture, d’une religion et d’un individu. En ce sens la seule chose qui soit véritablement pornographique, c’est ce qui la régit : à savoir la censure, puisqu’elle décide au nom de critères extrêmement fluctuants de ce qui l’est ou ne l’est pas.

Ainsi le premier film « pornographique » que j’ai personnellement eu la jouissance de voir au tout début des sixties s’intitulait Un été avec Monika. Il était interdit au moins de 16 ans, la plus infamante des interdictions de l’époque, et se jouait dans une salle spécialisée des Grands Boulevards à Paris. Ce qui, à mes yeux d’adolescent, le classait sans ambages dans la catégorie des films à caractère pornographique (il faut reconnaître qu’on y apercevait un bout de sein). Je rappelle que Un été avec Monika est un film signé Ingmar Bergman. Dans le même ordre d’idée L’âge d’or de Luis Bunuel fut totalement interdit en 1930 par le préfet de Paris pour violence, pornographie et anticléricalisme.

Qui songerait de nos jours à qualifier Bergman ou Bunuel de cinéastes pornographiques ? Et pourtant la loi et ses représentants en ont à un moment décidé ainsi. Mais, comme à force de légiférer et délégiférer, la censure est devenue une vieille dame gâteuse, elle brandit généralement cses ciseaux lorsqu’elle se sent dépassée par les événements, soit de la manière la plus idiote puisque ces événements sont en fait le reflet de l’époque. Prenons, pour en rester au cinéma, l’exemple des années 75 et 76. Le 25 juin 1975, Claudine Beccarie devient la première porno-star avec Exhibition de Jean-François Davy. Du 6 au 12 août se déroule à Paris le premier Festival du film porno, qui couronne Frédéric Lansac et Francis Leroi pour Le sexe qui parle. Cette même semaine le porno crève un plafond historique avec 65 salles d’exclusivité Paris/périphérie. Septembre de la même année : le très sérieux magazine L’Express fait sa couverture sur le très mauvais Histoire d’O de Just Jaeckin. Rappelons pour mémoire qu’Emmanuelle, sortie l’année précédente, avait fait la carrière triomphale que l’on sait. Dès lors, Anastasie s’affole. Le 31 octobre 75, elle fait voter la loi qui institue le classement X, remplaçant l’ordre moral par la castration économique. Des 3000 salles projetant du porno en France en 75 n’en restent en 1976 que 111, qui disparaîtront peu à peu.

Mais, je le répète, comme la censure a toujours été atteinte de la maladie d’Alzeimer, elle n’avait évidemment pas anticipé l’avènement de la vidéo. Plus de porno dans les salles, pas de problème, chacun l’aura à portée de commande à distance sur son magnétoscope, puis plus tard sur Canal +, les chaînes du câble et du satellite et encore plus tard en DVD ou sur le Net. Il semblerait d’ailleurs depuis quelque temps qu’à nouveau la duègne édentée veuille se rouvrir l’appétit, puisqu’à travers Dominique Baudis et autre Blandine (lâchez les lions !) Kriegel, elle fasse feu de tous bois.

Pour en revenir aux effets pervers de la loi X, de très nombreux films « licencieux » à gros budget qui voulaient s’engouffrer dans la brèche ouverte par Emmanuelle seront remisés au placard. Je parle en connaissance de cause, puisque j’étais à cette époque en train d’adapter Béacul, fort beau roman érotique édité par Régine Deforges, qui, excusez du peu, devait être produit par Pierre Braunberger, (producteur entre autres de Renoir et Godard) et interprété par Laurent Terzieff. Dire que personne ne saura jamais que j’aurais pu être le Bataille du cinéma ! à propos de Georges Bataille, je crois me souvenir qu’en ces mêmes années, Fassbinder planchait sur Le Bleu du ciel, projet qui connaîtra pour les mêmes raisons un sort identique.

Un autre problème du cinéma porno est que, si la censure a la vue basse, lui-même ne pète pas très haut. Je me souviens, lors d’une récente émission de Titi-pomme-Q-Ardisson sur Paris-Première consacrée au sujet, avoir été regardé comme un détraqué sexuel par HPG et Ovidie, célèbres hardeur et hardeuse de notre temps, parce que j’avais osé insinuer que le gant ôté langoureusement par Rita Hayworth dans une scène culte de Gilda entraînait chez moi une érection bien plus intense que n’importe quelle bite s’enfonçant en gros plan dans une chatte.

La pornographie à l’écran a cela de profondément ennuyeux, elle reste, à quelques exceptions près, spécifiquement anatomique. Or l’anatomie, tous les étudiants en Médecine (dont je fus) vous le confirmeront est la discipline la plus rébarbative qui soit. Finalement ce qu’il y a d’intéressant dans la pornographie, ce sont ses déviances : fétichisme, sadomasochisme, gang-bangs, zoophilie, hard-crad, etc. Au moins le spectateur peut s’y éduquer, apprendre des choses auxquelles il n’aurait pas pensé de son propre fait, imaginer, fantasmer, rêver et même, avec l’invasion des bandes amateurs, s’identifier aux fantasmes des autres. En ce sens la pornographie fait don d’enseignement, elle devrait dépendre des ministères de l’Éducation Nationale et de la Culture et avoir chaire en Sorbonne. Je plaisante, mais pas tout à fait. Car, comme le fait fort judicieusement remarqué Marcela Iacub, juriste, chercheuse au CNRS et récente auteur du, aussi désopilant que malin, Qu’avez vous fait de la libération sexuelle ?, nous n’avons jamais réussi à dédramatiser la sexualité. Pour y parvenir, il faudrait pouvoir l’intégrer dans la vie comme un objet de culture, comme une activité humaine sur laquelle on peut réfléchir, discuter, et que l’on peut représenter ». En gros l’idée que mettre papa dans maman n’est pas forcément le summum de l’érotisme. Même si c’est juste pour le fun.

Ceux qui sont contre la pornographie l’associent fréquemment à la violence. Ceux qui sont pour l’en dissocient avec tout autant de virulence. En fait si la pornographie suscite périodiquement des prises de positions radicales, voire des querelles aussi hystériques que vaines, c’est parce qu’elle touche à quelque chose de plus fondamental que le sexe : la reproduction même de l’espèce. Exactement comme la violence renvoie à la mort. Naissance et mort, les deux extrémités de la vie dont l’homme, et pas seulement l’homme religieux, n’a pas encore dénoué tous les mystères. Et, comme chacun le sait, l’homme en général, et celui de pouvoir plus particulièrement, n’aime pas trop que l’on vienne jouer dans des jardins qu’il n’a pas encore totalement défrichés, que l’on s’aventure dans des zones qu’il ne maîtrise pas complètement. Dès lors l’homme de pouvoir, tous les hommes de tous les pouvoirs sortent leurs ciseaux et sont prêts à vous crever les yeux.

Il a suffi jusqu’à nos jours de les baisser un certain temps et d’attendre que leur crise d’acné sénile passe pour pouvoir les relever. Espérons que cela continue.

Pour finir sur une note amusante, rappelons que Rose bonbon, édité chez Gallimard, a failli il y a quelques semaines être interdit au moins de 18 ans par notre cher Nicolas, pas celui des vins l’autre de l’Intérieur, pour encouragement à la pédophilie. Question pertinente : sachant que la pédophilie s’exerce entre une personne mineure et une personne majeure, ne serait-il pas plus judicieux d’interdire ce livre au plus de 18 ans. Je laisse cette pernicieuse interrogation à votre saine réflexion.

Ce texte est dédié à José Bénazéraf (le « Racine du porno » selon la revue Positif) qui me fit faire mes premiers pas dans le cinéma, à tous mes potes du Midi-Minuit (cinéma mythique du boulevard Poissonnière qui alternait films de cul et films fantastiques) : Jacques Zimmer, Michel Caen, Jean-Pierre Bouyxou, Gérard Lenne, Jean-Claude Romer... et à Francis Leroi, mon ami pornocrate récemment disparu.


Jean Streff

Jean Streff est écrivain et cinéaste. Il connaît bien les problèmes de censure puisque son premier livre Le Masochisme au cinéma, publié en 1978 eut droit à sa sortie aux trois interdictions : mineurs, affichage, publicité. Il fallut attendre 1981 et Jack Lang pour voir celles-ci sauter. Dernier livre paru : Les Extravagances du désir, Éditions La Musardine, 2002.

 




       

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15 décembre 2005

Putain! Mais que comprend on?

Putain! Mais que comprend on?
Camée, c'est mon produit de Beauté ?

drogue

Six portraits, de type photos d'identité, illustrent cruellement la déchéance d'une femme, Roseanne Holland. Sur le premier cliché, elle a 29 ans. Dix ans plus tard, elle est méconnaissable, le visage complètement ravagé par la drogue.

Au bas de cette publicité, publiée dans la presse, une signature : "Choc contre la drogue". S'agit-il d'une campagne contre l'usage des stupéfiants ? Non : c'est une publicité pour le magazine Choc , édité par Hachette Filipacchi Médias (HFM, groupe Lagardère).


Visible surtout dans la presse ­ notamment dans Le Monde daté 14-15 août, dans Libération, Nice Matin, puis bientôt dans Le Journal du dimanche ou les publications de HFM , la campagne ornera aussi les flancs de bus de Perpignan durant le festival international Visa pour l'image qui se tient du 25 août au 7 septembre. "Nous communiquerons massivement sur Int Six portraits, de type photos d'identité, illustrent cruellement la déchéance d'une femme, Roseanne Holland. Sur le premier cliché, elle a 29 ans. Dix ans plus tard, elle est méconnaissable, le visage complètement ravagé par la drogue. Au bas de cette publicité, publiée dans la presse, une signature : "Choc contre la drogue". S'agit-il d'une campagne contre l'usage des stupéfiants ? Non : c'est une publicité pour le magazine Choc , édité par Hachette Filipacchi Médias (HFM, groupe Lagardère). Visible surtout dans la presse ­ notamment dans Le Monde daté 14-15 août, dans Libération, Nice Matin, puis bientôt dans Le Journal du dimanche ou les publications de HFM , la campagne ornera aussi les flancs de bus de Perpignan durant le festival international Visa pour l'image qui se tient du 25 août au 7 septembre. "Nous communiquerons massivement sur Internet à partir de septembre", explique Thomas Kouck, directeur marketing de Choc . Ces photos publiées en page 2 de la revue Choc du jeudi 11 août reprennent la campagne contre la drogue menée par la police de Londres en novembre 2004. Celle-ci montrait huit visages de Roseanne Holland, morte depuis, avec pour slogan : "Ne laissez pas les trafiquants de drogue changer le visage de votre voisinage". En montrant ces images, le magazine de HFM veut choquer. "Les lecteurs ne veulent pas d'image édulcorée", dit M. Kouck. Mais Gabriel Gaultier, fondateur de l'agence publicitaire Leg, qui a conçu la récente campagne gouvernementale destinée à sensibiliser les jeunes aux risques de consommation du cannabis, juge "assez scandaleux de surfer ainsi sur un problème grave" explique Thomas Kouck, directeur marketing de Choc .

Roseanne Holland, morte depuis à 37ans tombée dans l'héroine à 29 ans on nous explique la raison de son agonie par un sloggan:
"Ne laissez pas les trafiquants de drogue changer le visage de votre voisinage".
Putain mais que comprend on?

Comme quoi, on est contre la came pour défendre le paysage ( sa vue sur le voisin) et sa tranquilité ( tout le monde il est beau) mais certainement  pas par révolte contre la souffrance de la déchéance d'un être humain.
Si tu te drogue t'es moche, beurk!  Du niveau de si tu drogue t'es belle, ouais!
Ha bon la drogue ça ravage, c'est pas bon pour la santé!
Y' a des dealers, des bandits qui salissent votre voisinage! Regardez comme il ont saccagé la gueule de votre voisine ! Maintenant elle fait peur aux enfants, quelle horreur! Ha bon, elle est morte! Hou la camée en 10 ans, elle est devenu moche! Dire qu'au lycée je me la serais bien baiser!
How putain, la gueule, c'est spectulaire, ça fait vendre coco!
Le tout sécuritaire anglais fait vendre des journaux de merde en france, des magazines achetés par des cons et des moches qui ont trouvé plus misérable qu'eux! 
Voilà ce que moi, je comprends !



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18 décembre 2005

Les prénoms musulmans

   

Les prénoms musulmans


Les cons et les fascistes aiment écorcher volontairement des prénoms qui peuvent révéler des significations magnifiques  et qui n'ont rien à envier à des prénoms bien de chez nous! Parce que l'ignorance rend con et que la bêtise rend méchant donc fasciste ou assimilé, voici pour les esprits éclairés ou qui veulent l'être une liste de noms de culture musulmane .


A

Abbes : lion, qui a un visage sévère.
Abdallah : serviteur de dieu.
Abdechahid : serviteur du témoin
Abdelaziz : serviteur du Tout-Puissant
Abdelbassir : serviteur de Celui qui voit tout
Abdeldjalil : serviteur du majestueux
Abdelfattah : serviteur de Celui qui ouvre
Abdelghafour : serviteur du Tout-pardonnant
Abdelghani : serviteur du riche
Abdelhadi : serviteur du guide
Abdelhak : serviteur du vrai
Abdelhakim : serviteur du sage
Abdelhalim : serviteur de l'Indulgent
Abdelkader : serviteur du puissant
Abdelkarim : serviteur du généreux
Abdellatif: serviteur du bienveillant
Abdelmadjid :serviteur du glorieux
Abdelmalik : serviteur du souverain
Abdelmoumen : serviteur du fidèle
Abdenour : serviteur de la lumière
Abderrahim : serviteur du Miséricordieux
Abderrazek : serviteur de Celui qui pourvoit
Abdessalem : serviteur de la paix
Abdessatar : serviteur de celui qui protège
Abed, Abid : qui adore Dieu
Abou Bakr : successeur
Achik : l'amoureux
Achir : ami
Achour : sociable
Achraf : très noble
Adam : premier homme.
Adel : qui est source d'équilibre
Adib : lettré
Adil : juste
Adnane : aieul du Prophète
Afdal : meilleur
Ahmed : le plus doué
Aissa : Jésus
Akmar : Eclatant de blancheur
Alaeddine : la noblesse, la grandeur de la religion
Ali : élevé, noble
Allal : calin
Allaoua : grandeur d'âme
Amar : emploie sa vie au jeûne
Amine : digne de confiance
Amir : destiné à une vie féconde
Amjad : très noble
Anas : ami, proche
Anis : cordial et courtois
Anouar : très lumineux, éblouissant
Antar : héros à la bravoure légendaire
Arsalane - Araslane : lion
Ayachi : très vivant
Ayoub : Job, se repent et revient vers Dieu
Azhar : brillant
Azzam : déterminé
Azziz, Azzouz : qui est cher, aimé
Abida : se consacre à l'adoration de Dieu
Abla : en bonne santé
Achika : l'Amoureuse
Achwak : désir, passion
Adiba : lettrée, cultivée
Adila : bien faite, au corps équilibré
Adra : la pureté (Audrey)
Afaf : pureté
Afia : sauvegarde divine
Afifa : chaste, prude, fait preuve de retenue
Ahlem : rêveuse
Aïcha : pleine de vitalité
Aïda : récompense, pardonne
Akila : sensée, sage
Alia : élevée, noble, supérieure
Amana : fidélité
Amaria : a la foi (Anne-Marie)
Amber : ambre
Amel : espoir
Amina : digne de confiance, (Aminata)
Amira : princesse
Amra : vie
Anane : nuage, horizon
Angham - Anram : mélodies
Anika : gracieuse (Annick)
Anissa : cordiale, courtoise
Aouatif, Awatif: sentiments affectueux
Asma : a de beaux traits
Asrar : secrets
Assia : celle qui protège
Atefa - Atifa : sensible
Atika : noble
Azhar : blancheur éblouissante. fleurs
Aziza : aimée, chérie
Azza : grandeur, notoriété

B

Bachir : annonce de bonnes nouvelles
Badreddine : la plénitude de la religion
Bahi : éclatant de beauté
Bakir : précoce
Baligh : éloquent
Basile, Bazil : généreux
Bassim : radieux
Belgacem, Belkacem : juste
Bilal : 1° muezzin de l'Islam, rafraichissement
Boualem : distingué
Boudjemaa : rassembleur
Boumedienne : Piété et dévotion (St andalou)
Bouziane : élégant
Bouzid : prospère
Bachira : porteuse de bonnes nouvelles
Bachra : élégante
Badia : délicate
Badira : aussi lumineuse que la pleine lune
Badra : lumineuse
Bahia : superbe
Bahidja, Bahdja : pleine d'allégresse
Bakhta : bonne fortune
Bariza : éminente, qui se distingue
Basma : sourire
Batoul : détachée du monde
Baya : distinguée
Bouchra : bonne nouvelle
Bouthaïna - Bettina : femme à peau douce

C

Camil, Kamil : parfait
Chabane : 8ème mois du calendrier islamique
Chafik : compatissant
Chahid : témoin de la vérité
Chahine : Faucon pèlerin
Chaker : remerciant
Chakib : qui donne beaucoup
Chamseddine : soleil de la religion
Chawki : sympathique
Chedli : Saint marocain du 13° siècle
Cheikh : plein de sagesse
Cherif : noble
Chokri : béni Camila, Kamila : parfaite
Chadia : enjouée, gracieuse
Chafia : guérit, apaise
Chafika : tendre
Chahéra : distinguée
Chahida : témoin de la vérité
Chahinez : (persan) la préférée
Chahra : celèbre
Chahrazad : finesse et sensibilité
Chaïma : marquée d'un grain de beauté
Chakera - Chakira : reconnaissante
Chakiba : généreuse
Chérifa : noble, honnête
Chirine : douce charmante
Chourouk : lever du soleil

D

Daoud : David, le chéri
Djafar : charitable
Djallel : majesté
Djallil : grand
Djamel : beauté
Djamil : le beau
Djelloul : important
Djillali : respectable
Driss : Voir Idriss
Dalal : dorlotée
Dalia : fière (Dahlia)
Dalila : aimée, dorlotée
Deloula : choyée
Dawiya : radieuse
Dehbia : précieuse, très chère
Djamila : belle
Djawida : généreuse, gentille
Dora : perle fine et rare (Théodora)
Douha : matinée
Douja : qui protège
Dounia : la vie sur terre
Drifa :aimable

E

Emna : loyale, croyante
Esma : sublime

F

Fadel : supérieur, excellent
Fadi : qui sacrifie sa vie pour sauver quelqu'un
Fahd : le guépard
Fahim : clairvoyant
Fahmi : doué de compréhension
Fares : le cavalier
Farid : l'unique
Farouk : distingue le bien du mal
Fathi : conquérant
Faudel : honnête
Fawzi : prédisposé au succès
Fayçal : l'arbitre
Ferhat : joie
Fouad : coeur
Fadila, Fadéla : digne, vertueuse
Fadia : qui sacrifie sa vie pour sauver quelqu'un
Fahima : intelligente, vive
Fahmia, Fahmiya : douée de compréhension
Fairouz : la Turquoise
Faiza : triomphante
Farah : joie, gaieté
Farida : unique
Faroudja :dissipe les soucis
Faten : charmante, ravissante
Fathia : a un caractère ouvert
Fatiha : qui ouvre toutes les portes
Fatima : "Accoutumée" fille du Prophète
Fattouma : jeune chamelle sevrée
Fella : fleur de jasmin
Feryel : (or.perse) justice
Fitna : charme, séduction
Fouzia : glorieuse

G

Gebril : Gabriël (l'ange)
Ghalib : vainqueur
Ghanem : triomphateur
Ghani : Riche
Ghazi : vainqueur
Gamra : astre
Garmia : maîtresse
Ghada : belle et vertueuse
Ghalia : précieuse
Ghania : libérée, riche
Gh'zala : antilope
Ghizlène : biche

H


Habib : très cher
Hachem : généreux
Hadi : Guide
Hadj : Pèlerin
Hafid : protecteur de la religion
Hafs : lionceau
Haider : beau et fort (Edouard)
Hakim : sage, philosophe
Halim : clément
Hamdane : bonté
Hamid : digne d'éloges
Hamza : vif
Hani : heureux
Haroun : Aaron, frère de Moïse
Hassen : beau
Hatim : Juge
Hichem : généreux
Hikmet : sagesse
Hilal : croissant de lune
Hosni : Vertueux
Houari : courageux
Habiba : amie, bien-aimée
Hacina : chaste
Hadda : chaleureuse
Hadia : offrande
Hadja : Pèlerin
Hadjar : mère d'Ismael, ancetre des arabes
Hadjira : noble
Hafida : protège
Hafsa : lionne
Hakima : équitable
Hala : auréole
Halima : douce
Hamida : agréable
Hanane : douce
Hania : tranquille
Hanifa : croyante
Hanna : affectueuse
Hasnna : belle
Hassiba : respectable
Hayet : vie
Hawa - Haoua : Eve
Hébara : Colombe
Hiba : Don, Cadeau
Hind : caline
Hosnia : vertueuse
Houda : bonne direction- la voie
Houria : pure

I

Ibrahim : Abraham
Idriss : premier homme ayant écrit
Ikhlas : pureté et egalement 3eme sourate du coran
Ishak : Issac
Islem : soumission à Dieu
Ismail : Fils d'Abraham
Ismet : protection
Ibtissem : sourire
Ihcène ou Ihsen : vertu
Iklil : diadème
Ikram : générosité
Ilhem : inspiration
Imane : croyance
Ines : compagne - sociable
Insaf : Droite - juste
Intisar : triomphe
Izdihar : prospérité

J

Jabar - Jaber : réconfortant
Jahid : qui s'efforce
Jawed : généreux
Joudi : bon
Jounaidi : combattant
Jahida : qui s'efforce
Jalila : majestueuse
Jawed : générosité
Jawida : tendre
Jazia : récompense
Johar : perle fine
Joumana : joyau

K

Kaci : sévère
Kaddour - Kader : capable
Kamel : parfait
Karim : généreux
Khaldoun : Eternel
Khaled : éternel
Khalil : compagnon
Kheireddine : le bien de la religion
Kahina : Reine des Aures
Kamar : lune
Kamila - Kamelia : perfection (Camélia)
Karima : généreuse
Kawtar : abondance - fleuve du Paradis
Keltoum : a des joues colorées
Kenza : trésor
Kewkeb : astre
Khadidja : précoce
Khadra : Bien née
Khalida : éternelle
Khaoutar : voir Kawtar
Kheira : la meilleure
Khrofa : agneau

L

Labib : a du bon sens
Lakhdar : de bonne naissance
Lamine : Voir "Amine"
Larbi : l'arabe
Lotfi : doux
Labiba, Lebiba : sage
Lalla : dame
Lamia : a des lèvres rouges
Latifa : jolie, fine
Leila : compagne de la nuit, fidélité
Lilia : comme Leila
Lina : esprit de conciliation
Linda : du portugais, belle
Loubna : Arbuste donnant du miel
Louisa : Louis d'or : précieuse
Loundja : Héroïne d'un conte populaire
Loutfia : délicate


M


Maamar : prospère
Maarouf : bonne conduite
Mabrouk: béni
Madani : raffiné
Mahboub : le bien aimé
Mahfoud : protégé
Mahmoud : méritant
Makhloufi : mon remplaçant
Malek : ange
Malik : roi
Marouane ou Marwan : généreux
Mehdi : le guide
Mekki : de la Mecque
Mohamed : Prophète de l'Islam
Mokhtar : le choisi
Moncef : juste, équitable
Mouley : maître
Mourad : voulu, désiré
Moussa : Moïse
Mustapha : élu par Dieu
Mabrouka : chanceuse
Madiha : Digne d'éloges
Maha : le cristal
Mahbouba : aimée, populaire
Mahdia : sur le droit chemin
Mahera : astucieuse
Maissa : jeune fille élancée
Majda : qui a du caractère
Majida : glorieuse
Malika : la reine
Manel : Don
Mansoura, Mansouria : victorieuse
Maya : grâce
M'Barka : comblée
Mellina : séduisante
Meimouna : Bénie (dernière épouse du Prophète)
Meriem : Marie (la Sainte Vierge)
Messaouda : chanceuse
Mordjane - Mordjana : corail
Moufida : utile
Mouna - Mounia : souhait
Mounira : illuminante

N

Nabil : noble
Nacer : triomphateur
Nadir : brillant
Nadji : sauvé
Nadjib : studieux
Nahil : (Naahil = assoiffé - Nahiil = désaltéré)
Nassim : zéphir
Nazim : méthodique
Nouh : Noé
Nourredine, Nordine : lumière de la religion
Nabiha : attentive
Nabila : noble
Nachida : Etudiante
Nacira : victorieuse
Nadia : tendre
Nadira, Nadera : prospère
Nadjia : sauvée
Nadjiba : studieuse
Nadra : parcelle d'or
Nafissa : précieuse
Nahla : première gorgée d'eau
Naïla, Neïla : bonheur
Naïma : délicate
Najet : secours
Nariman : agréable
Narjes : Narcisse
Nawel : grâce, faveur
Naziha : loyale
Nedjma : étoile
Nedjwa : confidente
Nezha : vertueuse
Nesrine : Eglantine (fleur)
Nora : lumineuse
Noria : éclatante
Nour : lumière
Nouzha : promenade

O

Okacha : rassemble
Omar : longue vie
Osmane : jeune dragon
Othmane : serpent
Oussama : lionceau
Ouarda : voir Warda
Ouardia : voir Warda
Oum El Kheir : vertueuse

R

Rabah : profit, prospérité.
Rachid : raisonnable et sensé
Rafik : ami et compagnon de route
Rahal : Nomade
Ramzi : vivant symbole
Raouf : bon
Rayan : vigoureux
Razi : le conquérant
Réda : satisfaction
Redouane : satisfaction
Riad : paisible
Rochdi : droiture
Rabha : victorieuse
Rabia : printemps
Racha : le petit de l'antilope
Rachida : bon guide
Radia : satisfaite
Rafika : bienveillante
Rahima - Rahma : bonté maternelle
Rahifa : délicate
Raihane - Rihana : le basilic
Raïssa : la croyante
Raja : espoir
Ratiba : ordonnée
Rawda : jardin fleuri
Razika : qui comble de bienfaits
Riheb : les quatre coins du monde
Rima - Ryma : gazelle blanche
Rita : secours
Rokia : de nature élevée
Rosa : grain de riz

S

Saadi - Said : heureux
Sabri : patient
Sadaf: perle
Sahrane : ?
Salah : Droit - Loyal
Salim : sain
Sami - Samy : noble
Sayed : maître
Seddik : sincère
Sofiane : pur
Sabah : clarté
Sabiha : gentillesse
Sabrina : (or.italie) apparenté à Sabr
Sabriya : patiente
Sadika : loyale
Sadjia : amie
Safa : sérénité
Safia : loyale
Saïda : heureuse
Sajida : qui se recueille pour adorer Dieu
Sakina : paisible
Saliha : vertueuse
Salima : pure
Saloua : consolation
Samar : Conversation du soir
Samia : noble
samih :paix
Samiha : généreuse
Samira : bonne compagne
Samra : brune
Sana : splendeur
Sania : magnifique
Sara, Sarah : épouse d'Abraham
Sawsene : Iris mauve
Selma : pacifiste
Sihame : récompense
Sofia : l'amie
Soltana : reine, princesse
Sonia : vertu
Soraya : prospérité
Souad : félicité
Souhila : douce
Soumia : voir Samia

T

Taha : Nom d'une sourate du Coran qui commence par les deux lettres ta et ha
Tahar : vertueux
Tarek : voyageur conquérant
Tayeb : généreux
Tijani : Saint algérien du 18° siècle
Toufik : montre la bonne voie
Tahani voeu de bonheur
Tahira : chaste, pure
Tamara : origine dattes
Taous : sereine
Thania, Tania : hommage
Tlidja : neige
Torkia : turque
Tounes : tunis
Touraya : Etoile

W

Wahid : l'unique
Walid : le fils
Wassim : a de beaux traits
Wafa : fidélité
Wahiba : généreuse
Wahida : l'unique
Walida : la mère bien aimée
Warda : fleur
Wassila : lien
Wided : affection
Wissel : communion amoureuse

Y

Yacoub : Jacob
Yamine : fortuné
Yazid : supérieur
Youcef : Joseph
Younes : Jonas
Yakout : Hyacinthe
Yamina : heureuse
Yasmina - Yasmine : jasmin
Yassine :Sourat des morts
Youmna : bénie
Yousra : douce - conciliante

Z

Zahi : vif, gai
Zahid : qui est détaché de ce monde
Zaïm : Chef, prince
Zakaria : père de Saint Jean-Baptiste
Zaki : pur, vertueux
Ziad : fécond
Zoubir : fort
Zoheir : éclat
Zyad : généreux
Zahia : radieuse
Zahida : qui se voue à Dieu
Zahra-Zahira: lumineuse
Zakia : pure
Zanouba : Reine de Palmyre (Syrie)
Zayane : jasmin sauvage
Zehouania : joyeuse gaie
Zeïna - Zina - Zouina : belle
Zineb : petite fille du prophète consolatrice
Zohra : éclat
Zoubida : élégante

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10 février 2006

Pour la liberté d'expression

   

Pour la liberté d'expression

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11 mars 2006

Bouc émissaire ( En suis je un ?)

   

Bouc émissaire ( En suis-je un ?)


D'origine religieuse, l'expression bouc émissaire désigne en langage courant la personne qui est désignée par un groupe comme devant endosser un comportement social que ce groupe souhaite évacuer. Cette personne est alors exclue du groupe, au sens propre ou figuré, parfois punie, ou condamnée.

À noter que la personne choisie ne l'est pas forcément pour avoir partagé ce comportement, elle peut être une victime expiatoire choisie pour d'autres raisons du fonctionnement du groupe.

 

                  


Référent culturel

Le terme de bouc émissaire correspond à l'origine à un rite expiatoire annuel des Hébreux longuement décrit dans le seizième chapitre du Lévitique. Le grand prêtre devait prendre deux boucs puis les tirer au sort. L'un était directement sacrifié à Dieu, tandis que l'autre était envoyé dans le désert vers Azazel, démon sauvage, sans doute un ange déchu, dont le nom signifie dieu-bouc. C'est ce deuxième bouc qui est appelé bouc émissaire, du latin ecclésiastique caper emissarius (le bouc envoyé, lâché). Le rôle exact du bouc émissaire est clairement décrit dans le texte biblique :

 

« Aaron lui posera les deux mains sur la tête et confessera à sa charge toutes les fautes des Israélites, toutes leurs transgressions et tous leurs péchés. Après en avoir ainsi chargé la tête du bouc, il l'enverra au désert sous la conduite d'un homme qui se tiendra prêt, et le bouc emportera sur lui toutes leurs fautes en un lieu aride. » (Lévitique XVI:21-22)

Dans le même ordre d'idée, celui du sacrifice de substitution, Lévitique IV:22-26, propose un sacrifice d'expiation propre au péché d'un chef, lequel rejaillit sur l'ensemble de la communauté :

 

Si c'est un chef qui a péché, en faisant involontairement contre l'un des commandements de l'Éternel, son Dieu, des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable, et qu'il vienne à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice un bouc mâle sans défaut. Il posera sa main sur la tête du bouc, qu'il égorgera dans le lieu où l'on égorge les holocaustes devant l'Éternel. C'est un sacrifice d'expiation. Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime expiatoire, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes, et il répandra le sang au pied de l'autel des holocaustes. Il brûlera toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice d'actions de grâces. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour ce chef l'expiation de son péché, et il lui sera pardonné.


Entrée dans la langue française

L'expression française bouc émissaire est mentionnée dans le dictionnaire de Furetière (1690), avec une définition identique à celle donnée ci-dessus. Par la suite, on l'a utilisée pour désigner une personne sur laquelle on fait retomber les fautes des autres. Ce sens est déjà attesté au XVIIIe siècle. Georges Clemenceau le reprendra plus tard à propos de l'affaire Dreyfus :

 

« Tel est le rôle historique de l'affaire Dreyfus. Sur ce bouc émissaire du judaïsme, tous les crimes anciens se trouvent représentativement accumulés. » (cité par le Thésaurus de la langue française)


Anthropologie

Chez les ethnologues contemporains, le concept de bouc émissaire désigne l'ensemble des rites d'expiation dont use une communauté. Le premier à avoir utilisé ce concept est James George Frazer, qui a écrit un ouvrage dont le titre français est Le Bouc émissaire, étude comparée d'histoire des religions.


Sociologie

 


 

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Un ouvrage de René Girard intitulé Le Bouc émissaire (1982) montre à l'œuvre ce phénomène qu'il nomme le triangle mimétique : formé de trois pôles qui sont les individus A, B et le bien supposé, le triangle mimétique décrit ce jeu symbolique et la relation réelle entre A et B,

dans laquelle B :

     
  • dispose d'un bien,
  •  
  • semble disposer d’un bien,
  •  
  • ou pourrait disposer d’un bien,

dont A pense soit :

     
  • qu'il en est lui-même dépourvu,
  •  
  • que sa propre jouissance du même bien est menacée par le seul fait que B en dispose (ou puisse en disposer).

Notons que le bien est appelé par René Girard objet et qu’il n’est pas nécessairement matériel.

Ce triangle mimétique semble motivé par la nécessité d’avoir à défaut de pouvoir être. Ne pouvant être l’autre directement, l’individu (A) pense que ce qui caractérise l’autre (B) et qui justifie encore la différence entre lui (A) et son modèle (B), est un avoir (l’objet ou le bien). Le problème réside dans l’imitation réciproque au désir de l’objet. Plus A va désirer l’objet, plus B (s’il rentre dans le mécanisme du désir mimétique) va faire de même. Et plus A et B vont (par rapport à leur désir) se ressembler. Schématiquement, plus la tension vers l’objet est forte, plus l’indifférenciation entre A et B est importante. Or, pour René Girard, c’est cette indifférenciation des individus qui est porteuse de violence (au travers de la tension vers un même objet). Finalement, cette rivalité mimétique ainsi engendrée va être créatrice de conflit et de violence.


Comme le note René Girard dans un autre ouvrage

 

« Fixer son attention admirative sur un modèle, c'est déjà lui reconnaître ou lui accorder un prestige que l'on ne possède pas, ce qui revient à constater sa propre insuffisance d'être. […] Comme le note René Girard, le sujet méconnaîtra toujours cette antériorité du modèle, car ce serait du même coup dévoiler son insuffisance, son infériorité, le fait que son désir est, non pas spontané mais imité. Il aura beau jeu ensuite de dénoncer la présence de l'Autre, médiateur de son désir, comme relevant de la seule envie de ce dernier » (Mensonge romantique et vérité romanesque)


Le phénomène du bouc émissaire est un phénomène collectif. C’est la réponse inconsciente (René Girard utilise le terme de méconnaissance) d’une communauté à la violence endémique que ses propres membres ont gérée au travers des rivalités mimétiques dues au triangle mimétique.

Le phénomène du bouc émissaire est la loi du « tous contre un ». Il a pour fonction d’exclure la violence interne à la société (endémique) vers l’extérieur de cette société. Pour que ce phénomène soit effectif, il faut :

     
  • que le fonctionnement du bouc émissaire reste caché,
  •  
  • que la violence résultante de cet acte n’entraîne pas une escalade de violence, d’où la nécessité d’un « typage » des victimes (elles ne sont pas choisies au hasard). C’est le principe de moindre violence,
  •  
  • que les individus soient persuadés de la culpabilité du bouc émissaire,
  •  
  • et (dans une moindre mesure) que les victimes soient persuadées d’être coupables.

Le problème de ce mécanisme régulateur de la violence est son caractère temporaire. En effet, la violence endémique générée par le désir mimétique se fait, tôt ou tard, ressentir. L’on a recours alors à un nouveau bouc émissaire.

En résumé, pour René Girard, le bouc émissaire est le mécanisme collectif permettant à une société humaine de survivre à la violence générée par le désir mimétique individuel de ses membres (même si la détermination des désirs est, pour une très large part, collective). Le bouc émissaire désigne également l’individu, nécessairement coupable pour ses accusateurs mais innocent du point de vue de la « vérité » (pour René Girard), par lequel le groupe, en s’unissant uniformément contre lui, va retrouver une paix éphémère.


Sociopsychanalyse et psychiatrie

Au carrefour de la sociologie des organisations et de la psychiatrie, le Dr. Yves Prigent dans son livre La Cruauté ordinaire analyse le comportement de petits groupes menés par un pervers envieux. Ces phénomènes sont attestés par Gustave Le Bon dès la fin du XIXe siècle dans Psychologie des foules et par Sigmund Freud qui, lui, expose la violence d'un groupe piloté par un pervers envieux.

L'attaque se porte sur celui qui dispose d'une vie intérieure profonde ou de compétences affirmées selon le principe que le clou qui dépasse connaîtra le marteau (Li M'Hâ Ong). Le pervers agit sans intentionnalité claire car il ne peut exprimer son manque par le logos. Il transforme donc un souci impensable (l'envie qu'il ressent et ne peut s'avouer sans perdre la face à ses propres yeux) en un souci pensable à l'occasion d'un travail psychique. Il émet donc un double message :

     
  • il se demande comment on ferait sans l'objet de sa haine,
  •  
  • mais en même temps, il propage un message de persécution.

Livré à l'impensable, la pulsion de mort, il émet un message organo-dynamique. Le pervers s'efforce de détruire le lieu du langage, le trognon (selon Jacques Lacan) à savoir la base même de la personnalité humaine de la personne qu'il persécute. Faute d'espace psychique intérieur, il dirige son action contre l'espace intérieur de l'autre, diffamant l'autre si celui-ci est un être éthique, tâchant de désoler (de rendre désert) l'autre de manière généralement cynique en s'affranchissant, pour ce faire, des règles de sociabilité ou de civilité les plus courantes qui ne sauraient être appliquées qu'aux autres, son public. Le pervers laisse entendre de façon répétée que les mesures qu'il prend pour brimer sa victime est souhaitable selon les dires des autres, mais aussi, il essaye de détruire ce qui rend l'autre spécifique, ce pourquoi il est apprécié. Méfie-toi car c'est ce que tu as de meilleur est la règle de l'exclusion du bouc émissaire.

Le pervers envieux hait la singularité parce que lui-même en est dépourvu ; de ce fait, elle lui fait ombrage. Il projette sur autrui les difficultés qu'il pourrait avoir lui-même parce qu'il est démuni des outils pour les régler. L'objectif consiste à annihiler l'identité sociale de l'autre ou la reconnaissance sociale dont serait susceptible de bénéficier le sujet de sa haine ; cette reconnaissance qui, selon le pervers envieux, ne serait due qu'à lui-même.

Le groupe, en le suivant, émet une reconnaissance de la parole du pervers, lui accorde un brevet de séduction, afin de procéder à l'éviction du « trop vertueux » ou « trop compétent ». La perversité est contagieuse. Ce phénomène préside à l'ostracisme de Thémistocle dont le point de départ est l'envie, dans la constatation que l'autre a quelque chose en soi d'éminent.

Si le sujet de haine cède à l'injonction du pervers, par exemple s'il se défend contre chaque diffamation (qui précède immanquablement le jeu pervers), il recevra un traumatisme second. Plus l'objet de la haine perverse se défend, plus le groupe se dit qu'il n'y a pas de fumée sans feu, le traite de paranoïaque ; si celui-ci ne se défend pas, le groupe considère que le pervers a raison. Le jeu pervers a pour but de dépouiller le sujet de haine de sa dignité.

Le pervers s'attaque aux forces de liaisons, spécifiquement au lien entre la pulsion de vie et la pulsion de mort.

     
  • Le déni de l'autre est la base du jeu du pervers envieux : tu n'existes pas séparément à moi,
  •  
  • l'exclusion conforte le pervers dans son pouvoir de séduction tu n'as aucun rapport avec les autres ni avec toi-même.

L'emprise, la manipulation se font alors sentir tant sur le bouc émissaire que sur le groupe qui demeure inconscient des évènements

Et moi dans tout ça...

je Suis un être éthique diffamé
qui dispose d'une vie intérieure profonde...Désolé de manière généralement cynique, on cherche à détruire ce qui me rend spécifique on me disant que c'est pour le bien d'un groupe ou pour le mien .
Quand je me défends contre l'opprobe ,on me qualifie de paranoïaque et quand je laisse faire je semble donner raison à la perversité contagieuse digne de la meute.
Pourtant je ne suis pas et ne serai jamais plus un bouc émissaire car rien ne me dépouillera plus de ma dignité  et en ce jour j'en fais le serment à celle que j'aime et à ceux qui m'aiment.
Les basses manipulations seront dévoilées et je démontrerai à la face des oppresseurs qu'ils ne peuvent pas compter sur une violence moindre en réaction car ma réponse ira au delà du concept humain de violence.
Je rejette l'indifférence d'autrui et recherche l'amour autant que la haine.Ce faisant je respecte mes détracteurs et leurs critiques car rien n'arrivera plus desormais à me rendre coupable  de ce  je suis intrinsèquement,  un être imparfait apprenant de ses échecs autant que de ses succès.
Qui plus est, le rejet de certains me conforte et me rassure sur mes prises de positions tant c'est un plaisir et un honneur pour moi d' être insupportable pour les méchants imbéciles .
Je m'engage solenellement à être conscient au regard de l'infamie car aucune exclusion et aucun ridicule ne tiendra tant que les chemins du vaste monde dans une multitude de bras s'ouvriront infiniment sur une éternité de possibles. Mieux vaut être maudit et imcompris que de ne pas être du tout, J'avance donc sur la voie que je me trace.

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25 avril 2006

L'enfant c'est le véritable père

   

L'enfant c'est le véritable père
de l'homme!
Je pense à ces cons , si ils  avaient su ?



Du coup ben moi aussi, je me sens con!

Parce que j'ai été môme et Ado

et que j'ai l'impression que c'était hier...


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18 mai 2006

Ha, les cons! ils soutiennent Sarko

   

Ha, les cons! ils soutiennent Sarko

pour 2007!

merci Sonny Barilla de nous ouvrir

les yeux!

Si ça tourne mal un jour

faudra se souvenir d'eux!

Quelle faillite de l'esprit!


img505/564/flamentflavie1oy.jpgimg373/9369/jeanreno5zs.jpg 

img373/9286/faudel2019pi.jpgimg373/4826/alaindelon8rc.jpg 

img373/1088/picto2004chimene6iq.jpgimg373/9237/mdrucker1f29mj.jpg


...

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Depuis que je suis pote avec de stael qui est pote avec Mikailoff qui est pote avec Jacno qui est plus que pote avec ellie Medeiros qui elle est juste amie avec Eudeline qui est faussement pote avec Manoeuvre qui lui est pote avec tout le monde sauf les beatles...et moi  ....qui suis aussi pote  avec sonny barilla qui est pote avec kiky qui est pote  avec encore moi (le même) qui suis pote avec sugar qui s'est acoquinée de ma personne qui elle même( je parle de ma personne pas de sugar) est une pote de jean louis costes, parce que Jean-louis Costes est pote avec personne!
je me dois en tant que nouvelle étoile du show bizz de prendre parti!

Avis!

Stanislas Kazal aussi soutient une candidature
et c'est celle de ......


Kiky



tous avec Kiky

en 2007 (et même avant)!

j'ai demandé à ma maman puis à ma chère et tendre, elles
ont toutes les deux refusé! Alors pour avoir enfin une femme présidente,
je n'en vois qu'une et c'est elle! ( Ha bon, il y'aurait d' autres candidatures?)

Elle est pas encore au courant mais ça  ne serait tarder!
On va ressortir une vielle prophétie et ça va prendre !
je vous le garantie!


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20 juin 2006

Mais des Juifs là bas y'en a quasiment plus....

   

Putain, Mais avoir les camps d'exterminations chez eux ça leur a pas suffit ! Mais des Juifs là bas y'en a quasiment plus....
Mémé tu as bien fais de te barrer, j'espère que tout les gens biens que j'ai rencontré dans ce pays vont se battre contre cet obscurantisme post-communiste....
C'est quoi ces curetons de merde?
Merci à David Gaüzère de m'édifier sur mes craintes passées qui se révèlent fondées actuellement...malheureusement!

Droits de l'homme : les eurodéputés inquiets de la montée de l'intolérance en Pologne

 


Les eurodéputés ont dénoncé hier la recrudescence de violences racistes xénophobes et homophobes en Europe. Ils se sont montrés particulièrement inquiets de la situation en Pologne.


                  
      

Dans une résolution adoptée hier, le Parlement européen a fait part de son inquiétude face à la montée de l'intolérance en Europe et appelé l'Union européenne à réagir.

Les eurodéputés ont notamment rappellé, certaines tragédies récentes, parmi lesquelles le double-meurtre perpétré à Anvers le 12 mai 2006 par un jeune belge d'extrême-droite et l'enlèvement, la torture et l'assassinat d'Ilan Halimi, en février dernier, en France, "crime dont la dimension antisémite est particulièrement préoccupante". De même, ils ont mentionné l'assassinat de Chaïb Zehaf, perpétré en mars 2006 en France, "en raison de son origine ethnique".

Ils ont également fait part de leur indignation face à la couverture faite par certains médias des meurtres, perpétrés à Bruxelles, d'un garçon âgé de 16 ans, en janvier 2006, et d'un garçon âgé de 17 ans, en avril 2006. Cette couverture, estiment les députés, a "parfois conduit à une criminalisation infondée de communautés entières aux yeux du grand public".

Le eurodéputés se sont particulièrement penchés sur la situation en Pologne se déclarant "profondément préoccupés par la montée générale de l'intolérance raciste, xénophobe, antisémite et homophobe en Pologne, alimentée notamment par des tribunes religieuses telles que Radio Maryja", station au discours "antisémite". Ils estiment que l'Union européenne devrait prendre les mesures "pour aborder le problème de la participation au gouvernement de la Ligue des familles polonaise, dont les dirigeants incitent les citoyens à la haine et à la violence". La Pologne se voit également rappeler "les engagements et obligations qu'elle a contractés en vertu du traité UE, en particulier de son article 6, et les sanctions dont elle est passible en cas de manquement".

                                  

      

 

Posté par kazal à 01:27 - Coups de gueules! - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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