J'ai la berlue donc j'hallucine, la perception en question... - Stanislas kazal underground blog

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contre-culture,réflexions, poésie,cinéma de genres et d'auteurs, musiques, société,critiques,littérature, arts, révoltes, mousse au chocolat et couscous.....

09 février 2006

Paréidolie

   

Paréidolie

La paréidolie est un type d'illusion ou de mauvaise perception impliquant un stimulus vague ou  imprécis perçu comme quelque chose de clair et distinct. Par exemple, on peut voir le visage de Jésus dans les décolorations d'une omelette brûlée, ou l'image de Mère Theresa ou de Ronald Reagan dans un petit pain à la canelle, ou le visage d'un homme sur la Lune et  mon disque à Virgin mégastore Bordeaux.

Dans des circonstances ordinaires, la paréidolie fournit une explication psychologique de beaucoup d'hallucinations fondées sur la perception sensorielle. Par exemple, elle explique beaucoup de visions d'OVNI, ainsi que l'audition de sinistres messages sur des disques joués à l'envers. La paréidolie explique Elvis, Bigfoot et les visions de monstre du Loch Ness. Elle explique de nombreuses apparitions religieuses et visions. Et elle explique pourquoi des personnes voient un visage ou un immeuble sur une photographie de la région de Cydonia sur Mars et une photo de la planète mars sur la pochette de mon album.

Dans un environnement clinique, certains psychologues encouragent la paréidolie comme moyen de comprendre un patient. L'exemple le plus tristement célèbre de ce type de procédure clinique est le test des tâches d'encre de Rorschach.

L'astronome Carl Sagan a affimé que la tendance humaine à voir des visages dans les omelettes, les nuages, les petits pains à la canelle, etc., est un caractère évolutif. Il écrit:

 

Dès que nourisson peut voir, il reconnaît des visages et nous savons maintenant que cette capacité est câblée dans nos cerveaux. Les nourissons qui, il y a un million d'années, étaient incapables de reconnaître un visage, souriaient moins en retour, étaient moins susceptibles d'attendrir leur parents et moins susceptibles de se développer. De nos jours, pratiquement tous les bébés peuvent identifier rapidement un visage humain et y répondre par une grimace idiote [sic]. (Sagan, 45).  

Je pense que Sagan a raison à propos de la tendance à reconnaître des visages mais je ne vois aucune raison de penser qu'il y ait un avantage évolutif à voir des images de peintures, de fantômes, de démons, etc. dans des objets inanimés. Il paraît plus vraisemblable que l'esprit fasse des associations avec des formes, des lignes, des ombres, etc., et que ces associations prennent racine dans des désirs, des intérêts, des espoirs, des obsessions, etc. La plupart des gens reconnaissent les illusions pour ce qu'elles sont mais d'autres font une fixation sur la réalité de leur perception et transforment une illusion en hallucination. Un peu d'esprit critique devrait néanmoins convaincre les personnes les plus raisonnables qu'un petit pain à la canelle ressemblant à Mère Teresa ou une partie brûlée d'omelette ressemblant à Jésus sont des accidents sans signification. Il est plus probable que la Vierge Marie que nous voyons dans le reflet d'un miroir, sur le sol d'un complexe d'appartements ou dans les nuages, ait été générée par notre propre imagination plutôt que de penser qu'une peronne morte depuis 2000 ans se manifesterait d'une façon aussi banale et inutile.



visions récentes

        Depuis le 10 Février  2005 mon image apparaît  dans les rayons des magazins de disques......

     
  • 6 novembre 2002 - La Vierge Marie apparaît dans le givre à Fond du Lac, dans le Saskatchewan.  
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  • 20 juillet 2002 - Notre Dame de Guadalupe apparaît dans les arbres dans l'ouest de Chicago à Sebastian Cuaya et à d'autres Américains d'origine mexicaine.
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  • 18 juillet 2002 -- La Vierge Marie apparaît sur la fenêtre d'une maison de Ferraz Vasconcelos, au Brésil. Le propriétaire refuse de laisser examiner scientifiquement la fenêtre.
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  • 13 avril 2001 -- Environ 1500 personnes convergent vers une maison du quartier de Brookline à Pittsburgh après avoir entendu des nouvelles d'une vision de la Vierge Marie apparaissant dans la maison, la nuit.  
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  • 26 janvier 2002 -- Ella Huffin de Milwaukee, dans le Wisconsin, a vu l'image de Jésus sur un arbre de son arrière-cour. "Les nouvelles du Jésus sur un arbre a attiré des amis, la famille, les voisins et des inconnus complets vers la maisons d'Ella dans la rue Richards, dans le quartier de Riverwest à Milwaukee. Elle n'y voit pas d'inconvénient, dans la mesure où les gens sont respectueux. Elle est raisonnablement sûre que c'est une chose qu'il faut partager."
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  • Mai 2000 -- La Bible apparaît écrite sur le fond de l'océan.
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  • 25 février 2000 - Face of Jesus appears on church wall

11 février 2006

Anoxie, apophénie et autres merveilles

   

Anoxie cérébrale

L'anoxie cérébrale est le manque d'oxygène au cerveau. Si elle est aigüe, elle peut causer des dommages irréversibles. Un cas moins sévère peut causer des distorsions sensorielles et des hallucinations. L'anoxie cérébrale a été mentionnée par les chercheurs comme étant la cause des expériences de quasi-mort

Apophénie

Il y a actuellement un débat contradictoire sur la question de savoir si les expériences inhabituelles sont des symptômes de troubles mentaux, si les troubles mentaux sont une conséquence de ces expériences ou si les personnes ayant des troubles mentaux sont particulièrement sensibles voire recherchent ces expériences.
  Dr. Martina Belz-Merk

Peter Brugger, du Départment de Neurologie de Hôpital Universitaire de Zurich, défini l'apophénie comme une perception spontanée de rapport et de significations à partir de phénomènes sans aucune relation. Le terme a été inventé par K. Conrad en 1958.

Brugger donne des exemples d'apophénie extraits de Occult Diary d'August Strindberg, le propre compte-rendu du dramaturge sur son épisode psychotique :

 

Il vit « deux insignes de sorcellerie, la corne de chèvre et le balai » sur un rocher et se demanda « quel démon cela pouvait-il bien être, qui [les] avait mis…. juste ici, sur mon chemin ce matin précis. » Un immeuble ressemblait à un four et il pensa à l'Enfer de Dante.  

 

Il voit des bâtons sur le sol et les voit former des lettre grecques qu'il interprète comme étant l'abbréviation du nom d'un homme et sent qu'il sait maintenant que cet homme est celui qui le persécute. Il voit des bâtons au fond d'un coffre et il est certain qu'ils forment un pentagramme.  

 

Il voit de petites mains en prière lorsqu'il regarde une noix au microscope et « cela me remplit d'horreur ».  

 

Son oreiller froissé ressemble « à une tête de marbre dans le style de Michel-Ange. » Strindberg remarque que « ces occurrences ne peuvent pas être considérées comme accidentelles, car certains jours l'oreiller avait l'apparence d'horribles monstres, de gargouilles gothiques de dragons, et une nuit… il fut accueilli par le Diable en personne… »

Selon Brugger, « La tendance à voir des rapports entre des objets ou des idées sans aucune relation associe très fortement psychose et créativité… l'apophénie et la créativité pourraient même être vues comme les deux faces d'une même pièce. » Quelques personnes parmi les plus créatives doivent alors être des psychanalystes et des thérapeutes qui utilisent des tests de projection comme le test de Rorschach ou qui voient des signes d'enfants maltraités derrière chaque problème émotionnel. Brugger note qu'un analyste pensait avoir une confirmation de la théorie de l'envie du pénis parce que plus de femmes que d'hommes gardaient leur crayon après un test. Un autre a écrit neuf pages dans un journal prestigieux pour décrire les fissures de trottoir comme des vagins et les pieds comme des pénis, et le vieux proverbe qui recommande de ne pas marcher sur les fissures est en fait un avertissement d'éviter l'organe sexuel féminin.

Les recherches de Brugger indiquent que des niveaux importants de dopamine affectent la propension à trouver une signification, des motifs, et une importance là où il n'y en a pas, et que cette propension est liée à la tendance à croire au paranormal.

En statistiques, l'apophénie est appelée une erreur de type I. Ce type d'erreur consiste à voir des motifs là où il n'en existe pas vraiment. Il est fort probable que la signification apparente de nombreuses expériences et phénomènes inhabituels soit due à l'apophénie. Par exemplem l'EVP, la numérologie, le Code de la Bible, la cognition anormale, les « succès » de Ganzfeld, la plupart des formes de divination, les prophéties de Nostradamus, la vision à distance, et nombre d'autres expériences et phénomènes paranormaux et surnaturels.

Biais de confirmation

C'est la curieuse et perpétuelle erreur de compréhension humaine d'être plus ému et excité par les affirmations que par les négations.
Francis Bacon

Le biais de confirmation fait référence à la pensée sélective qui fait que quelqu'un a tendance à noter et à chercher ce qui confirme ses croyances, et à ignorer, ne pas rechercher, ou sous-estimer l'importance de ce qui les contredit. Par exemple, si quelqu'un croit qu'il y a une recrudescence d'accidents à la pleine lune, il remarquera les accidents qui se passent à la pleine lune, mais fera moins attention à ceux qui arrivent à d'autres périodes du mois. Une tendance à faire ceci sur une longue période de temps renforce de façon injustifiée la croyance en cette relation entre pleine lune et accidents.

Cette tendance à accorder plus d'attention et de poids aux données qui appuient nos idées préconçues et nos croyances qu'à celles qui les contredisent est particulièrement pernicieuse lorsque nos idées préconçues et nos croyances ne sont que des préjugés. Si nos croyances sont fermement établies sur des preuves solides et des expériences valides qui les confirment, cette tendance à donner plus d'attention et de poids aux données qui cadrent avec nos croyances ne devraient pas nous égarer; en règle générale. Bien sûr, si nous devenons aveugle aux preuves qui réfutent complètement une hypothèse préférée, nous franchissons alors la ligne entre être raisonnable et être borné.

De nombreuses études ont démontré que les gens accordent généralement une importance excessive aux données confirmantes, c'est-à-dire aux données qui sont positives ou qui appuyent une position (Gilovich, ch. 3). Thomas Gilovich émet l'hypothèse que la « raison la plus probable pour expliquer cette influence excessive de l'information confirmante est qu'elle est plus facile à traiter, cognitivement parlant. » Il est plus facile de voir comment une donnée appuie une position que de voir comment elle pourrait la contredire. Prenez comme exemple une expérience typique de perception extra-sensorielle (PES) ou d'un rêve apparemment prémonitoire : les réussites sont souvent sans ambigüité ou les données facilement triturées pour paraître positives, alors que les échecs demandent un effort intellectuel pour être même perçus en tant que tels ou pour les considérer comme significatifs. Il a été montré que la tendance à accorder plus d'attention et de poids au positif et à ce qui confirme influence la mémoire. Lorsqu'on se creuse la mémoire pour trouver des données en rapport à une hypothèse, il y a plus de chance que nous nous rappelions ce qui confirme cette hypothèse (Gilovich).

Les chercheurs sont parfois coupables de biais de confirmation en construisant leurs expériences ou groupant leurs données d'une façon qui tend à confirmer leurs hypothèses. Ils compliquent le problème en procédant de manière à éviter de traiter les données qui contredisent leurs hypothèses. Par exemple, les parapsychologues sont tristement célèbres dans leur utilisation du démarrage et fin à la demande dans leurs recherches sur la PES. Beaucoup de chercheurs en sociologie sont aussi coupables de biais de confirmation, particulièrement ceux qui cherchent à établir des corrélations entre des variables ambiguës, comme l'ordre de naissance et les « idées extrémistes », pendant des périodes historiques définies arbitrairement. Si vous définissez le debut et la fin d'un ensemble de données concernant l'idée de l'évolution comme l'a fait Frank Sulloway dans Born to Rebel, vous arrivez à obtenir des corrélations significatives entre l'ordre de naissance fonctionnel et la tendance à accepter ou rejeter la théorie de l'évolution. Néanmoins, si vous commencez avec Anaximandre et terminez avec St. Augustin, vous obtiendrez des résultats très différents, puisque cette idée était totalement rejetée pendant cette période. Ou si vous considérez comme une « idée extrémiste » quelque chose comme Creation (Omphalos) : an attempt to untie the geological knot (1857) de Philip Henry Gosse, votre hypothèse ne sera pas confirmée. Gosse allait plus loin que Darwin dans sa tentative de réconcilier les données géologiques avec le créationisme, mais Gosse est pratiquement oublié, parce que l'idée extrémiste que Dieu aurait tout créé y compris les fossiles, au même moment, était universellement rejetée. Gosse a essayé de réconcilier les données scientifiques, qui indiquait que la Terre était très vieille, avec ce qui était devenue le point de vue orthodoxe que Dieu avait tout créé en 4004 av. J.C., comme l'avait calculé l'archevêque Ussher. Ni les aînés, ni les autres ne semblent avoir été impressionnées par cette idée extrémiste.

Les expérimentateurs peuvent éviter ou réduire le risque de biais de confirmation en collaborant dans la construction de leurs expériences avec des collègues qui ont le point de vue opposé. Les personnes doivent se remémorer en permanence cette tendance et rechercher activement des données contredisant leurs croyance. Ce comportement n'étant pas naturel, il semble que le quidam est condamné à ce biais.

Biais positif, biais de publication


Le biais positif est la tendance à publier les recherches avec un résultat positif beaucoup plus fréquemment que les recherches à résultat négatif. Un résultat négatif consiste à ne rien trouver d'important, pas à trouver que quelque chose nous affecte négativement. Le biais positif s'applique aussi à la tendance des médias à publier les histoires d'études médicales avec un résultat positif beaucoup plus souvent que celles avec un résultat négatif. Le biais des media peut être dû au biais du journal scientifique, mais ce dernier semble être principalement dû aux chercheurs qui ne soumettent pas d'article pour des études à résultat négatif, plutôt qu'un biais de la part du magazine ou de son comité de lecture.

Le biais positif est aussi connu sous le nom d'effet tiroir, pour le classement sans suite des rapports de recherches à résultat négatif.

pensée selective, magique et confabulation

   

Pensée sélective


La pensée sélective est le processus par lequel on choisit de se souvenir et de se concentrer sur les preuves favorables et d'ignorer les preuves défavorables à une croyance. Ce type de pensée est la base de la plupart des croyances aux pouvoirs psychiques des soi-disant lecteurs de pensée et des médiums. C'est aussi la base de beaucoup, sinon de la plupart, des croyances occultes et pseudo-scientifiques.

Il faut noter que la pensée sélective fonctionne indépendamment de la prise de ses désirs pour des réalités et ne doit pas être confondue avec le biais de confirmation, dans lequel on considère sérieusement les données contradictoires d'une croyance, en étant beaucoup plus critique à leur égard qu'à l'égard des données qui les appuient.

Pensée magique

Aussi appellé « prendre ses désirs pour des réalités. »

Prendre ses désirs pour des réalités, c'est interprêter des faits, des rapports, des événements, des perceptions, etc., selon ce que l'on souhaite plutôt que d'après les preuves réelles. Si c'est fait de façon intentionnelle et sans égards pour la vérité, cela s'appelle fausse interprétation, falsification, tromperie, hypocrisie, ou perversion de la vérité. A moins qu'on soit un peu poète....

Confabulation

Une confabulation est un fantasme qui a remplacé inconsciemment un fait dans la mémoire. Une confabulation peut être partiellement fondée sur un fait ou être un pur produit de l'imagination.

Ce terme est souvent utilisé pour décrire les "souvenirs" des personnes prétendant avoir été enlevées par des extra-terrestres, ainsi que les "faux souvenirs" induits par les thérapeutes et interviewers, souvenirs qui incluent souvent de bizarres notions d'abus sexuels rituels sataniques sur des enfants.

Renforcement de groupe

   

Renforcement de groupe

Le renforcement de groupe est le processus par lequel une affirmation devient une solide croyance par répétition par les membres d'une communauté. Le fait que l'affirmation ait fait l'objet de recherches adéquates, ou qu'elle soit appuyée par des données empiriques suffisament significatives pour justifier une croyance par des personnes raisonnables, est indépendant de ce processus. Souvent, les mass media contribuent à ce processus en appuyant l'affirmation sans faire preuve d'esprit critique. Plus fréquemment, néanmoins, les mass media apportent un appui tacite à des affirmations non testées et infondées en ne disant rien de leur scepticisme, même à propos d'affirmations des plus étranges.

Les exemples sont légion: enlèvements par des extraterrestres, projections astrales, idées racistes, régression de vie antérieure, la notion que les enfants ont des souvenirs parfaitement exacts, l'idée que les enfants disent rarement des choses fausses, qu'Edgar Cayce avait des pouvoirs de guérison psychiques, qu'un yogi Indien a été enterré mais que sont corps ne s'est pas décomposé, que des gens peuvent léviter, qu'il est possible d'avoir des relations sexuelles avec les esprits des morts, que l'on peut se débarasser du cancer par la visualisation ou l'humour, que certains animaux possèdent une ESP, que l'on peut pratique la chirurgie et enlever des tumeurs des organes internes en utilisant des pouvoirs psychiques, que le FBI espionne tous les téléphones d'Amérique, que les militaires ont implanté des micro-puces dans notre derrière et peuvent nous contrôler à volonté, que les troupes Russes se rassemblent sur la frontière mexicaine dans l'attente d'une invasion des U.S.A. et l'occuper pour le compte des Nations Unies, que les Juifs contrôlent tous les pouvoirs et l'argent du monde, qu'une fois que les armes de combat seront bannies ce ne sera plus qu'une question de temps avant qu'un régime totalitaire nous prive de notre droit de prier, de jouer et de tuer, et que Stanislas Kazal utilise des messages subliminaux sur son blog pour qu'on achète son disque "Rue Garat " à la Fnac et à Virgin ( Alice et Cultura)etc. etc. etc.

Le renforcement de groupe explique comment des nations entières peuvent transmettre d'ineffables inepties de génération en génération. Il explique également comment des témoignages renforcés par d'autres témoignages en provenance de la communauté des thérapeutes, sociologues, psychologues, théologiens, politiciens, amateurs de talk show, etc., peuvent supplanter et avoir plus d'influence que des études scientifiques ou des accumulations de données précises faites par des groupes désintéressés.


Hallucinations collectives

Hallucinations collectives

 

Là où l'on croit aux miracles, il y aura toujours des preuves confirmant leur existence. Dans le cas des statues et des peintures qui bougent, la croyance produit l'hallucination et l'hallucination confirme la croyance. --D.H. Rawcliffe

Les hallucinations collectives sont des hallucinations sensorielles induites par la force de suggestion. Elles arrivent générallement dans des situation hautement émotionnelles, particulièrement parmi les dévots religieux. L'attente et l'espoir d'être témoin d'un miracle, combiné avec de longues heures d'observation d'un objet ou d'un lieu, rend certaines personnes religieuses sensibles aux visions telles que des statues qui pleurent, des icônes qui bougent et des portraits sacrés ou de la Vierge Marie dans les nuages.

Ceux qui sont témoins d'un "miracle" s'accordent dans leur compte-rendu hallucinatoire parce qu'ils ont les mêmes préconceptions et attentes. De plus, des comptes-rendus dissimilaires convergent vers un accord au cours du temps et des répétitions des comptes-rendus. Ceux qui ne voient rien d'extraordinaire et l'admettent sont écartés comme manquant de foi. Certains, sans doute, ne voient rien mais "plutôt que d'admettre leur échec...préfèrent simuler le cas de ceux qui ont vu, et finissent par croire qu'il ont en fait observer ce que, au début, ils avaient seulement prétendu observer...."

Toutes les hallucinations collectives ne sont pas religieuses, bien entendu. En 1897, Edmund Parish a rapporté que des collègues marins avaient partagé une vision du fantôme de leur cuistot qui était mort quelques jours plus tôt. Les marins avaient non seulement vu le fantôme, mais l'avaient aperçu distinctement marcher sur l'eau avec son boitement habituel et reconnaissable. Leur fantôme s'avéra être un "morceau d'épave, balotté de haut en bas par les vagues"

L'illusion des séries

L'illusion des séries

L'illusion des séries est l'intuition que des événements aléatoires arrivant à la suite les uns des autres ne sont pas vraiment aléatoires. L'illusion est due à la pensée sélective fondée sur une supposition fausse. Par exemple, cela semble anormal à la plupart gens qu'une pièce tombe quatre fois sur "face" de suite lors d'une série de lancers. Néanmoins, dans une série de 20 lancers, il y a une chance sur deux d'obtenir quatre "face" de suite (Gilovich). Cela peut paraître inattendu, mais les risques d'une série significative de cas de cancers dans un quartier de Californie sont encore supérieurs (Gawande).

Ce qui serait rare, inatttendu et improbable avec le simple hasard serait de lancer une pièce vingt fois et que le résultat soit à chaque fois l'inverse du précédent. Dans une série de tels lancers, il est plus improbable que probable que des séries de lancers courtes de 2, 4, 6, 8, etc., donneront un résultat que nous savons prévisible logiquement par les lois du hasard. Sur le long terme, des lancers de pièces donneront 50% de "face" et 50% de "pile" (en supposant un lancer correct et une pièce correcte). Mais sur un court terme, une large gamme de probabilités peuvent se réaliser, y compris certaines séries qui paraissent hautement improbables.

Trouver un nombre de cancers statistiquement inhabituel dans un certain quartier--par exemple, six ou sept fois supérieur à la moyenne--n'est pas rare ou inattentdu. Tout dépend d'où l'on trace les limites du quartier. Des séries de cancers qui sont sept mille fois supérieurs à ce qu'on peut attendre, comme l'incidence du mésothéliome à Karian, en Turquie, sont très rares et inattendus. L'incidence du cancer de la thyroïde chez les enfants autour de Tchernobyl était cent fois supérieur après la catastrophe (Gawande).

Parfois, le sujet d'une expérience d'ESP ou un sourcier peut réussir en faisant mieux que le hasard. Néanmoins, ces résultats n'impliquent pas que de tels résultats ne soient pas dus au hasard. En fait, de tels résultats sont prévisibles par les lois du hasard. Plutôt que des signes de non-hasard, ce sont en fait des signes de hasard. Les chercheurs sur l'ESP sont particulièrement enclins à prendre ces séries de "succès" de leurs sujets comme preuve que les facultés psychiques varient d'un instant sur l'autre. Leur utilisation du début et fin à la demande est fondé sur la présomption de la variation des pouvoirs psychiques et d'une apparente ignorance des probabilités des événements aléatoires. Si on mélange l'illusion des séries avec le biais de confirmation on obtient une recette pour l'aveuglement et l'illusion.

Une étude connue a été faite sur l'illusion des séries à propos de la croyance à la "main miracle" en basket-ball (Gilovich, Vallone, and Tversky). Les basketteurs, entraîneurs et supporters croient souvent que les joueurs ont des "moments de chance" et des "moments de déveine." Une analyse détaillée a été effectuées sur les marqueurs des 76ers de Philadelphie pendant la saison 1980-81. Elle n'a pas montré que les joueurs réussissaient leurs tirs réussis ou les rataient en série, pas plus que le hasard ne permet d'attendre. Ils ont aussi analysés les lancers francs des Celtics de Boston sur deux saisons et ont trouvé qu'un joueur réussit son premier lancer, il réussit le second 75% du temps et lorsqu'il ratait le premier lancer, il réussissait le second 75% du temps. Les basketteurs ont effectivement des séries réussies, mais dans les limites du hasard. La "chance" ou la "déveine" des joueurs est une illusion. Lorsqu'on leur montre cette preuve, ceux qui croient à la "chance" la rejettent souvent au motif qu'ils "s'y connaissent" du fait de leur expérience.

En l'épidémiologie, l'illusion des séries est connue sous le nom de sophisme du tireur d'élite Texan. Kahneman et Tversky l'ont appelé "croyance dans la loi des petits nombres" parce qu'ils ont identifié l'illusion des séries et le sophisme consistant à supposer que le modèle d'une population importante se reproduira dans tous ses sous-ensembles. En logique, ce sophisme est connu sous le nom de sophisme de division, la supposition que les parties doivent avoir les même propriétés que le tout.

17 février 2006

LA PERCEPTION

LA PERCEPTION

La perception est un mécanisme par lequel nous organisons et interprétons nos données sensorielles pour leur donner une valeur consciente. Elle nous permet de prendre un ensemble d’éléments séparés et de les combiner en un tout. Cette organisation perceptuelle n’est pas innée, elle est acquise et elle est dépendante de nos expériences: par exemple, nous avons appris que quatre pneus, et une carrosserie constituent un véhicule. Lorsqu’un tout est incomplet, nous avons l’habilité de le compléter. Ainsi, si on nous présente une image d’un véhicule dont il manque les pneus nous identifions quand même l’objet comme un véhicule. C’est dire qu’on peut percevoir un tout même s’il n’existe pas. On peut utiliser ce principe pour manipuler de l’information, les sous-entendus et les insinuations en sont des exemples.

La perception est sélective. La multitude d’informations qui stimule nos sens résulte en un procédé de filtrage qui nous permet de sélectionner l’information requise pour notre interprétation. Normalement, nous donnons priorité à l’information qui représente une menace, c’est une réaction inconsciente produite par l’instinct de préservation.

La perception est affectée par certains aspects. Ils ont la propriété d’augmenter les chances d’être perçus.

Voici quelques exemples de ces aspects:

L’intensité

Plus un stimulus est intense, plus il attire l’attention. Un son fort ou une lumière brillante ont plus de chance d’être perçus qu’un son ou une lumière faible. Par exemple si dans un texte des mots sont en caractère gras l’on portera plus d’attention à ces mots.

Les dimensions

Les dimensions de l’objet perçu ont une influence. Plus un objet occupe d’espace, plus il a de chance d’être perçu. C’est ainsi qu’un édifice de grande taille parmi des édifices de tailles moyennes sera plus facilement remarqué.

Le changement

Tout changement inhabituel attire notre attention. Le chasseur à l’affût pendant plusieurs heures en silence, détectera tout bruit facilement.

La non-conformité

Un objet différent d’autres objets attire l’attention. Un petit édifice seul parmi un groupe d’édifices de grandes tailles sera remarqué.

La répétition

Un stimulus attire plus l’attention s’il est répété que s’il n’est présenté qu’une fois. Les gyrophares des véhicules d’urgence attirent plus le regard que des phares non clignotants. Le rythme de la musique est entraînant.

Le mouvement

Nous sommes plus sensibles aux objets qui bougent qu’à ceux qui sont immobiles. Les concepteurs de site Internet utilisent ce principe quand ils emploient des images animées pour attirer notre attention.



Les couleurs

La perception est affectée par les couleurs. L’utilisation de couleur permet de varier l’importance d’un élément par rapport à d’autres. L’absence de couleur affecte aussi la perception, par exemple le noir et le blanc sont fréquemment utilisés en publicité pour signifier le passé, ou la nostalgie. Le blanc est souvent associer avec "pur, positif" le noir avec "impur, négatif".

Les stimuli émotionnels

On est influencé plus facilement par les stimuli qui ont une connotation émotionnelle positive ou négative que ceux qui sont neutres. Les publicistes utilisent constamment les stimuli émotionnels tels que la joie, le bonheur, la tristesse, la pitié, le sexe, la haine etc., pour nous influencer.

La perception est influençable, on ne peut s’y fier !

 

01 mars 2006

Illusions d'optiques

   

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 
          
 
      

      

Illusions d'optiques

      

Que voyez-vous sur cette image :

      
           
  • une jolie jeune fille ?
  •        
  • une vilaine sorcière ?
  •       
      

      
      

Commment est cet arc de triomphe romain ?

      

      
      

Qu'en pensez vous :

      
           
  • le point jaune est-il plus proche du sommet supérieur du triangle ?
  •        
  • le point jaune est-il plus proche de la base du triangle ?
  • Et si  il était à égale distance?
  •       
      

      
      

Qu'en pensez vous :

      
           
  • Est-ce que AB > BC ? Ou AB=BC
  •       
      

      
      

Combien y a-t-il de points blancs et de points noirs sur cette image ?
Aucuns?

      

      
      

Est-ce le dessinateur se trouvait :

      
           
  • plus bas que cette fenêtre,
  •        
  • ou au contraire plus haut ?
  •       
      

      
      
           
  • 1) Regardez fixement pendant 30 secondes les 4 points au centre de ce dessin
  •        
  • 2) fermez ensuite les yeux en mettant la tête en arrière...          
                  
    • Gardez les yeux fermés...
    •             
    • Vous verrez d'abord un cercle de lumière...
    •             
    • Continuez à regarder dans le cercle : que voyez-vous???
    •          
           
  •       
      

      
      

Voici une belle roue en fer :

      

      

 

      
      

Que voyez vous sur cette image :

      
           
  • des formes géométriques blanches ?
  •        
  • ou bien un nom en noir comme l'histoire?
  •       
      

      
      

Que voyez vous sur cette image :

      

      
      

Avec ce panneau :

      
           
  • vous iriez plutôt vers la gauche,
  •        
  • ou vers la droite?
  •       
      

      
      

Que voyez vous sur cette image :Une ou deux femmes?

      

      
      

Que voyez vous sur cette image, une spirale ? ou des cercles?

      

      
      

Voici deux façons de disposer les mêmes 4 formes géométriques.

      
           
  • Comment se fait-il qu'il y ait un trou dans la 2e disposition?
  •       
      

      
      

Que voyez vous sur cette image :

      

      
      

Voyez vous des droites parallèles sur ces images ?

      

      

      
      

Que voyez vous sur ces peintures ?

      

      

      

 

      
      

Comparez la taille des 2 rectangles bleus :

      

      

 

      
      

Comparez la taille des 2 barres horizontales :

      

      

Comparez la taille des 2 barres qui sont à angle droit :

      

      

Comparez la distance de A à B (sur le passage piéton)
et la distance de B à C...

      

      
      

A votre avis, les 2 bouts en biais sont-ils dans l'axe ou bien décalés ?

      

      

 

      
      

Ça bouge ?Et pourtant non!

      

      

 

      
      

Le nombre de gugus est 'il le même quand ces derniers se déplacent?

      
       

      
      

 

      

14 mars 2006

Les illusions artistiques

   

Les illusions artistiques

Sources les illusions d'optiques

Ces illusions ne sont nullement des manifestations de pépins ou erreurs d’interprétation du système visuel humain. C’est plutôt la conception de l’oeuvre qui induit notre oeil en erreur.

Dans le groupe qui illustre l’illusion, les dessins font naître des interprétations visuelles qui diffèrent étonnamment des propriétés des éléments représentés.

Dans les groupes portant sur l’ambiguïté, chaque dessin peut donner lieu à au moins deux interprétations visuelles qui s’excluent mutuellement.

Dans les groupes sur l’impossibilité, des parties différentes de chacun des dessins suscitent des interprétations incompatibles entres elles. Tous les objets de cette catégorie ne pourraient pas exister ou il serait fortement improbable qu’ils existent dans la réalité.

Dans la catégorie de l’auto-référence, il s’agit de dessins qui, d’une façon ou d’une autre, se reproduisent, s’auto-reproduisent ou renvoient à eux-mêmes.

A) ILLUSIONS DE PERSPECTIVE:

Les illusions de perspective sont dues à l’interprétation de la perspective pour laquelle nous optons devant un dessin. Les figures présentées dans cette section sont des représentations bidimensionnelles planes de scènes tridimensionnelles possibles.

Étant donné que nous ne nous rendons le plus souvent pas compte que nous appliquons une interprétation spécifique à un stimulus, nous ignorons en général que notre expérience visuelle est une illusion. Celle-ci ne peut nous frapper qu’une fois que nous savons, par exemple, que les tailles ou les formes des lignes ou des zones qui nous paraissent très différentes sont, en fait, identiques.

La meilleure façon de vérifier cette information consiste à décalquer soigneusement le contour d’un élément mentionné sur une feuille de papier fin, puis à faire glisser cette feuille sur le dessin jusqu’à ce que le contour décalqué coïncide avec celui de l’autre élément mentionné.

Les plateaux des deux tables ont la même taille et la même forme.













Les deux monstres ont exactement la même taille. Outre que nous les percevons de tailles différentes, nous interprétons aussi leurs visages comme exprimant des émotions différentes. (la rage pour le poursuivant et la peur pour le pourchassé.)










B) AMBIGUITÉS DE PERSPECTIVE:

Les dessins classés dans la catégorie ambiguïtés de perspective sont ambigus quant à l’interprétation de la scène ou de l’objet tridimensionnel représenté. Chacune des images construite à partir d’un point d’observation spécial peut donner lieu à plusieurs interprétations qui engendrent chacune une illusion ou une ambiguïté. Comme dans tous les types d’ambiguïtés, c’est quand les différentes interprétations possibles s’excluent et ne peuvent être simultanées que l’effet est le plus puissant.

Dans ce dessin la normalité consiste à voir , au premier coup d’oeil, un seul visage et non deux. Ce dessin utilise un alignement improbable qui est celui d’un visage et d’un chandelier d’une forme particulière placé devant celui-ci. Après avoir remarqué la coïncidence entre les contours du chandelier et les parties du visage, ce dernier peut être vu comme deux profils qui sont vis-à-vis, même si ces profils doivent alors paraître déformés et avoir les yeux de face.





C) AMBIGUÏTÉS OBJECTIVE:

L’ambiguïté objective désigne un type de figure qui, bien que non ambiguë du point de vue de la perspective ou de l’opposition figure-fond, peut néanmoins être perçu, d’un moment à un autre , comme représentant des objets bien distincts. Bien souvent, dans le cas de l’ambiguïté objective, les différentes interprétations possibles sont liées à la perception d’orientations différentes des images. En effet, pour tous les objets ambigus de ce groupe, chacune des interprétations possibles est favorisée par l’observation du dessin dans un sens donné.

Ici, alors que le lapin nous apparaît couché sur le ventre, le canard apparaît couché sur le dos le bec pointé vers le ciel.







Sur ce dessin il y a des visages qui rient et des visages qui pleurent. Pour que celui qui rit devienne celui qui pleure nous n'avons qu'à le retourner.










D) AMBIGUÏTÉS FIGURE-FOND:

Le type de figure ambiguë le plus connu est peut-être celui dans lequel, par un effet d’inversion de la perception, ce qui était le fond devient la figure tandis que ce qui était la figure se transforme en fond.

la figure ci-contre exploite la modélisation et la symétrie tridimensionnelle pour faire ressortir le conflit entre les deux interprétations possibles. Ce qui était le fond se transforme en une suite de figures tout à fait humaines.









Aude est un exemple d’un type d’ambiguïté légèrement différent, dans lequel les deux figures perceptibles ne sont pas strictement complémentaires. Dans une des interprétations, seule la partie noire constitue la figure, tandis que, dans l’autre, elle est formée à la fois par la partie noire et la partie blanche (la partie noire correspond alors à des zones sombres de la figure ou à des ombres).






E) IMPOSSIBILITÉ DE FIGURE-FOND:

Chacun des dessins de ce groupe représente un objet qui, à première vue, pourrait sembler plausible dans le monde tridimensionnel. En fait, en y regardant de plus près, nous nous rendons vite compte que les dessins observés sont des objets impossibles car nous sommes incapables d’analyser le dessin en termes de figures et de fond.

Au premier coup d’oeil ces mains ont l’air parfaitement normales mais regardez bien et vous verrez que les doigts ne sont pas au bon endroit.








Ce temple grec est complètement impossible. En effet, en regardant attentivement les colonnes vous vous apercevrez que pour trois colonnes circulaires dans le haut, il se forme deux colonnes carrées dans le bas.








F) IMPOSSIBILITÉ DE PERSPECTIVE:

Les objets impossibles présentés dans ce groupe ne sont pas strictement impossibles, mais plutôt fortement improbables. Effectivement, chacun d’eux peut se distinguer parfaitement de son fond et pourrait exister dans l’espace en tant qu’objet tridimensionnel. Mais pour qu’il apparaisse tel qu’il est dans le dessin, il faudrait que sa forme soit très différente de celle à laquelle nous nous attendons généralement pour un objet de ce genre.

La structure tridimensionnelle réelle de cette arche pourrait paraître curieusement tordue, ou simplement basculée, de telle sorte que le pilier droit soit en suspens (au-dessus de l’ombre visible au premier plan). Mais l’alignement parfait de ce pilier droit avec la base rectangulaire de l’arrière-plan demanderait alors que nous observions la scène d’un point de vue très spécial.







Cette roue n’est pas si impossible que cela car on peut très bien distinguer la figure du fond. Ce dessin pourrait représenter un véritable objet tridimensionnel. Il serait en effet possible de couler une roue en fonte qui aurait cette forme, mais le résultat que nous obtiendrions ne ressemblerait pas du tout à une roue.








G) AUTO-RÉFÉRENCE GRAPHIQUE:

Les anomalies de certains dessins se situent plus au niveau conceptuel que visuel. Les régressions infinies auxquelles l’auto-référence graphique peut donner lieu ont cependant une qualité visuelle saisissante qui doit révéler quelque chose d’important au sujet du système visuel.

Dans la plupart des dessins de ce groupe, la régression infinie est évidente (tout au moins dans les limites de résolution permises par le dessin à l’encre, la réduction photographique et/ou la perception visuelle sans dispositif optique), comme dans le premier dessin ici-bas représentant un petit garçon. Mais, dans certains, la régression infinie n’est que suggérée, comme dans le dessin représentant des serpents.

Un type de régression bien connu qui nous pousse à nous demander cette question : « Mais jusqu’où cela va-t-il ? » C’est aussi un exemple de régression explicite (évidente).










Dans ce dessin les deux serpents se mangent à l’infini. Il s’agit ici d’un exemple de régression implicite (suggérée).







H) AUTO-RÉFÉRENCE SYMBOLIQUE:

L’auto-référence d’une représentation visuelle devient symbolique lorsque cette représentation renvoie à elle-même en se nommant ou en se décrivant au moyen de symboles classiques comme des lettres ou des mots, et non en se répétant point par point par reproduction graphique directe.

Dans ce dessin le nez est dessiné mais il forme aussi les mots nose, à l’horizontal, et smell, à la verticale.












Dans ce dessin, par déformation continuelle de ses lettres, le mot endure subit un glissement progressif en change.(En outre, ce changement passe par chance.)










17 mars 2006

Les illusions optico-géométriques

   

Les illusions optico-géométriques

Avant de tenter de classifier les illusions optico-géométriques, il importe de définir celles-ci : Ces illusions sont produites par des figures géométriques donnant lieu à des erreurs d’estimation de la dimension, de l’orientation, de la courbure, de la direction ou de la forme de certains de leurs éléments.

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, des pionniers de la psychologie expérimentale, comme Delboeuf, Hering, Müller-Lyer et plusieurs autres ont découvert une grande variété d’illusions dites optico-géométriques auxquelles ils ont laissé leur nom. Au total plus de 200 illusions géométriques ont été répertoriées.

On considère traditionnellement qu’une illusion géométrique comporte deux éléments : un élément « inducteur » qui provoque une déformation et un élément « test » qui la subit. Par exemple, dans la figure de Müller-Lyer, les pointes de flèche constituent l’élément inducteur et les traits horizontaux, l’élément test. Dans la figure de Poggendorff, les lignes parallèles sont l’élément inducteur et les segments obliques, l’élément test.

Depuis un siècle on a proposé plusieurs explications des illusions géométriques ; les plus convaincantes s’accordent sur trois points fondamentaux. En premier lieu, les illusions sont du domaine perceptif et n’ont rien à voir avec la pensée ou le raisonnement. En effet, vous savez que la plupart des illustrations suivantes sont des illusions géométriques, mais cela ne vous empêche pas de percevoir des déformations. En deuxième lieu, les illusions ne naissent pas dans la rétine ; elles apparaissent presque aussi nettement lorsque l’élément inducteur est placé devant un oeil et l’élément test devant l’autre oeil. Elles prennent donc naissance dans le système visuel au-delà du corps genouillé latéral, là ou convergent pour la première fois les informations en provenance de chaque oeil. En troisième lieu, les illusions ne résultent pas du mouvement des yeux. En effet, elles apparaissent dans toute leur netteté quand la durée d’exposition est trop brève pour que l’oeil est le temps de balayer la figure.

A) CLASSIFICATION DES ILLUSIONS OPTICO-GÉOMÉTRIQUES:

Si l’on tente de classifier les illusions en fonction des causes de déformation, il apparaît évident qu’aucune classification ne peut être satisfaisante étant donné que plusieurs ont reçu des explications multiples. Il importe néanmoins, ne serait-ce que pour avoir une idée de la variété de ces illusions, d’essayer de les classifier sommairement.

1) La mise en relation de grandeur:

De nombreuses figures d’illusion produisent une mise en relation de grandeur des éléments de la figure. Il en résulte généralement un effet de contraste : la grandeur apparente des éléments les plus grands est surestimée par comparaison au plus petit et inversement. Le cas le plus évident est sans doute l’illusion de Titchener. On a cependant invoqué à certains moments le principe d’assimilation suivant lequel, lorsque les différences sont minimes entre les plus grands et les plus petits éléments, on a tendance à minimiser ces différences. Il s’ensuit une assimilation d’un élément test à un élément inducteur plus grand (donc un surestimation de l’élément test) ou plus petit ( donc une sous-estimation de l’élément test), alors que le contraste apparaît lorsque la différence entre l’élément inducteur et l’élément test est plus importante.

Illusion de Titchener
Le cercle central de la configuration de gauche paraît plus grand que celui de la configuration de droite.










Illusion de Delboeuf.
a) exemple de contraste: le cercle intérieur de la figure de gauche paraît plus grand que le cercle du centre et le cercle intérieur de la figure de droite paraît plus petit que celui de la figure du centre.
b) exemple d'assimilation: le cercle intérieur de la figure de gauche paraît plus grand que le cercle extérieur de la figure de droite.


2) La division de l'espace:

Un espace qui est divisé ou occupé par de nombreux éléments apparaît généralement plus grand qu’un espace qui ne l’est pas. L’exemple typique est celui de l’illusion d’Oppel-Kundt.

Illusion d'Oppel-Kundt.
La distance entre A et B paraît plus longue que la distance entre B et C.



3) La verticalité:

Une ligne verticale paraît plus longue qu’une horizontale de même longueur car le mouvement des yeux qui est lié aux lignes horizontales est plus facile à exécuter qu’un mouvement vertical. L’exemple le plus fréquemment cité est le T inversé, mais il faut noter que cette forme donne lieu à des effets d’illusion compétitfs parce que, en plus de la surestimation liée à la verticalité, il y a un effet de contraste de grandeur produit par la mise en relation entre la verticale et chaque segment de l’horizontale. On obtient un pur effet de la verticalité en utilisant plûtot la figure en forme de L.

Illusion de la verticale.
Dans les deux figures, la verticale paraît plus longue que l'horizontale, alors qu'elles sont physiquement de la même longueur.






4) Les effets d'angles:

Les illusions dues à des effets d’angles sont très nombreuses et elles sont sans doute parmi les plus spectaculaires. On s’est appuyé sur deux principes pour les expliquer. D’une part, l’on a tendance à surestimer les angles aigus et a sous-estimer les angles obtus. On a qualifié ceci de principe d’orthogonalité, étant donné qu’il s’agit dans chaque cas d’une tendance à ramener l’angle vers un angle droit. Ce principe permet d’expliquer aisément les illusions de Zöllner et de Hering, mais il peut aussi s’appliquer à l’illusion de Poggendorff et à celle de Müller-Lyer. Le second principe concerne la tendance que l’on a à surestimer les côtés d’un angle obtus et à sous-estimer ceux d’un angle aigu. Dans ce cas, l’illusion de Müller-Lyer pourrait encore servir d’exemple.

Illusion de Zöllner.
Les lignes obliques ne semblent pas parallèles, alors qu’elles le sont. Elles nous paraissent déformées à cause des petites lignes qui forment le graphisme secondaire.








Illusion de Hering
Les lignes horizontales semblent incurvées, alors qu’elles sont physiquement droites et parallèles.







Illusion de Poggendorff.
Le segment oblique inférieur ne paraît pas dans l’axe du segment oblique supérieur, alors que physiquement ils sont dans le même axe.







Illusion de Muller-Lyer.
a) La ligne du haut paraît plus courte que celle du bas.
b) la ligne de gauche paraît plus courte que celle de droite.