Les malheurs de sophisme ou les erreurs de raisonnement... - Stanislas kazal underground blog

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09 février 2006

Les malheurs de sophisme ou les erreurs de raisonnement...

   

Les malheurs de sophisme ou les erreurs de raisonnement...

Je compte répertorier les sophismes parce que j'en ai marre du baratin...

Il existe un certain nombre de sophismes, nous les détaillons ci-dessous. Une fois ces quelques sophismes mémorisés, je vous conseille vivement de suivre un débat politique, vous verrez à quel point cela est souvent édifiant...

     
  •    

    Le sophisme de généralisation hâtive : celui-ci consiste à passer d'un jugement sur un ou plusieurs cas particuliers à un jugement général sans avoir pris en considération un échantillonnage représentatif. C'est par exemple : Tous les athéniens sont les mêmes

     

 

     
  •    

    Le sophisme du faux dilemme : celui-ci consiste à dire que l'une des deux possibilités devant laquelle on se trouve est indésirable et qu'il convient donc de choisir l'autre possibilité, le raisonnement est fallacieux dans la mesure où il existait d'autres possibilités que les deux seules mises en avant. C'est par exemple : La france aimez la ou quittez la (On peut aussi la changer....si on l'aime pas!)

     

 

     
  •    

    Le sophisme de la caricature : celui-ci consiste à modifier la position de son adversaire en la simplifiant ou en la radicalisant afin de la rendre plus facilement attaquable. C'est par exemple : Stanislas kazal n'est qu'un anarchiste qui déteste la religion.

     

 

     
  •    

    Le sophisme de l'attaque contre la personne : celui-ci consiste à s'attaquer à la personne et non à son argumentation, on prétend alors avoir discrédité l'argumentation alors que c'est la personne que l'on a mis en cause. C'est par exemple : Stanislas kazal est un con, sa musique  est donc de la merde.

     

 

     
  •    

    Le sophisme de la pente fatale : celui-ci consiste à affirmer qu'une action aurait des résultats catastrophiques en raison d'un certain enchaînement causal. Or, une fois examiné, celui-ci se révèle totalement faux, douteux ou évitable. C'est par exemple: Si Stanislas kazal ne vend pas de disque, ces prochaines dates seront remis en question très vite.

     

 

     
  •    

    Le sophisme du lien causal douteux : celui-ci consiste au fait que dans une argumentation une prémisse exprime un lien de cause à effet et que ce lien soit douteux. On peut dénombrer trois types d'erreurs qui découlent de ce type de sophisme : 1- Faire d'une simple corrélation accidentelle un lien causal, par exemple : L'équipe de Suisse de football s'entraîne tous les jours, la Suisse n'a jamais été championne du monde, donc l'entraînement ne sert à rien. 2- Croire que deux effets ayant la même cause sont en fait un lien causal, par exemple : Mon ami Paul a eu la grippe et il ne cessait d'éternuer, ensuite il a eu de la température. Il est donc évident que le fait d'éternuer donne de la fièvre. 3- Le troisième type d'erreur fait d'un événement la cause d'un autre événement, par exemple : C'est à cause du passage à l'an 2000 que Stanislas kazal chantent moins.    

     

 

     
  •    

    Le sophisme de l'appel à la popularité : celui-ci consiste à affirmer que quelque chose est vrai car la majorité (ou un certain nombre de personne dont rien ne pousse à mettre l'honnêteté en doute) soutient que tel est le cas. Par exemple: Au XVIIIe siècle, le sud des Etats-Unis pensaient que l'esclavage était quelque chose de normal, donc l'esclavage était quelque chose de correct au XVIIIe.

     

 

     
  •    

    Le sophisme de la double faute : celui-ci consiste à justifier un comportement en arguant du fait que d'autres font la même chose ou pire. Par exemple : Je jette mes ordures dans la nature, ce n'est pas grave car les voitures polluent plus.

     

 

     
  •    

    Le sophisme du complot : celui-ci consiste à rendre responsable d'une action une personne ou un groupe dans la mesure où c'est cette personne ou ce groupe qui profite de l'action commise. Par exemple : Le résultat des dernières élections profite aux conducteurs de taxi, on peut en conclure que ce sont les conducteurs de taxis qui ont provoqué la victoire du oui aux élection.

     

 

     
  •    

    Le sophisme de la fausse analogie : celui-ci consiste à justifier une conclusion sur la base d'une analogie entre deux phénomènes qui ne sont pourtant pas suffisamment semblables. Par exemple : Les producteurs de lait polonais produisent un lait semblable aux producteurs de lait suisses, ils devraient donc tous recevoir les mêmes subsides pour la production du lait.

     

  

13 février 2006

Appel au dessein

   

Appel au dessein


L'appel au dessein est une des "preuves" de l'existence de Dieu. Dans sa forme de base, cet argument infère, à partir de l'ordre intelligent et de la beauté créée de l'univers, qu'il existe un Concepteur et Créateur de l'univers. L'argument a été critiqué comme étant une pétition de principe: il suppose que l'univers est conçu pour prouver qu'il est le résultat du travail d'un concepteur. L'argument supprime également des preuves: malgré sa beauté et sa magnificence, l'univers est aussi plein de, eh bien!, pour être délicat, disons que l'univers est aussi plein de mauvaises choses. Je suppose que je devrais être plus précis, mais je pense que le lecteur sait de que je veux dire: des enfants nés sans cerveau, des gens innocents subissant des tortures monstrueuses comme la neurofibromatose, des gens mauvais qui se dorent au soleil en profitant du pouvoir, d'une réputation, etc., des Volcans en éruption, des tremblements de terre secouant la planète, des ouragans et des tornades balayant des milliers de vies tous les jours. Est-il injuste d'appeler ces choses mauvaises, alors que les théistes y font tranquillement référence comme des maux amoraux ou maux physiques? Dire, comme le font beaucoup de partisans du Dessein, que ces choses nous paraissent mauvaises mais que nous ignorons le plan et la vision divine et que nous ne pouvons pas savoir quel bonne chose peut en sortir, est auto-contradictoire. Si nous ne pouvons pas savoir ce qui est bon et qui ne l'est pas, nous ne pouvons pas savoir non plus si la conception, si c'est le cas, est bonne ou pas.

L'argument de Paley

Une des plus fameuses variantes de cet argument est celle de l'analogie avec une montre. William Paley (1743-1805), l'Archidiacre de Carlisle, écrit dans sa Natural Theology (1802):

 

Supposons qu'en marchant dans la lande je tombe sur une   pierre et qu'on me demande comment la pierre est arrivée là; je pourrais répondre que, à ma connaissance, elle était là de tout temps; il ne serait peut-être pas facile de montrer non plus l'absurdité de cette réponse. Mais supposez que j'avais trouvé une montre sur le sol, et qu'on me demande comment la montre était arrivée à cet endroit, je ne penserais même pas à ma précédente réponse, qu'à ma connaissance, la montre était là de tout temps.

La raison, dit-il, de ne pas pouvoir concevoir la montre comme étant là de tout temps est qu'il est évident que les pièces de la montre ont été assemblées pour un motif. Il est inévitable que "la montre doit avoir un fabricant," alors que la pierre n'a apparemment aucun but qui serait révélé par l'assemblage complexe de ses parties.

La réponse de Darrow

Il est possible, bien sûr, d'attaquer l'argument de Paley sur ce point et dire, comme l'a fait Clarence Darrow, que certaines pierres peuvent être tout aussi étonnantes qu'une montre; car elles sont complexes et pourraient facilement être conçues par quelqu'un pour un but dont nous ne sommes pas conscients, et de toutes façons "si l'on y regarde de près et qu'on l'étudie en détail, la pierre…est tout aussi merveilleuse que la montre." Quoi qu'il en soit, le point de Paley n'était pas que les montres étaient intrinsèquement plus intéressantes que les pierres. Son idée était qu'une montre peut paraître analogue à la création de l'univers. La conception de la montre implique un concepteur intelligent. Ce fait, dit Paley, ne serait pas affaibli même si nous venions à découvrir que la montre était le rejeton d'une autre montre [jeu de mot difficile à traduire]. "Personne," dit-il, "ne peut rationnellement croire que la montre insensible et inanimée, dont provient la montre présentée devant nous, était la cause propre du mécanisme que nous avons tant admiré en elle--puisse être vraiment considérée comme ayant construit l'instrument, mis en place ses pièces, attribué leurs fonctions, déterminé leur ordre, action et interdépendance, combiné leurs divers mouvements en un seul résultat et que ce résultat soit également relié aux besoins d'autres êtres."

Paley continue alors en affirmant que "toutes les manifestations d'un dessein qui existait dans la montre, existe dans les oeuvres de la nature, avec cette différence en faveur de la nature est qu'elle est plus grande et de plus, incomparablement plus compliqué au-delà de tout calcul." L'implication est que les oeuvres de la nature doivent avoir un concepteur d'une intelligence suprême pour être arrivé à assembler un mécanisme aussi magnifique que l'univers. Selon Darrow, cette 'implication' est en fait une supposition.

 

Pour dire qu'un certain arrangement ou processus révèle un ordre ou un système, on doit avoir une norme ou un modèle par lequel on détermine si la chose en question révèle un dessein ou un ordre. Nous avons une norme, un modèle, et c'est l'univers lui-même, à partir duquel nous produisons nos idées. Nous avons observé cet univers et son fonctionnement et nous appelons cela ordre. Dire que l'univers est modelé en ordre revient à dire que l'univers est modelé sur l'univers. Cela ne peut rien vouloir dire d'autre. *

Le problème avec l'analogie de Paley est que la croyance que l'univers révèle un ordre et un but est une supposition. Une des qualités d'un bon argument par analogie est que les caractéristiques mentionnées comme étant partagées doivent réellement l'être. S'il y a un doute que l'un des éléments comparés (l'univers) possède la caractéristique partagée la plus significative (d'être ordonné et d'avoir un but), alors l'argument par analogie ne tient pas.

L'argument de Hume

Un autre philosophe, David Hume (1711-1776), a repris l'analogie du dessein quelques années avant Paley, dans ses Dialogues Concerning Natural Religion. Un des personnages, Philo, suggère que "Si l'univers ressemble plus à l'anatomie animale ou aux végétaux qu'aux oeuvres d'art humaines, il est plus probable que sa cause ressemble plus à celle des premiers qu'à celle des dernières, et son origine doit plutôt être recherchée dans la génération ou la végétation que dans la raison ou le dessein." (Livre VII) "Le monde," dit Philo, "ressemble clairement plus à un animal ou à un végétal qu'à une montre ou à un métier à tisser. Par conséquent, il est plus probable que sa cause ressemble plus à la cause du premier. La cause du premier est la génération ou la végétation. Nous pouvons donc inférer que la cause du monde doit être similaire ou analogue à la génération ou à la végétation." Hume pensait apparemment que l'analogie était une blague, mais peut-être que Paley rit encore de cette constellation de la Grande Carotte.

Je pourrais trouver cette analogie horlogère plus convaincante d'un Dessein Divin si, alors que Paley observait la montre de son scénario imaginaire, celle-ci lui envoyait un éclair entre les deux yeux, soudainement et sans raison. Ceci serait plus en harmonie avec le mode que je connais et que j'aime. Si la montre pouvait transmettre le SIDA à ceux qui la touchaient, ou contaminer sa progéniture pour l'éternité, alors je pourrais être convaincu que cette montre est comme l'univers et l'indice d'un Grand Horloger.

L'ordre apparemment conçu

Enfin, il y a un argument commun et populaire qui liste des faits sur la nature qui, s'ils étaient différents, feraient que notre planète ou la vie sur celle-ci n'existerait pas. Nous ne serions pas là, note-t-on,

     
  • si le soleil était un peu plus éloigné ou deux fois moins puissant  
  •  
  • si l'axe de la Terre était légèrement différent  
  •  
  • si la Lune était plus grande ou plus proche ou plus éloignée  
  •  
  • si la gravité n'était pas une force aussi faible  
  •  
  • si l'ADN ne se répliquait pas  
  •  
  • si les molécules étaient plus grandes ou plus petites  
  •  
  • s'il y avait soixante planètes dans notre système solaire  
  •  
  • si le carbone n'existait pas  
  •  
  • si la vitesse de la lumière était la moitié de ce qu'elle est  
  •  
  • s'il n'y avait pas de mutations génétiques  
  •  
  • si la rotation de la Terre était un dixième de ce qu'elle est  

De plus, notons tous les signes d'un dessein:

     
  • les saumons, les anguilles, les oiseaux, les papillons et peuvent migrer et retrouver leur zone de reproduction et de nourriture année après année  
  •  
  • la raison humaine qui peut concevoir Dieu  
  •  
  • les systèmes écologiques naturels  

Il est impossible de nier les faits. Si les choses étaient différentes; elles seraient différentes. Mais elles ne le sont pas, alors que signifie cet argument? Le soleil sera un jour incapable de maintenir la vie sur cette planète. Il ne peut déjà pas le faire sur plusieurs autres planètes. Qu'est-ce que ça prouve sur un dessein? Rien. L'axe de la Terre a été différent et le sera encore. Un jour, cette planète sera inhabitable. Qu'est-ce que ça prouve sur un dessein, intelligent ou non? Rien. Il est indéniable que notre existence ici dépend de millions de facteurs. Et après? Beaucoup de ces facteurs n'existaient pas dans le passé et n'existeront pas dans le futur de cette planète. Il y avait un moment où il n'y avait pas de vie sur cette planète et il y aura un moment où il n'y en aura plus. Il y a eu un temps où cette planète n'existait pas et il y aura un temps où elle n'existera plus. Qu'est-ce que ça prouve sur un dessein? Rien. Il y a d'innombrables planètes existantes qui ne possèdent pas les conditions nécessaires à la vie. Qu'est-ce qu'elles prouvent sur un dessein? Rien.

On pourrait affirmer que les chances sont d'une pour des milliards de milliards que toutes ces circonstances se soient produites ne même temps pour rendre possible la vie sur Terre. Mais puisque nous sommes là, les chances sont de 100 % que ça peut arriver. Cressy Morrison a affirmé une fois

 

Supposez que vous preniez dix pièces identiques, marquées de un à dix, dans votre poche et les mélangiez bien. Maintenant essayez de les sortir dans l'ordre de un à dix en remettant à chaque fois la pièce tirée dans votre poche et en les mélangeant à nouveau. Mathématiquement, nous savons que vos chances de tirer la pièce un au premier coup sont d'une sur 10; celles de tirer la pièce un et deux dans cet ordre sont d'une sur 1000; celle de tirer un, deux et trois dans cet ordre, de une sur mille, et ainsi de suite; vos chances de les tirer toutes les dix, dans l'ordre serait un inconcevable une sur dix milliards.  

 

Par le même raisonnement, tant de conditions exigeantes étant nécessaires pour la vie sur Terre, elles n'ont pas pu exister dans un rapport correct par hasard. La Terre tourne autour de son axe à la vitesse de 1600 kilomètres par heure à l'équateur; si elle tournait à 160 kilomètres par heure, nos jours et nos nuits seraient dix fois plus longs que maintenant, et le soleil brûlerait notre végétation pendant chacune des longues journées alors que, durant la longue nuit, les pousses survivantes pourraient bien geler.

Morrison fait une pétition de principe. La Terre avec sa vie est bien là. Ses chances d'exister sont de 1/1. de toutes façons, si j'avais eu 20 milliards d'années pour tirer dix pièces de ma poche, les chances de les tirer dans le bon ordre au moins une fois sont très grandes.

Mais pourquoi égratigner cet argument de la rareté alors que nous pouvons l'écraser?

 

… la rareté n'est intrinsèquement preuve de rien du tout. Lorsque quelqu'un reçoit une main de treize cartes au bridge, la probabilité de recevoir cette main-là est de moins d'une sur 600 milliards. Et pourtant, il serait absurde pour quelqu'un qui reçoit cette main, de l'examiner avec attention, de calculer que la probabilité de l'obtenir est de moins d'un sur 600 milliards, et d'en conclure alors qu'il est impossible d'avoir obtenu cette main-là parce que c'est trop improbable.
--John Allen Paulos, Innumeracy: Mathematical Illiteracy and its Consequences
 

Y a-t-il des explications naturalistes et mécanistes pour les systèmes écologiques et ce qu'on appelle la "sagesse animale"? Bien sûr. Est-ce que ça prouve qu'elles n'ont pas été conçues? Bien sûr que non. Leur existence non plus ne prouve pas un dessein. Devons nous supposer un Dieu pour expliquer comment la raison humaine est venue, avec sa capacité à concevoir un être tout-puissant? Bien sûr que non. Ceci signifie-t-il que Dieu n'existe pas. Bien sûr que non. Mais cela montre sans doute que l'argument du dessein n'est rien moins qu'un exercice de pétition de principe. Il lui faut supposer un dessein pour pouvoir le prouver.

La signification de la vie

Le théiste pense que la vie ne fait de sens que si Dieu existe. Pourquoi alors semble-t-il clair aux athées que tout fait autant de sens, sinon plus, s'il n'y a pas de Dieu? Pourquoi l'univers sans dessein, conduit seulement par des forces naturelles et impersonnelles, semble-t-il parfaitement intelligible à l'athée?

Un athée regarde l'univers et ce que nous en savons et il voit que son prétendu ordre parfait et sa conception sont très imparfaits. Ils regardent les choses individuelles qui sont merveilleuses dans leur fonction, mais ridicules dans leur conception et sont amenés à penser qu'aucun être omniscient ne les concevrait de cette façon. Comme le dit Russell: qui ne ferait pas un meilleur monde si on lui donnait l'omnipotence, l'omniscience et de milliards d'années pour y arriver? On pourrait attendre d'un être omniscient et omnipotent qu'il utiliserait un modèle beaucoup plus simple et plus efficace pour l'univers et pour la plupart des choses qu'il contient. La complexité même et les défauts inhérents des structures montre, comme l'a noté Clarence Darrow, l'absence de conception et le résultat de forces naturelles agissant sans but particulier en tête. Vous pouvez utiliser une pince complexe pour faire tenir ensemble quelques feuilles de papier, mais un trombone est une chose beaucoup plus élégante pour cela. Les orbites des planètes autour du soleil sont une merveille à voir, mais la ceinture des astéroïdes, les météores, et les comètes qui s'écrasent sur les planètes est une curieuse touche pour un Créateur omnipotent et bienveillant. Un enfant sain est un incomparable bonheur et source d'espoir, mais les siamois et autres "monstres" de la nature, ainsi que la myriade de défauts génétiques de naissance, semblent indignes d'un dessein bienveillant. L'athée voit une femme avec une tumeur de 100 kilos et pense qu'un mal aussi grotesque ne pourrait être autorisé par un Dieu omnipotent et bienveillant. Mais la patiente et ses parents pensent que Dieu a aidé les chirurgiens à l'enlever et sauver sa vie. Ils ne blâment pas Dieu de la tumeur, mais le remercient de l'avoir enlevée. Ils peuvent même soutenir que Dieu avait un excellent et noble but pour causer une telle souffrance. L'athée trouve que cette rationalisation n'est rien moins qu'une hypothèse ad hoc.

La réponse théiste typique à ce qui précède est de le considérer comme non-pertinent. Dieu n'est pas lié par les conceptions humaines de perfection ou de conception correcte. Ce qui peut nous paraître inélégant, inefficace ou imparfait peut être correct pour Dieu. Mais si nous développons ce raisonnement jusqu'à sa conclusion logique, nous ne pouvons rien dire du tout sur Dieu. Je soutiens que Dieu devrait pouvoir égaler les standards minimaux qu'un groupe d'humains raisonnablement compétents et intelligents trouverait. Si ce Dieu ne peut pas faire mieux que cela, alors le mot "perfection" n'a pas de sens lorsqu'on l'applique à cet être. Si quelqu'un maintient que les voies de Dieu sont fondamentalement impénétrables, alors tout est bon. Dieu pourrait être n'importe quoi, même le mal pur, dans ce cas.

14 février 2006

Appel à l'autorité

   

Appel à l'autorité

L'appel à l'autorité est un sophisme lorsque l'autorité mentionée n'en est pas vraiment une. Par exemple, faire appel à Einstein pour appuyer un argument en matière religieuse serait un appel injustifié à l'autorité. Einstein était un expert en physique et pas en religion. Néanmoins, même s'il avait été rabbin, un appel au rabbin Einstein comme preuve de l'existence de Dieu serait toujours un appel injustifié à l'autorité parce que la religion est, par nature, un domaine controversé. Non seulement les experts sont en désaccord sur des points fondamentaux de la religion, mais beaucoup de gens pensent que la religion elle-même est fausse. L'appel à des non-experts comme s'ils en étaient, ou l'appel à des experts dans des domaines controversés en soutien d'une croyance, sont également injustifiés pour établir la véracité de cette croyance.

L'appel injustifié à l'autorité est un type de sophisme génétique, qui tente de juger d'une croyance en arguant de son origine plutôt que par une évaluation du pour et du contre. Si la croyance provient d'une personne faisant autorité, alors la croyance est suppposée vraie. Néanmoins, même les personnes faisant autorité peuvent avoir des croyances erronées.

Les appels à l'autorité ne deviennent pas justifiés lorsque l'on cite plusieurs experts qui pensent que quelque chose est vrai. Si les autorités sont hors de leur domaine de compétence ou si le sujet est controversé, faire une longue liste de partisans ne rendra pas l'appel plus justifié. Pour tout sujet controversé, il est probable que l'on pourra trouver des experts tout aussi compétents de chaque côté de la barrière. Si une affirmation controversée pouvait être décrétée vraie parce que des experts la soutiennent, alors les croyances contraires seraient vraies, ce qui est absurde. La véracité ou fausseté, la vraisemblance ou l'invraisemblance, d'une croyance doit être indépendante de ceux qui l'acceptent ou la rejettent.

Enfin, il faut noter qu'il n'est pas injustifié de citer une autorité pour appuyer une affirmation dans un domaine où l'on est pas compétent pour juger. Néanmoins, dans ce cas, l'autorité doit être dans son propre domaine de compétence et l'affirmation ne doit pas être considérée comme controversée par les autres experts du domaine. Dans un domaine comme la physique, il est raisonnable de croire une affirmation de physique faite par un physicien et que la plupart des physiciens considèrent comme vraie. On peut supposer qu'ils y croient pour des raisons valides. Ces croyances peuvent se révéler fausses, bien sûr, mais il est clair qu'aucune affirmation n'est vraie sous prétexte que des gens y croient.

17 février 2006

Argument d'ignorance (argumentum ad ignorantiam)

   

Argument d'ignorance (argumentum ad ignorantiam)

L'argument d'ignorance est un sophisme logique qui prétend que quelque chose est vrai seulement parce qu'il n'a pas été démontré qu'elle était fausse, ou qu'elle est fausse parce qu'il n'a pas été démontré qu'elle était vraie. La véracité ou la fausseté d'une affirmation dépend des arguments en faveur ou à l'encontre de celle-ci, pas du manque de preuve d'une affirmation incompatible ou contradictoire. (Des affimations incompatibles ne peuvent êtres vraies toutes les deux mais elles peuvent toutes les deux être fausses, à l'inverse des affirmations contradictoires. "Dupont était à Paris au moment du vol" et "Dupont était à Marseille au moment du vol" sont des affirmations incompatibles--à supposer qu'il n'y a pas d'ambigüité sur 'Dupont' et 'vol'. "Dupont était à Paris au moment du vol" et "Dupont n'était pas à Paris au moment du vol" sont contradictoires. Une affirmation est prouvée si son affirmation contradictoire est invalidée, et vice-versa.)

Le fait qu'il soit impossible de prouver que l'univers n'est pas l'oeuvre d'un Créateur Intelligent ne prouve pas qu'il l'est. De même que le fait que l'on ne puisse pas prouver que l'univers est l'oeuvre d'un Créateur Intelligent ne prouve pas qu'il ne l'est pas.

L'argument d'ignorance paraît plus séduisant lorsqu'il permet de prendre ses désirs pour des réalités. Les gens qui veulent croire à l'immortalité, par exemple, peuvent être plus enclin à penser que le manque de preuve du contraire de leur croyance vient appuyer la leur.

La foire aux sophismes et en latin svp

   

Ignoratio elenchi
n Qui n'a rien à voir avec la conclusion -

Ce sophisme se produit quand, les prémisses non pas de pertinences avec la conclusion. C’est un principe général, que l’on retrouve dans d’autres sophismes tels que : Non-sequitur, Ad hominem, Ad hominen tu quoque, Ad baculum, Ad misericordiam, Ad populum, Ad verecumdiam etc.

Exemple:

Les accidents d’automobiles tuent. S’il y avait, moins de pollution il y aurait moins de morts!

Non sequitur
- ne...pas suivre -


Ce sophisme se produit parce que les prémisses non pas de pertinences avec la conclusion. Ils n’ont pas de suite logique d’où le nom non sequitur.

Exemple:

Le ciel est bleu, et la neige est blanche. Donc la terre est ronde.

Argumentum ad hominem

Le sophisme ad hominem consiste à attaquer l’adversaire aux lieux de ses arguments. Il y a erreur de raisonnement puisque la validité d'une argumentation n’a aucune relation avec la personnalité ou autres caractéristiques de celui qui l'avance. L’appel au mépris et l’appel au ridicule en sont des variantes.

Exemple:

Comment pouvez-vous croire une personne avec les cheveux bleus, quand elle affirme que la terre est ronde?


Argumentum ad hominem - tu quoque -
-Toi aussi -


Ce sophisme prend forme quand on conclut que les revendications d’une personne sont fausses parce qu’elles sont inconsistantes avec ce qu’elle dit ou fait. La validité d’un argument ne dépend pas de la consistance ou de l’inconsistance des dires ou des actions de celui qui l'avance.

Exemple:

Comment pouvez vous affirmer qu’une automobile puisse tuer, puisque vous en conduisez une?

Argumentum ad baculum

- Appel a la force ou la peur -


Ce sophisme se produit quand on utilise la force ou la pression comme moyen de persuasion.

Exemple:

Le soleil tourne autour de la terre.
Quiconque pense autrement, va devoir affronter l’inquisition !

Argumentum ad misericordiam
- Appel à la pitié -

Ce sophisme se sert de l’émotion au lieu du raisonnement pour convaincre.

Exemple:

Ce malheureux orphelin a surmonté des difficultés surhumaines et a consacré sa vie à ses recherches. Il faut le croire quand il affirme que la terre n’est pas sphérique mais cubique !

NB: Ce sophisme est souvent utilisé en publicité quand on nous présente des images <<adorables>> pour nous convaincre.



Argumentum ad populum ou ad numeram
- Appel au peuple ou au nombre -


Ce sophisme est produit quand on infère qu’un argument est valide puisque si un grand nombre de personne pense une chose, celle-ci ne peut être fausse. Il y a sophisme puisque la validité d’une conclusion ne dépend pas du nombre d'individus qui la supportent.

Exemple:

Galilée n’avait pas raison d’affirmer que la terre tourne autour du soleil, puisque la majorité des savants disaient que c’est le soleil qui tourne autour de la terre.

OU

Des millions d’enfants croient au <<Père Noël>>, c’est donc qu’il existe!



Argumentum ad verecundiam
- Appel à l’autorité -


Ce sophisme fait appel à l'autorité ou à la notoriété d’une source pour valider une conclusion. On retrouve ce sophisme souvent en publicité par l’utilisation de célébrité ou l’utilisation d’habillements ou de décors scientifiques (ce qui donne l’impression d’une validité scientifique) pour vendre un produit. La validité d’un argument ne repose pas sur la renommée d’une source mais sur la validité de ses prémisses.

Exemple:

L’artiste Unetelle qui joue le rôle d’un docteur à la télévision, dit dans un message publicitaire "Pour vos maux, rien de mieux que les pilules machin-truc, faites confiance au Dr Unetelle ".

Variante:

Les sources d’autorités anonymes.

Des agronomes ont recherché le phénomène des vaches volantes. Sûrement ces scientifiques ne perdraient pas leurs efforts à rechercher des phénomènes inexistants!


Argumentum ad antiquitam
- Appel a la tradition -


Ce sophisme fait appel à la tradition au lieu du raisonnement pour convaincre.

Exemple:

Cela fait des milliers d’années que les tam-tams sont utilisés pour communiquer dans la jungle. Les téléphones sont récents. Les tam-tams sont meilleurs que les téléphones!

Argumentum ad novitam
- Appel à la nouveauté -


Ce sophisme est le contraire de l’appel à la tradition. Il fait appel à la nouveauté au lieu du raisonnement pour convaincre.

Exemple:

Achetez notre dernier logiciel, ne courez pas le risque d’avoir un vieux logiciel.

La fausse dichotomie

Le sophisme de la fausse dichotomie se produit quand les prémisses de l'argument sont fausses en imposant un faux choix, quand il peut exister d’autres options. La conclusion qui en résulte est erronée.

Exemple:

Il y a ceux qui aiment les chiens et il y a ceux qui aiment les chats.
Ceux qui aiment les chats n’aiment pas les chiens.

Les prémisses oublient ceux qui aiment les deux. La conclusion est erronée puisqu’il est aussi possible d’aimer et les chiens et les chats.


La fausse analogie

Ce sophisme consiste d’une part à comparer des éléments avec des particularités communes et d’une autre par introduire une particularité qui est unique à un des éléments, pour conclure que cette particularité est commune à tous les éléments.

Exemple:

Le prix que vous demandez pour cet objet est beaucoup trop cher. J’en ai acheté un identique il y a dix ans pour le dixième.

Même si l’objet est identique (particularités communes) le coût de manufacturation est une particularité unique pour chaque époque. Cette particularité (le coût) ne peut être appliquée aux deux époques passées et présent-.

Secundum quid
- généralisation hâtive -


Ce sophisme se forme quand la conclusion est inférée à partir d’une particularité unique ou d’un échantillonnage partiel qui est attribuée à un groupe. L’exception devient la règle.

Exemple:

Une personne en arrivant en Australie voit un kangourou pour la première fois, il est blanc. Elle conclut que tous les kangourous sont blancs.

Dicto simpliciter

Ce sophisme est une variante de la généralisation hâtive. Il se produit quand on refuse les exceptions.

Exemple:

Des millions de kangourous en Australie sont gris. Le rapport d’une personne qui affirme avoir vu un kangourou blanc est donc impossible!

L'accident

L'accident consiste à appliquer une règle générale à un cas particulier pour lequel des conditions accidentelles en font une exception à la règle.

Exemple:

La loi, c’est la loi. Aucun véhicule ne peut excéder la vitesse permise, et ce, même en situation d’urgence.

Ce sophisme se produit également quand on infère à partir de situations exceptionnelles, une règle générale.

Exemple:

Le passager de ce véhicule a été frappé par une micrométéorite. Il faut obliger tous les constructeurs à ré-enforcir les toits des véhicules pour protéger les passagers contre ce problème.

Argumentum ad ignorantiam
- Appel à l’ignorance -


Ce sophisme affirme la validité de la conclusion par le fait que l'on ne peut démontrer qu'elle soit fausse.

Exemple:

Si vous ne pouvez démonter que les vaches volantes n'existent pas, c’est qu’elles existent!


Argumentum ad absurdum
- Appel à l’absurde -


Ce sophisme se produit quand on développe un argument à une absurdité extrême.

Exemple:

Le cerveau humain produit des ondes électriques. Le réseau Internet est relié par des fils. Les fils sont bons conducteurs d’électricité. Donc quand on se sert d’un ordinateur relié à l’Internet, on risque de se faire électrocuter, puisque l’on reçoit l’énergie électrique de tous les utilisateurs du réseau!


Petitio principii
- Raisonnement circulaire -

Ce sophisme se produit quand la conclusion est sous-entendue dans la prémisse.

Exemple:

Qu'est-ce que le magnétisme ? C’est une force qui attire les objets. Pourquoi les objets sont-ils attirés? Parce qu’il y a le magnétisme.



Non causa pro causa
- Fausses causes et effets-


Ce sophisme consiste à confondre l’effet avec la cause ou confondre la cause.

Exemple:

Confondre l’effet avec la cause

Le réservoir du véhicule est vide, parce que le véhicule a manqué de carburant.

Confondre la cause

Le véhicule a manqué de carburant quand la pluie a commencé. La pluie a donc fait arrêter le véhicule.

Plurium interrogationum

Le sophisme de la question complexe ou piégé. Il force une réponse affirmative ou négative, ce qui porte a une fausse conclusion en fermant l’argument.

Exemple:

Allez -vous arrêter de polluer l’environnement ?

Si vous répondez non, c'est que vous allez continuer à le faire, si vous répondez oui, c'est que vous polluez!

LE RAISONNEMENT

   

LE RAISONNEMENT

Le raisonnement est la faculté de raisonner. Raisonner est défini comme l’action de se servir de la raison pour connaître ou pour jugé. La raison est la faculté propre à l’homme par laquelle il peut penser. La science du raisonnement s’appelle la logique.
La logique est décrite comme: manière de raisonner juste, méthode, suite cohérente d’idées.

LES ARGUMENTS

Un des processus du raisonnement s’effectue en utilisant des éléments d’information (arguments) pour obtenir un jugement (conclusion). Un argument est constitué d’une série de propositions qui se suivent. Les propositions qui supportent la conclusion sont les prémisses. La proposition que l'on veut démontrer est la conclusion. La conclusion peut être placée avant ou après les prémisses.

L’utilisation d’élément d’information ne constitue pas nécessairement un argument.

Exemples:

Les chats ont quatre pattes.

Ceci n’est pas un argument, il manque une conclusion.

Ou

Les insectes ont six pattes. Certains insectes ont des ailes. On peut donc conclure que les insectes sont nécessaires à la pollinisation des fleurs.

Ceci n’est pas un argument, les prémisses ne supportent pas la conclusion. La conclusion doit tirer une inférence des prémisses.

On distingue deux types d’inférence,
l’inférence inductive et l’inférence déductive.


L’inférence inductive

L’inférence inductive découle d’observation d’éléments spécifiques d’où l'on tire des conclusions générales. Ce genre d’inférence va du particulier au général, elle généralise à partir de faits particuliers.

Exemple:

Les poissons vivent dans l’eau. -Prémisse-
Les poissons ont des nageoires. -Prémisse-
Les baleines vivent dans l’eau et ont des nageoires. -Prémisses-
Les baleines sont des poissons. -Conclusion-

Parce que l’inférence inductive est basée sur des éléments spécifiques d’où l'on tirent des conclusions générales, si un seul des éléments est faux ou manquant, la conclusion peut être fausse et ce même si les prémisses sont vrais. Pour cette raison, les conclusions tirées d’inférences inductives ne sont pas fiables.

L’inférence déductive

Contrairement à l'inférence inductive l’inférence déductive découle d’observations générales d’où l'on tire des conclusions spécifiques. L’inférence déductive va du général au particulier.

Exemple:

Tous les mammifères ont des mamelles. -Prémisse-
Les baleines ont des mamelles mais les poissons n’en n’ont pas. -Prémisses-
Les baleines et les poissons vivent dans l’eau. -Prémisses-
Les baleines sont donc des mammifères qui vivent dans l’eau mais elles ne sont pas des poissons. -Conclusion-

La conclusion d’une inférence déductive est soit vrai ou soit fausse. Si toutes les prémisses sont vraies la conclusion est vraie. Si une des prémisses est fausse ou si elles sont toutes fausses la conclusion est fausse.

L’utilisation du raisonnement n’assure pas invariablement une conclusion valide. Il y a même des erreurs de raisonnement qui ont une apparence logique mais qui induisent de fausses conclusions. Ce sont les
sophismes, ils sont fréquemment utilisé (intentionnellement ou non) pour manipuler l’information.

24 mai 2006

quoi plus encore messieurs Sarkozy, Lepen et Devillier !

 

  Version intégrale de mon article écrit   sur article press .com et google news (faute d'un nombre limité de caractères)

La France aimez la ou quitter la et puis quoi plus encore messieurs Sarkozy, Lepen et Devillier !


C'est à tort qu'on qualifie aujourd'hui de manichéene une pensée ou une action sans nuances, voire simpliste. Cet usage ignore manifestement tout de la pensée au contraire très riche et toute en nuances de Mani le créateur de la religion manichéene qui prend précisément en compte la nécessité pour l'homme de cheminer sur le fil du rasoir dans un monde oû le Bien et le Mal semblent bipolarisés. Ainsi pour marquer les esprits à des fins partisanes des termes glissent sémantiquement de manières tendancieuses très loin de leurs complétudes . Ainsi St Augustin manichéiste converti au christianisme n'a eu de cesse de galvauder et de discréditer de cette façon cette religion autre dont lui même était issue. Pourquoi? Etait-il persuadé de détenir la vérité ? Voulait-il donner le change au regard de ses nouveaux amis!Avait-il tout intérêts à déconsidérer des adversaires à cette époque ou politique et religion était confondu ?Ou tout simplement était-ce un peu de tout cela à la fois( ne soyons pas manichéen)!?Ce qui me semble certain c'est sa manipulation des termes dans le but de convaincre . Cette propension rhétorique des hommes de pouvoir à diriger le sens pour diriger l'action n'est pas nouvelle. Les grecs l'on appellé sophistique pratiquée par des sophistes avec des sophismes! c'est cela même qu'a combattu Socrates car il y voyait une perversion volontaire du raisonnement démonstratif à des fins le plus souvent immorales.Et lorsque j'ai entendu ce sloggan de sinistre mémoire parce que très ancien par le mécanisme j'ai tout d'abord cru à du manichéisme (la faute à son son acception actuelle) mais je me suis trompé c'était d'un sophisme dont il s'agissait...

« la france aimez la ou quittez la » est un sophisme dit du faux dilemme : celui-ci consiste à dire que l'une des deux possibilités devant laquelle on se trouve est indésirable et qu'il convient donc de choisir l'autre possibilité, le raisonnement est fallacieux dans la mesure où il existait d'autres possibilités que les deux seules mises en avant. La france aimez la ou quittez la alors qu'il y'a tellement d'autres options, quel choix réduit face à l'éventail des possibles.

La france aimez la ou changez la, la france aimez la ou critiquez la, la france aimez la ou détestez la, la france aimez la ou aimez la encore plus , la france aimez la ou (.....) ce que vous voulez mais surtout ne la quittez pas parce qu' on a besoin de vous!

Stanislas kazal

Pour les sympathisants du blog  je rajoute ceci:



tous avec Kiky

en 2007 (et même avant)!


02 mai 2008

Technique du chausse-pied

   

Technique du chausse-pied

 

La technique du chausse-pied consiste à faire entrer de force une actualité dans un cadre religieux, politique ou personnel. Les soit-disant médiums font souvent appel à cette technique pour faire rentrer des événements dans des affirmations vagues qu'ils ont faites dans le passé. Cette procédure est très sûre, car il est impossible de prouver qu'ils ont tort et beaucoup de gens sont inconscients de la facilité avec laquelle on peut faire ressembler quelque chose, après coup, à la confirmation d'une affirmation, tout spécialement si on donne beaucoup de marge à la chaussure. Par exemple, il est courant pour les partisans de choses telles que le Code de la Bible ou les "prophéties" de Nostradamus d'utiliser le chausse-pied pour faire rentrer des événements dans le texte plutôt que de prédire réellement quoi que ce soit.

Après les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone, les évangélistes chrétiens fondamentalistes Jerry Falwell et Pat Robertson ont utilisé le chausse-pied pour rentrer les événements dans leur cadre personnel. Ils ont prétendu que les groupes de libertés civiles libéraux, les féministes, les homosexuels et les partisans du droit à l'avortement portaient une part de responsabilité... parce que leurs actions avaient attiré la colère de Dieu contre l'Amérique."* Selon Falwell, Dieu a autorisé "les ennemis de l'Amérique...a nous donner ce que nous méritions probablement." Robertson était d'accord. Le Syndicat Américain des Libertés Civiles doit "endosser une large part de responsabilité pour cela," a dit Falwell et Robertson a approuvé. Les tribunaux fédéraux ont aussi une part de respondabilité, a déclaré Falwell, parce qu'ils ont "poussé Dieu hors de la sphère publique." De même les "partisans de l'avortement doivent porter une part de ce fardeau parce qu'ils se sont moqués de Dieu," a dit Falwell, approuvé par Robertson.

Ni Falwell ni Robertson n'ont aucun moyen de prouver la moindre de leurs affirmations, puisqu'elles sont improuvables par nature. Mais de telles affirmations ne peuvent pas non plus être infirmées. Leur but est simplement d'attirer l'attention sur leurs idées et d'obtenir une publicité gratuite dans les journaux. C'est un moyen de profiter de la peur et de la colère des gens, sans risque de se voir accuser de mensonge. C'est une tactique de guérilla, sans possibilité de réfutation, sauf à dire que s'il existait un être tout-puissant et omniscient qui gouverne l'univers, la probabilité qu'un tel être soit associé à des personnes comme Falwell, Robertson ou des assassins kamikazes paraît absurdement faible, vue de cette façon, et ne méritant pas de discussion sérieuse de la part de gens qui se prétendent des êtres humains. Sauf, bien sûr, si le Tout-Puissant était le Mal Absolu, ce qui est possible selon la logique de Falwell; car, dans le cas contraire, lui et son espèce aurait du être éliminé bien avant cela. Dans certains lieux, au moins, manifester et inciter à la la haine n'est pas considéré comme un bienfait.

Après avoir été fortement critiqué par presque toute la planète pour leur flagrante utilisation du chausse-pied à la Falwell/Robertson, il est classique que les hypocrites émettent des dénégations et prétendent que leurs déclarations ont été prises hors contexte. Falwell a émis la déclaration suivante : "Je regrette sincèrement que les commentaires que j'ai fait hier, pendant une longue discussion théologique dans une émission de télévision chrétienne, aient été pris en dehors de leur contexte et répétés, et que mes pensées --réduites en petits fragments--aient été écartées de l'esprit de ce jour de deuil."* Robertson, néanmoins, n'a pas fait pénitence, et a ajouté la pornographie sur Internet à sa liste de choses qui ont tellement fâché Dieu qu'Il a du tuer des milliers de personnes innocentes pour exprimer Son Tout-Puissant mécontentement. Si nous ne changeons pas de mode de vie, a-t-il dit, Dieu va en tuer beaucoup plus parmi nous. Ainsi, lorsque le carnage augmentera dans les années qui viendront, au fur et à mesure que les U.S.A. et leurs alliés essayeront d'éliminer le terrorisme et que les terroristes continueront d'assassiner des innocents, nous pourrons regarder en arrière et dire que Pat Robertson l'avait prédit.




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