Monde de merde - Stanislas kazal underground blog

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contre-culture,réflexions, poésie,cinéma de genres et d'auteurs, musiques, société,critiques,littérature, arts, révoltes, mousse au chocolat et couscous.....

15 décembre 2005

La pornographie enfantine

   


La pornographie enfantine

L'industrie internationale de la pornographie enfantine ou pédopornographie est, aux États-Unis, l'une des plus grandes industries artisanales. D'après des estimations d'experts, le chiffre d'affaires de la pornographie enfantine atteindrait aux États-Unis entre deux et trois milliards de dollars US par an. Les producteurs de pédopornographie auraient filmé un million d'enfants seulement aux États-Unis. En 1996, le Premier Congrès mondial contre l'exploitation sexuelle d'enfants à des fins commerciales, tenu à Stockholm, rappelait qu'un million d'images pornographiques et 40 millions de pages Internet étaient consacrées à la pornographie enfantine. La tendance est depuis à la hausse.

En Allemagne, la police estime à 130 000 les enfants qui seraient contraints à des pratiques pornographiques. Selon une enquête menée à l'Université de Pennsylvanie, entre 300 000 à 400 000 enfants sont contraints chaque année en Amérique à la prostitution, à la pornographie ou à d'autres formes d'exploitation sexuelle. Katrin Hartmann, secrétaire générale de l'Organisation contre l'exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales, estime la situation encore plus grave dans les États de l'ex-Union soviétique : des organisations mafieuses ont découvert le commerce lucratif de l'exploitation des enfants.

Peu coûteux et facilement accessible, Internet est utilisé comme «une vraie maison de vente par correspondance», non seulement pour le matériel pornographique, «mais également en vue de réellement vendre des êtres humains». Via Internet, les trafiquants proposent des guides spécialisés en ligne pour les touristes sexuels et les clients de la prostitution. La pornographie infantile ou pseudo-infantile (kiddie ou chicken porn) sur Internet constituerait, en 1995, 48,4% de tous les téléchargements des sites commerciaux pour adultes. Bien que cette dernière étude soit contestée, le nombre de sites proposant des photos ou des films mettant en scène des teenagers, des young teens, des schoolgirls, des écolières ou des lolitas, indique une prédilection pour ce genre de pornographie.

Les images créées pour assouvir les fantasmes des consommateurs de la pornographie infantile et qui sont produites à partir d'enfants, de pré-adolescents et d'adolescents sont très souvent le résultat d'abus sexuels. En fait, la pornographie mettant en scène des enfants est, en elle-même, un crime : « La pédopornographie est presque toujours l'enregistrement d'un crime en train d'être commis. Les enfants que l'on voit sur ces photos ont été, au moment où elles ont été prises, exposés à des actes dégradants et humiliants de caractère criminel. Sur certaines de ces images, ils sont battus ou brûlés ou sont exposés aux pires actes de dépravation sexuelle. Ils font l'objet d'une manipulation psychologiquement éprouvante pour les amener à poser de façon obscène avec d'autres personnes, y compris d'autres enfants. Aucune image pornographique d'un enfant n'a été produite sans que l'enfant souffre », peut-on lire dans un document déposé au deuxième Congrès mondial contre l'exploitation des enfants à des fins commerciales tenu à Yokohama. De plus, la pornographie est employée comme moyen pour faire accepter aux enfants des relations sexuelles avec un adulte aussi bien que de les amener à consentir à se prostituer. La pornographie, dont l'un des effets est de banaliser la prostitution, est utilisée par des proxénètes pour enseigner aux filles les actes à exécuter dans la prostitution.

En 2003, les enquêteurs américains ont retracé 250 000 pédophiles présumés à travers le monde à l'aide d'informations concernant des cartes de crédit colligées sur des sites de pornographie infantile.


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L'inégalité généralisée

L'inégalité généralisée :(sources : subsociety.org)

- 4/5e de la population mondiale vit en dessous du seuil de pauvreté dont 2.8 milliards n'ont pas les moyens de s'instruire, de se soigner et de se loger.
- 4 milliards de personnes vivent avec un revenu inférieur à deux dollars par jour et 800 millions soufrent de la faim
- Les 200 plus riches milliardaires de la planète possèdent, à eux seuls, l'équivalent de ce dont disposent 41% de la population mondiale soit 2.46 Milliards de personnes.
- La richesse des 10 personnes les plus riches du monde équivaut à une fois et demi le revenu de tous les pays sous-développés ensemble.
- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres soit 600 millions de personnes.
- Dans plus d'une centaine de pays le revenus par habitant est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était il y a 15 ans.
- L'écart entre le 5éme de la population le plus riche et le 5ème de la population le plus pauvre est de 1 pour 74 et il a doublé depuis les années 60.
- 20% de la population mondiale consomme 80% des richesses.
- Les multinationales accaparent 80% du commerce mondial, et le trafic entre elles représente 30% du chiffre global.
- Entre 1980 et 1993, les 500 plus grandes entreprises du monde ont supprimé 4,4 millions d'emplois, tandis que leurs ventes étaient multipliées par 1,4, leurs actifs par 2.3 et la rémunération de leur dirigeants par 6.1
- 37000 multinationales réunis valent deux fois le PIB de l'Amérique latine
- Le capital réuni de toutes les multinationales est de 31 millions de milliards de dollars. Elles peuvent étrangler n'importe qu'elle économie.
- On ne trouve pas les six milliards de dollars qui suffiraient chaque année à assurer un enseignement de base à toute la population mondiale, alors qu'il se dépense annuellement aux Etats-Unis huit milliards de dollars en cosmétiques
- On ne trouve pas les 13 milliards de dollars qui assureraient alimentation et soins à la population mondiale, mais que l'Europe et les USA consacrent 17 milliards annuels à leur animaux
- On ne trouve pas les 80 milliards de dollars annuels qui permettraient d'organiser les services publics de base dans le monde entier, alors que ce chiffre est inférieur à celui de la fortune cumulée des sept personnes les plus riches du globe
- L'éducation toujours réservée aux riches: Les pays "en voie de développement" sont maintenus dans l'ignorance et la misère: Unesco estime à 850 Millions le nombre d'analphabètes et à 110 millions le nombre d'enfants non scolarisés au primaire.
- L'OCDE prévoit, pour un futur proche, un chômage contrôlé de près de 30% de la population active, et un tiers des habitant du globe pourrait se retrouver sans moyen de subsistance. Pour l'instant 900 millions de personnes, 15% de la population mondiale, sont sans travail
- 17 millions d'enfants meurent chaque année à cause de maladies facilement curables (soit 46575 par jours)
- Les grands groupes alimentaires et Nestlé en tête, engagent des "assistantes maternelles" dans les pays du tiers monde pour inciter les gens à donner à leur enfant du lait en poudre, plutôt que l'allaitement, or l'eau y est souvent non potable, Résultat: Les organisations humanitaires estiment que 1.5 millions d'enfants meurent par an, des suites de cette consommation. (soit 4110 par jour)
- Un tiers des habitants de l'hémisphère sud n'atteint pas l'âge de quarante ans
- 20% des enfants de la planète ne sont pas scolarisés ; 250 millions doivent travailler comme main d'œuvre esclave pour des firmes transnationales. L'exploitation des pays à faible coût de main d'oeuvre, le travail des enfants fait partie intégrante du système capitaliste de même que toute autre manifestation de l'exploitation de l'homme par l'homme...
- 200 millions de femmes sont surexploitées.70% des pauvres sont des femmes ; les femmes représentent de plus 80% des réfugiés de guerre et 60% des analphabètes .
- La pauvreté touche aussi les pays riches et industrialisés: Les Etats Unis compte 34.5 Millions de pauvres, les Royaumes Unis: 12 Millions. La France n'est pas en reste avec 8 Millions de personnes, et les Restos du coeur, avec ses 40 000 Bénévoles, fournissent 60 000 000 de repas par an après 14 ans d'existence, atténuant ainsi, avec de nombreuses autres associations caritatives, les effets les plus dévastateurs du système capitaliste.
- Toujours en France, on compte entre 400.000 et 500.000 SDF alors que 2 millions de logements sont inoccuppés.
- Chaque jour en Espagne meurent cinq personnes dans un accident de travail . L'Espagne consacre 20% de moins à la protection sociale que la moyenne des pays Européens.
- Si tous les habitants du monde consommaient autant que les habitants de l'union Européenne, il faudrait trois planètes terre pour produire suffisamment.
- L'organisation des sociétés de consommation que nous subissons dans les pays industrialisés est calculée pour maintenir les classes sociales dans l'état que nous connaissons et même pour creuser l'écart entre riches et pauvres (dans un même pays et au niveau mondial). Or, la mondialisation, qui s'accélère depuis la chute du communisme dictatorial des pays de l'est, étend ce modèle à tous les pays du globe.
- 85% du coût de la criminalité (toutes catégories confondues) provient des affaires de corruption politico-financières.

- Nous sommes actuellement 6 milliards d'individus sur terre et on estime que ce chiffre va atteindre 9 milliards d'ici 50 ans : inutile de décrire l'ampleur des problèmes d'alimentation, de misère, d'épidémie, de tensions, de flux migratoires...qui vont se poser si le système actuel est maintenu. Il faut noter ici que le problème de l'explosion démographique ne peut être résolu que par l'éducation: "Les statistiques disent que les couples qui ont a peu près le niveau baccalauréat ou équivalent ont 2,5 enfants en moyenne; les couples qui n'ont pas d'éducation du tout ont 6 enfants. Dans les pays pauvres, on éduque certains mais pas les autres, alors ils ont des enfants: Plus il y a d'enfants, plus le pays est pauvre, plus le pays est pauvre, moins il a de système éducatif, c'est la spirale vicieuse. Comment en sortir? Faire payer le coût du système éducatif des pauvres par les riches" Albert JACQUARD au congrès ICEM pédagogie Freinet - Août 1996.

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20 décembre 2005

Du Coeur Pour les Animaux

   

Du Coeur Pour les Animaux

lu sur takesitasitcomes
par Acid queen

chien_reste

Désolée d'avance auprès de ceux que cette photo pourrait "choquer", mais ce cadavre est celui d'un Chien qui a été pelé afin d'en prélever la fourrure pour que ces Dames de je ne sais où puissent exhiber leur manteau en hiver !!!!

Malgré le choc, ReGarDeZ BieN : la ficelle prouve que le chien était encore en vie au moment de son ... scalpage !

C'est Inhumain, Intolérable, Inadmissible et Révoltant !

Et pourtant c'est bien RéeL ... et ça se passe "pas loin" => en Bulgarie.

Le Site qui explique ce carnage qui n'est en fait que la conséquence de Caprices explique les tenants et aboutissants de ces opérations-pelages. Et surtout, il propose que nous signons une pétition qui est envoyée directement à la Commission Européenne !

Ok, tout y est en Allemand (la France semble se contre-foutre de ce genre de problème, elle ! ), mais il suffit de voir la photo de cet article pour être sensibilisé et comprendre toute l'importance de la pétition.

D'ailleurs, la Pétition, elle, est en Anglais et un ptit CliC sur la Bannière en-dessous vous y emmènera immédiatement ! N'attendez pas !!!

Banner2

La CruauTé envers les Animaux peut devenir Violence envers les Hommes (Ali McGraw) .... alors, ImaGiNez !!!!!

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06 janvier 2006

La recherche scientifique prépare-t-elle des soldats sans remords dans un monde sans regret ?

   

La recherche scientifique prépare-t-elle des soldats sans remords dans un monde sans regret ?


Système félin français

Est-ce que le développement de substances amenuisant le stress post-traumatique peut amener les armées à insensibiliser par avance leurs membres ? Plusieurs expériences et travaux en cours en montrent du moins la possibilité.

Un soldat fait face à un groupe d'immeubles au-delà d'une autoroute interrompue, dans lequel l'ennemi est retranché parmi des civils. Des paysans locaux et leurs familles sont systématiquement contraints de combler les sous-sols et les maisons, servant de boucliers humains pour des armes qui menacent d'autres civils, mais aussi les camarades du soldat et sa cause dans cette guerre chaotique du XXIe siècle.

Ce soir, il n'y aura pas de frappe chirurgicale. Les salves d'artillerie que ce soldat peut déclencher avec une seule commande de son ordinateur portable vont projeter flammes, hurlements et explosions assourdissantes dans un air d'une âcreté impossible à oublier. Le sol autour de lui sera jonché des corps brisés de femmes et d'enfants, entre lesquels il devra marcher.



«... Les scientifiques auteurs de ces recherches dans les ombres des souvenirs et de la peur ne rêvent pas de créer des fantassins moralement anesthésiés. »


Chaque valeur qu'on lui a enseignée durant son enfance l'incite à renoncer, à retourner à la base pour trouver une autre manière de défaire l'ennemi. Mais, en y réfléchissant, il pourrait accomplir sa mission et revenir en avalant des pilules qui l'immuniseront pendant deux semaines contre les remords d'une vie entière. Il prend alors son souffle et déclenche l'ouverture le feu.



Une inhibition du cerveau


La perspective d'une âme absoute par les médicaments n'en est pas moins réelle. Les sentiments de culpabilité et de regret utilisent des connexions neurales d'une manière qui reproduit le schéma des peurs innées, de sorte qu'une prophylaxie contre l'une pourrait bien prémunir contre l'autre. Plusieurs démarches de recherche actuelles, certaines financées par des Etats, montrent de fortes promesses à ce sujet.

A l'Université de Californie d'Irvine, des expériences menées sur les rats indiquent que les réactions hormonales du cerveau à la peur peuvent être inhibées, en réduisant la formation des souvenirs et des émotions qu'ils évoquent. A l'Université de New York, des chercheurs sont en train de maîtriser les moyens de court-circuiter le processus de la peur primale. A l'Université de Columbia, le laboratoire d'un lauréat du Nobel a découvert le gène derrière la protéine inhibant la peur, révélant le mécanisme de l'opposition combat / fuite au niveau moléculaire.

Au Porto Rico, à l'Ecole de Médecine Ponce, des scientifiques s'intéressent aux moyens d'aider le cerveau à désapprendre la peur et les inhibitions par des stimulations magnétiques. A l'Université de Harvard, enfin, les survivants d'accidents de voiture ingèrent déjà des pilules au propranolol, dans le cadre des premiers essais sur des sujets humains utilisant cette drogue cardiaque commune pour étouffer dans l'œuf les effets d'un traumatisme.

La toile de nos pires cauchemars, de nos hantises, de nos paniques et de nos hontes provient d'un nœud dense de neurones appelé les amygdales. A chaque nouvelle expérience effrayante ou humiliante, ou même en revivant une expérience ancienne, ce centre de la peur déclenche l'émission d'hormones qui génère des impressions horribles dans notre cerveau. Ce qui est insupportable devient également inoubliable. A moins semble-t-il que l'on agisse suffisamment vite pour empêcher les souvenirs traumatisants de prendre une position dominante.

Certains observateurs affirment qu'au nom de la décence humaine, il y a certaines choses avec lesquelles les gens devraient vivre. Ils réfutent l'idée de médicaliser notre conscience pour l'alléger. "C'est la pilule du lendemain pour à peu près tout ce qui suscite regrets, remords, peines et culpabilités", déclare le docteur Leon Kass, président du Conseil en Bioéthique du Président des Etats-Unis, qui s'exprime cependant à titre personnel. Barry Romo, un coordinateur national pour les Vétérans du Vietnam Contre la Guerre, est même plus direct. "C'est la pilule du diable", affirme-t-il. "C'est la pilule du monstre, la pilule amorale. C'est la pilule qui peut rendre les hommes et les femmes capables de faire n'importe quoi et pouvoir vivre avec. Même si elle ne marche pas, c'est effrayant qu'un jeune soldat puisse croire qu'elle le fasse."

Sommes-nous prêts à ce que la fameuse plaidoirie de Nuremberg - "je ne faisais qu'exécuter les ordres" - soit rendue plus facile avec des produits pharmaceutiques ? Bien que jusqu'ici la recherche se limite aux animaux et aux essais humains les plus préliminaires, la question vaut la peine d'être débattue.

"Si vous avez la pilule, cela va certainement accroître la tentation du soldat à abaisser le standard des actions armées. Nous ne voulons pas de soldats qui se disent de toute manière, 'Rien à foutre. Je vais prendre ma pilule et même si ce n'est pas garanti, ça ira'", affirme le psychiatre Edmund G. Howe, directeur du programme en éthique médicale à l'Université des Sciences de la Santé pour les Services des Armées. "Si les soldats ont un seuil pareillement abaissé, nous pourrions devoir construire des garde-fous encore plus stricts contre, par exemple, l'élimination de boucliers humains. Nous aurons besoin d'un haut standard de preuve [qu'une action est justifiée]."

Les scientifiques auteurs de ces recherches dans les ombres des souvenirs et de la peur ne rêvent pas de créer des fantassins moralement anesthésiés. Ils essaient d'écarter les troubles dus au stress post-traumatiques, afin que les femmes ayant été violées puissent sortir de leur maison sans avoir l'impression d'être des cibles, ou afin que les survivants d'attaques terroristes puissent vivre normalement, élever des familles et aller de l'avant. Et aussi pour que les jeunes soldats ne soient pas bouleversés pendant des décennies pour ce qu'ils ont vu ou fait durant leur service.



Le dilemme de l'utilisation


Les substances psychotropes ont toujours été indissociables du combat, que l'agent soit l'alcool ou les pilules de l'âge spatial. Un demi-siècle après que Japon ait utilisé des méthylamphétamines durant la Seconde guerre mondiale, des pilotes des Etats-Unis sont actuellement jugés pour avoir bombardé par erreur des soldats canadiens après avoir pris des amphétamines pour rester éveillés. Lorsque Eric Kandel, le prix Nobel de médecine qui mène des travaux à Columbia, a été interrogé pour savoir si son exploration génétique de la peur était financée par l'Agence de Projets Avancés de Recherche en Défense (Defense Advanced Research Projects Agency, DARPA) du Pentagone, il a rétorqué, "Non, mais vous êtes les bienvenus pour les appeler et leur parler de moi."

Imaginez un monde où la même pilule apaiserait aussi bien les victimes que leurs agresseurs. Henry David Thoreau conseillait, "Tirez le meilleur parti de vos regrets ; n'étouffez jamais votre chagrin… Avoir des regrets profonds est comme vivre à nouveau." Sans remords, il n'y aurait eu aucun John Newton, un marchand d'esclaves qui trouva la foi durant une tempête éprouvante et qui devint ensuite un abolitionniste ; il est davantage connu pour avoir écrit "Amazing Grace."

Pour les docteurs, les drogues représenteraient un véritable dilemme. La plupart des gens exposés à des situations traumatisantes ne développent pas de symptômes de stress post-traumatique, mais il est difficile de savoir sur l'instant qui nécessite un traitement approfondi. Les chercheurs affirment que les médicaments doivent être pris peu après l'événement troublant pour être efficaces. Les praticiens pourraient ainsi être tentés de pêcher par prudence, au risque de freiner des réponses émotionnelles normales. Les victimes pourraient être désireuses d'éviter une peine durable, et les fauteurs d'éviter la blessure de l'examen de conscience.

"L'intention est d'aider les gens à ne pas s'effondrer. Nul ne saurait condamner cela", affirme Kass. "Mais si vous traitez ces choses avec sérénité, ces horribles choses du monde, afin qu'elles cessent de vous perturber… vous n'êtes plus un être humain."

L'idée même de stress post-traumatique a été accusée d'être une construction sociale, un vague fourre-tout permettant de disculper les méfaits de la guerre. Mais les chercheurs essaient de prévenir le déclenchement d'une maladie, et non de modifier les circonstances sociales qui la font émerger. James L. McGaugh, un neurobiologiste à l'Université de Californie dont l'étude sur les hormones du stress et la consolidation des souvenirs chez les rats est l'une des pierres angulaires de l'effort, reconnaît ces ambiguïtés mais défend vigoureusement ses travaux.

"Est-il immoral de minimiser les souvenirs des actes horribles qu'une personne a commis ? Je suppose que l'on pourrait argumenter dans ce sens. Certains de nos souvenirs les plus forts portent sur l'embarras ou sur nos actes coupables. Il ne me surprend pas du tout que des gens se réveillent en hurlant, après avoir pensé aux jeunes enfants qu'ils ont tués au Vietnam", affirme McGaugh. "Mais est-ce que le traitement est pire que dire, 'Ne t'inquiète pas si tu reçois une balle dans la jambe, on a la pénicilline et les chirurgiens pourront t'empêcher de mourir par infection' ? Pourquoi est-ce pire de donner une drogue qui leur évite de subir un stress post-traumatique pour le restant de leurs jours ? Le dilemme moral est en premier lieu celui d'envoyer des gens à la guerre."

Néanmoins, le docteur Gregory Quirk de l'Ecole de Médecine Ponce au Porto Rico est troublé par la manière dont son travail pourrait être utilisé, s'il évoluait d'une étude sur les rats en une thérapie pour les humains. Il explique que la peur n'est pas créée et dégradée dans la seule amygdale, mais est également désapprise dans le cortex préfrontal, qui n'est que faiblement actif chez les patients souffrant de stress post-traumatique. Quirk pense qu'un physicien pourrait stimuler ces zones avec des aimant pendant que leurs patients voient les images qu'ils redoutent, et pourrait ainsi restaurer l'équilibre de l'esprit. Avec la même méthode, affirme-t-il, des pompiers pourraient éviter des épisodes de panique mettant en péril des vies. "Les militaires peuvent certainement être intéressés par quelque chose de ce genre", relève-t-il. "Et si cela était utilisé pour s'opposer à une peur importante en matière de survie ou de morale, cela poserait problème."



L'individu et la société


Il y a des raisons de croire que les forces armées pourraient convoiter l'application de la technique de Quirk sur des humains. Les personnes en guerre tendent à déshumaniser leurs ennemis pour rendre plus acceptable leur mort. Dans la guerre contre le terrorisme, les tabous culturels modernes contre la torture se dissolvent. L'accomplissement d'actes haineux, voire la torture intentionnelle, peut également revenir tourmenter leurs auteurs s'ils ne sont pas assez endurcis pour être sadiques. Le son des cris - une alerte primordiale d'un danger mortel et proche - déclenche ces hormones accablantes même chez le tortionnaire.

Mais une aversion irrationnelle et traumatique pour une guerre nécessaire - le pacifisme en face d'un mal croissant - n'est pas davantage salutaire. "Certaines émotions peuvent aussi bien nous aveugler que nous rendre plus sages", souligne Howe. "Il est possible que ce type de drogue puisse aider les patients à voir avec davantage de clarté." D'un autre côté, peut-on affirmer qu'Achab était un meilleur capitaine pour n'avoir pas été adouci chimiquement après que la baleine blanche ait arraché sa jambe ?

Le fait que la guerre ne soit pas une aberration est une réalité inconfortable, mais sa place dans notre culture a été largement codifiée. Des traités internationaux ont été signés pour la normaliser. Les soldats qui violent ces traités peuvent être punis, bien que cela soit plus souvent le cas pour le camp des perdants. Mais un traitement médical ne peut pas leur être interdit. Et il n'est pas nécessaire d'avoir commis un crime de guerre pour se sentir détruit par le chagrin. "Dans mes rêves, je revois les six Vietnamiens que j'ai tués. Le fait qu'ils avaient une arme sur eux n'a rien à voir", déclara Romo, qui comme lieutenant de 19 ans a été chef de section dans la 196e brigade d'infanterie légère en 1967 et 1968. Son billet de retour était celui d'une escorte pour son neveu du même âge, qui servait dans la même unité. "Je suis retourné aux Etats-Unis avec le corps de mon neveu."

Jusqu'à quel point avons-nous le droit de nous passer de remords, tout en en conservant suffisamment pour le bien d'autrui, en contrôlant nos pire impulsions ? "Chacune de nos expériences modifie notre cerveau, et en un certain sens altère ceux que nous sommes", relève le docteur Joseph E. LeDoux de l'Université de New York, qui étudie la mémoire émotionnelle. "Plus l'expérience est marquante, plus l'altération s'accroît. Notre société doit décider jusqu'où nous voulons aller dans notre modification. La science va sûrement nous fournir des méthodes nouvelles et puissantes pour le faire. Et les individus voudront peut-être changer davantage que la société ne voudra le tolérer."


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13 janvier 2006

Le nouveaux visage du dumping social !

Le nouveaux visage du dumping social !
Non, les Allemands vous n'allez pas recommencez !


Le Job Dumping, vous connaissez ?
C'est une ancienne  façon de recruter des salariés remise au goût du jour via internet par  une société Allemande.
Ce Job Dumping, c'est une mise aux enchères vers le bas d'une offre d'emploi. Celui qui proposera le plus bas salaire emportera le contrat.

Le site s'enorgueillit d'avoir trouver du travail à 1300 personnes, pour des salaires minimum allant jusqu'à ... moins de 5 euros de l'heure.

Nos vies valent mieux que leurs profits!


Le système est mis en place pour la France depuis le mois d'Août 2005!
Job dumping le site pour les sceptiques que rien n'effraient !

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29 janvier 2006

Les partis de la haine

   


" EUROPE ET HAINE "



FRANCE:
Front National / Nouvelle Résistance / Parti Nationaliste Français / Parti Nationaliste Français et Européen / Renouveau Etudiant / UNI / CNI / Charlemagne HammerSkin........

ALLEMAGNE:
DVU - Deutsche Volksunion / Nation Europa Verlag / NPD - Deutsche Nationaldemokraten / JN-NPD - Jungen Nationaldemokraten / REP - Die Republikaner / REP Jugend - Republikanischen / Abendland Das Abendland-Projekt / Versandes MGM / NIT-HH Das Nationale Informationszentrum Hamburg / Partei "Die Nationalen" / Doitsche Skins Skinheads für Doitschland / Vermißte Kinder Hilfe für deutsche Kinder / Organisationen weltweit / GdNF( Nouveau Front ) / NSDAP/AO - Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei-Auslandsorganisation ( groupe terroriste d' extrême droite basé aux USA )..........

AUTRICHE:
FPÖ - Freiheitliche Partei Österreich / Ring Freiheitlicher Studenten / VAPO ( Volkstreue Ausserparlamentarische Opposition ).......

ANGLETERRE:
British National Party / Nation of Europa / British National Socialist Movement........

ESPAGNE / PORTUGAL:
CAMPO HOBBIT / GARRA HISPANICA / REGENERACION / Spanische Patrioten / La otra historia-El INCONFORMISTA ( Portugal ) ......

ITALIE:
Alleanza Nazionale ( ex-MSI ) / Perimetro / Italienische Patrioten / Republica Social Italiana......

NORVEGE:
Fedrelands partiet / Fedrelandsungdommen / Norges Nasjonalistiske Bevegelse / Hvit Ungdom / Norwegian Patriotic....

SUEDE:
Sverigedemokratisk Ungdom Syd / National Youth / Swedish Patriots......

FINLANDE:
IKL - Patriotic National Union.....

BELGIQUE:
Vlaams Blok / Vlaams Blok Jongeren / Alliance Nationale / Front National.....

DANEMARK:
Fælleslisten Mod Indvandringen / Dansk Forum / Danmarks foerste patriotiske hjemmeside / Den Danske Forening / National Socialist Movement / DNSB ( mouvement national-socialiste danois ) / Parti du Peuple.....

SLOVAQUIE:
PNS - Parti National Slovaque......

SERBIE:
PRS - Parti Radical Serbe......

RUSSIE:
LDPR - Parti Libéral Démocrate de Russie / Pamiat ( mouvement nationaliste et antisémite ) / Unité Nationale Russe.......

En EUROPE , des organisations ou partis voient le jour en ROUMANIE , TCHEQUIE , CROATIE , SUISSE , BULGARIE , HOLLANDE etc...........

" AFRIQU' HAINE "



AFRIQUE DU SUD:
The AFRICANERS........

" AUSTRAL' HYENE "



AUSTRALIE:
National Action......

" AMERIQU' HAINE "



U.S.A. / CANADA / AMERIQUE DU SUD:
Stormfront / Alpha / NuevOrdeN / American Renaissance / Euro-American Students' Union / 14 Word Press - White children / Independent White Racialists / National Alliance / New World Order / Resist Widerstand / Buchanan Brigade / White Power / Wise As A Serpent / KLU KLUX KLAN - American Christian Nationalism / American Nationalist Union / Aryan Nations / Aryan Preservation Society / Blood and Honour / National Socialist White People's Party / American Renaissance / Digital Freedom Canadian Patriot ( Canada ) / Libertad de Opinion ( Argentine ) / UltraSur ( Uruguay )........

AUTRES REVISIONISTES
Adelaide Institute ( Australie ) / Radio Islam / The Zundelsite........

Ces groupes seraient-ils seuls?

Non, en passant par la bibliothèque des Croisés aryens (un site marqué "Gardez l'Amérique blanche" et après avoir visité une série de sites "amis"(genre "Femmes pour l'unité aryenne"), vous pouvez très bien accéder aux "nationalistes européens". Une croix celtique "pour une Europe des peuples" et une liste impressionnante d'organisations "légales" du continent européen aux Pays-Bas (avec un lien sur le National Volkspartij), en Flandre (Vlaams Blok, Were Di, Voorpost et Yggdrasil), en France (Front national, Parti nationaliste français et européen, Charlemagne Hammer Skinheads,...), en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Italie (M.S.I.), au Portugal, en Espagne, en Autriche, en Suède, en Finlande, en Norvège (par exemple, la jeunesse nationaliste Viking pour les garçons et Valkyria pour les filles), au Danemark (le National-socialist Movement of Denmark qui arbore d'entrée la croix gammée présente son manifeste et son souci de "préserver la santé biologique et spirituelle du peuple danois").

Stormfront White Nationalist Resource Page

" Le front de la tempête "

Les plus ultras de l'extrême-droite Américaine , c'est le site de "Stormfront" (le front de la tempête, "le premier site national sur le WEB" créé par Don Black de West Palm Beach en Floride, un ancien membre du Ku Klux Klan). "Stormfront" en lettres gothiques, croix celtique sur fond de nuages gris. Ce site se présente comme la page de ressources des "white nationalists" (nationalistes blancs). "Stormfront est une ressource pour les hommes et les femmes courageux qui combattent pour préserver leur culture blanche occidentale, leurs idéaux, la liberté d'expression et d'association. C'est un forum pour planifier les stratégies et former des groupes politiques et sociaux pour assurer la victoire". Cette page de garde renvoie par des hyperliens à un journal électronique avec courrier des lecteurs ("Les lettres du front") et articles ("Les Boers combattent de nouveau"). Autres liens possibles: les "whitenationalists FAQ". Ces FAQ, ce sont les "frequently asked questions", les questions les plus fréquemment posées. Les articles ne craignent pas d'évoquer les différences raciales. Dans un article sur l'"Egalité, le plus dangereux mythe", le Dr William L. Pierce utilise des références à des encyclopédies qui comparent le poids du cerveau du "negro", du gorille et du caucasien.
Une tribune du révisionnisme
Le dossier de Stormfront sur le national-socialisme comprend des articles sur "La mesure de la grandeur", le "Manuel du national socialisme", des questions et réponses sur le sujet, des explications sur la swastika. "Judaïsme et nationalisme" "étudie" "l'impact des Juifs sur notre société" avec toute une série de pages "Qui guide l'Amérique?" dénonçant la présence de Juifs dans les médias. Les néo-nazis aiment la musique; en témoigne le site de Résistance Records qui vous propose de commander des CD de type "Né pour haïr".

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L'affaire Robert Faurisson


                  
      


      
L'affaire Robert Faurisson

      

                         
      

      
      

Le livret diffusé en janvier 1978 par le département de Lettres et de Civilisations classiques et modernes de l'université Lyon 2 et destiné aux étudiants présente le professeur Robert Faurisson en ces termes:

      
       

"Robert Faurisson, maître de conférences. Littérature française du XXe siècle. Spécialité: critique de textes et documents, recherche du sens et du contre-sens, du vrai et du faux".

      
      

Aucune allusion, bien sûr, à la bagarre qui l'avait opposé à la police, en 1960, à Vichy, quand il tentait d'apposer une plaque commémorative sur l'hôtel où le maréchal Pétain avait son bureau, ni sur sa correspondance avec Paul Rassinier, au milieu des années soixante. Les travaux en cours du professeur sont ensuite énumérés:

      
       

"Un dictionnaire de Céline; Les Bavures: chronique de l'Épuration dans les communes du Confolantais articles sur Céline et sur Lautréamont; Recherches sur le thème "Le Journal d'Anne Frank est-il authentique?"; recherches sur la genèse de la légende des chambres à gaz et préface sur ce thème à la traduction française de "L'Imposture du XXe siècle d'A.R. Butz".

      
      

Ainsi, un an avant qu'éclate le plus grand scandale médiatique négationniste, les positions de Faurisson étaient connues, et c'était même l'université lyonnaise qui en faisait la promotion dans l'une de ses publications, ne rechignant même pas à évoquer le livre de base du principal militant négationniste américain, A.R. Butz.

      

Quatre mois plus tard, le 25 mai 1978, Robert Faurisson distribue à ses étudiants en licence de littérature, un polycopié intitulé "Pour une véridique histoire de la Seconde guerre mondiale". On peut y lire:

      
       

"Cette prétendue tentative de génocide et ces prétendues chambres à gaz ne sont qu'une seule et même invention de propagande de guerre. Cette invention est d'origine essentiellement sioniste. (...) Hitler n'a jamais donné l'ordre de tuer ne serait-ce qu'un seul homme en raison de sa race ou de sa religion. (...) Le nombre de Juifs exterminés par Hitler (ou victimes du génocide) s'élève heureusement à... zéro". Il prétend également que: "les plus fortes et terribles déportations ont eu pour victimes les minorités allemandes de l'Est européen".

      
      

Le directeur du département, Claude Martin, rédige un mémoire dans lequel il cite ces terribles phrases du professeur et explique que "Les collègues littéraires de M. Faurisson dans son UER, ne se reconnaissent naturellement aucune compétence, aucune autorité particulière pour discuter ces affirmations au plan de la critique historique rigoureuse et informée". Il rapporte ensuite les propos du président de l'Université, Maurice Bernardet pour lequel, s'agissant de Faurisson, "Il est très difficile d'affirmer qu'il est antisémite". Et le directeur de conclure: "Il n'apparaît pas que M. Faurisson ait, dans l'exercice de ses fonctions, fait de prosélytisme tombant sous le coups de la législation réprimant la propagande raciste".

      

L'affaire Faurisson existe déjà, de par l'incurie des autorités universitaires, mais le pays en prendra brusquement conscience, le 28 décembre 1978, quand le journal Le Monde décide de publier, après en avoir refusé plusieurs dizaines, une lettre de Robert Faurisson titrée "Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d'Auschwitz". Personne ne semble s'apercevoir, à l'époque, qu'il s'agit du résumé d'un article paru six mois plus tôt dans la revue néo-nazie de Maurice Bardèche, Défense de l'Occident. Cet article avait portant été critiqué par... Le Monde dans son édition du 18 novembre 1978, quand fut évoquée, à l'Assemblée Nationale, la demande d'ouverture d'une enquête sur les "propos scandaleux" tenus par Faurisson.

      

Très rapidement, le professeur lyonnais reçoit l'appui du groupe issu de l'ultra-gauche dirigé par Pierre Guillaume La Vieille Taupe, et de sa principale publication La Guerre Sociale. Pendant vingt ans, il ne cesse d'abreuver la presse de ses courriers obsessionnels dont une grande partie est envoyée sur papier à entête de l'université Lyon 2, sans que personne ne porte plainte ni ne s'en offusque.

      

Cinq jours après la publication de la tribune "Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d'Auschwitz" dans Le Monde, l'écrivain italien Primo Levi, rescapé du génocide, pointait le doigt sur Robert Faurisson et écrivait dans le Corriere della Sera du 3 janvier 1979 ces mots prémonitoires qu'aucun journal français n'imprima:

      
       

"Qu'ont donc fait en France les autorités universitaires et la justice? Ils ont toléré que vous, niant les morts, vous les tuiez une seconde fois".

      
      

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Lumière noire sur Marc Bloch

                  
      


      
Lumière noire sur Marc Bloch

      

                         
      

      
      

Quand Le Progrès annonce la nouvelle, le 31 mai 1986, il se prend les pieds dans le tapis:

      

"Le Conseil d'administration de Lyon 2 a décidé d'adopter, à l'unanimité de ses membres, le nom d'Antoine et Louis Lumière, montrant ainsi le profil qu'elle revendique: régionale avec un esprit dynamique d'entreprise et un renom international".

      

En effet, si le premier des frères Lumière s'appelait bien Louis le deuxième répondait à celui d'Auguste. L'unanimité de façade à laquelle s'est finalement résolu le conseil d'administration cache en vérité un sérieux affrontement. Plusieurs noms ont été proposés pour baptiser la Faculté et l'un des plus légitimes a été écarté au moyen de biens curieux arguments. C'est celui de l'historien lyonnais Marc Bloch, juif et résistant, arrêté par les nazis, torturé dans les locaux de l'École de Santé Militaire qui abritait le siège de la Gestapo de Klaus Barbie. Il est fusillé le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans, au nord de Lyon. Le sociologue Michel Cornaton rappelle les faits dans la revue Le Croquant:       

      

"Lors de cette mémorable séance de nuit, nous avons voté sur six ou sept noms. Marc Bloch a été récusé par crainte de ternir nos relations privilégiées avec le Proche-Orient. Pitoyable! Marc Bloch est un des plus grands historiens du XXe siècle".

      

Ainsi, les membres du conseil ont-ils anticipé une éventuelle réaction antisémite de la part de certains de leurs partenaires, et ont pris cette crainte au sérieux afin de, poursuit le sociologue, "choisir comme parrains deux Bisontins, les frères Lumière, au passé politique plutôt louche, du moins pour l'un d'entre eux".

      

Bien que cadet, Louis fut le plus précoce. Le 22 mars 1935, alors que les Chemises Noires s'apprêtent à envahir l'Éthiopie, il envoie sa photo dédicacée à Rome: "A son Excellence Benito Mussolini avec l'expression de ma profonde admiration". Dan un catalogue publié entre autres par le secrétariat des Groupes Universitaires Fascistes, il célèbre "l'amitié qui unit nos deux pays et qu'une communauté d'origine ne peut manquer d'accroître à l'avenir". Le 15 novembre 1940 il s'exprime dans le Petit Comtois:

      

"Ce serait une grande faute de refuser le régime de collaboration dont le maréchal Pétain a parlé dans ses admirables messages. Auguste Lumière, mon frère, dans des pages où il exalte le prestige incomparable, le courage indompté, l'ardeur juvénile du Maréchal Pétain et son sens des réalités qui doivent sauver la patrie, a écrit: "Pour que l'ère tant désirée de concorde européenne survienne, il faut évidemment, que les conditions imposées par le vainqueur ne laissent pas un ferment d'hostilité irréductible contre lui. Mais nul ne saurait mieux atteindre ce but que notre admirable Chef d'État, aidé par Pierre Laval qui nous a donné déjà tant de preuves de sa clairvoyance, de son habileté et de son dévouement aux vrais intérêts du pays". Je partage cette manière de voir. Je fais entièrement mienne cette déclaration".

      

Auguste Lumière ne s'arrêtera pas en si bon chemin. En juillet 1941, le Parti Populaire Français de Jacques Doriot est à l'initiative de la création de la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme. Tous les ultra-collaborateurs se pressent pour faire partie du comité de patronage de cette armée sous uniforme nazi: Drieu La Rochelle, Abel Bonnard, Alphonse de Châteaubriant et Auguste Lumière.

      

Les deux frères obtiendront une francisque chacun, mais seul Auguste sera désigné au Conseil Municipal de Lyon, en juillet 1941.

      

En 1995, à l'occasion de la célébration du centenaire de l'invention du cinéma, la Banque de France eut l'idée d'honorer les deux frères par l'impression d'un billet à leur effigie. L'Amicale des Réseaux Action de la France Combattante, dont le président d'honneur fut le général de Gaulle fit entendre sa protestation: "Les frères Lumière nous inspirent un profond mépris. Ils ne peuvent être honorés sans outrager les victimes de la collaboration".

      

Les billets furent pilonnés.

      

"Après Alexis Carrel, ce sont donc de nouvelles figures illustrant le génie lyonnais qui se trouvent ainsi attaquées", protesta un professeur de Lyon III nommé Bruno Gollnisch.

      

Aujourd'hui, les imprimés de Lyon 2 portent cette mention: "Université Lumière", gommant les prénoms des deux frères. On vous explique qu'en décembre, chaque année, les Lyonnais allument des bougies qu'ils placent sur le rebord des fenêtres. C'est cette lumière qu'il s'agirait de saluer...

      

Marc Bloch leur répond par delà le temps, lui qui écrivait le 18 mars 1941:

      

"Je tiens la complaisance envers le mensonge, de quelques prétextes qu'elle puisse se parer, pour la pire lèpre de l'âme".

      

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Art national breton et totalitarisme

                         
      

      


                                                              
            

Art national breton et totalitarisme
Les Seiz Breur (les Sept Frères)

            
      

      
                                                              
            

Par Françoise Morvan

            
      
 

      
      

      


                         
             
      

      

                                                                                        
            

            
            


            Xavier de Langlais, 1935. Illustration pour le programme du Bleun Brug de l'abbé Perrot, promoteur de l'extermination des Juifs

            
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En 1999, l'exposition consacrée au peintre Xavier de Langlais au Musée de Bretagne à l'initiative du Comité Identité Bretonne créé par la Mairie de Rennes, avait suscité de nombreuses protestations, notamment de la Ligue des Droits de l'Homme. En effet, les activités militantes de ce peintre, membre des Seiz Breur, qui eut sous l'Occupation la responsabilité de la chronique en breton du journal pétainiste La Bretagne (voir le document), étaient présentées élogieusement. Or, c'est dans cette chronique que se lisaient les pires textes antisémites. Il ne semble pas que ces protestations aient été écoutées. Au contraire, s'agissant d'un groupe d'artistes bretons lié dès ses débuts au mouvement nationaliste breton et à ses dérives fascistes, la dissimulation des faits est plus insidieuse dans l'exposition consacrée au groupe des Seiz Breur commanditée par six musées bretons.

      

1. Historique du mouvement des Seiz Breur

      

A l'origine du groupe des Seiz Breur, la rencontre de Jeanne Malivel (1895-1926) et d'Olivier Mordrelle (1901-1985), étudiant en architecture, qui devait être condamné à mort à la Libération sans jamais renier ses accointances avec les nazis. Mordrelle lance en 1919 le journal Breiz Atao, avec son cousin Jean Bricler, abattu par la Résistance en 1943, Francis Debauvais, lui aussi ardent partisan dès avant guerre de la collaboration avec le nazisme, et Maurice, dit Morvan, Marchal (1900-1963), futur membre des Seiz Breur, inventeur du drapeau national-breton noir et blanc et futur directeur de la revue druidique nazie Nemeton. 

      

Porteur des valeurs de l'extrême-droite, Breiz Atao  fut, dès le début, l'expression d'un racisme qui faisait de la défense de la Bretagne opprimée par la France la défense d'une culture ethniquement pure, car celte, contre la déchéance de la France métissée (voir le document). Le volume le plus représentatif de cette idéologie est l'Histoire de notre Bretagne de Danio (Jeanne Coroller-du Guerny, elle aussi exécutée par la Résistance) illustrée par Malivel, en 1922. L'éloge du duc Jean 1er qui "s'occupa activement du bien de son peuple" en chassant les juifs et l'illustration représentant la France volant la bourse de la Bretagne firent scandale en leur temps. Le volume est pourtant cité très élogieusement par Denise Delouche, l'une des responsables de l'exposition.

      

A la même époque, Jeanne Malivel rencontre René-Yves Creston (1898-1964), sa femme Suzanne (1899-1979) et Georges Robin (1904-1928). En 1923, ils décident de créer une confrérie d'artistes en lui donnant le nom de Seiz Breur (Sept Frères, en breton). Les réalisations de ces artistes, associés à des artisans comme Christian Le Part relèvent de la volonté de créer un "art national breton" en s'inspirant de motifs d'origine celtique ou supposés tels.

      

Leur vision, qui n'est que l'expression de Breiz Atao dans le domaine de l'art, trouve naturellement à s'exprimer comme complément artistique au supplément littéraire de Breiz Atao,       la revue Gwalarn, dirigée par Louis Némo, dit Roparz Hemon (1900-1978), pionnier de la collaboration du mouvement breton avec les nazis. Ce supplément artistique dirigé par Creston s'intitule Kornog, autrement dit Occident, ce qui est explicite. Adhèrent alors aux Seiz Breur des collaborateurs de Breiz Atao comme Youenn Drezen (1889-1972) (voir le document) dont Creston illustre le Kan da Gornog (Chant pour l'Occident), toujours dans la même thématique, et François Elies, dit Abeozen (1896-1963) qui prendra avec Roparz Hemon la direction de la radio bretonne sous contrôle des services de propagande allemande.

      

L'Occupation est la période la plus faste qu'aient connue les Seiz Breur. Encourageant en sous-main les visées autonomistes, les nazis permettent à une presse bretonne florissante de voir le jour. Si L'Heure bretonne est ouvertement pro-nazie, Arvor, le journal de Roparz Hemon, quoique partisan de "l'Europe nouvelle", se veut une vitrine culturelle, tandis que       La Bretagne de Fouéré affiche un pétainisme résolu. En fait, la collusion entre les responsables de ces journaux est telle que certaines polémiques sont organisées de concert. Creston collabore à L'Heure bretonne comme à La Bretagne où, avec Xavier Haas et Langlais, il assure l'illustration de cette presse collaborationniste. Le groupe prolifère, s'accroissant de militants du Parti nationaliste breton comme Henri Caouissin, secrétaire de l'abbé Perrot qui allait être exécuté par la Résistance, Yann Goulet (1914-1999) chef des organisations de jeunesse du PNB.

      

      

                                                                                        
            

            
            


            Le quotidien pétainiste antisémite et raciste La Bretagne. Ici, une édition de juin 1942.
            
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      C'est à l'initiative de Creston et de Fréminville (dit Merrien), directeur de L'Heure bretonne, puis directeur littéraire de La Bretagne, lui-même membre des Seiz Breur, que l'Institut celtique est créé. Directeur de la Commission des Beaux-Arts, Creston exerce une influence décisive sur cet organisme qui est le fer de lance de la collaboration en Bretagne. En 1942, on trouve dans le quotidien La Bretagne, sous la signature "Seizh Breur" (avec zh, donc dans l'orthographe imposée par l'occupant) un texte collectif d'allégeance à Pétain annonçant qu'un souffle nouveau court désormais sur la Bretagne et rappelant la leçon de vitalité raciale donnée par la Bretagne (c'est-à-dire les Seiz Breur) à l'Exposition internationale de 1937 (voir le document).

      

Nombreux sont les Seiz Breur qui sont arrêtés à la Libération. L'emprisonnement est souvent ce qui leur sauve la vie, tant la haine des "Breiz atao" est grande en Bretagne. Le menuisier Christian Le Part, membre de la milice bretonne sous uniforme SS dite Bezen Perrot (comme deux autres membres des Seiz Breur) est abattu par la Résistance, Yann Goulet, condamné à mort par contumace, s'enfuit en Irlande où il devient une sorte de sculpteur officiel. Marchal, Elies, Drezen, Caouissin, Rafig Tullou, le druide fondateur de       Kad et collaborateur de L'Heure bretonne, Dorig Le Voyer, le musicien des Bagadou Stourm, sont condamnés à des peines très faibles en regard de leurs responsabilités: quelques années d'"indignité nationale". Aucun ne semble avoir manifesté le moindre regret de leur passé. Marchal et Tullou ont inspiré des cercles druidiques dont la revue Ordos liée au nouveau parti breton d'extrême-droite qui vient de se créer (Adsav) indique la permanence.

      

2. Occultation de l'Histoire, brouillage idéologique

      

Le texte de l'exposition ne fait aucune allusion à l'idéologie raciste qui sous-tend Breiz Atao: Mouvements aux faibles effectifs, ils n'ont pas une idéologie bien assise, passant d'un régionalisme maurrassien à un nationalisme libertaire, voilà tout ce que nous saurons. L'unique allusion au racisme apparaît à propos d'une prétendue opposition entre et une droite nationaliste tentée par le fascisme et une gauche autonomiste (dont les plus beaux fleurons seraient Marchal et Duhamel, ce dernier auteur dès 1912 d'une conférence intitulée "La musique celtique, expression de la race" publiée dans L'Heure bretonne le 12 avril 1941!). On apprend juste que le PNB se laisse imprégner du fascisme italien et du totalitarisme allemand. L'hostilité à l'égard des "mocos" (français nés hors de Bretagne, de parents non bretons) et parfois même le racisme achèvent de placer le mouvement aux antipodes de la démocratie.       Le FN dans une telle perspective doit être aussi parfois même raciste.

      

Les dérives collaborationnistes des Seiz Breur sont présentées avec autant de partialité que d'indulgence: ayant réussi à trouver deux résistants (ou plutôt un et demi car Creston est pour le moins ambigu), on monte leur rôle en épingle et on laisse accroire que le groupe des Seiz Breur était partagé entre les résistants et les autres. Du texte euphoriquement pétainiste de 1942, pas question: Creston, dont l'aversion pour le nazisme est vive et qui est peu suspect de sympathie pour le Maréchal Pétain, apporte son aide au réseau résistant du Musée de l'Homme. Mais cela ne l'amène pas à cesser son action bretonne: "Nous devons maintenant construire. Il ne s'agit pas de prendre parti pour telle ou telle conception de la Bretagne. Nous sommes par essence au dessus des partis. Nous servons uniquement la cause de l'art breton, de la pensée bretonne." Servir la pensée bretonne en collaborant à des journaux pro-nazis, incitant constamment à la haine raciale, cela mériterait quelques explications, d'autant que cette exposition est faite par des historiens. N'auraient-ils pas lu les textes? Préfèreraient-ils les cacher?

      

Pour expliquer le discrédit où tombe le mouvement des Seiz Breur après-guerre, on note que certains, au comportement strictement "autonomiste", sont jugés sévèrement à la Libération par une opinion qui a totalement basculé et qui ne s'embarrasse pas de nuances. Ce qui leur vaut cette incompréhensible persécution de la volonté répressive du nouveau pouvoir, c'est donc le comportement strictement "autonomiste" de quelques-uns! Cela permet de conclure que l'épuration a parfois manqué de discernement, jetant un discrédit durable sur les mouvements culturels bretons.

      

S'en prendre à l'épuration revient à défendre d'authentiques fascistes qui ont effectivement discrédité tout ce qui était breton. Or, ce qui rend cette exposition intéressante est que la défense de ces fascistes est assurée par la "gauche" du mouvement breton. Le titre de l'article par lequel le directeur du Musée de Bretagne, concepteur de l'exposition, fondateur de l'UDB, expose ses intentions dans le journal nationaliste Bremañ est bien "krouiñ un arz broadel" (créer un art national). Nous sommes dans une problématique inchangée - celtisme, ethnicité, revendication identitaire - qui fait que le "mouvement breton" peut se dire de gauche tout en se réclamant de fascistes.

      

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12 février 2006

Snuff-movie sur le web : 7000 visites par jour

Snuff-movie sur le web : 7000 visites par jour
Source (10ème Séminaire de l’Institut international des droits de l’enfant 2005)

Histoire vraie, livrée par Mme Renate Winter, juge de la jeunesse et magistrate au Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Un site Internet basé dans un pays de l’ex-Union Soviétique a mis en ligne une scène d’assassinat d’enfant. Détecté rapidement, ce « snuff-movie » a été neutralisé dix jours après sa publication. Il a été établi que l’enfant assassiné avait été vendu par un orphelinat d’ex-URSS. Lors des seulement dix journées au cours desquelles ces atrocités ont été accessibles, elles ont fait l’objet de 70 000 consultations provenant des Etats-Unis, d’Europe et d’Australie. Soit 7000 visites par jour, un chiffre éloquent sur l’intensité impensable de la demande, sur la réalité d’une clientèle internationale amateur de barbarie.

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