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Stanislas kazal underground blog

contre-culture,réflexions, poésie,cinéma de genres et d'auteurs, musiques, société,critiques,littérature, arts, révoltes, mousse au chocolat et couscous.....

10 février 2006

Pour la liberté d'expression

   

Pour la liberté d'expression

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Soutien à Islamla

   

Soutien à Islamla

  Soutien au site Islamla.com, site athée  qui est censuré dans les pays musulmans. A voir. Appel à tous les êtres humains libres : Islamla est censuré par tous les sites, annuaires et Etats du monde arabo musulmans… si vous ne faites rien il sera censuré en Europe. Ce qui s'est passé suite à l'affaire des caricatures de Mohamed prouve, de plus en plus, combien le monde musulman baigne dans l'ignorance et le suivisme. Si le monde ne prend pas une position claire afin de défendre la liberté, dans ce cas on pourra dire que le liberté est morte. Imaginez, d'ici quelques années, ces ouléma de l'ignorance proclament le retour du Mehdi, ce qui pourra bien arriver au monde.  Attention!!! Avertissement à prendre en compte!!!Ce Site est interdit aux mineurs intellectuellement, aux coincés d’esprits et pour les ennemis de la liberté &helli...
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11 février 2006

Anoxie, apophénie et autres merveilles

   

Anoxie cérébrale

L'anoxie cérébrale est le manque d'oxygène au cerveau. Si elle est aigüe, elle peut causer des dommages irréversibles. Un cas moins sévère peut causer des distorsions sensorielles et des hallucinations. L'anoxie cérébrale a été mentionnée par les chercheurs comme étant la cause des expériences de quasi-mort

Apophénie

Il y a actuellement un débat contradictoire sur la question de savoir si les expériences inhabituelles sont des symptômes de troubles mentaux, si les troubles mentaux sont une conséquence de ces expériences ou si les personnes ayant des troubles mentaux sont particulièrement sensibles voire recherchent ces expériences.
  Dr. Martina Belz-Merk

Peter Brugger, du Départment de Neurologie de Hôpital Universitaire de Zurich, défini l'apophénie comme une perception spontanée de rapport et de significations à partir de phénomènes sans aucune relation. Le terme a été inventé par K. Conrad en 1958.

Brugger donne des exemples d'apophénie extraits de Occult Diary d'August Strindberg, le propre compte-rendu du dramaturge sur son épisode psychotique :

 

Il vit « deux insignes de sorcellerie, la corne de chèvre et le balai » sur un rocher et se demanda « quel démon cela pouvait-il bien être, qui [les] avait mis…. juste ici, sur mon chemin ce matin précis. » Un immeuble ressemblait à un four et il pensa à l'Enfer de Dante.  

 

Il voit des bâtons sur le sol et les voit former des lettre grecques qu'il interprète comme étant l'abbréviation du nom d'un homme et sent qu'il sait maintenant que cet homme est celui qui le persécute. Il voit des bâtons au fond d'un coffre et il est certain qu'ils forment un pentagramme.  

 

Il voit de petites mains en prière lorsqu'il regarde une noix au microscope et « cela me remplit d'horreur ».  

 

Son oreiller froissé ressemble « à une tête de marbre dans le style de Michel-Ange. » Strindberg remarque que « ces occurrences ne peuvent pas être considérées comme accidentelles, car certains jours l'oreiller avait l'apparence d'horribles monstres, de gargouilles gothiques de dragons, et une nuit… il fut accueilli par le Diable en personne… »

Selon Brugger, « La tendance à voir des rapports entre des objets ou des idées sans aucune relation associe très fortement psychose et créativité… l'apophénie et la créativité pourraient même être vues comme les deux faces d'une même pièce. » Quelques personnes parmi les plus créatives doivent alors être des psychanalystes et des thérapeutes qui utilisent des tests de projection comme le test de Rorschach ou qui voient des signes d'enfants maltraités derrière chaque problème émotionnel. Brugger note qu'un analyste pensait avoir une confirmation de la théorie de l'envie du pénis parce que plus de femmes que d'hommes gardaient leur crayon après un test. Un autre a écrit neuf pages dans un journal prestigieux pour décrire les fissures de trottoir comme des vagins et les pieds comme des pénis, et le vieux proverbe qui recommande de ne pas marcher sur les fissures est en fait un avertissement d'éviter l'organe sexuel féminin.

Les recherches de Brugger indiquent que des niveaux importants de dopamine affectent la propension à trouver une signification, des motifs, et une importance là où il n'y en a pas, et que cette propension est liée à la tendance à croire au paranormal.

En statistiques, l'apophénie est appelée une erreur de type I. Ce type d'erreur consiste à voir des motifs là où il n'en existe pas vraiment. Il est fort probable que la signification apparente de nombreuses expériences et phénomènes inhabituels soit due à l'apophénie. Par exemplem l'EVP, la numérologie, le Code de la Bible, la cognition anormale, les « succès » de Ganzfeld, la plupart des formes de divination, les prophéties de Nostradamus, la vision à distance, et nombre d'autres expériences et phénomènes paranormaux et surnaturels.

Biais de confirmation

C'est la curieuse et perpétuelle erreur de compréhension humaine d'être plus ému et excité par les affirmations que par les négations.
Francis Bacon

Le biais de confirmation fait référence à la pensée sélective qui fait que quelqu'un a tendance à noter et à chercher ce qui confirme ses croyances, et à ignorer, ne pas rechercher, ou sous-estimer l'importance de ce qui les contredit. Par exemple, si quelqu'un croit qu'il y a une recrudescence d'accidents à la pleine lune, il remarquera les accidents qui se passent à la pleine lune, mais fera moins attention à ceux qui arrivent à d'autres périodes du mois. Une tendance à faire ceci sur une longue période de temps renforce de façon injustifiée la croyance en cette relation entre pleine lune et accidents.

Cette tendance à accorder plus d'attention et de poids aux données qui appuient nos idées préconçues et nos croyances qu'à celles qui les contredisent est particulièrement pernicieuse lorsque nos idées préconçues et nos croyances ne sont que des préjugés. Si nos croyances sont fermement établies sur des preuves solides et des expériences valides qui les confirment, cette tendance à donner plus d'attention et de poids aux données qui cadrent avec nos croyances ne devraient pas nous égarer; en règle générale. Bien sûr, si nous devenons aveugle aux preuves qui réfutent complètement une hypothèse préférée, nous franchissons alors la ligne entre être raisonnable et être borné.

De nombreuses études ont démontré que les gens accordent généralement une importance excessive aux données confirmantes, c'est-à-dire aux données qui sont positives ou qui appuyent une position (Gilovich, ch. 3). Thomas Gilovich émet l'hypothèse que la « raison la plus probable pour expliquer cette influence excessive de l'information confirmante est qu'elle est plus facile à traiter, cognitivement parlant. » Il est plus facile de voir comment une donnée appuie une position que de voir comment elle pourrait la contredire. Prenez comme exemple une expérience typique de perception extra-sensorielle (PES) ou d'un rêve apparemment prémonitoire : les réussites sont souvent sans ambigüité ou les données facilement triturées pour paraître positives, alors que les échecs demandent un effort intellectuel pour être même perçus en tant que tels ou pour les considérer comme significatifs. Il a été montré que la tendance à accorder plus d'attention et de poids au positif et à ce qui confirme influence la mémoire. Lorsqu'on se creuse la mémoire pour trouver des données en rapport à une hypothèse, il y a plus de chance que nous nous rappelions ce qui confirme cette hypothèse (Gilovich).

Les chercheurs sont parfois coupables de biais de confirmation en construisant leurs expériences ou groupant leurs données d'une façon qui tend à confirmer leurs hypothèses. Ils compliquent le problème en procédant de manière à éviter de traiter les données qui contredisent leurs hypothèses. Par exemple, les parapsychologues sont tristement célèbres dans leur utilisation du démarrage et fin à la demande dans leurs recherches sur la PES. Beaucoup de chercheurs en sociologie sont aussi coupables de biais de confirmation, particulièrement ceux qui cherchent à établir des corrélations entre des variables ambiguës, comme l'ordre de naissance et les « idées extrémistes », pendant des périodes historiques définies arbitrairement. Si vous définissez le debut et la fin d'un ensemble de données concernant l'idée de l'évolution comme l'a fait Frank Sulloway dans Born to Rebel, vous arrivez à obtenir des corrélations significatives entre l'ordre de naissance fonctionnel et la tendance à accepter ou rejeter la théorie de l'évolution. Néanmoins, si vous commencez avec Anaximandre et terminez avec St. Augustin, vous obtiendrez des résultats très différents, puisque cette idée était totalement rejetée pendant cette période. Ou si vous considérez comme une « idée extrémiste » quelque chose comme Creation (Omphalos) : an attempt to untie the geological knot (1857) de Philip Henry Gosse, votre hypothèse ne sera pas confirmée. Gosse allait plus loin que Darwin dans sa tentative de réconcilier les données géologiques avec le créationisme, mais Gosse est pratiquement oublié, parce que l'idée extrémiste que Dieu aurait tout créé y compris les fossiles, au même moment, était universellement rejetée. Gosse a essayé de réconcilier les données scientifiques, qui indiquait que la Terre était très vieille, avec ce qui était devenue le point de vue orthodoxe que Dieu avait tout créé en 4004 av. J.C., comme l'avait calculé l'archevêque Ussher. Ni les aînés, ni les autres ne semblent avoir été impressionnées par cette idée extrémiste.

Les expérimentateurs peuvent éviter ou réduire le risque de biais de confirmation en collaborant dans la construction de leurs expériences avec des collègues qui ont le point de vue opposé. Les personnes doivent se remémorer en permanence cette tendance et rechercher activement des données contredisant leurs croyance. Ce comportement n'étant pas naturel, il semble que le quidam est condamné à ce biais.

Biais positif, biais de publication


Le biais positif est la tendance à publier les recherches avec un résultat positif beaucoup plus fréquemment que les recherches à résultat négatif. Un résultat négatif consiste à ne rien trouver d'important, pas à trouver que quelque chose nous affecte négativement. Le biais positif s'applique aussi à la tendance des médias à publier les histoires d'études médicales avec un résultat positif beaucoup plus souvent que celles avec un résultat négatif. Le biais des media peut être dû au biais du journal scientifique, mais ce dernier semble être principalement dû aux chercheurs qui ne soumettent pas d'article pour des études à résultat négatif, plutôt qu'un biais de la part du magazine ou de son comité de lecture.

Le biais positif est aussi connu sous le nom d'effet tiroir, pour le classement sans suite des rapports de recherches à résultat négatif.

L'effet placebo

   

L'effet placebo

sources

L'effet placebo est l'amélioration de la santé, mesurable, observable, ou ressentie, qui n'est pas attribuable au traitement. Beaucoup de gens pensent que cet effet est dû au placebo lui-même, d'une façon mystérieuse. Un placebo (du Latin "Je plairai") est une médication ou un traitement que le prescripteur pense être inerte ou inofensif. Les placebos peuvent être des pillules de sucre ou d'amidon. Même une "fausse" chirurgie et une "fausse" psychothérapie sont considérées comme des placebos.

Les chercheurs et les docteurs donnent parfois des placebos aux patients. Des preuves anecdotiques de l'effet placebo sont amassées de cette façon. Ceux qui croient qu'il y a des preuves de l'existence de l'effet placebo se réfèrent à des études cliniques, dont beaucoup utilisent un groupe de contrôle traité avec un placebo. On ne sait pas comment une substance inerte, ou des fausses chirurgie ou thérapie, peut être efficace.

La théorie psychologique: tout est dans votre tête

Certains croient que l'effet placebo est psychologique, causé par la croyance au traitement ou à la sensation subjective d'amélioration. Irving Kirsch, un psychologue de l'Université du Connecticut, croit que l'efficacité du Prozac et autres médicaments similaires peut être totalement attribuée à l'effet placebo. Guy Sapirstein et lui ont analysé 19 essais cliniques d'anti-dépresseurs et ils en ont conclu que l'espoir d'amélioration, et non les modifications de la chimie cérébrale, explique 75 pour cent de l'efficacité du médicament (Kirsch 1998). "Le facteur critique," dit Kirsch, "est nos croyances sur ce qui va nous arriver. Il n'est pas nécessaire de compter sur les médicaments pour voir une profonde transformation." Dans une étude précédente, Sapirstein a analysé 39 études, réalisées entre 1974 et 1995, de patients dépressifs traités par des médicaments, par psychothérapie, ou une mélange des deux. Il a trouvé que 50 pour cent de l'effet du médicament est dû à la réponse placebo.

Les croyances et les espoirs d'une personne à l'égard d'un traitement, ajouté à sa suggestibilité, peut avoir un effet biochimique significatif. Les expériences sensorielles et les pensées peuvent affecter la neurochimie. Le système neurochimique du corps modifie et est modifié par d'autres systèmes biochimiques, y compris le système hormonal et le système immunitaire. Donc, les connaissances actuelles sont cohérentes avec le fait que l'espérance et les croyances d'une personne puisse être très importants pour leur bien-être physique et leur rétablissement d'une blessure ou d'une maladie.

Néanmoins, il se peut qu'une grande part de l'effet placebo ne soit pas une question d'influence de l'esprit sur les molécules, mais de l'esprit sur le comportement. Une partie du comportement d'une personne "malade" est apprise. De même pour une partie du comportement d'une personne qui souffre. En bref, les personnes malades ou blessées jouent un rôle pour partie. Jouer un rôle n'est pas la même chose que simuler ou truquer. Le comportement des personnes malades ou blessées est d'origine sociale et culturel, jusqu'à un certain point. L'effet placebo pourrait être une mesure du changement de comportement affecté par une croyance au traitement. La modification de comportement inclut un changement d'attitude, dans ce que l'on dit, ce que l'on sent et comment nous agissons. Il peut également affecter la chimie du corps.

L'explication psychologique semble être la plus communément admise. c'est peut-être pour cela que beaucoup de gens sont consternés lorsqu'on leur dit que le médicament efficace qu'ils prennent est un placebo. Cela leur laisse à penser que "tout est dans leur tête" et qu'il n'y a en fait rien d'anormal chez eux. Pourtant, il y a beaucoup trop d'études qui ont conclu à des améliorations de santé objectives par des placebos pour appuyer l'idée que l'effet placebo soit totalement psychologique.

 

Dans une étude, les docteurs on réussi à éliminer des verrues en les badigeonnant avec une teinture inerte de couleur vive et en promettant aux patients que les verrues auraient disparu lorsque la couleur aurait disparu. Dans une étude sur les asthmatiques, les chercheurs ont trouvé qu'ils pouvaient provoquer la dilation des bronches simplement en disant aux gens qu'ils inhalaient un broncho-dilatateur, même lorsque ce n'était pas vrai. Des patients qui souffraient après l'extraction d'une dent de sagesse ont été soulagé aussi bien par une utilisation d'ultra-sons simulée que par une véritable, tant que le patient et le thérapeute pensait que la machine était en marche. Cinquante pour cent de patients souffrant de coliques traités par un placebo dans 11 essais différents ont signalé une amélioration -- et 50 pour cent des intestins irrités avait un meilleur aspect, constaté au sigmoidoscope ("The Placebo Prescription" par Margaret Talbot, New York Times Magazine, 9 janvier 2000).*

Il est improbable que de tels effets soient purement psychologiques. Mais il se peut que le placebo ne soit pas vraiment efficace dans de tels cas.

La théorie de la nature-qui-suit-son-cours

Certains croient qu'au moins une partie de l'effet placebo est dû au cours naturel de la maladie ou de la blessure. Nous guérissons souvent spontanément sans rien faire du tout pour traiter la maladie ou la blessure. De plus, beaucoup de troubles, douleurs et maladies croissent et décroissent. Ce qui est attribué à l'effet placebo pourrait être, dans beaucoup de cas, attribué à la régression naturelle. Bref, il se peut qu'on attribue au placebo ce qui est imputable à la Nature.

Néanmoins, les guérisons et les rémissions spontanées de maladies ne peuvent pas explique toute les guérisons ou les améliorations provoquées par les placebos. Des gens à qui aucun traitement n'est donné font souvent moins bien que ceux à qui on donne des placebos ou des médicaments et des traitement véritables.

La théorie du processus-de-traitement

Une autre théorie qui gagne en popularité est que le processus de traitement qui implique de montrer de l'attention, de l'intérêt, de l'affection, etc., au patient/sujet, processus d'encouragement et d'espérance, peut lui-même déclencher des réactions physiques dans le corps qui favorisent la guérison. Selon le Dr. Walter A. Brown, un psychiatre de Brown University,

 

Il y a certainement des données qui suggèrent que le simple fait de se trouver dans une situation de soin provoque quelque chose. Les patients déprimés qui sont juste mis en liste d'attente de traitement ne font pas aussi bien que ceux à qui ont administre des placebos. Et -- je pense que c'est révélateur -- lorsque les placebos sont administrés pour soulager la douleur, la courbe d'efficacité du soulagement est semblables à celle que l'on obtiendrait avec un médicament actif. Le maximum du soulagement arrive au bout d'une heure après son administration, comme c'est le cas pour un véritable médicament, etc. Si l'analgésie du placebo était équivalente à ne rien administrer, on pourrait s'attendre à quelque chose de plus aléatoire ("The Placebo Prescription" par Margaret Talbot, New York Times Magazine, 9 janvier 2000).*

Le Dr. Brown et d'autres croient que l'effet placebo est principalement ou complètement physique et causé par des changement physiques qui favorisent la guérison ou la sensation d'amélioration. On suppose que les changements physiques ne sont pas causés par le placebo lui-même. Quel est donc le mécanisme explicatif de l'effet placebo ? Certains pensent que c'est le processus d'administration. On pense que le fait de toucher, prendre soin, de prêter attention et autre communication interpersonnelle qui fait partie du processus de l'étude contrôlée (ou l'environnement therapeutique), ainsi que l'espoir et l'encouragement apporté par l'expérimentateur/soignant, affectent l'esprit du sujet, ce qui déclenche à son tour des changements physiques comme la production d'endorphines. Le processus diminue le stress en amenant de l'espoir ou en réduisant l'incertitude sur le traitement à prendre ou sur le résultat final. La réduction de stress bloque ou diminue les changements physiques nocifs.

L'hypothèse processus-de-traitement peut expliquer comment les remèdes homéopathiques, inertes, et les thérapies douteuses de beaucoup de praticiens de santé "parallèles" sont souvent efficaces ou crus efficaces. Cela expliquerait aussi la raison pour laquelle les pilules ou les procédures utilisées en médecines conventionnelle marchent jusqu'à ce qu'on montre qu'elles sont inutiles.

 

Quarante ans auparavant, un jeune cardiologue de Seattle nommé Leonard Cobb a conduit un test exceptionnel d'une procédure qui était alors communiment appliquée pour l'angine de poitrine, pendant laquelle les docteurs faisaient de petites incisions dans la poitrine et ligaturaient deux artères pour essayer d'augmenter le flux du sang en direction du coeur. C'était une technique populaire -- 90 pour cent des patients signalaient une amélioration -- mais lorsque Cobb l'a comparée avec une chirurgie placebo pendant laquelle il faisait les incisions mais ne faisait pas les ligatures des artères, l'opération simulée faisait aussi bien. La procédure, connue sous le nom de ligature mammaire interne, fut bientôt abandonnée   ("The Placebo Prescription" par Margaret Talbot, New York Times Magazine, 9 janvier 2000). *

Bien sûr, la guérison spontanée ou la régression peuvent aussi expliquer de façon satisfaisante la raison pour laquelle les remèdes homéopathiques peuvent apparaître efficace. Que l'effet placebo soit purement psychologique, une guérison spontanée méconnue, dû aux soins et à l'attention donnée ou à une combinaison des trois ne sera peut-être jamais su avec une totale certitude.

La puissance du placebo contestée

Le puissant effet du placebo n'est pas mise en doute. Il faudrait le faire quand même, selon les chercheurs Danois Asbjorn Hrobjartsson et Peter C. Gotzsche. Leur méta-étude portant sur 114 études sur les placebos a trouvé "en général peu de preuves que les placebos aient des effets cliniques importants...[et]...comparé à une absence de traitement, le placebo n'a pas d'effet significatif sur une résultat binaire, que ces résultats soient subjectifs ou objectifs. Pour les essais avec des résultats continus, le placebo avait des effets bénéfiques, mais l'effet diminuait avec la taille de l'échantillon, indiquant un biais possible en relation avec les effets des petits essais ("Is the Placebo Powerless? An Analysis of Clinical Trials Comparing Placebo with No Treatment," The New England Journal of Medicine, 24 mai 2001 (Vol. 344, No. 21)."

Selon le Dr. Hrobjartsson, professeur de philosophie médicale et de méthodologie de la recherche à l'Université de Copenhague, "Les hauts niveaux d'effet placebo qui ont été signalés à plusieurs reprises dans de nombreux articles, sont à notre avis le résultat d'une faille dans la méthodologie de recherche ."* Ceci va a l'encontre de plus de cinquante ans de recherches. Au minimum, nous pouvons attendre à voir des projets de recherche mieux conçus essayer d'infirmer les thèses de Hrobjartsson et Gotzsche.

L'origine de l'idée

La notion moderne de la puissance du placebo est due à H. K. Beecher. Il a évalué plus de deux douzaines d'études et calculé qu'à peu près un tiers des sujets des études on vu leur état s'améliorer grâce à l'effet placebo ("The Powerful Placebo," 1955). D'autres études donnent même un chiffre supérieur à celui donné par Beecher. Par exemple, des études ont montré que les placebos sont efficaces pour 50 à 60 pour cent des sujets, dans certaines conditions, par exemple "la douleur, la dépression, certains troubles cardiaques, les ulcères gastriques et autres maux d'estomac."* Et, aussi efficaces que paraissent les nouveaux médicaments psychotropes pour le traitement de divers troubles cérébraux, des chercheurs affirment qu'il n'y a, dans les études, pas de preuve indiscutable que les nouveaux médicaments soient plus efficaces que des placebos.

On a montré que les placebos pouvaient causer des effets secondaires déplaisants. Des dermatites médicamenteuses et des oedèmes angio-neuraux ont été causés par thérapie placebo, selon Dodes. Il y a même des rapports sur des personnes qui deviennent accros aux placebos.

Le dilemme éthique

La puissance de l'effet placebo a conduit à un dilemme éthique. On ne devrait pas tromper les gens, mais on doit soulager les douleurs et la souffrance de ses patients. Doit-on user de mensonges dans l'intérêt de ses patients ? Est-il immoral pour un docteur de prescrire sciemment un placebo sans en informer le patient ? Si informer le patient diminue l'efficacité du placebo, est-ce qu'une sorte de tromperie ne serait pas justifiée dans l'intérêt du patient ? Quelques docteurs pensent qu'il est juste d'utiliser un placebo pour les cas où un fort effet placebo a été démontré et lorsque la souffrance est un facteur aggravant.* D'autres pensent qu'il est toujours mauvais de tromper le patient et que le consentement éclairé implique que le patient soit informé du fait que le traitement est un traitement placebo. D'autres, particulièrement les praticiens de médecines "parallèles", ne veulent même pas savoir si un traitement est un placebo ou non. Leur position est que, tant que le traitement est efficace, qu'est-ce que ça peut faire s'il s'agit d'un placebo? Bien sûr, si l'effet placebo est une illusion, alors un autre dilemme éthique se manifeste: doit-on administrer des placebos si l'on sait que la tromperie ne réduit pas vraiment la douleur et n'aide pas à la guérison de quoi que ce soit ?

Les placebos sont-ils dangereux ?

Bien que les sceptiques rejettent la foi, la prière et les pratiques de médecine "parallèle" telles que la bioharmonique, la chiropractie et l'homéopathie, ces pratiques ne sont peut-être pas dénuées d'effet salutaire. Il est clair qu'elles ne permettent pas de soigner d'un cancer ou de réparer un poumon troué, et qu'elles ne peuvent peut-être même pas prolonger la vie en donnant de l'espoir et en soulageant la souffrance, comme on le pense parfois. Mais l'administration de thérapies inutiles implique d'interagir avec le patient d'une manière attentionnée et cela peut donner un peu de réconfort. Néanmoins, pour répondre à ceux qui disent "quelle différence cela peut-il faire pourquoi quelque chose marche, du moment que cela semble marcher", je dirais qu'il est probable qu'il y ait quelquelque chose qui marche mieux encore, quelque chose pour les deux-tiers ou la moitié de l'humanité qui, quelle qu'en soit la raison, ne peuvent pas être guéris ou soulagés par des placebos, ou une guérison spontanée, ou la régression naturelles de leur douleur. De plus, les placebos peuvent ne pas être toujours bénéfiques ou inoffensifs. En plus des effets secondaires négatifs mentionnés ci-dessus, John Dodes note que

 

Les patients peuvent devenir dépendants de praticiens non-scientifiques qui utilisent des thérapies placebo. Ces patients peuvent être amenés à croire qu'ils souffrent d'une imaginaire hypoglycémie "réactive", d'allergies inexistantes et d'infections fongiques, de la "toxicité" des plombages dentaires ou qu'ils sont sous la domination de Qi ou d'extra-terrestres. Et ces patients peuvent être amenés à croire que les maladies ne sont curables que par un type de traitement spécifique d'un praticien spécifique (The Mysterious Placebo de John E. Dodes, Skeptical Inquirer, Jan/Feb 1997).  

Posté par kazal à 12:42 - L'effet placebo - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

pensée selective, magique et confabulation

   

Pensée sélective


La pensée sélective est le processus par lequel on choisit de se souvenir et de se concentrer sur les preuves favorables et d'ignorer les preuves défavorables à une croyance. Ce type de pensée est la base de la plupart des croyances aux pouvoirs psychiques des soi-disant lecteurs de pensée et des médiums. C'est aussi la base de beaucoup, sinon de la plupart, des croyances occultes et pseudo-scientifiques.

Il faut noter que la pensée sélective fonctionne indépendamment de la prise de ses désirs pour des réalités et ne doit pas être confondue avec le biais de confirmation, dans lequel on considère sérieusement les données contradictoires d'une croyance, en étant beaucoup plus critique à leur égard qu'à l'égard des données qui les appuient.

Pensée magique

Aussi appellé « prendre ses désirs pour des réalités. »

Prendre ses désirs pour des réalités, c'est interprêter des faits, des rapports, des événements, des perceptions, etc., selon ce que l'on souhaite plutôt que d'après les preuves réelles. Si c'est fait de façon intentionnelle et sans égards pour la vérité, cela s'appelle fausse interprétation, falsification, tromperie, hypocrisie, ou perversion de la vérité. A moins qu'on soit un peu poète....

Confabulation

Une confabulation est un fantasme qui a remplacé inconsciemment un fait dans la mémoire. Une confabulation peut être partiellement fondée sur un fait ou être un pur produit de l'imagination.

Ce terme est souvent utilisé pour décrire les "souvenirs" des personnes prétendant avoir été enlevées par des extra-terrestres, ainsi que les "faux souvenirs" induits par les thérapeutes et interviewers, souvenirs qui incluent souvent de bizarres notions d'abus sexuels rituels sataniques sur des enfants.



Renforcement de groupe

   

Renforcement de groupe

Le renforcement de groupe est le processus par lequel une affirmation devient une solide croyance par répétition par les membres d'une communauté. Le fait que l'affirmation ait fait l'objet de recherches adéquates, ou qu'elle soit appuyée par des données empiriques suffisament significatives pour justifier une croyance par des personnes raisonnables, est indépendant de ce processus. Souvent, les mass media contribuent à ce processus en appuyant l'affirmation sans faire preuve d'esprit critique. Plus fréquemment, néanmoins, les mass media apportent un appui tacite à des affirmations non testées et infondées en ne disant rien de leur scepticisme, même à propos d'affirmations des plus étranges.

Les exemples sont légion: enlèvements par des extraterrestres, projections astrales, idées racistes, régression de vie antérieure, la notion que les enfants ont des souvenirs parfaitement exacts, l'idée que les enfants disent rarement des choses fausses, qu'Edgar Cayce avait des pouvoirs de guérison psychiques, qu'un yogi Indien a été enterré mais que sont corps ne s'est pas décomposé, que des gens peuvent léviter, qu'il est possible d'avoir des relations sexuelles avec les esprits des morts, que l'on peut se débarasser du cancer par la visualisation ou l'humour, que certains animaux possèdent une ESP, que l'on peut pratique la chirurgie et enlever des tumeurs des organes internes en utilisant des pouvoirs psychiques, que le FBI espionne tous les téléphones d'Amérique, que les militaires ont implanté des micro-puces dans notre derrière et peuvent nous contrôler à volonté, que les troupes Russes se rassemblent sur la frontière mexicaine dans l'attente d'une invasion des U.S.A. et l'occuper pour le compte des Nations Unies, que les Juifs contrôlent tous les pouvoirs et l'argent du monde, qu'une fois que les armes de combat seront bannies ce ne sera plus qu'une question de temps avant qu'un régime totalitaire nous prive de notre droit de prier, de jouer et de tuer, et que Stanislas Kazal utilise des messages subliminaux sur son blog pour qu'on achète son disque "Rue Garat " à la Fnac et à Virgin ( Alice et Cultura)etc. etc. etc.

Le renforcement de groupe explique comment des nations entières peuvent transmettre d'ineffables inepties de génération en génération. Il explique également comment des témoignages renforcés par d'autres témoignages en provenance de la communauté des thérapeutes, sociologues, psychologues, théologiens, politiciens, amateurs de talk show, etc., peuvent supplanter et avoir plus d'influence que des études scientifiques ou des accumulations de données précises faites par des groupes désintéressés.


Hallucinations collectives

Hallucinations collectives

 

Là où l'on croit aux miracles, il y aura toujours des preuves confirmant leur existence. Dans le cas des statues et des peintures qui bougent, la croyance produit l'hallucination et l'hallucination confirme la croyance. --D.H. Rawcliffe

Les hallucinations collectives sont des hallucinations sensorielles induites par la force de suggestion. Elles arrivent générallement dans des situation hautement émotionnelles, particulièrement parmi les dévots religieux. L'attente et l'espoir d'être témoin d'un miracle, combiné avec de longues heures d'observation d'un objet ou d'un lieu, rend certaines personnes religieuses sensibles aux visions telles que des statues qui pleurent, des icônes qui bougent et des portraits sacrés ou de la Vierge Marie dans les nuages.

Ceux qui sont témoins d'un "miracle" s'accordent dans leur compte-rendu hallucinatoire parce qu'ils ont les mêmes préconceptions et attentes. De plus, des comptes-rendus dissimilaires convergent vers un accord au cours du temps et des répétitions des comptes-rendus. Ceux qui ne voient rien d'extraordinaire et l'admettent sont écartés comme manquant de foi. Certains, sans doute, ne voient rien mais "plutôt que d'admettre leur échec...préfèrent simuler le cas de ceux qui ont vu, et finissent par croire qu'il ont en fait observer ce que, au début, ils avaient seulement prétendu observer...."

Toutes les hallucinations collectives ne sont pas religieuses, bien entendu. En 1897, Edmund Parish a rapporté que des collègues marins avaient partagé une vision du fantôme de leur cuistot qui était mort quelques jours plus tôt. Les marins avaient non seulement vu le fantôme, mais l'avaient aperçu distinctement marcher sur l'eau avec son boitement habituel et reconnaissable. Leur fantôme s'avéra être un "morceau d'épave, balotté de haut en bas par les vagues"

L'illusion des séries

L'illusion des séries

L'illusion des séries est l'intuition que des événements aléatoires arrivant à la suite les uns des autres ne sont pas vraiment aléatoires. L'illusion est due à la pensée sélective fondée sur une supposition fausse. Par exemple, cela semble anormal à la plupart gens qu'une pièce tombe quatre fois sur "face" de suite lors d'une série de lancers. Néanmoins, dans une série de 20 lancers, il y a une chance sur deux d'obtenir quatre "face" de suite (Gilovich). Cela peut paraître inattendu, mais les risques d'une série significative de cas de cancers dans un quartier de Californie sont encore supérieurs (Gawande).

Ce qui serait rare, inatttendu et improbable avec le simple hasard serait de lancer une pièce vingt fois et que le résultat soit à chaque fois l'inverse du précédent. Dans une série de tels lancers, il est plus improbable que probable que des séries de lancers courtes de 2, 4, 6, 8, etc., donneront un résultat que nous savons prévisible logiquement par les lois du hasard. Sur le long terme, des lancers de pièces donneront 50% de "face" et 50% de "pile" (en supposant un lancer correct et une pièce correcte). Mais sur un court terme, une large gamme de probabilités peuvent se réaliser, y compris certaines séries qui paraissent hautement improbables.

Trouver un nombre de cancers statistiquement inhabituel dans un certain quartier--par exemple, six ou sept fois supérieur à la moyenne--n'est pas rare ou inattentdu. Tout dépend d'où l'on trace les limites du quartier. Des séries de cancers qui sont sept mille fois supérieurs à ce qu'on peut attendre, comme l'incidence du mésothéliome à Karian, en Turquie, sont très rares et inattendus. L'incidence du cancer de la thyroïde chez les enfants autour de Tchernobyl était cent fois supérieur après la catastrophe (Gawande).

Parfois, le sujet d'une expérience d'ESP ou un sourcier peut réussir en faisant mieux que le hasard. Néanmoins, ces résultats n'impliquent pas que de tels résultats ne soient pas dus au hasard. En fait, de tels résultats sont prévisibles par les lois du hasard. Plutôt que des signes de non-hasard, ce sont en fait des signes de hasard. Les chercheurs sur l'ESP sont particulièrement enclins à prendre ces séries de "succès" de leurs sujets comme preuve que les facultés psychiques varient d'un instant sur l'autre. Leur utilisation du début et fin à la demande est fondé sur la présomption de la variation des pouvoirs psychiques et d'une apparente ignorance des probabilités des événements aléatoires. Si on mélange l'illusion des séries avec le biais de confirmation on obtient une recette pour l'aveuglement et l'illusion.

Une étude connue a été faite sur l'illusion des séries à propos de la croyance à la "main miracle" en basket-ball (Gilovich, Vallone, and Tversky). Les basketteurs, entraîneurs et supporters croient souvent que les joueurs ont des "moments de chance" et des "moments de déveine." Une analyse détaillée a été effectuées sur les marqueurs des 76ers de Philadelphie pendant la saison 1980-81. Elle n'a pas montré que les joueurs réussissaient leurs tirs réussis ou les rataient en série, pas plus que le hasard ne permet d'attendre. Ils ont aussi analysés les lancers francs des Celtics de Boston sur deux saisons et ont trouvé qu'un joueur réussit son premier lancer, il réussit le second 75% du temps et lorsqu'il ratait le premier lancer, il réussissait le second 75% du temps. Les basketteurs ont effectivement des séries réussies, mais dans les limites du hasard. La "chance" ou la "déveine" des joueurs est une illusion. Lorsqu'on leur montre cette preuve, ceux qui croient à la "chance" la rejettent souvent au motif qu'ils "s'y connaissent" du fait de leur expérience.

En l'épidémiologie, l'illusion des séries est connue sous le nom de sophisme du tireur d'élite Texan. Kahneman et Tversky l'ont appelé "croyance dans la loi des petits nombres" parce qu'ils ont identifié l'illusion des séries et le sophisme consistant à supposer que le modèle d'une population importante se reproduira dans tous ses sous-ensembles. En logique, ce sophisme est connu sous le nom de sophisme de division, la supposition que les parties doivent avoir les même propriétés que le tout.

Anaximandre

   

Anaximandre

Anaximandre de Milet (en grec Ἀναξίμανδρος / Anaxímandros) (611 av. J.-C., vers 547 av. J.-C.) est un philosophe grec présocratique, contemporain et « successeur » de Thalès.



Biographie

Anaximandre, fils de Praxiadès, est né à Milet. Selon Apollodore d'Athènes (Chroniques, in Diogène Laërce, II, 2), il était âgé de soixante-quatre ans dans la seconde année de la 58e olympiade (547 - 546). Élève de Thalès, il semble également qu’il fut l’un de ses parents (selon la Souda). À la mort de Thalès, Anaximandre lui succéda à la tête de l’école milésienne.

Anaximandre aurait été le premier philosophe à consigner ses réflexions par écrit et par ce fait même, ses documents auraient été les premiers textes grecs écrits en prose. Du temps de Platon, sa philosophie était tombée dans l’oubli, et c’est à Aristote, à Théophraste et à quelques doxographes que l’on doit les fragments qui nous restent.


Le principe

Anaximandre fut le premier philosophe à employer les concepts philosophiques d’éléments, de principe et d’Illimité. Il plaçait ainsi l'ἀπείρων / apeiron (infini ou illimité), comme substance originelle ou principe (ἀρχή / arkhè), source, réceptacle de tout, éternel et indestructible. Pour Anaximandre, le principe des choses n’est donc rien de déterminé, il n’est pas un des éléments, comme c’était le cas chez Thalès.

Il expliqua comment se forment les quatre éléments de la physique ancienne (l’air, la terre, l’eau et le feu) et, sous leurs interactions, comment se forment la Terre et les êtres qui l’habitent.

Selon Anaximandre, l’Univers tire son origine de la séparation des contraires de la matière primordiale. Ainsi, le chaud se déplaça vers le haut, se séparant du froid, et ensuite le sec se sépara de l’humide. Il soutenait également que toute chose qui meurt retourne à l’élément dont elle est issue (apeiron). Il s’agit ici de la seule citation qui nous soit parvenue, grâce à Simplicius (Commentaire sur la physique d’Aristote, 24, 13), et elle décrit les changements équilibrés et réciproques des éléments :

 
« Les entités d’où il y a engendrement des choses présentes sont aussi celles vers où elles périssent selon la nécessité, car elles se rendent entre elles justice et réparation de leur injustice selon l’ordre du temps. »


Cosmologie

Son audacieux usage d’hypothèses explicatives non mythologiques le distingua radicalement des auteurs de cosmologies anciennes. Ces hypothèses témoignent de la démythification de la démarche généalogique. La composition du plus antique ouvrage en prose sur l’Univers et les origines de la vie (Sur la nature, cité in Thémistios, Discours, 36), qui constitue la majeure contribution d’Anaximandre, lui valut d’être parfois désigné le père de la cosmologie ou fondateur de l’astronomie.

Anaximandre fut le premier à concevoir un modèle mécanique du monde. En forme de cylindre, la Terre flotte en équilibre au centre de ces cylindres sans être soutenue. Elle y demeure « immobile puisqu’elle n’a aucune raison de se déplacer dans une direction plutôt qu’une autre. » (Aristote, Traité du ciel, II, XIII). Sa forme curieuse était celle d’un cylindre (une colonne de pierre, Aétius, Opinions, III, VII, 1) dont la hauteur était le tiers de son diamètre. La partie plane du dessus comportant le monde habitable avec ses trois continents, l’Europe, l’Afrique et l’Asie, qui étaient entourés d’une masse océanique circulaire. On pourrait donc avec ce modèle concevoir que les astres aient pu passer en dessous. Cette représentation est novatrice par rapport à l'explication de Thalès d'un monde qui flotte sur l'eau. Thalès est confronté au problème de savoir ce qui alors soutiendrait son océan, alors qu'Anaximandre parvient à résoudre ce problème en introduisant le concept d'infini (apeiron).

Il croyait en la symétrie de l’Univers qu’il concevait comme un système de roues creuses concentriques emplies de feu, aux parois percées de trous et tournant autour de la Terre. Le Soleil était donc le feu que l’on voyait à travers ce trou sur la roue la plus éloignée et dont le diamètre égalait vingt-sept fois celui de la Terre. Celui de la Lune était plus petit et son feu moins intense. Son trou avait la capacité de changer sa forme expliquant ainsi les phases lunaires. Les étoiles et les planètes étaient conçues sur le même modèle. Il fut donc ainsi le premier astronome à considérer le Soleil comme une masse énorme et par conséquent, à réaliser à quel point celui-ci pouvait être éloigné de la Terre. Il était aussi le premier à présenter un système où les astres sont à des distances différentes.


Le scientifique

S’intéressant aussi à nos origines, il eut l’audace de spéculer sur l’origine aquatique de la vie animale. S’inspirant de l’existence des fossiles, il prétendait que dans un lointain passé, les animaux naquirent de la mer et par l’action du Soleil sur l’humidité, des terres sont apparues et l’homme dut avec le temps s’y adapter :

 
« Anaximandre de Milet estimait que de l’eau et de la terre réchauffées étaient sortis soit des poissons, soit des animaux tout à fait semblables aux poissons. C’est au sein de ces animaux qu’ont été formés les hommes et que les embryons ont été retenus prisonniers jusqu’à l’âge de la puberté ; alors seulement, après que ces animaux eurent éclaté, en sortirent des hommes et des femmes désormais aptes à se nourrir. » (Censorinus, Du jour de la naissance, IV, 7).

Il proposa aussi l’idée amusante que l’homme avait dû passer une partie de cette transition à l’intérieur de la bouche de gros poissons pour se protéger du climat jusqu’à ce qu’il puisse regagner l’air libre et perdre ses écailles.

Ces descriptions pré-darwiniennes, qui étonnent l’homme moderne, ne doivent pas nous tromper, car elles témoignent en réalité de la démythification de la démarche généalogique : comme les genèses ne sont plus de l’ordre mythique, mais sont considérées comme réelles.

Anaximandre fut le premier qui rédigea un traité de mathématiques intitulé Upotutôsis tês geometricasExposé sommaire de géométrie). Selon les maigres renseignements que l’on possède sur cet ouvrage, connu par simple mention dans la Souda, il est à croire qu’il comprenait un cours d’astronomie appliquée et de philosophie. On y trouvait aussi plusieurs propriétés des sphères ignorées avant lui. Anaximandre aurait fait la découverte de l’obliquité de l’écliptique, c’est-à-dire que l’écliptique forme un angle avec le plan de l’équateur céleste. On lui attribue l’introduction en Grèce du gnomon, ou cadran solaire, et l’invention de la cartographie par sa conception d’une des premières cartes du monde grec. (

Les opposés


Anaximandre a élargi la spéculation menée sur l'archè, il a donné un instrument de pensée très important: le couple d'opposés (enantia). Cet instrument est très commode pour la "mise en ordre" du monde. Comme couple d'opposés fondamental, Anaximandre pose celui de chaud (thermon) et froid (psuchron).

Avec Anaximandre nous avons l'émergence d'une conception du monde qui deviendra classique en Grèce par la suite, décrivant le monde comme un tout rassemblant en son sein des forces contraires qu'une loi d'harmonie tient en équilibre. C'est selon cette loi, qui génère un « mouvement éternel » (Simplicius, néoplatonicien du VIe siècle apr. J.-C.), que s'établit une justice mutuelle entre les choses créées. C'est le temps qui veille à l'accomplissement de cette justice et tel est l'ordre naturel qu'il impose. Nous reviendrons sur cette notion de Justice dans les pages ultérieures.

Entendons, justement, par « ordre », décret, et lisons : « selon le décret du temps ». Le temps s'apparente alors à une balance symbolisant l'ordre cosmique régi par une loi de compensation universelle. Et, dans ce système rationnel du monde qu'Anaximandre construit, on comprend aisément que rien ne s'ajoute ni ne se perd, parce que toute génération ou toute corruption n'est en fait qu'un réarrangement, une transformation de la matière au sein du premier principe. Surtout, il n'y a plus rien ici du mystère qu'entretenaient les mythes cosmogoniques, et les commentateurs ne manquent pas de souligner l'esprit profondément rationaliste de la conception d'Anaximandre. Non seulement il rejette, autant que son maître, sinon plus, les mythes déformants qui masquent la réalité, mais encore il fait preuve d'une capacité d'abstraction plus grande.




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12 février 2006

Snuff-movie sur le web : 7000 visites par jour

Snuff-movie sur le web : 7000 visites par jour
Source (10ème Séminaire de l’Institut international des droits de l’enfant 2005)

Histoire vraie, livrée par Mme Renate Winter, juge de la jeunesse et magistrate au Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Un site Internet basé dans un pays de l’ex-Union Soviétique a mis en ligne une scène d’assassinat d’enfant. Détecté rapidement, ce « snuff-movie » a été neutralisé dix jours après sa publication. Il a été établi que l’enfant assassiné avait été vendu par un orphelinat d’ex-URSS. Lors des seulement dix journées au cours desquelles ces atrocités ont été accessibles, elles ont fait l’objet de 70 000 consultations provenant des Etats-Unis, d’Europe et d’Australie. Soit 7000 visites par jour, un chiffre éloquent sur l’intensité impensable de la demande, sur la réalité d’une clientèle internationale amateur de barbarie.

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