21 mars 2005
coup de gueule 1
Vous voudriez que j'avale n'importe quoi comme baratin même si je sais ça....
L'inégalité
généralisée :(sources :
subsociety.org)
-
4/5e de la
population mondiale vit en dessous du seuil de pauvreté dont
2.8 milliards
n'ont pas les moyens de s'instruire, de se soigner et de se loger.
- 4 milliards de personnes
vivent avec un revenu inférieur à deux
dollars par jour et 800 millions soufrent de la faim
- Les 200 plus riches
milliardaires de la planète possèdent,
à eux
seuls, l'équivalent de ce dont disposent 41% de la
population mondiale soit
2.46 Milliards de personnes.
- La richesse des 10
personnes les plus riches du monde équivaut à une
fois et demi le revenu de tous les pays
sous-développés ensemble.
- La fortune des 3
individus les plus riches de la planète est
supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres soit 600
millions de personnes.
- Dans plus d'une centaine
de pays le revenus par habitant est
aujourd'hui inférieur à ce qu'il était
il y a 15 ans.
- L'écart entre
le 5éme de la population le plus riche et le 5ème
de la
population le plus pauvre est de 1 pour 74 et il a doublé
depuis les années 60.
- 20% de la population
mondiale consomme 80% des richesses.
- Les multinationales
accaparent 80% du commerce mondial, et le trafic
entre elles représente 30% du chiffre global.
- Entre 1980 et 1993, les
500 plus grandes entreprises du monde ont
supprimé 4,4 millions d'emplois, tandis que leurs ventes
étaient multipliées
par 1,4, leurs actifs par 2.3 et la rémunération
de leur dirigeants par 6.1
- 37000 multinationales
réunis valent deux fois le PIB de l'Amérique
latine
- Le capital
réuni de toutes les multinationales est de 31 millions de
milliards de dollars. Elles peuvent étrangler n'importe
qu'elle économie.
- On ne trouve pas les six
milliards de dollars qui suffiraient chaque
année à assurer un enseignement de base
à toute la population mondiale, alors
qu'il se dépense annuellement aux Etats-Unis huit milliards
de dollars en
cosmétiques
- On ne trouve pas les 13
milliards de dollars qui assureraient
alimentation et soins à la population mondiale, mais que
l'Europe et les USA
consacrent 17 milliards annuels à leur animaux
- On ne trouve pas les 80
milliards de dollars annuels qui
permettraient d'organiser les services publics de base dans le monde
entier,
alors que ce chiffre est inférieur à celui de la
fortune cumulée des sept
personnes les plus riches du globe
- L'éducation
toujours réservée aux riches: Les pays "en voie
de
développement" sont maintenus dans l'ignorance et la
misère: Unesco estime
à 850 Millions le nombre d'analphabètes et
à 110 millions le nombre d'enfants
non scolarisés au primaire.
- L'OCDE
prévoit, pour un futur proche, un chômage
contrôlé de près de
30% de la population active, et un tiers des habitant du globe pourrait
se
retrouver sans moyen de subsistance. Pour l'instant 900 millions de
personnes,
15% de la population mondiale, sont sans travail
- 17 millions d'enfants
meurent chaque année à cause de maladies
facilement curables (soit 46575 par jours)
- Les grands groupes
alimentaires et Nestlé en tête, engagent des
"assistantes maternelles" dans les pays du tiers monde pour inciter
les gens à donner à leur enfant du lait en
poudre, plutôt que l'allaitement, or
l'eau y est souvent non potable, Résultat: Les organisations
humanitaires
estiment que 1.5 millions d'enfants meurent par an, des suites de cette
consommation. (soit 4110 par jour)
- Un tiers des habitants
de l'hémisphère sud n'atteint pas l'âge
de
quarante ans
- 20% des enfants de la
planète ne sont pas scolarisés ; 250 millions
doivent travailler comme main d'œuvre esclave pour des firmes
transnationales.
L'exploitation des pays à faible coût de main
d'oeuvre, le travail des enfants
fait partie intégrante du système capitaliste de
même que toute autre
manifestation de l'exploitation de l'homme par l'homme...
- 200 millions de femmes
sont surexploitées.70% des pauvres sont des
femmes ; les femmes représentent de plus 80% des
réfugiés de guerre et 60% des
analphabètes .
- La pauvreté
touche aussi les pays riches et industrialisés: Les Etats
Unis compte 34.5 Millions de pauvres, les Royaumes Unis: 12 Millions.
La France
n'est pas en reste avec 8 Millions de personnes, et les Restos du
coeur, avec
ses 40 000 Bénévoles, fournissent 60 000 000 de
repas par an après 14 ans
d'existence, atténuant ainsi, avec de nombreuses autres
associations
caritatives, les effets les plus dévastateurs du
système capitaliste.
- Toujours en France, on
compte entre 400.000 et 500.000 SDF alors que
2 millions de logements sont inoccuppés.
- Chaque jour en Espagne
meurent cinq personnes dans un accident de
travail . L'Espagne consacre 20% de moins à la protection
sociale que la
moyenne des pays Européens.
- Si tous les habitants du
monde consommaient autant que les habitants
de l'union Européenne, il faudrait trois planètes
terre pour produire
suffisamment.
- L'organisation des
sociétés de consommation que nous subissons dans
les pays industrialisés est calculée pour
maintenir les classes sociales dans
l'état que nous connaissons et même pour creuser
l'écart entre riches et
pauvres (dans un même pays et au niveau mondial). Or, la
mondialisation, qui
s'accélère depuis la chute du communisme
dictatorial des pays de l'est, étend
ce modèle à tous les pays du globe.
- 85% du coût de
la criminalité (toutes catégories confondues)
provient
des affaires de corruption politico-financières.
-
Nous sommes actuellement 6 milliards d'individus sur
terre et on estime que ce chiffre va atteindre 9 milliards d'ici 50 ans
:
inutile de décrire l'ampleur des problèmes
d'alimentation, de misère,
d'épidémie, de tensions, de flux
migratoires...qui vont se poser si le système
actuel est maintenu. Il faut noter ici que le problème de
l'explosion
démographique ne peut être résolu que
par l'éducation: "Les statistiques
disent que les couples qui ont a peu près le niveau
baccalauréat ou équivalent
ont 2,5 enfants en moyenne; les couples qui n'ont pas
d'éducation du tout ont 6
enfants. Dans les pays pauvres, on éduque certains mais pas
les autres, alors
ils ont des enfants: Plus il y a d'enfants, plus le pays est pauvre,
plus le
pays est pauvre, moins il a de système éducatif,
c'est la spirale vicieuse.
Comment en sortir? Faire payer le coût du système
éducatif des pauvres par les
riches" Albert JACQUARD au congrès ICEM pédagogie
Freinet - Août 1996.
Je chante peut être ( car on peut appeller cela ainsi) mais je n'ai rien d'une cigale!!!
26 mars 2005
telecharge alain
Les propos d'alain en téléchargement ou consultation!
valeur_morale_joie_Spinoza1.doc
Alain_Sentiments_passions1.doc
alain_propos_bonheur1.doc
Alain_les_idees_et_ages1.doc
Bonnes lectures!
Stanislas Kazal
28 mars 2005
Histoire du punk
HiSTORy
Of PuNk rOCk
1972,
STEVE JONES et PAUL COOK jouent déjA dans ce qui deviendra
plus tArd le grOupe
SEX PISTOLS ! A l'epoque, pas encore de JOHN LYDON ni de SID et de GLEN
MATLOCK.
JONES
et COOK rEpEtent avec du matos piqué aux groupes qu'ils
aiment (BOWIE, ROD
STEWART, ROXY MUSIC, ...).
1974,
JOHN LYDON qui a 18 ans abandonne définitivement les
études, se retrouve viré
de chez lui pAr son père à cause de ses cheuveux
verts et emménage dans un
squatt avec SID à Hampstead.
Il
n'arrêtera jamais de faire des petits jobs (il a
été plongeur dans un
restaurant avec SID) qui lui rapportent suffisamment d'argent pour
fréquenter
assidûment les pubs et se procurer le speed qu'il
affectionne. LYDON se met à
fréquenter intensivement le magasin de Malcolm McLaren
"SEX".
En
1975, Bernard Rhodes repère pArmi les habitués du
magasin "SEX" une
sorte de jeune dégénéré au
lOok de maniaque. Ses cheuveux sont verts et il
porte un T-shirt Pink Floyd sur lequel il a ajOuté les mots
'I Hate...'. Il
propose à ce jeune de le rejoindre au pub Roebuck, sur
King's Road, afin de
rencontrer Malcolm McLaren, STEVE JONES, PAUL COOK et GLEN MATLOCK.
JOHN LYDON
ne sait pas trop quoi en penser mAis il n'a rien à perdre et
il s'enNuie en
permanence, de toute facon. Il y va, accompagné de son
fidèle ami d'enfance, JOHN
GRAY. Les autres le découvrent,
stupéfiés pAr sOn lOok, son arrogence et sa
nervosité. La rencontre est tendu. PAUL le prend pour un
débile, STEVE JONES le
hait instantanément.
En
septembre 75 McLaren passe une annonce dans le Melody Maker :
'Recherché, jeune
sorcier guitariste pas plus vieux que 20 ans. Le look ne doit pas
être pire que
Johnny Thunders.' Un certain STEVE NEW (futur RICH KIDS, le groupe de
GLEN
MATLOCK après les PISTOLS) qui a répondu
à l'anNonce est conservé pendant
quelques semaines ... avant que les PISTOLS ne décident
qu'ils n'ont pas besoin
d'un deuxième guitariste.
Le 5
novembre 75, premier concert des SEX PISTOLS au St. Martins Art
College. C'est
MATLOCK qui a tout arrengé. Le groupe ouvre pour BAZOOKA JOE
(j'vous avoue, je
connais pas), et joue assez mal un set de 5 titres. Après ce
concert le
chanteur de BAZOOKA JOE, STUART GODDARD quitte son groupe pour devenir
ADAM
ANT.
Le 6
novembre 75, deuxieme concert des SEX PISTOLS à la Central
School Of Art.
En
1976, le pUnk rOck a explosé dans la scène
musical, et l'industrie du disqUe
fut quasiment du jOur au lendemain jetée dAns un
désarroi totAl. Des bandes
étAblies de rock prOgressif tel que EMERSON, LAKE AND
PALMER, YES et GENESIS,
fournissant une mUsique rock pseudo-intellectuelle, qUi tournaient
rarement et
jouaient seulement dans des stades, n'oNt plus
bénéficié de leurs honneurs et
furent soudain renvoyés coMMe étant 'des vieux
cons chiants'; la déconstruction
du rOck étAbli avait commencé.
Le Punk
rock était le retour de flamme, sUrtout composé
de jeunes, contre la répession
musicAle et sociAle dans l'Angleterre du millieu des années
70, et étAit une
façon pour décharger l'agressivité et
la hAINE contre LE CHOmage augmentant et
la corruption politique.
Des
groupes ont vu le jour dans quasiment chAque vilLe à travers
le Royaume Unis
l'accent sur la musique de la rue. La distinction entre musiciens et
fans était
perdue, ils étaient un et le même et sE
rAttachaient l'un à l'autre à chaque
niveau, chAotique et souvent amateur, cela n'importait pas. La musique
a réuSsi
une réaction au niveau des tripes, son but étAit
de créer un instant vibrant et
une sous-culture accessible qui rejetait l'idéologie des
chose fixées.
Des
explosions courtes, rapides et dirEctes d'une énergie
venimeuse caractérisée
pAr des refrains gueulés ou chantés,
completés par des parOles du genre 'écrase
le system-type', tout cela éTait la RAISon d'être
des PUNks...
12
février 76, premier vrai concert des SEX PISTOLS au Marquee,
un haut lieux de
la scène MOD sixties, les PISTOLS y sont en
première partie d'EDDIE & THE
HOT RODS (groupe pub rock au R&B hystérique), lors
du concert JOHNNY ROTTEN
detruit un partie du matériel des HOT RODS... STEVE JONES
dira par la suite à
la presse : "En fait, on ne s'intéresse pas à la
musique. On s'intéresse
au chaos.". Le concert leur vaudra un premier article, dans le NME,
titré
'Ne regadez pas derrière vous, mais les Sex Pistols
arrivent', franchement
favorable, et qui ne fait même pas mention d'EDDIE &
THE HOT RODS
Le 20
février 76, les SEX PISTOLS jouent au Buck's College Of
Higher Education, sans
même y être booké, prétendant
être la première partie de Screamin'Lord Sutch.
Un set des SEX PISTOLS chaotique. Dans la salle, deuX types qui sont
venus
spécialement de Manchester sachant que les SEX PISTOLS
allaient jouer, sont
fortement impressionnés. PETER McNEISH et HOWARD TRAFFORD
vont voir les SEX
PISTOLS backstage. En partant, ils pensent à former un
groupe, les BUZZCOCKS,
et se rebaptiseront bientôt SHELLEY et DEVOTO.
Les THE
RUTS proféraient une musique néo-politique
ANTI-RACIStE, mixant souvent leur
rocK à haut niveau d'octane avec quelques notiOns de reggae.
Les
STIFF LITTLE FINGERS, menés par le charismatique JAKE BURNS,
exprimait leUr
frustration avec la situation dans l'Irlande du Nord, leur pays natal,
avec des
hymes tel que 'ALTERNATIVE ULSTER'.
CHELSEA
et les ANGELIC UPSTARTS, quoiqu'opérant respectivement
à partir de Londres et
du Nord-Est, délivrAient tout deux des verdicts maudiSsant
les resultats de la
façon d'agir du gouvernement sur la jeunesse des
aNnées 70 : 'GENE OCTOBRE'S
RIGHT TO VOTE' reste un classique.
A cause
des médias, des ventes reCord s'élevant et un
intérêt de la pArt du marché
Américain, le mouvement PUNK devint bientôt le
cOmplet contraire de ce qu'il se
proposait au début de devenir. Les groupes cOMbattirent pour
maintenir leur
identité, mais ceux qui ont survécu sortirent
inévitablement des limites
étroites du PuNk rOck.
La
presse musicale, qui avait aidé le mouvement si fervemment,
devint vite
critique. Déjà, le mouvement Punk avait fourni
une industrie défaillante. La
musique était devenu un moyen de communication
passioné, rejetant
l'extravagance et l'aPproche hautement technique des supergrOupes.
Le PuNk
rOck n'a jamais suivi les lois, n'a j'Amais été
une question d'uniforme et de
rétrécissement de vOtre horizon.
Les
BUZZCOCKS, furent formés après que les membres
fondateurs PETE SHELLEY et
HOWARD DEVOTO virent un concert des SEX PISTOLS le 20
février 76, et un de
leurs preMiers concerts fut avec les SEX PISTOLS à
Manchester. Quand les
BUZZCOCKS ont sorti leur 'SPIRAL SCRATCH EP' (qui inclut 'TIME'S UP'),
les sons
irrésistibles du disque et l'énergie pure
contraignit même le plUs cynique des
long-cheveux (hippies) à la soumission. De la même
façon, quand les SEX PISTOLS
ont bouclé 'PRETTY VACANT' dans le Top Of The Pops,
même les hippies crevant
difficilement eurent à admettre qu'il y avAit là
quelque chOse de plus que
'juste du bruit'. C'était du rOck 'classique', non
compliqué, pure et simple.
L'ordre
établi de la musique pop et rock d'AngleteRre fut
bouleversé quand en automne
76, le premier single d'une bande considérée
alors coMme ouTrageuse, les SEX
PISTOLS, entèrent dans les charts et montèrent
jusqu'à la modeste position 38.
'ANARCHY
IN THE UK' devait avoir le même effet sur ce qui devenait une
scène de musique
pop à la fin des années 70.
Les SEX
PISTOLS furent controversés avant leur premier disque avec
la firme EMI, et
pendant deux ans après 'ANARCHY IN THE UK', ils
continuèrent à poursuivre la
publicité adverse et à attirer les manchettes de
journeaux de la presse
nationale.
Les SEX
PISTOLS sont toujours le meilleur souvenir du PuNk, plus de 20 ans
après leur
single de débarquement, mais il y a beaucoup d'autres actes
qui émergèrent du
PuNk et qUi ont survécu aux années 90.
Le 4
mars, juste avant un concert à l'El Paradise Club (une
boîte de strip-tease
dans Soho que McLaren loué pour en faire la salle
attitrée des PISTOLS) les SEX
PISTOLS donnent leur premiere grande interview, à
l'hebdomadaire 'Sound' qui,
contrairement à ses prestigieux concurrents le NME ou le
Melody Maker,
s'intéresse déjà au
phénomène PuNk. ROTTEN , sans qu'on ne lui ait
rien
demandé, s'adresse au journaliste John Ingham : "Je hais la
merde. Je hais
les hippies et ce qu'ils représentent. Je hais les cheuveux
longs. Je hais les
groupes de pub rock. Je veux changer tout ça pour qu'il y
ait plus de grOupes
coMme nOus. Je suis contre les gens qui se plaignent de Top Of The Pops
et qui
ne font rien. Je veux que les gens sortent et fassent quelques chose,
qu'ils
viennent nous voir et puis qu'ils fassent leur truc. Sinon, je perds
mon
temps."
Le 4
avril les SEX PISTOLS jouent au El Paradise.
Le 13
avril SLAUGHTER & THE DOGS se regroupe.
THE
CLASH commence à répéter à
LONdRES dans un squAtt.
Le 17
avril lesSEX PISTOLS et THE CLASH jOuent au 101'er.
Le 23
avril les SEX PISTOLS jouent au Nashville, en première
partie des 101'ers (le
groupe pub rock de JOE STRUMMER), dans la salle Adam ant, Vic Godard,
SID
VICIOUS, MIKE JONES, Dave Vanian et tout le gotha du PuNk embryonnaire
est
présent (BILLY IDOLESIOUXSIE SIOUX ...), VIVIENNE WESTWOOD
est également là
(elle provoquera même une bagarre pendant le set des SEX
PISTOLS). Après ce
concert JOE STRUMMER pense très sérieusement
à quitter les 101'ers pour monter
son propre groupe.
Le 4
juin les SEX PISTOLS jouent pOur la première fois a
Manchester et ce avec les
BUZZCOCKS, dans la salle y assiste MORRISSEY. Le 6 juillet les SEX
PISTOLS sont
en concert au 100 CLUB et les DAMNED (qui viennent de ce former) sont
également
en concert ce jour là.
Le 4
juillet les SEX PISTOLS sont en concert à Sheffield avec
CLASH en première
partie, dont c'est le premier concert, le lendemain les SEX PISTOLS
jouent au
100 Club avec les DAMNED en première partie.
Le 18
juillet, enregistrement de démos pour les SEX PISTOLS dans
un studio de Danmark
Street 'SATELLITE', 'SUBMISSION', 'PROBLEMS', 'SEVENTEEN' et 'ANARCHY
IN THE
U.K.' sont enregistrés sur un quatre-pistes, puis
amenés aux studios Riverside
pour être overdubbées par STEVE JONES sur un
huit-pistes.
Le 20
juillet les SEX PISTOLS sont de retour à Manchester pour un
nouveau concert
organisé par les BUZZCOCKS, avec comme tête
d'affiche SLAUGHTER & THE DOGS.
Le 29
juillet SEX PISTOLS, BUZZCOCKSet CLASH en concert à Londres
au Screen On The
Green. Pendant le concert, SIOUXSIE SIOUX, seins NUs, jARRetelles et
croiX
gammée (j'avais cette photo avant, fuck j'l'ai perdu),
demande a McLaren si son
groupe bourgeonnant pourrait éventuellement jouer avec les
SEX PISTOLS au Punk
Rock Festival du 100 Clubs, annoncé pour le mois de
septembre. McLaren accepte
et demande le nom de son groupe, réponse de SIOUXSIE : "On
ne sait pas encore,
mais on aura trouvé d'ici là."
Le 3
septembre les SEX PISTOLS sont à Paris et le 4 ils passent
à la TV pour la
première fois, dans l'émission So It Goes, le
groupe joue 'ANARCHY IN THE U.K.'
et ROTTEN ne cesse d'éviter la caméra. Lorsque
ROTTEN est enfin correctement
cadré, il fait un doigté à la
caméra avant de finir le titre dans le plus grand
fracas.
Les
STRANGLERS, dont les hits incluaient 'GET A GRIP ON YOURSELF' et
'DUCHESS' sont
toujours régulièrement dans les cHarts UK.
Les
BOOMTOWN RATS avec leur hit 'SHE'S SO MODERN' et 'LIKE CLOCKWORK'
furent menée
par le charismatique BOB GELDOF, dont le travail pour la faim dans le
monde et
les necessiteux a mené à sa reconaissance
mondiale. Et les JAM, dont les
nombreux hits, 'THE MODERN WORLD' et 'DOWN IN THE TUBE STATION AT
MIDNIGHT'
engendraieNt PAUL WELLER, au style direct, qui eut une seconde
carrière remplie
de succès avec STYLE COUNCIL.
THE
ADVERT (tristemEnt oubliés malgré la
réaPparition en 1990 du leader TV SMITH)
fournit des exemples parfait de PuNk précoce poussant des
slogans tes que 'Pas
le temps d'avoir 21 ans' et 'Adolescent emmerdés' combinant
tout deux des sons
brillants avec une ligne de basse vibrante, du à une
mystérieuse PuNk(e) de
rêve : GAYE ADVERT.
SIOUXSIE
AND THE BANSHEES se sont formés à partir de fans
des SEX PISTOLS, dont beaucoup
ont vécu dans les banlieues du Sud-Ouest de Londres et
furent donc appelés le
Contingent Broomley. Ils se sont hissés directement au mythe
en jouant un jeu
improvisé. BILLY IDOLétait à la
batterie, il quite le groupe le 17 septembre.
Le 20
septembtre c'est le 100 CLUB PuNk fesTivAl, joueront SUBWAY SECT,
SIOUXSIE AND
THE BANSHEES , THE CLASH et les SEX PISTOLS. Le 21, les STINKY TOYS
(grOupe
francais), les DAMNED, les VIBRATORS et les BUZZCOCKS.
500
personnes pour le festival... SUBWAY SECT ouvrent le bal, ils jouent
pour la
première fois en public (5 morceaux). SIOUXSIE AND THE
BANSHEES suit. les
BANSHEES sont composés de Marco Pirroni (futur Adan And The
Ants et Sinead
O'Connor) à la guitare qui remplace BILLY IDOL initialement
prévu, SID VICIOUS
à la batterie et STEVE SEVERIN ou HAVOC (c'est selon)
à la basse. Le groupe ne
sait absolument pas jouer et se lance dans des reprises chaotique
durant 20
minutes... LES BANSHEES qui étaient sensés
utiliser le matériel de CLASH s'en
verront interdire l'accès par Bernie Rhodes, leur manager,
à cause du brassard
à croix gammée arboré pAr la
chanteuse. Ils doivent se débrouiller avec le
matos de SUBWAY SECT. THE CLASH montent sur scène dans leur
line up définitif.
Ils jouent 'WHITE RIOT', 'LONDON BURNING', 'I'M SO BORED WITH THE USA',
'PROTEX
BLUE', 'JANIE JONES' et '1977'. Les SEX PISTOLS montent sur
scène devant un
public conquis pour la première fois d'avance. Ils jouent
'ANARCHY IN THE U.K.',
'I WANNA BE ME', 'SEVENTEEN', 'PRETTY VACANT', 'NEW YORK',
'SUBMISSION',
'STEPPING STONE' des Monkees, 'NO FUN' des STOOGES.
Le
lendemain soir, les STINKY TOYS (groupe avec Elli Medeiros et Jacno)
sont
acceuillis avec une certaine indifférence, à
l'exception de PETE SHELLEY qui
trouve le groupe très bon. Les DAMNED encHAInent et jouent
apProximativement
leurs morceaux à 100 à l'heure. LEur
énergie et leur présence scénique
parfaitement théâtral convainquent tout le monde
sAuf SID VICIOUS qui, décidé à
donner son avis, envoie vers la scène une chope de BIERE.
Elle éclate en
morceaux, dont l'un va sournoisement se loger dans l'oeil d'une jeune
PuNk. SID
est éjecté du 100 Club et correctement
molesté par la POLICE... Les VIBRATORS
sont aberrants. Le public reste pour lr moins perplexe devant ces
rOckers à
cheuveux longs, reprenant des solos de Chuck Berry. Enfin, les
BUZZCOCKS
finissent la soirée tandis que la salle se vide.
Le
bilan du festival est lourd. Suite à l'incident du verre de
BIERE et la
campagne de presse qu'il déchaîne ("Choc ! Horreur
! Violence au Punk Rock
Festival"), tous les groupes Punks seront interdit de séjour
au 100 Club.
D'autre part, le premier soir du festival, les SEX PISTOLS ont
signé un contrat
avec Glitterbest, que JOHNNY ROTTEN n'a même pas lu :
Glitterbest touche 25%
des revenus du groupe (au lieu des 20% habituels), 50% sur le
merchandising. La
clause 14 stipule que le groupe reconnaît le nom "SEX
PISTOLS" comme
une création du manager qui n'appartient donc
qu'à lui (Malcolm McLaren).
ROTTEN aurait mieux fait de lire avant de signer... Ca lui aurait
évité 8 ans
de procés.
McLaren
contacte plusieurs majors, Polydor et EMI. A Polydor, Chris Parry (qui
signera
plus tard les JAM et les CURE) n'arrive pas à convaincre ses
patrons de signer
les SEX PISTOLS. Chez EMI, ça n'est pas l'hysterie non plus,
mais McLaren
persuade les directeurs artistiques... BINGO !! Contrat mondial pour 2
ans,
40000 £ d'avance sur les royalities payables à
Glitterbest sur une base de 10%
: 20000 £ payables de suite, l'autre moitié devant
être réglée un an plus tard.
Les SEX PISTOLS sont signés le 9 octobre 76. Le 12, ils
empochent 10000 £ de
plus en signant un contrat d'édition, également
avec EMI. Le 13 octobre les SEX
PISTOLS arrivent aux studios Lansdowne, afin d'enregistrer 'ANARCHY IN
THE
U.K.'. Ayant recouvert les murs du studio avec des slogans comme
"ANARCHY" ou "EMI Is Here", ils se voient obligés de filer
aux studios Wessex.
Le 26
novembre 'ANARCHY IN THE U.K." sort en fanfare dans sa pochette noire.
Afin de promouvoir le single, une tournée est
prévue avec THE CLASH, les DAMNED
et les HEARTBREAKERS en tant qUe 'vedettes américaines'. En
attendant, les SEX
PISTOLS font quelques concerts où ils jouent un nouveau
morceau qui s'appelle
provisoirement 'NO FUTURE' et apparaissent à la BBC1 au
London Weekend Show
dans un documentaire sur le PUNK, aux côtés de THE
CLASH et d'autres
personnalités de la clique PuNk.
Le 1
décembre c'est la fameuse interview de Bill Grundy au
'Today' show TV.
Queen,
groupe signé chez EMI, est censé passer
à l'émission Today de Bill Grundy, sur
la chaîne Thames. Mais Freddie Mercury ayant des
problèmes avec son impossible
dentition, décide d'aller chez le dentiste et annule lr
rendez-vous (rien a
foutre de Queen, mais c pour l'histoire). On propose les SEX PISTOLS en
remplacement. (BIENTOT LE TEXTE DE CETTE EMISSION !! heu qd je dis
bientôt
c'est ptetre dans 6 mois...)
Le 9
décembre les SEX PISTOLS sont en conCErt à
Manchester et parmis le public ce
trouve les membres de JOY DIVISION.
THE
BOYS ('BRICKFIELD NIGHT') avaient la distinction d'être le
seul groupe PuNk à
utiliser un piAno et de sortir des singles pour Noël (quoique
déguisés coMme
des soulards), tandis que SLAUGHTER AND THE DOGS de Manchester ('BASTON
BABIES') furent largement connus pour leur penchant pour les bottes et
des
concerts qui se terminaient avec une scène recouverte d'une
bouillie collante
et séchée de farine et de sang.
L'étonnant
'PERSONALITY CRISIS' et 'LOOKING FOR A KISS' montrent exactement
comment les
immondes NEW YORK DOLLS eurent une influence si importante sur les SEX
PISTOLS,
(dont le 'NEW YORK' était leur réplique venimeUse
à celle des américains
'LOOKING FOR A KISS'), tandis que 'ONE TRACK MIND' trouve l'ex-DOLLS
JOHNNY
THUNDERS tappant en retour avec une carrière solo
à succès. 'BORN TO LOSE'
était une chanson de JOHNNY THUNDERS .
En
1977, SIOUXSIE AND THE BANSHEES devinrent un des groupes les plus
chauds
d'Angleterre. Leur premier 45 tour, 'HONG KONG GARDEN' vint directement
dans le
Top 10 et fut le début d'une carrière continue.
Inspiré
par les tubes des SEX PISTOLS, une nouvelle
génération d'artistes émergea en
77, utilisant un rock'n roll dépouillé,
où l'énergie et l'attitude plutôt que
la technique étaient les vertus.
THE
CLASH sort sont premiEr 45T 'WHITE RIOT' en février.
En
avril sortie du premier alBum de THE CLASH 'THE CLASH', cet albuM
contient un
morceau REGGAE 'POLICE AND THIEVES'.
Le
second single des SEX PISTOLS 'GOD SAVE THE QUEEN' fut mis sur le
marché en mai
77, à une période où la nation
célébrait les 25 ans d'anniversaire de
l'accession de la reine au trone et fut calculé pour
outrager le sentiment
public. Leur paya et le single atteint le numéro deux et fut
vendu à 150000
exemplaires en 5 jours. La même année, ils
engoufrèrent dans le top 10 à
nouveau avec une autre composition 'PRETTY VACANT'.
Le fait
que Malclm McLaren ait eu l'intentiOn ou non de fAire des SEX PISTOLS
les
architctes de la nouvelle vage du rOck, est aussi discutable que le
fAit que
Sam Philipps ait eu l'intention de faire d'ELVIS le modèle
du rock'n Roll
lui-même. Les révolutions sociales et musicales
engendrées par leurs protégés,
n'auraient pas pu non plus être prédites,
cependant leurs ambitions respectives
(Sam voulait trouver un blanc pouvant chanter comme un noir - Malcolm
voulait
trouver ou créer un groupe qui avait la bonne attitude (??))
devaient contenir,
quelque part dans leur tête, au moins la
possibilité lointaine ou l'espoir d'un
succès impensable.
Mais à
la fiN de 1977, la première vague d'enthousiasme PuNk avait
disparu. Le stYle
était devenu trop rigide, et sa très grande
vitesse jouait contre lui; si vous
écoutez des disques comme 'THIS PERFECT DAY', 'THE ADVERTS',
'THE GREAT BRITISH
MISTAKE' des SAINTS, vous entendez le son d'une musique
accélérant jusqu'à ce
qu'elle touche un mur de brique. Quant à l'encien leader des
BUZZCOCKS? HOWARD
DEVOTO forma son propre groupe, MAGAZINE. Ressemblant
mystérieusement à
l'éminence grise de l'époque BRIAN ENO, DEVOTO
descendit à fond de cale la
route artistique, comme les paroles de 'SHOT BY BOTH SIDES' (Top 30 au
début
78) le confirment. 'WHICH SIDE ARE YOU ON ?' demandait un autre disque
populaire de l'époque; les participants au reste des PuNks
avaient nOn seulement
besoin de choisir leur cAmp, mais aussi le bon camp, càd
d'être CONTRE le
rAcisme. Dans ses chansons et grâce à ses chansons
et son art, DEVOTO cherchait
à rester loin des foules, et mis au pilori pour cela, ainsi,
politisé, il était
devenu pOst-PuNk.
1978
vit la montée de SHAM 69, le groupe de JIMMY PURSEY'S, qui
pensait que le PuNk
rocK devenait trop à la mOde et qui fraPpa à
l'arrière avec des chansons des
rues sAns non-sense, telles que 'ANGELS WITH DIRTY FACE', 'RIP OFF' et
plus
particulièrement leur cri de ralliment 'IF THE KIDS ARE
UNITED'. Toutes ces
chansons célèbraient le style de vie 'bon
loubard'.
En
janvier 78, les SEX PISTOLS splittèrent, le PuNk
n'était pas sans un certain
fUn pop innocent : la jeunesse moderne libre, un sentiment
rénové de 'FRIDAY ON
MY MIND', que la ville est votre. Le troisième TOp 40 des
JAM, 'THE MODERN
WORLD' est un bon exemple, comme le titre bien conscient de GENERATION
X 'WILD
YOUTH'.
Histoire du punk suite
(suite de l'histoire du Punk)
THE
REZILLOS, d'Edinburgh, en Ecosse, contribuèrent avec '(MY
BABY DOES) GOOD
SCULPTURES', un son oFf marié avec des effeTs visuels
précoces de Memphis et
des presques-hits.
A
l'époque où ces disques sortirent, cependant,
l'amusement innocent n'était pas
aussi possible. Le sens de l'actualité du PuNk avait
placé ce qui était un arT
/ un sTyle dans l'arène pOlitique à
l'époque de la polarisation politique et
des batailles en cOurs entre les extrèmes gAuches et
droites. Privé de son
centre (les SEX PISTOLS) le mouvement se divisa en diverses directions
: le
réalime social, l'expérimentation artistique et
l'essai de placer des hits au
Top.
SHAM 69
mena le cadre social réalisme. Venant des ordures du sUd de
Londres, ils
marrièrent un PuNk basique, simpliste à des
paroles simples, effectives et de
deuxième clASse. C'était une mixture effective
d'un point de vue commercial :
leur premier grand 45 tour 'THERE'S GONNA BE A BORSTAL BREAKOUT', donna
un coup
de coude aux charts, tandis que leut trOisième 'IF THE KIDS
ARE UNITED' vint
dans le Top 10. C'était leur apogée, mais leur
carrière s'effondra sous le
suPPort non cherché de l'extrème droite. Quand
quasiment chaque concert devint
un champ de bataille, SHAM 69 se retira.
999 et
THE LURKERS était identiquement placés sous la
loi du marché, non à cause de
leurs paroles mais à cause d'un travail hardu, d'un styLe
brutal. 'EMERGENCY'
est le soMmeT de 999, datant du début de 1978, sorti avec
une des premières
vidéo pOp, où le chanteur NICK CASH attaque la
caméra. 'homicide' fut leur
premier hit dans la Top 50, plus tard durant l'année 78. THE
LURKERS ont émergé
hors de Londres Ouest en 1977, avec leur stUpide 'SHADOW', mais n'ont
pas eu de
hiT avant la mi-78, avec 'AIN'T GOT A CLUE'. Les deux groupes jOuent
toujours
le circuit des vieuX PuNk.
En
février l'enregistrement du second album de THE CLASH,
'GIVE'EM ENOUGHT ROPE',
est interRompu, JOE STRUMMER doit se fAire hospitaliser à
cause d'amygdales
enflammées et d'hépatite virale.
En
1978, Manchester était firmement établi comme la
seconde cité PuNk
d'Angleterre. Pendant un temps, la ville fut son centre le plus
créatif. Les
'pères' de la ville, les BUZZCOCKS ont inauguré
une suite incroyable de 7 hits
au Top 40 en 18 mOis avec des chansons telles que 'WHAT DO I GET?', un
excellent exemple de leur style mélangé
puissance-pop. Finalement, surmené et
dénué des idéaux qui les avaient
soutenus, les BUZZCOCKS sont passés à trAvers
un période fleurissante finale, hautement
psychédélique et philosophique, avant
de splitter en 1981.
Début
78, GENERATION X sort un nouvel album produit par Ian Hunter. Le groupe
UNDERTONES sort le single 'TEENAGE KICKS'.
WIRE,
continua à être sarcastique et méchant,
tout le monde se tenait hors de leur
chemin. 'I AM THE FLY' était un presque-hit pOpulaire
à l'automne 78. WIRE
souffrait, cependant, de la confusion de l'époque : un
cOncerT à New Castle
s'est transformé en viOlence de masse pendant qu'ils
étaient sur scène.
La
popularité de X-RAY SPEX, démenait aussi de
serieux problèmes. 'THE DAY THE
WORLD TURNED DAY-GLO' prit une prophétie
mystèrieuse de la saturation chimique
d'aujourd'hui dans le Top 30 du début de
l'été 78. Leur hit suivant,
'IDENTITY', termina leur styLe de voix cRiante et de saxophone
gémissant dans
un niveau imposSiblement haut. Quelque chose devait casser et
après un mois de
placement dans le Top 30, la chanteuse POLY STYRENE eut une
dépression
nerveuse. Leur seul et unique album, 'GERM-FREE ADOLESCENTS',
était chouette.
Le 22 octobre les VIBRATORS donnent leur concert d'adieu au Marquee.
Nommés
d'après une chanson des VIBRATORS, STIFF LITTLE FINGERS, de
Belfast, en arriva
directement aux intérêts sociaux, avec des
chansons à propos de la gerRe civile
en Angleterre, comme écrit par uN journaliste du Fleet
Street, les mOts étaient
marriés à des sons PuNk, parmis lesquels
'ALTERNATIVE ULSTER' et 'SUSPECT
DEVICE'.
Une
autre caractéristique de cette année fut le
fleurissement de la vEnte au détail
indépendante et des cartels de labels de disques. Les
magasins de disques
étaient devenues indépendants en sTOckant du
matériel rare ou interdit (parmis
lequel le 'GOD SAVE THE QUEEN' des SEX PISTOLS qui par plusieurs
chaînes de
vente majeures était l'exemple le plus infamant). De
nombreux labels de
disques, coMMe ROUGH TRADE, BEGGARS BANQUET et ZOOM en Ecosse,
sortirent de
cette arène. Un label situé à
mi-chemin était RADAR, dirigé par Andrew Lauder.
Il avait angagé THE STRANGLERS et THE BUZZCOCKS sur un label
majeur et a aussi
été responsable de la premièRe boNne
réédiTion du materiel des années 60 en
Angleterre. Un disque de RADAR, distribué par Warner Bros
exposait ELVIS
COSTELLO et aussi des talents locaux tels que les SOFT BOYS de
Cambridge. Le
chanteur et écrivain ROBYN HITCHOCK continue de ravir les
anglophites.
La
carrièRe de MARK PERRY fut spéciale. Il
coMmEnça par définir l'esthétique du
mouvement entier avec le premier magaZine PuNk d'Angleterre, SNIFFIN'
GLUE.
Ennuyé par l'analyse, il forma son propre laBel de disques,
STEP FORWARD
(repris par le futur manager de POLICE, MILES COPELAND), et
commença à délivrer
des groupes qui allait de SHAM 69 à POLICE du
début, et aux styles pLus
obliques, sévères de THE FALL, et de son propre
groupe expérimental,
ALTERNATIVE TV.
ALTERNATIVE
TV n'eu aucun hIt, mais le morceau 'ACTION TIME VISION'
était ce que le groupe
avait de plus proche de son son typique. Après avoir perdu
des membres à une
vitesse embarassante, ATV a entamé le paSsage hypies/PuNks
en jouant au
festival de Stonehenge à la fin 78. Le groupe
éclate en 80, mais PERRY
enregistre toujours des disques à intermittence.
Un
autre disque sur STEP FORWARD en 78 était le 'BINGO MASTER'
de THE FALL, le
premier disque d'une carrière continue qui a vu MARK E.
SMITH être reconnu
comme un des premiers bons écrivains du rOCk.
Les 29,
30 novembre et 2 décembre c'est le Great British Music
Festival, a l'affiche
queleques groupes PuNks : JAM et GENERATION X (les autres je connais
pas).
Un des
plus grandioses groupe de l'époque SUBWAY SECT
formé, à nouveau, à partir de
fans des SEX PISTOLS et fut rapidement repris par le manager de CLASH,
BERNARD
RHODES. Menés par VIC GODARD, le groupe était
monochrome, hautement introverti,
puriste. LeUr premier 45 tour, 'NOBODY'S SCARED' résumait
ironiquement ce qUe
le PuNk était devenu : "Personne ne sait pour quoi ils sont.
D'ailleurs,
tout le monde s'en fout...". Le second 45 tour des SUBWAY SECT contient
la
prémonition de ce que le PuNk allait devenir : juste comme
la bAlance pOlitique
penchait vers la droite, VIC GODARD célébrait son
propre manque de la qualité
que bientôt on mettrait le plus en valeur, l'ambition.
Comme
les années 70 se terminaient, le Top Of The Pops passait
régulièrement des
groupes PuNk telles que les BUZZCOCKS, dont le 'WHAT DO I GET' compte
parmis
les moments pOp les plus fins. Le single 78 'HURRY UP HARRY' de SHAM 69
a
atteint le Top 10.
Un des
albums de l'année 78 c'est 'THE SCREAM' de SIOUXSIE
& THE BANSHEES.
En
1979, le 2 féVrier, SID VICIOUS meurt d'une oVerdose.
Les
BUZZCOCKS sortirent deux hits, 'HARMONY IN MY HEAD' et 'EVERYBODY'S
HAPPY
NOWADAYS'. La banque d'Angleterre interdit à THE CLASH le
droit d'utiliser la
reproduction d'un billet de 20£ pour illustrer la pochette de
leur prochain
album. En mAi, les lecteurS du journal anglais NEw Musical EXpress
élisent JOE
STRUMMER premier ministre. EN décembre sortie de 'LONDON
CALLING' porte de
sortie à l'éTiquetTe PUNK, ce disque hIStoriquE
offre un nouveau public à THE
CLASH.
En
1980, le succes de THE CLASH est très grAnd, et ils sortent
un triple album
'SANDINISTA', 36 titres dont 2 gros HIts, 'THE MAGNIFICENT SEVEN' (rap
avant
l'heure) et 'THE CALL UP'.
En 1981
THE CLASH sort un deuXième titre raP 'THIS IS RADIO CLASH',
mais l'heure de la
rupture a sonné (au bon moment sinon qui sais ce qu'ils nous
auraient fait).
'COMBAT ROCK' sort avec 2 très grOs hits, 'ROCK THE CASBAH'
et le plus gros
hits de THE CLASH 'SHOULD I STAY OR SHOULD I GO' chanté par
MIKE JONES.
31 mars 2005
simulation de guerre nucléaire
Simulation de guerre nucléaire

Depuis le temps que ça doit finir par arriver, ça
va finir par arriver !
Ginette Renaud Concierge (2005)
Une simulation, ma petite c'est utile au cas où t'y arriverai pas...
Prosper Merimel souteneur (1926)
On fait pas de champignon sans cassé d' omelette!
Marcel ricard taulier (1952)
Tout ce que vous vouliez savoir sur la guerre atomique ,Stanislas kazal
vous l'explique avant qu'il ne soit trop tôt ou trop tard pour vous faire
atomiser et vitrifier en toute conscience, en y prennant plaisir si possible.
1)Allons cueillir des champignons!
A)Les bombes A !
La fission nucléaire, utilisée pour
déclencher les explosion des bombes A, fait
apparaître des noyaux atomiques instables qui, en se
désintégrant en particules plus stables,
produisent des rayons alpha, bêta, ainsi que les rayons gamma
et neutroniques, extrêmement dangereux.
Les rayons gamma ont un pouvoir de pénétration
de: 30 cm dans le béton 30 à 60 cm dans la boue 1
mètre dans l'eau
Il y a deux types de rayons gamma, et comme certaines lames de rasoirs
bien connue, ils ont la propriété
d'être à double action: le ler entame l'humain, et
le 2eme achève l'humain avant qu'il ne se
rétracte soit le double effet kiss cool Nagasaki-Hiroshima.
1)Les rayons gamma "instantanés", produits lors de
l'explosion elle même n'ont en fait qu'une importance
mineure, car ils irradient une surface déjà
soumise à un effet de souffle dévastateur, et
à un puissant rayonnement thermique: ceux qui ont
été écrabouillés et
carbonisés, seront content d'apprendre que cela continu sans
eux parce qu'il ont déjà reçu et qu'il
en faut pour tout le monde en démocratie..
2)Les rayons gamma différés qui sont
émis par la désintégration radioactive
de particules produites par l'explosion: ils se condensent sur des
résidus de poussière que l'explosion arrache du
sol et expédie en altitude, où ils sont
disséminés au dessus de grands territoires,
créant de ce fait, de vastes champs de retombées.
Plus une explosion est puissante, plus ces débris sont
envoyés loin, parfois jusque dans la
stratosphère, et plus il leur faut de temps pour
redescendre: ils perdent ainsi beaucoup de leur
radioactivité. Donc, paradoxalement, plus une explosion est
puissante, moins ses retombées sont dangereuses. loin des
yeux, loin de la tumeur !
Toutefois, si des centrales nucléaire ou des
entrepôts de matériaux radioactifs
étaient touchés par des bombes de forte ou
très forte puissance, on assisteraient alors à la
formation de vastes déserts radioactifs dans lesquels le sol
et l'eau seraient empoisonnés pour des siècles,
et peut être des millénaires.
Il faut tout de même signaler qu'un bâtiment
réacteur de centrale résisterait sans
problème, avec la salle de commande, à une
explosion nucléaire tactique
(1 à 3 kT: la plus plausible sur ce type d'objectif). La
salle des machines (turbine, alternateur), dont les composants ne sont
pas radioactifs, serait rasée. Les objectifs de l'ennemi
serait donc atteints car sauf s'il s'agit de Fu Manchu ou de Fantomas
,leur but serait de réduire la production
d'électricité du pays cible, pas de provoquer une
catastrophe nucléaire, ouf un petit dîner au
chandelle en perspective, merci butagaz.
Le procédé utilisé est la fission
nucléaire!
B)Bombe H
En ce qui concerne les bombes H (à hydrogène),je
dirai simplement que l'énergie produite par 1 kg de
Deutérium lors du processus de Fusion dans ces bombes
là, est 6 fois supérieure à celle
produite par 1 kg d'Uranium dans le processus de Fission des bombes A.
Pour obtenir l'énergie nécessaire à
leur fonctionnement, on utilise justement l'explosion d'une bombe A en
guise d'allumette(réaction en chaîne).
NB: Le Deutérium est un isotope de l'hydrogène,
c.a.d.:un atome d'hydrogène avec un noyau de masse
différente. le procedé utilisé est la
fusion après un allumage par une petite bombe A.On peut
d'ailleurs s'amuser ainsi comme l'on fait nos chercheurs
fission,fusion,refision, refusion etc les effets s'en trouve
démultipiés en terme de souffle, thermique et radioactif...
C)La bombe N dite Bombe à Neutron
La bombe N est une arme destinée avant tout à
stopper des formations tactiques de blindés. Elle contient
une bombe A destinée à faire exploser une bombe H
modifiée pour libéré un max de
radiation mortifère . Les effets de souffle et les effets
thermiques sont réduits et correspondent pus ou moins ceux
d'une bombe A de 1 KT.
Par contre, ce sont donc les effets des radiations sont les plus
préoccupant!
-L'EFFET DE SOUFFLE: détruit tout dans un rayon de 250 m.
A 300 m, les chars résistent.
Les bâtiments tiennent debout à partir de 700 m et
les vitres se brisent à 1 000m
-L'EFFET THERMIQUE: Les chars résistent à 300
mètres.
A 750 m, le papier et le tissus s'enflamment spontanément
(les bâtiments qui auraient résisté
à l'effet de souffle peuvent donc prendre feu
jusqu'à 750m).
- L'EFFET DES RAYONS GAMMA:
A 600m: 10000 rems: mort immédiate.
A 900m: 1800 rems: mort entre 2 et 14 jours.
A 1300m: 200 rems: mort au bout de quelques semaines (sauf secour
efficace).
A 1800m: dose négligeable
- L'EFFET DES NEUTRONS:
A 900m: 12000 rems: mort immédiate
A 1300m: 750 rems: mort en quelques semaines
A 1800m: 50 rems: négigeable
- EFFETS DES RADIATIONS:
0,5 rems : limite annuelle d'exposition pour le public.
5 rems : Limite légale annuelle d'exposition pour un
professionnel (limite rarement approché en centrale).
10 Rems instantannés (modifications provisoire de la formule
sanguine (Nbre de globules blancs) pendant 3 jours.
100 Rems instantannés : Nausée, vomissements.
200 Rems inst. : Rougeurs sur la zone exposée. On notera que
les premiers chercheurs qui ne connaissaient pas les effets de la
radioactivité on utilisé ce symptôme
comme unité de mesure (!?!). On était
brûlé ou pas. Cependant ceux qui sont morts d'un
cancer (pas forcément imputables aux radiations, ne sont
morts que plusieurs (dizaines) d'années après.
250 Rems inst. : Perte des cheveux, de la pilosité, premiers
décès possibles (dans les jours suivants).
Dose semi-létale : 450 Rems instantanés. La dose
semi létale est déterminée comme
étant celle pour laquelle 50 % des personnes
exposées décèdent des causes des
radiations (dans un délai de 3 mois, la plupart du temps
dans les 3 jours) sans avoir reçu de soins
adaptés.
Les mutations génétiques ne sont quasiment pas
possibles, Car si une cellule est atteinte :
-Soit elle meurt.
-Soit elle se répare.
-Soit elle devient "incontrôlable" et cela aboutit
à un Cancer.
Une gamète sexuelle mâle (spermatozoïde)
peut comporter une aberration mais les
spermatozoïdes sont changés tous les 20 jours par
l'organisme (20 jours d'abstinence pour éviter
Eléphant man).
Pour les gamètes sexuelles femelles: les ovules sont
présents dans les ovaires depuis la naissance de la femme et
y restent jusqu'à l'expulsion du dernier d'entre eux . Une
femme en étant de procréer ne peut pas savoir,
dans les 15 premiers jours de la grossesse, qu'elle est enceinte: les
retards de règles n'ayant pas encore
été détectés. Or,je sais de
quoi je parle, le fœtus durant cette période est
très fragile et supporte mal l'exposition aux radiations. Il
peut mal se comporter mais dans la quasi-totalité des cas,
il mourra. Signalons aussi que les organes sexuels féminins
sont deux fois plus résistants que ceux des hommes.
On ne peut donc pas muter de son vivant (les gênes
architectes veillent !)
Le résultat d'une forte dose est moins spectaculaire :
Beaucoup de cellules meurent, et ne font plus leurs boulot: Perte des
fonctions digestives (foie HS, idem pour les intestins).
Genèse d'adrénaline HS. La plèvre
devient poreuse et les poumons se remplissent de sang, de lymphe, les
transmissions nerveuses sont altérées, le
système immunitaire devient défaillant...
En cas de fortes radiations, on ne se transforme donc pas en calamar
géant bleu fluo ni en hiroshiman le super héros,
on meurt, tout simplement. Les cancers, quant à eux,
n'interviennent qu'à moyen et long terme.
Petites remarques avant de continuer:
Il convient d'expliquer clairement ce qu'il ne pourrait pas arriver,
même avec l'explosion de toutes les armes atomiques:
-1: L'explosion pure et simple de la planète: il s'agit juste de
bombes atomiques, pas de l'apocalypse de st jean ni d'une vision de
Paco Rabannes, voyons !
-2: Faire bouillir les océans(mais que fait captain igloo)!
-3: Changer l'axe de rotation de la terre (je vais enfin trouver le
nord)!
-4: Faire fondre les pôles: pour une raison simple:il n'y a
rien à y détruire, ils ne seraient donc pas
visés le cas échéant (le
père Noël aura la vie sauve) !
-5: Engloutir des continents entiers: le manteau de la croûte
terrestre est solide, et il ne cédera pas si facilement( au
secours le lapin mangeur de planète).Par contre, il est
à craindre une montée des eaux en certains
endroits en raison de la rupture de digues dues aux explosions
nucléaires (en Hollande l'autre pays du barrage par exemple).
-6: La destruction totale de la vie sur la planète: en
effet, il existe dans les grandes fausses sous marines et dans certains
calbutes, des espèces qui seraient hors d'atteinte des
effets d'une guerre et qui n'ont pas besoin de lumière
solaire pour vivre. Qui sait, peut être la vie reprendrait
elle à la surface au bout de ... un millions
d'années: n'est-elle pas tout d'abord apparue dans l'eau ou
dans le slip du créateur ? Ceci dit, laissons là
le débat sur les origines de la vie et reprenons notre
propos:
2) L'OZONE SE FAIT ULTRA-VIOLET (mais que fait la police).
Les armes de plus de 200 KT atteignent la stratosphère , y
provoquent la combustion de l'atmosphère , et transforment
l'azote N2 de l'air en NO, N02, N03 ... or,ces NOx
détruisent la couche d'ozone.
La couche d'ozone supprimée ou au mieux gravement
endommagée, les rayons Ultraviolets du soleil ne seraient
plus arrêtés et se feront une joie de venir nous
fumer la couenne, provoquant des cancers, et en prime (oh merde!) une
altération du système immunitaire.
Mais il y a plus grave (re merde) les rayonnements Ultraviolets
menaceront la base de la chaîne alimentaire en
détruisant des plantes microscopiques (Phytoplancton) qui
servent d'aliments à certains animaux marins. En remontant
cette chaîne, on pourrait arriver jusqu'à l'homme
et au Medef. Les cultures ne seront pas non plus
épargnées par la disparition de l'ozone: en
quelque sorte, ce sera la "faim" mais pas la soif vu la cave de
Philippe ROUYER .
3) le grand incendie (qui as foutu le feu au bahut) !
Dans les villes et les raffineries sont concentrés sur une
faible surface des produits inflammables et toxiques (ou pouvant le
devenir lors de leur combustion). Si de tels objectifs
étaient visés en grand nombre. il en
découlerait des émanations importantes de
fumée et de suie qui empêcheraient la
lumière de passer: c'est ce que l'on appelle "l'hiver
nucléaire", car il supprimerait l'effet de serre
entraînant une chute des températures:
On a vu que les fortes explosions au sol propulseraient de fines
particules jusque dans la haute stratosphère: cette
poussière serait d'abord soulevée par la boule de
feu elle-même, puis aspirée par le pied du
champignon. Mais elles provoqueraient surtout de gigantesques incendies
renforcés par la rupture des conduites de gaz.
Le bois, le pétrole, le plastique, le bitume, le gaz naturel
brûlent très bien et sont présents en
grande quantité dans les agglomérations: de
véritables ouragans de flammes pourraient se
déclencher.
Or, les combustions vives transforment une bonne partie des
matières organiques en carbone
élémentaire, c'est à dire en
fumée de suie très noire.
Ces énormes paquets de fumée
s'élèveraient pour couvrir tout l'horizon.
Et c'est la que se situe le problème, car la
fumée, la suie, la poussière,
injectées à haute altitude,
empêcheraient la lumière solaire d'arriver au sol,
ce qui contribuerait déjà à refroidir
la terre: il risquerait de plus de faire presque aussi sombre le jour
que la nuit.
Mais ces épais voiles noirs ne pourraient surtout pas
permettre aux rayons solaires d'atteindre la basse
atmosphère qui contient principalement les gaz provoquant
l'effet de serre.
En effet certains gaz de l'atmosphère (CO2 et Vapeur d'eau),
laissent passer la lumière solaire visible, mais pas les
rayonnements infrarouges dont l'émission par la terre en
direction de l'espace tendrait à la refroidir. Ces gaz sont
donc comme un "manteau" qui réchauffe la terre.
L'effet de serre stoppé, un refroidissement
considérable de la terre serait à envisager. Il
est à signaler qu'un hypothétique lessivage par
les pluies n'entraînerait qu'une diminution de 10% de la
quantité de fumée.
La température moyenne d'un point
émergé du globe (selon sa position et les
saisons,l 'heure ) est de 13°c. Sans effet de serre, cette
température pourrait perdre entre 15 et 25°c,
entraînant un gel total durant des mois, et peut
être même quelques années, d'ou le nom
"d'hiver nucléaire". Une fois les fumées et les
radiations retombées, les rayons Ultraviolets s'en
donneraient à cœur joie pour tuer ce qui ne l'a
pas encore été...
-Une explosion nucléaire disperse des atomes de plutonium
non "brûlés" (isotopes, survivant des fissions,
...). Ce plutonium ainsi que d'autres produits de fission ne sont pas
que radioactifs, ils sont aussi très toxiques, puisque ce
sont des métaux lourds (plomb, plutonium, uranium, arsenic,
...).
1 gramme de Plutonium, par exemple, est 1000 fois plus dangereux par sa
toxicité que par ces effets radiologiques. Il y a donc aussi
de fortes chances de mourir d'empoisonnement .
Ajoutons à cela que, du fait des incendies des villes, il
est à craindre d'importantes émanations de gaz
toxiques (Pyrotoxines), ou encore, la dispersion sur un vaste
territoire de résidus de fibres d'amiante (qui sert
d'isolant dans beaucoup d'immeubles), entraînant des risques
prolongés de cancers.
Dans les raffineries de pétrole, les stocks de souffre issus
du carburant traité pourrait, en brûlant, former
des panaches d'acide sulfurique entraînés par le
vent. Il se produirait alors des pluies acides dans un rayon important
autour des raffineries.
Quoi qu'il en soit, une extermination massive des espèces
est à envisager, y compris celle de l'homme.
4) Le Chaos ( et c'est ainsi que cain -caha):
C'est la famine qui sera le facteur le plus dévastateur:
l'effondrement des systèmes politiques et sociaux fera
perdre toute valeur à l'argent: se nourrir deviendra le but
ultime. Or, les récoltes seront détruites, par le
feu et les radiations, puis le froid et l'obscurité qui
empêcheront le phénomène de
photosynthèse. Le manque de médecins, de
médicaments, de matériel médical et
d'hygiène accélérera la propagation
des infections et des maladies. Il ne faut pas s'attendre à
ce que des gens affamés, malades et
désespérés restent sages comme des
images de camenbert. Les pillages seront légion. La police
et l'armée, inexistantes ou très
désorganisées, suivant le gouvernement ne
pourront pas agir efficacement. La loi du plus fort s'imposera (ceux
qui possèdent des armes personnelles) dans un but
égocentrique de survie, au détriment des plus
faibles. Ceux-ci seront exterminés ou rejetés des
abris si il y en a, pour cause de manque de nourriture ou de place.
Les bases technologiques dévastées, les
ressources détruites, une haine sauvage contre les
scientifiques, les intellectuels et Stanislas Kazal seront à
craindre. Il y aurait un retour à la superstition et
à un très dur nationalisme. Ce serait la
destruction pure et simple de notre civilisation: une ère de
barbarie ferait son apparition.
A moins qu'on fasse des kibbouts ou que l'on vive en
communauté peace and love à poils dans des tipis (
dans tout les cas ne touchez pas à ma femme ou
sinon...)
5) Comment survivre avec stanislas Kazal(les gars, me laissez pas tomber)!
Pour pouvoir survivre, il faudrait d'abord:
-Echapper aux frappes directes, avoir la possibilité de se
mettre à l'abris du froid, de la radioactivité,
des rayons UV, posséder un stock de vivre et d'eau potable
suffisant, attendre que la suie et la radioactivité
retombent (ce qui pourrait prendre des mois), attendre encore que la
couche d'ozone se reforme (on ne sortirait que la nuit comme
à mon habitude). Une fois tous ces dangers
surmontés (si c'est possible), il faudra trouver un moyen
de subvenir à ses besoins sans trop de
difficultés. Voici l'ordre de priorité de ces
besoins:
1: Nourriture (animale,végétale,graines pour l'agriculture...)
2: Médicaments
3: Armement
4: Vêtements (il fera frisquet au début, n'oubliez
pas votre petite laine)
5: Moyen de transports
6: Objets divers( dont un album de stanislas kazal, on peut allumer un
feu avec un compact disc car on
peut s'en servir de miroir)
Les armes à feu seront très précieuses
mais les munitions se raréfieront vite. L'armement deviendra
de plus en plus artisanal au fur et à mesure que le temps
passera: un parc-mètre servirait de massue, un panneau de
bouclier, un saladier de casque, des morceaux de vitres de lames,le
disque de Kazal comme frizzbee coupant etc..
Quelqu'un qui a faim n'a rien à perdre sauf la raison: il
peut se montrer très très méchant et
moi vaut mieux m'habiller que me nourrir comme disait ma
mère.
La pénurie peut pousser à l'anthropophagie( moi,
je suis immangeable et vous me faite tous vomir) , ou à
exhumer les nombreux cadavres pour les dévorer
entraînant une prolifération de terribles maladies
(moi,c'est pour ça que je me ferai incinérer ; si
on empêche les poètes d'être bouffer par
les vers, alors).
L'espérance de vie chutera: A 40 ans, on sera
considéré comme un vieillard type academie
française(moi de toute façon j'aurai toujours 20
ans car quand on aime on à toujours 20 ans). Il est fort
possible que, dans un premier temps, Stanislas Kazal ,les savants et les
"vieux" disparaissent, rendus responsables de la catastrophe et
condamné par les cons qui sont en fait connement les
vrais responsables (je me comprends), c'est à dire
vous tous sans le savoir ( ne me tuez pas, je disais que mon disque
c'était une bombe pour de rire).
A ce moment les rois du monde sortiront de leurs abris vip, pour pisser
leurs champagnes avec leurs putes et leurs gardes personnelles et
imposeront un nouvel ordre genre travail, famille, patrie où
religion et politique seront confondues et l'histoire recommencera
jusqu'à que l'on n'en soit au même point ou que
l'on réussisse enfin à tout faire
péter(au moins un truc qu'on aura réussi) parce
que l'on n'aura de toute façon encore rien compris et
là se sera sans moi !
6)L'APOCALYPSE atomique de Stanislas Kazal
Ou la liste des 6 types d'hivers nucléaires
classés par ordre d'importance croissante:
Guerre nucléaire de classe 1:
-Très peu d'explosions nucléaires, les villes
sont épargnées.
-Les effets secondaires
(froid,obscurité,radioactivité,pyrotoxines ... )
sont très inférieurs aux effets directs des
bombes dans les pays en guerre, et insignifiants ailleurs, pas d'hiver
nucléaire.
Donc je n'annule pas ma tournée .
Guerre nucléaire de classe 2:
-Assez peu d'explosions nucléaires
-Quantité de fumée limitée
à un lessivage efficace par la pluie
-Abaissement de la température dans
l'hémisphère nord (il serait le plus
touché car 3/4 de la population mondiale y vit).
-Précipitation perturbées, entraînant
des problèmes graves pour l'agriculture et des famines.
-Ciel un peu assombri, et les pays non belligérants
ressentiront aussi les effets décrits ici.
-Pertes dues à l'hiver nucléaire < pertes
dues aux effets directs.
Finalement Ivan le disque on l'enregistre à Tahiti.
Guerre nucléaire de classe 3:
-Explosion de 3000 à 6000 têtes
stratégiques; refroidissement et obscurcissement sensible.
Sécheresse et dégagement important de
pyrotoxines; retombées radioactives et perturbations
atmosphériques: baisse moyenne de la
température:10°c.
-L'intensité lumineuse à midi sera
réduite au 2/3. Après plusieurs mois, elle
remontera pour dépasser son niveau antérieure
cause des rayons U.V.
-Effondrement de l'agriculture: très importante famine y
compris dans les pays non belligérants
-Pertes dues à l'hiver nucléaire=Pertes directes
dans les pays en guerre.
Et si On partait plutôt en tournée en terre
Adélie, les manchots ça se mangent, il
paraît ?
Guerre nucléaire de classe 4
Gelées massives au cœur des continents
bombardés: Graves perturbations climatiques. Importante
toxicité chimique et radioactive. Couche d'ozone
très endommagée dans
l'hémisphère nord. La lumière
atteignant le sol suffit tout juste au processus de
photosynthèse. Durant le 1 er mois, journées
couvertes; nuit sans étoiles. La survie de plusieurs
espèces sera menacée, dont celle de l'homme et du
MEDEF. Les retombées auront de graves
conséquences, mais secondaires par rapport aux
dégâts climatiques. Le flux accru des rayons U.V.
(de l'anticyclone des Açores) après dissipation
de la fumée affectera l'équilibre alimentaire
pendant des années.
On sort pas de notre studio de terre Adélie, de toute
façon Alpaye y'a les guitares à refaire !
Guerre nucléaire de classe 5:
-Moins de 1% de la lumière solaire nous parviendra; Durant
des mois: crépuscule en plein midi. Arrêt du
processus de photosynthèse et sévères
conséquences climatiques à long termes.
L'agriculture (utilisant des stocks de semences
épargnées à des vues
spéculatives)retombera au mieux à des rendements
moyenâgeux. Les ravages durables infligés
à la nature dépasseront de beaucoup les effets de
la guerre eux mêmes et une renaissance rapide de la
civilisation serait improbable: trop de radioactivité d'U.V.
presque plus d'ozone. L'existence des très rares survivants
ne serait peut être même plus assurée...
Il y'a une place dans ton sous-marin,Ivan ?
Guerre nucléaire de classe 6:
L'apocalypse total: toutes les armes nucléaires ou presque
sont envoyées sur les villes, les
dépôts de pétrole ... sur tout le
globe. Durant des mois (des années ?), il ferait aussi
sombre le jour qu'avant la guerre les nuits de pleine lune. Des
continents entier gèleront. Un tel hiver
nucléaire sera la pire chose qui puisse arriver à
tous les niveaux: la vie à la surface de la
planète sera, sauf miracle( de l'eau Lourdes), totalement
anéantie.
Toto,Il y'a t'il un auto-radio dans le sous-marin pour
écouter notre reprise yellow submarine des Beatles ?
bombes atomiques
Sources :
- U.S. Arms Control and Disarmament Agency, Projet Gutemberg
I Introduction
Actuellement, nos connaissances concernant l’armement
thermonucléaire semblent très
avancées, mais il n’en va pas de même
des conséquences physiques et biologiques d’une
guerre nucléaire.
Les études précédentes tendaient
à se focaliser sur les retombées radioactives
d’une telle guerre. Récemment, il a
été établi qu’au cours
d’une guerre nucléaire à grande
échelle, (10000 mégatonnes
d’explosions), 30 à 70% de la couche
d’ozone serait détruit dans
l’hémisphère Nord (centre probable du
conflit), ainsi que 20 à 40% dans
l’hémisphère sud. Une
régénération de cette couche prendrait
probablement 3 à 10 ans, mais un changement global
à long terme ne peut pas être
écarté.
Explosion nucléaire
La réduction de la concentration en ozone pourrait avoir un
certain nombre de conséquences en dehors des zones
touchées par les impacts : brûlures dues
à une augmentation de l’intensité des
ultraviolets, aveuglement dans les régions
enneigées, etc. Aussi étrange que cela paraisse,
l’augmentation des radiations ultraviolettes pourrait
être accompagnée d’une baisse de la
température moyenne. Les changements les plus importants
ayant lieu aux plus hautes latitudes, où la production
agricole dépend du nombre de journées au-dessus
de zéro, ainsi que d’autres facteurs
liés à la température. Il est
supposé qu’un rafraîchissement de
seulement un degré suffirait à
éliminer la production de blé du Canada.
II Mécanismes des explosions nucléaires
Au cours d’une explosion nucléaire, prêt
de 90% de l’énergie est
relâchée en moins d’un
millionième de seconde. Il s’agit principalement
d’une vague de chaleur et d’une onde de choc, qui
produisent les dégâts les plus impressionnants.
Si l’on compare la destruction immédiate colossale
dans la zone touchée aux effets moins visibles à
longs termes issus des 10% restant, ces derniers peuvent sembler
contingents. Mais la dimension spectaculaire de la catastrophe initiale
ne doivent pas occulter les effets secondaires d’une guerre
nucléaire.
Quand une arme est déclenchée à la
surface ou à basse altitude, la vague de chaleur vaporise
les matériaux de la bombe, la cible, les structures
alentours, le sol et les rochers environnants, tout cela
étant entraîné dans une boule de feu en
expansion, à l’élévation
rapide. Alors que la boule de feu
s’élève, elle
s’étend et se refroidit en produisant le
champignon distinctif qui fait la signature des explosions
nucléaires.
L’altitude atteinte par le nuage dépend de la
force de l’explosion. Pour une puissance
inférieure à 30 kilotonnes, le nuage restera dans
la basse atmosphère et ses effets seront
entièrement locaux. Mais quand la puissance
excède 30 kilotonnes, une partie du nuage sera
envoyée dans la stratosphère, à plus
11km d’altitude. Pour une charge de 2 à 5
mégatonnes ou plus,
l’intégralité du nuage de
débris radioactifs et de fine poussière sera
envoyé dans la stratosphère. Les
matériaux les plus lourds atteindront la limite
inférieure de celle-ci et retomberont assez vite. Mais les
particules les plus légères vont
pénétrer beaucoup plus loin, à des
altitudes supérieures à 20 km, et y rester pour
des mois, voire des années. Les courants
stratosphériques se chargeront ensuite de la diffusion de
ces matériaux à travers le monde.
III Retombées radioactives
Les retombées locales et mondiales dépendent
d’un ensemble de facteurs tels que le type de
l’arme, sa puissance, l’altitude et la latitude de
la détonation, le moment dans l’année,
et les conditions climatiques locales.
Toutes les armes nucléaires actuelles nécessitent
la séparation des éléments lourds
comme l’uranium et le plutonium.
L’énergie relâchée par le
processus de fission est des millions de fois plus grand, à
poids équivalent, que la réaction chimique
dégageant le plus d’énergie. La plus
petite arme nucléaire, de l’ordre du kilotonne, se
base uniquement sur l’énergie
relâchée dans le processus de fission, comme les
premières bombes qui dévastèrent
Hiroshima et Nagasaki en 1945. Les charges nucléaires plus
importantes dérivent une partie substantielle de leur force
explosive de la fusion de formes lourdes de
l’hydrogène (deutérium et tritium).
Comme il n’y a virtuellement pas de limite au volume des
matériaux de fusion dans une arme, et ces
matériaux étant moins coûteux que les
matières fissiles, l’utilisation de la fusion dans
les armes thermonucléaires "bombes H" a apporté
une augmentation radicale du pouvoir de destruction.
Néanmoins, le processus de fission est toujours
nécessaire pour atteindre les conditions de haute
température et pression nécessaires au
déclenchement de la réaction de fusion de
l’hydrogène. Ainsi, toute détonation
nucléaire produit des fragments radioactifs de fission
d’éléments lourds, ajoutant un
élément de radiation dans le processus de fusion.
Les fragments de la fission d’éléments
lourds les plus importants sont les radioéléments
(atomes radioactifs) qui se dégradent en émettant
des particules gamma. La période (durée de
demi-vie) de ces éléments peut aller de quelques
jours à plusieurs milliers d’années. Un
facteur important dans la contamination, est le fait que ces particules
pénètrent dans le corps par la respiration,
l’alimentation, etc. et s’intègrent dans
les tissus. Si cela se produit, les risques de dommages biologiques par
les radiations ionisantes sont multipliés.
La menace la plus sérieuse est probablement celle du
Césium 137, un émetteur de radiations gamma avec
une période de 30 ans. C’est une source de
radiation majeure dans les retombées nucléaires,
et comme il joue un rôle dans la chimie du potassium, il est
facilement absorbé dans le sang des animaux et des humains
et peut être incorporé aux tissus.
D’autres contaminants sont le Strontium 90, avec une
période de 28 ans, et l’Iode 131 avec une
période de seulement 8 jours. Le Strontium 90 suit la chimie
du calcium, il est ainsi incorporé dans les os et les dents,
spécialement chez les jeunes enfants qui ont reçu
du lait de vaches ayant absorbé des fourrages
contaminés. L’iode 131 est une menace similaire
pour les enfants à cause de sa concentration dans la glande
thyroïde. En addition, le Plutonium 239,
fréquemment utilisé dans les explosifs
nucléaires est assimilable dans les os comme le Strontium
90, il peut aussi se loger dans les poumons où il ses
radiations locales intenses peuvent causer des cancers ou
d’autres dommages. Il se dégrade en
émettant des radiations alpha (noyau
d’hélium) et possède une
période de 24 000 ans.
Suite à l’extension de la puissance explosive par
la fusion de l’hydrogène, deux autres
radioéléments : le Tritium ayant une
période de 12 ans et émettant des radiations
bêta, et le Carbone 14 émettant les même
radiations, mais avec une période de 5730 ans. Tous deux
s’intègre facilement dans le cycle alimentaire et
s’incorporent à la matière organique.
Deux types de dommages par radiation peuvent se produire :
* dommages corporels, principalement
leucémie et cancers de la thyroïde, des poumons,
des os, et de l’intestin.
* dommages
génétiques, naissances anormales, maladies
dégénératives dues à des
dommages aux gamètes des parents, troubles du
développement physique et mental. De fortes radiations (20
roentgen ou plus) sont nécessaires pour produire de tels
troubles. Ces effets seraient probablement observés
uniquement dans les zones d’importantes retombées
locales comme les nations combattantes, mais ne deviendrait pas un
problème global.
A Retombées locales
La plupart des risques par radiation issus de l’explosion
nucléaire viennent des radioéléments
à courte durée de vie, extérieurs au
corps. Ceux-ci sont généralement
confinés dans la zone sous le vent par rapport au point
d’explosion. Ces risques viennent de fragments de fission qui
ont des périodes allant de la demi-seconde à
quelque mois, et sont issus du sol ou d’autres
matériaux à proximité, rendus
radioactifs par le flux de neutron intense des réactions de
fusion et de fission.
Il a été estimé qu’une arme
avec une puissance de un mégatonne explosant au niveau du
sol, avec un vent de 25 km/h, produirait des retombées
s’étendant dans une ellipse longue de plusieurs
centaines de kilomètre en aval du point
d’explosion par rapport au vent. A une distance de trente
à quarante kilomètres sous le vent, une dose de
radiation mortelle (600 rads) serait accumulée par une
personne sans protection en 25 minutes après le
début des retombées. A une distance de
soixante-cinq à soixante-quinze kilomètres, une
personne aurait au plus trois heures après le
début des retombées pour trouver un abri. Des
doses considérablement moindres de radiation suffiraient
à rendre les gens sérieusement malades. Ainsi,
les chances de survie des personnes immédiatement sous le
vent par rapport au point d’explosion seraient maigres,
à moins qu’elles puissent être
abritées ou évacuées.
Il a été estimé qu’une
attaque sur les centres de population américains par une
centaine d’armes à fission de un
mégatonne tuerait jusqu'à 20% de la population
immédiatement par suite du souffle, de la chaleur, du choc
terrestre, et des radiations immédiates (neutrons et rayons
gammas). Une attaque avec un millier de ces armes détruirait
immédiatement presque la moitié de la population
américaine. Ces chiffres ne tiennent pas comptent des morts
additionnelles par le feu, le manque de soins, la famine ou les
retombées radioactives douchant le sol en aval des points
d’impact.
La plus grosse proportion des radioéléments
produits par la bombe se décompose rapidement. Quand bien
même, au-delà du rayon de souffle, il y aurait des
zones "chaudes" où les survivants ne pourraient pas entrer
à cause de la contamination radioactive par des isotopes
à longue durée de vie comme le Strontium 90 ou le
Césium 137 qui peuvent se concentrer dans la
chaîne alimentaire et s’intégrer au
corps humain. Les dommages seraient internes, avec des effets graves
apparaissant au fil des ans. Pour les survivants, le risque
prolongé d’irradiation peut représenter
une grave menace pendant un à cinq ans après
l’attaque.
B Effets mondiaux des retombées
La plupart des connaissances sur la production et la distribution de
radioéléments est dérivée
de la période d’essais nucléaires
intensifs dans les années cinquante et le début
des années soixante. On estime que plus de cinq cents
mégatonnes de charges nucléaires ont
été mises à feu dans
l’atmosphère entre 1945 et 1971, la
moitié étant de la puissance étant
libérée par des réactions de fission.
Un pic a été atteint entre 1961 et 1962 avec un
total de trois cent quarante mégatonnes
déclenchées dans
l’atmosphère par les USA et l’URSS. Le
traité de limitation sur le nucléaire de 1963 mit
fin aux tests à l’air libre pour les USA, le
Royaume Uni, et l’URSS. Les deux principaux absents lors des
signatures : la Chine et la France, ont continué leurs
essais nucléaires à un rythme de cinq
mégatonnes par an, en sous-sol pour la France.
Un scientifique du comité de l’ONU a
estimé que la dose de radiation accumulée pour la
population mondiale d’ici l’an 2000
résultant des tests en 1970 est
l’équivalent de deux ans d’exposition
à des radiations naturelles à la surface de la
terre. Pour le gros de la population mondiale, les doses de radiation
internes et externes d’origine naturelle se montent
à moins de 1/10e de RAD annuellement. Ainsi, les tests
nucléaires jusqu’ici ne semblent pas poser une
menace par radiation importante, de façon globale. Il
n’en irait pas de même pour une guerre
relâchant dix ou cent fois la puissance totale de toutes les
précédentes armes testées.
Les effets biologiques de toute forme de radiation ionisante ont
été calculés principalement par la
National Academy of Science. Si l’on se base sur leurs
calculs, les retombées pour les cinq cents
mégatonnes de tests en 1970° vont produire entre
deux et vingt-cinq cas de maladies génétiques par
million de naissances viables dans les
générations suivantes. Cela revient à
dire que trois à cinquante personnes par milliard de
naissance dans les générations suivant les tests
auront des dommages génétiques pour chaque
mégatonne de puissance utilisée. Avec une
incertitude similaire, il est possible d’estimer que
l’induction de cas de cancer irait de soixante-quinze
à trois cents par mégatonne pour un milliard
d’individus dans les générations
suivant les tests.
Si l’on applique ce cadre schématique à
une guerre nucléaire à grande échelle
dans laquelle dix mille mégatonnes de puissance
nucléaire sont utilisés, les effets sur une
population mondiale de cinq milliards d’êtres
humains semblent énormes. Sans tenir compte des incertitudes
liées à la dynamique d’une guerre
nucléaire possible, les cancers induits par radiations et
les dommages génétiques toucheraient dans une
période de trente ans de 1,5 à 30 millions
d’individus, soit 0,5% à 15% du taux de mort par
cancer en temps de paix dans les pays développés.
IV Altération globale de l'environnement
Une guerre nucléaire impliquerait une telle
élévation brève et
concentrée d’énergie à haute
température qu’il est nécessaire de
considérer un certain nombre d’effets potentiels
sur l’environnement.
Il est vrai que l’énergie des armes
nucléaires est faible comparée à de
nombreux autres phénomènes. Un ouragan peut avoir
la puissance de millions de bombes H. Mais
l’énergie dégagée,
même par les pires tempêtes est diffuse : elle se
disperse sur des zones étendues, et la différence
entre une zone orageuse et les régions environnantes est
relativement faible. Les explosions nucléaires sont tout
à l’opposé : très
concentrées avec des températures de plusieurs
millions de degrés Celsius. Parce qu’elles sont
très différentes des processus naturels, il est
nécessaire d’examiner leur potentiel à
altérer l’environnement dans différents
contextes.
Explosion nucléaire
A Poussière en haute altitude
Il a été estimé qu’une
guerre ayant vu exploser dix mille mégatonnes, dont la
moitié au niveau du sol soulèverait vingt-cinq
milliards de mètres cubes de roche et de sol ainsi
qu’une quantité substantielle de
poussière et de particules dans la stratosphère.
C’est à peu près deux fois le volume de
matériaux rejetés par le volcan
indonésien Krakatoa dont l’explosion en 1883 fut
la plus puissante jamais enregistrée sur terre. Les couchers
de soleil à travers le monde furent notablement rougis
pendant quelques années, indiquant les grandes
quantités de poussière volcanique
étant entrées dans la stratosphère.
Des études ultérieures sur les grosses explosions
volcaniques comme le Mt Agung sur Bali en 1963 ont soulevé
la possibilité qu’une introduction de
poussière en grande quantité dans la
stratosphère réduirait
l’intensité solaire et la température
à la surface, en augmentant l’absorption de
chaleur dans la haute atmosphère.
Les changements mineurs dans la température et la
lumière solaire pourrait affecter les récoltes.
Néanmoins, aucun changement catastrophique n’a
résulté d’explosions volcaniques, il
est ainsi peu probable que l’injection massive de particules
dans la stratosphère par un conflit à dix mille
mégatonnes puisse entraîner en lui-même
des changements climatiques importants.
B Ozone
Plus inquiétant, il y a les effets potentiels
d’explosions nucléaires sur l’ozone dans
la stratosphère. Les raisons sont les suivantes : tandis que
l’oxygène et l’azote des couches
supérieures de l’atmosphère peuvent
bloquer les ultraviolets solaires dont les photons ont une longueur
d’onde inférieure à 2420
angströms, l’ozone est le seul bouclier efficace
contre les radiations ultraviolettes solaires dont le spectre se situe
entre 2500 et 3000 A. Bien que l’ozone soit très
efficace pour filtrer les UV solaires dans cette région du
spectre, la partie supérieure de cette zone n’est
pas toujours bloquée (entre 2800 et 3200 A), causant des
coups de soleil, des cancers et un vieillissement
prématuré de la peau. Les UV solaires sont aussi
responsables d’aveuglements, et à forte dose,
peuvent inhiber la photosynthèse des plantes, bloquer leur
croissance, endommager ou détruire des bactéries,
champignons, insectes, et produire des altérations
génétiques.
En dépit du rôle important de l’ozone
dans un environnement viable à la surface de la terre, la
quantité totale d’ozone dans
l’atmosphère est assez faible (3ppp). De plus,
l’ozone n’est pas constituant statique ou durable
de l’atmosphère. Il est continuellement
crée, détruit et recrée par un
processus naturel. Ainsi, la présence d’ozone
à un moment donné est fonction de
l’équilibre atteint entre les réactions
chimiques de synthèse et de dégradation, ainsi
qu’entre les radiations solaires atteignant la haute
atmosphère.
Le mécanisme de production de l’ozone est
l’absorption par l’oxygène
d’une lumière UV à courte longueur
d’onde. La molécule de dioxygène se
sépare en deux atomes d’oxygène libres
qui s’unissent immédiatement avec
d’autres molécules de dioxygène. Cette
union forme l’ozone : O3. La chaleur
relâchée par la réaction de formation
d’ozone est la raison pour laquelle la température
s’élève avec l’altitude dans
la stratosphère (douze kilomètres au-dessus de la
surface minimum).
Tandis que la réaction chimique naturelle produit environ
4500 tonnes d’ozone par seconde dans la
stratosphère, ceci est contrebalancé par les
autres réactions naturelles dégradant
l’ozone. La plus signifiante est de loin celle impliquant le
monoxide d’azote NO qui sépare l’ozone
en molécules. Cet effet a été
découvert ces dernières années lors
d’études environnementales concernant
l’emploi de vols supersoniques fréquents dans la
basse stratosphère. Il semblerait donc que la
réaction du NO soit responsable de 50 à 70% de la
destruction de l’ozone.
Dans l’environnement naturel, il y a toute une
variété d’origines de la production de
NO et de vecteurs pour son transport vers la stratosphère.
Des bactéries dans le sol produisent du NO2 qui entre dans
la basse atmosphère et se diffuse lentement dans la
stratosphère où il réagit avec
l’oxygène libre pour former deux
molécules de NO. Un autre mécanisme pour la
production de NO dans la basse atmosphère est
basé sur les éclairs. Malgré le fait
que la plupart du NO soit balayé par la pluie, une partie
peut rejoindre la stratosphère. Des quantités
supplémentaires de NO sont produites directement dans la
stratosphère par les rayonnements cosmiques en provenance du
soleil et de sources interstellaires.
C’est à cause du rôle de catalyseur que
le NO joue dans la destruction de l’ozone qu’il est
important de considérer les effets d’explosions
nucléaires à forte puissance sur celle-ci. La
boule de feu nucléaire et l’air
entraîné à
l’intérieur propagent une grande chaleur, suivi
par un refroidissement rapide. Ces conditions sont idéales
pour la production de quantités énormes de NO
tiré de l’air. Les estimations vont
jusqu'à cinq mille tonnes de NO produit par
mégatonne.
Quels seraient les effets du NO conduit dans la stratosphère
par une guerre nucléaire globale impliquant la
détonation de dix mille mégatonnes de puissance
explosive dans l’hémisphère Nord ?
D’après les études récentes
de l’Académie des Sciences américaine,
le NO produit par les armes nucléaires pourrait
réduire le niveau de l’ozone dans
l’hémisphère Nord de 30 à
70%.
Pour commencer, une couche d’ozone
épuisée renverrait vers la terre moins de chaleur
que d’habitude, causant une chute de température
pouvant affecter sérieusement l’agriculture.
D’autres changements tels que de plus grosses
quantités de poussière ou une
végétation différente, pourraient de
façon subséquente renverser la chute de
température ou au contraire l’accentuer.
Plus important, la vie sur terre a évolué dans
une large mesure à l’abris du bouclier
d’ozone protecteur et est actuellement adaptée
assez précisément à la
quantité d’UV solaires qui le traversent. Pour se
défendre contre ce niveau faible d’ultraviolet,
les espèces ont développé des
protections extérieures (plumes, fourrure, cire sur les
fruits), et intérieures (mélanine dans la peau
humaine, flavonoïdes dans les tissus
végétaux), des stratégies
d’évitement (migration du plancton à
plus grande profondeur pendant la journée, recherche de
l’ombre par les iguanes), et dans presque tous les organismes
sauf les mammifères placentaires, des mécanismes
élaborés pour réparer les dommages
photochimiques.
Il est possible néanmoins, qu’une augmentation
importante des UV solaires puisse dépasser les
défenses de quelques ou de nombreuses formes de vie
terrestres. Des dommages directs et indirects peuvent se produire parmi
les bactéries, insectes plantes et autres maillons des
écosystèmes dont le bien-être de
l’homme dépend. Ce bouleversement,
particulièrement s’il prend place après
une guerre à grande échelle impliquant de
nombreux autres problèmes, peut constituer une menace
sérieuse supplémentaire pour le
rétablissement d’une société
post-nucléaire. Le rapport de
l’Académie des Sciences américaine
conclut qu’en 20 ans, les systèmes
écologiques devraient avoir
récupéré de l’augmentation
en radiations ultraviolettes, mais pas nécessairement de la
radioactivité ou d’autres
dégâts dans les secteurs proches des zones de
conflit. Néanmoins, bien que tardive,
l’augmentation des cancers de la peau dans
l’hémisphère Nord pourrait aller
jusqu'à 30%
V Quelques conclusions
Nous avons considéré les problèmes
d’une guerre nucléaire à grande
échelle du point de vue des pays
n‘étant pas directement attaqués, ainsi
que les problèmes qu’ils pourraient rencontrer
dans le redressement post-conflit. Il est vrai que la grosse partie de
l’horreur et de la tragédie de la guerre
nucléaire serait subie par les populations
exposées aux attaques directes, qui auraient sans doute
à affronter des obstacles extrêmes, sinon
insurmontables pour rétablir leur propre
société. Il n’est pas moins apparent
par ailleurs, que d’autres nations incluant celles
étrangères au conflit, pourraient souffrir
grandement des dommages causés à
l’environnement. Enfin, il est nécessaire de faire
mention au moins brièvement des effets résultants
de l’arrêt des activités
économiques et des communications. Depuis 1970, une fraction
croissante de la population a perdu la bataille pour
l’autosuffisance en nourriture, et doit s’appuyer
sur des importations massives. Un dysfonctionnement important de
l’agriculture et des transports dans les pays industriels et
exportateurs de céréales pourrait être
désastreux pour les pays important de la nourriture, des
machines agricoles, et des engrais (spécialement les pays se
débattant déjà avec des
problèmes de famine à grande échelle).
Par ailleurs, suite à un conflit nucléaire, les
puissances industrielles directement impliquées se
retrouveraient en compétition pour des ressources, avec les
pays aujourd’hui considérés comme
sous-développés. De même, la coupure
des communications internationales (satellites, câbles, et
même les liaisons radio haute fréquence) peut
être un obstacle majeur à l’effort de
redressement international.
Dans une tentative pour modéliser les effets à
long terme d’une guerre nucléaire à
grande échelle, nous avons considéré
de façon séparée les
différents types de dommages pouvant se produire. Il est
également possible néanmoins, que les
interactions se produisant entre ces effets ainsi, les
dégâts en s’associants entre eux
pourraient produire de nouveaux types inattendus de
problèmes. Par exemple, nous pouvons jauger individuellement
les conséquences de retombées radioactives au
niveau mondial, et celles d’une augmentation du niveau des
radiations ultraviolettes solaires. Mais l’on ne sait pas si
les deux agissant simultanément ne peuvent pas augmenter
significativement la sensibilité des hommes, des plantes et
des animaux à la maladie. En dépit de trente ans
de développement et d’études, il y a
encore beaucoup à apprendre, en particulier concernant les
effets d’une guerre nucléaire à grande
échelle.
Note 1 : Puissance des armes nucléaires
Le standard le plus usité pour mesurer la puissance
d’une arme nucléaire est exprimé en
équivalence avec la quantité d’explosif
chimique (TNT) qui produirait la même énergie. La
première arme atomique qui a rasé Hiroshima en
1945 avait une puissance de 13 kilotonnes (soit 13.000 tonnes de TNT).
Pour mémoire, la plus grosse bombe
lâchée pendant la 2e guerre mondiale contenait
environ 10 tonnes de TNT.
Depuis Hiroshima, la puissance des armes nucléaire a
beaucoup augmenté. La plus grosse détonation
déclenchée en 1962 par l’Union
Soviétique avait une charge de 58 mégatonnes. Un
missile balistique moderne peut contenir une tête ayant une
charge de 20 mégatonnes ou plus.
Même les guerres récentes ont
été relativement limitées en termes de
puissance de destruction totale due à des armes
non-nucléaires. Un seul avion ou missile peut
aujourd’hui transporter un engin nucléaire dont la
force surpasse celle de toutes les bombes utilisées dans les
guerres précédentes. Le nombre de bombes et de
missiles nucléaires que les superpuissances
possèdent actuellement dépassent le millier.
Note 2 : Type d'armes nucléaires
Les armes nucléaires peuvent être
rangées en deux catégories fondamentales de
réaction nucléaire :
La Fission qui implique la séparation
d’éléments lourds (ex : uranium)
La Fusion qui implique la combinaison
d’éléments légers (ex :
hydrogène)
La fission requiert qu’un minimum de matériaux ou
"masse critique" soit mis en contact pour que l’explosion
nucléaire se produise. Les armes à fission les
plus efficaces tendent à avoir une puissance dans la zone
des dix kilotonnes. Des charges plus importantes rendent les armes
incroyablement complexes et peu utilisables.
La fusion nucléaire permet la conception d’armes
à la puissance virtuellement illimitée. Avec la
fusion, selon la théorie atomique, quand les noyaux
d’atomes légers comme
l’hydrogène se rejoignent, la masse des noyaux
fusionnés est plus légère que celle
des deux noyaux originaux. La perte est exprimée par de
l’énergie. Dans les années 30, des
physiciens ont conclu qu’il s’agissait du processus
qui étaient à l’origine de
l’énergie du soleil et des étoiles.
Mais la fusion nucléaire est restée
d’un intérêt théorique
jusqu’à ce que l’on découvre
qu’une bombe atomique à fission pouvait
être utilisée comme un déclencheur pour
produire en un ou deux millionièmes de secondes, les
conditions de pression et de températures
nécessaires pour démarrer la réaction
de fusion. La fusion permet la conception d’armes
nucléaires de puissance illimitée, en utilisant
des matériaux bien moins coûteux.
Note 3 : Radioactivité
Plus familiers, des éléments naturels tels que
l’hydrogène, l’oxygène,
l’or et le plomb sont stables et durables à moins
d’être soumis à des forces
extérieures. Mais tous les éléments
peuvent exister sous des formes instables. Les noyaux de ces formes
instables ou isotopes ont un "déséquilibre" au
niveau des particules les composant et ils tendent à
diminuer cette instabilité interne à travers le
processus de décomposition radioactive.
Les trois modèles principaux de décomposition
radioactive sont les émissions de radiations alpha,
bêta et gamma.
Alpha : des noyaux instables émettent souvent des particules
alpha, c’est à dire des noyaux
d’hélium consistant en deux protons et deux
neutrons. De loin la plus massive des particules émises,
elle est aussi la plus lente, excédant rarement 1/10e de la
vitesse de la lumière. En résultante, son pouvoir
de pénétration est faible : elle peut
habituellement être stoppée par une simple feuille
de papier. Mais si un émetteur de particules alpha comme le
plutonium est introduit dans le corps humain, il crée une
sérieuse menace de cancer.
Bêta : une autre forme de décomposition
radioactive qui consiste en l’émission
d’une particule bêta ou électron. Cette
particule bêta a une masse seulement de 0,7% de celle de la
particule alpha, mais une vitesse équivalente à
8/10e de la vitesse de la lumière. Les particules
bêta pénètrent donc plus
profondément dans les tissus, et des doses de radiations
bêta externes représentent une menace bien plus
grande que des doses de particules alpha, plus lourdes et plus lentes.
Les isotopes émettant des radiations bêta sont
aussi nocifs que des émetteurs alpha si introduits dans le
corps humain.
Gamma : dans certains processus de décomposition
radioactive, l’émission consiste en un photon sans
masse se déplaçant à la vitesse de la
lumière. Les rayons gamma sont similaires aux photons des
rayons X, mais bien plus pénétrants (plusieurs
centimètres de béton). Elles peuvent causer de
gros dommages au corps humain.
Une chose commune à ces trois types de radiations est leur
capacité à ioniser les atomes neutres
à travers lesquels elles passent, leur conférant
une charge électrique. La particule alpha transportant une
charge électrique positive attire les électrons
des atomes rencontrés, tandis que les particules
bêta étant chargées
négativement, elles éjectent des
électrons des atomes neutres. Si une radiation
bêta passe suffisamment prêt d’un noyau,
elle peut produire des rayons X qui iront eux-mêmes ioniser
d’autres noyaux. Des radiations gammas peuvent retirer des
électrons des atomes neutres, de la même
manière que les rayons X, les laissant ionisés.
Une seule particule de radiation peut ioniser des centaines
d’atomes neutres dans le tissu, à travers de
multiples collisions, avant que toute son énergie soit
absorbée. Ceci interfère avec les liens chimiques
pour certaines structures cellulaires d’importance critique
comme le cytoplasme qui contient le code
génétique de la cellule, et peut
également produire des composants chimiques qui peuvent
causer autant de dommages que l’irradiation initiale.
Pour des raisons pratiques, une unité de radiation
appelée le "rad" a été
adoptée. Elle mesure la quantité
d’ionisation par unité de volume produite par les
particules issues de la décomposition radioactive.
Note 4 : Période d'un radioélément
Le concept de période ou "demi-vie" est une des bases de la
décomposition d’un
radioélément. A l’inverse de
systèmes physiques (bactéries, animaux, hommes et
étoiles), il est impossible de prédire avec
certitude la durée de vie d’un seul
radioélément.
Néanmoins, il est possible de faire abstraction du
comportement aléatoire d’un noyau individuel en
traitant statistiquement de grands nombres de noyaux d’un
isotope particulier. Dans le cas du thorium 232 par exemple, le
processus de décomposition radioactive est si lent que 14
milliards d’années doivent
s’écouler avant que la moitié de la
quantité initiale de thorium 232 se soit
décomposée en une configuration plus stable.
Ainsi, la demi-vie de cet isotope est de 14 milliards
d’années. Après
l’écoulement de la seconde demi-vie (à
nouveau 14 milliards d’années), seulement un quart
de la quantité initiale de thorium 232 subsistera, etc.
La plupart des isotopes radioactifs de synthèse ont des
périodes beaucoup plus courtes, allant de quelques secondes
ou jours à des milliers d’années. Le
plutonium 239, un isotope de synthèse, a une
période de 24 000 ans.
Pour l’isotope le plus courant de l’uranium, le
U-238, la période est de 4,5 milliards
d’années… environ
l’âge du système solaire. Le plus rare
et fissionable des isotopes de l’uranium, le U-235 a une
période de 700 millions d’années,
indiquant que son abondance actuelle n’est que 1% de ce
qu’elle était au moment où le
système solaire est né.
Note 5 : Oxygène, ozone et radiations ultraviolettes
L’oxygène, vitale pour les créatures
qui le respirent, constitue environ 20% de
l’atmosphère terrestre. Il se présente
occasionnellement sous la forme d’un atome solitaire
à haute température, mais la plupart du temps il
se combine avec un autre atome pour former une molécule de
dioxygène O2. L’oxygène que
l’on respire est principalement constitué de cette
forme stable.
L’oxygène a aussi une troisième forme
chimique dans laquelle trois atomes d’oxygène se
lient ensemble en une molécule O3 appelée ozone.
Bien que moins stable, bien plus rare que l’O2, et
principalement confinée aux niveaux supérieurs de
la stratosphère, les deux molécules jouent un
rôle vital dans la protection de la terre contre certaines
radiations solaires néfastes.
Les radiations les plus dangereuses se situent dans le spectre
ultraviolet, invisible à l’œil nu pour
les longueurs d’onde les plus courtes (sous 3000
Angström). A l’opposé des rayons X, les
photons ultraviolets ne sont pas assez "puissants" pour ioniser des
atomes, mais contiennent assez d’énergie pour
casser certains liens chimiques dans des molécules de
cellules vivantes et produire des anormalités biologiques et
génétiques, comme des tumeurs et des cancers.
Heureusement, grâce à
l’atmosphère terrestre, seulement quelques traces
de ces ultraviolets atteignent la terre. Au moment où la
lumière solaire atteint le haut de la
stratosphère (45 km d’altitude environ), la
plupart des radiations sur des longueurs d’ondes
inférieures à 1900 A ont
été absorbées par des
molécules d’azote et
d’oxygène. Au sein de la stratosphère
elle-même, le dioxygène absorbe les UV
à longueur d’onde plus
élevée, jusqu’à 2420 A, et
de l’ozone se forme suite à ce processus
d’absorption. C’est cet ozone qui absorbe ensuite
le reste des rayonnements UV, jusqu’à 3000 A, de
manière à ce que la plupart des radiations
solaires dangereuses sont éliminées avant
d’atteindre la surface de la terre.
calvaire
Genre épouvante survival, tueur psychopathe.
Calvaire:

les Francophones sont ils capables de proposer un film de psychopathe, un survival aussi malsain et dérangeant que certain classique du bizzare Américain?
avec calvaire le stanislas underground blog répond que oui, lisez donc la critique......
CALVAIRE
France/Belgique/Luxembourg - 2004 - 90 minutes
Réalisé par : Fabrice du Welz
Producteur : The Film/La Partie Prod/Tarantula
Scénario : Fabrice du Welz, Romain Protat
Photo : Benoît Debie
Musique : Vincent Cahay
Effets spéciaux :
Avec : Laurent Lucas, Jackie Berroyer, Philippe Nahon, Jean-Luc
Couchard, Brigitte Lahaie, Jo Prestia
Critique de film par Argento le 22.03.2005
Calvaire. Si le premier long-métrage de Fabrice Du Weltz
porte un titre décrivant à merveille ce
qu’il a à offrir à ses spectateurs, il
n’en reste pas moins un film totalement déroutant
et étonnant, mettant effectivement devant les yeux de son
audience ce qu’elle était bel et bien venue voir,
mais pas de la manière à laquelle elle aurait pu
s’y attendre. Le spectateur averti lui-même ne
pourra qu’être interloqué devant
l’audace de cette petite production franco-belge,
détonnant clairement d’avec une production
hexagonale frileuse lorsqu’il s’agit de produire de
réels films de genre assumés et
décomplexés. Car Calvaire s’affirme
clairement comme une de ces bandes filmées avec les tripes,
aidée en cela par le soutien d’acteurs
motivés par un script en béton armé
(qu’il s’agisse de l’écriture
ou de l’originalité du traitement de
l’histoire), et accompagnée d’un amour
aveugle pour le cinéma de genre, à commencer par
le survival des années 70-80, dont les meilleurs
représentants demeurent sans conteste le mythique Massacre
à la Tronçonneuse de Hooper, ou le Delivrance de
Boorman. Des références clamées haut
et fort par un jeune réalisateur enthousiaste qui nous livre
une véritable perle noire, tout à fait digne de
ses prestigieux modèles.
Marc Stevens (Laurent Lucas, magistral) est un chanteur
itinérant, tendance crooner pathétique,
parcourant la France afin d’ensoleiller la vie de vieilles
mamies n’ayant plus rien à attendre de la vie, par
ses chansons d’amour gnan-gnan. Alors qu’il reprend
la route suite au concert qu’il vient de donner dans
l’hospice du coin (dirigé par Mademoiselle Vicky,
dont le personnage est interprété par Brigitte
Lahaie qui enquille les séries B horrifiques depuis
qu’elle a délaissé sa
carrière dans le X), Marc tombe en panne en pleine
forêt et, évidemment, au beau milieu de la nuit et
sous la pluie. Heureusement, il rencontre un curieux personnage, Boris,
être dévasté depuis la mort de sa
chienne, et à la recherche de celle-ci depuis sa
disparition. Malgré son évident trouble
psychologique, celui-ci aide Marc à trouver un abri pour la
nuit. Il l’amène donc à un vieil
hôtel miteux, dont le tenancier, Paul Bartel, est un homme
désabusé et anéanti depuis que sa
femme l’a quitté, et tellement perturbé
qu’il en vient à prendre Marc pour sa
chère et tendre… Celui-ci, persuadé
d’avoir enfin retrouvé l’être
aimé, fera tout pour garder Marc près de lui :
bons petits plats, blagues et bonne humeur ambiante, attentions
particulières… Mais lorsque le chanteur se rend
compte que l’étrange comportement du bonhomme est
une façade ne servant qu’à cacher ses
réelles intentions, celui-ci décide de prendre la
fuite. Le calvaire commence…
Jamais, de mémoire de spectateur, on aura
été autant chamboulé, assailli et
malmené durant la projection d’une production
francophone. C’est un réel sentiment de malaise
qui s’installe dès les premières
secondes du métrage, par
l’intermédiaire d’un
générique rythmée par une musique
sourde et seulement composé d’un fond rouge sur
lequel vient s’incruster le nom des acteurs principaux.
Epuré à son maximum, cette entrée en
matière à l’avantage de
s’éloigner clairement des introductions classiques
et ainsi, de donner le ton d’entrée : Calvaire va
être un film autre et violent, aux partis-pris radicaux et
à l’ambiance de mort. Et effectivement,
l’ambiance, de premier abord bon enfant (Laurent Lucas
interprétant une pathétique chanson dans un
costume absolument hilarant), se détériore
rapidement, passant de la joie à la nostalgie et
à la tristesse équivoques (la rencontre en
coulisse de Marc et d’une de ses admiratrices), puis
à la solitude (le voyage de Marc
jusqu’à ce qu’il tombe en panne), pour
finir dans la détresse la plus pure (la condition de Paul
Bartel, principalement, mais aussi de tous les habitants du villages).
Interprété par un Jackie Berroyer totalement
hanté par son rôle, et trouvant certainement
là son rôle le plus marquant, le patron de
l’hôtel Bartel est un personnage d’une
ambiguïté complexe, apparaissant
particulièrement sympathique, mais en même temps
comme une âme en peine pathétique et
lassée par la solitude. Berroyer compose à
merveille avec cette ambivalence, parvenant à nous faire
rire aux éclats le temps d’une blague nulle mais
géniale, tout en nous touchant profondément de
part la manière dont elle nous est relatée
(Bartel affirmant qu’il ne sait plus bien la raconter depuis
que sa femme est partie…). Mais le génie de
l’acteur explose réellement lorsque le douloureux
chemin de croix de Marc commence. Et si Bartel violente tout autant
physiquement que psychologiquement le chanteur (sa « femme
» donc), c’est avant tout pour le (la) faire rester
près de lui pour toujours. Car au centre de cette histoire
pas comme les autres, c’est bien d’amour
qu’il s’agit. Jamais Bartel ne prend plaisir
à blesser ou humilier Marc, il souffre en même
temps que lui. La scène de la tonte est à ce
titre éloquente, Bartel voyant là une
réelle nécessité afin
d’enlaidir son compagnon pour de ne pas attirer
l’attention d’autres hommes et ainsi de
s’assurer sa fidélité. Mais ce qui
choque le plus, c’est finalement la mise en scène
adoptée, distante et neutre (un seul plan fixe où
l’œil scrutateur de la caméra ne prend
jamais parti), accentuant de plus le côté
interminable d’une telle séquence. Le spectateur
retrouve là pour la première fois le sentiment de
malaise qui l’avait assailli dès les
premières images, et celui-ci ne le lâchera
quasiment plus jusqu’au final.
En effet, qu’il s’agisse de la photographie
magnifique de Benoît Debie (Irréversible, Il
cartaio), de la musique très
éthérée de Vincent Cahay accentuant le
sentiment de lourdeur, et évidemment de la mise en image de
Fabrice Du Weltz, tout dans Calvaire est là pour servir
l’action, ne laissant jamais rien au hasard et ne versant
jamais dans la gratuité qui lui aurait
été fatal. Une unité et une
intégrité indispensable à la
création d’un tout cohérent. Au final,
une des nombreuses forces de ce survival est d’abolir toute
notion de repère, amplifiant le sentiment
d’étrangeté parcourant
l’œuvre, et déstabilisant totalement le
spectateur. De très grandes variations visuelles et sonores
se font alors sentir en fonction des séquences et de la
façon la plus judicieuse de les aborder : la
scène de tonte nous est montrée sans musique,
accroissant ainsi les bruits de la tondeuse, tandis que la
scène du repas en fin de métrage
possède une bande-son saturée de rires et de
hurlements, déballant d’un coup toute la folie de
ses personnages dans une scène renvoyant
évidemment à Massacre à la
tronçonneuse. Visuellement, la photographie alterne entre
des dominantes très froides (plutôt au
début) et des couleurs très chaude
(plutôt à la fin). La caméra reste
toujours à hauteur d’homme, filmant ses
personnages pour ce qu’ils sont, négligeant ainsi
les plongées ou les contre-plongées. Il en
ressort une curieuse sensation de film « à plat
», comme si la caméra, devenue aphone
n’était plus capable de communiquer les sentiments
qu’elle est censée faire passer. Une impression
abolie d’un seul coup par une scène de viol
tétanisante vue par un regard divin (via une
contre-plongée vertigineuse), comme si le calvaire
enduré par Marc était inéluctable, car
observé par un témoin omniprésent mais
impuissant (l’audience). Des choix de mises en
scènes bienvenus, donc, mais parfaitement
calculés, à l’image d’un plan
ahurissant mixant travelling avant (le caméra entrant dans
la camionnette de Marc en même temps qui lui) et
arrière (la caméra en ressort au même
moment que le personnage) véritable charnière
dans la tournure des évènement, et
séquence à la symbolique évidente et
juste (le passage à travers le miroir). Même les
affreuses conditions météorologiques
très variables auxquelles l’équipe aura
dû faire face durant le tournage n’aura pu
altérer l’intégrité du
métrage. Fabrice Du Weltz s’en accommode en effet
à merveille, montant bout à bout des plans
à l’esthétique totalement
différente (présence/absence de neige par
exemple), renforçant ainsi le sentiment
d’intemporalité du propos.
Et non content de troubler son spectateur par ces choix radicaux, le
réalisateur en profite pour rajouter une bonne couche de
sadisme (mais ça, tout le monde l’aura
deviné) dans la journée interminable
endurée par Marc Stevens. Enumérer de telles
scènes seraient bien trop préjudiciable
à leur impact, c’est pourquoi il n’en
sera pas fait mention ici. Cependant, chacune d’entre elles
lorgne sans conteste vers une sauvagerie barbare (celles incluant les
habitant du village, Philippe Nahon en tête) où
les idées complètement barjes (les rites sexuels
bien malsains des villageois) se mêlent à un vrai
sens de la poésie macabre (les nains dans la
forêt, une image directement issue de l’imaginaire
de Bartel, explosant les repères en confondant
réalité et imaginaire) et où les codes
du survival sont parasités en phase terminale par une
réminiscence du « rape and revenge » au
caractère libérateur… Effectivement,
le générique de début ne mentait pas :
Calvaire est autre, violent et radical. Et franchement, ça
fait du bien.
(Mad movie source)
01 avril 2005
saw
Genre: Horreur, serial killer..
SAW
SAW
USA - 2004 - 104 minutes
Réalisé par : James Wan
Producteur : Lions Gate Films
Scénario : James Wan, Leigh Whannell
Photo : David Armstrong
Musique : Charlie Clouser
Effets spéciaux :
Avec : Leigh Whannell, Cary Elwes, Danny Glover, Ken Leung, Dina Meyer, Mike Butters, Paul Gutrecht
Critique de film par Pete Rock le 29.03.2005
La réputation tue. Saw, petite production horrifique de par son budget, a eu le malheur d'avoir un certain succès critique et commercial dans les endroits où il fut projeté. Sacrilège ! Il ne fait pas bon être à la fois indépendant ET grand public. Le film nous arrive donc aujourd'hui en france avec la face salie par une aura de film «exceptionnel» qui lui vaudra à coups sûrs les assauts kalaschnikov de la critique hexagonale. La réputation tue. Un couard reste un couard.
Si l'arrivée de Saw sur le territoire français peut pousser une grande majorité des spectateurs à bouder la bête pour son nihilisme flagrant et son attirail de film de genre assumé, toujours est-il que les temerraires, eux, trouveront matière à se vider du surplus de sueurs froides qu'ils avaient emmagasiné en cette période de productions assaisonnées à l'aspartame d'eau de rose et saupoudrées de prises de risques au marshmallow. Saw est un film imparfait, remplit de défauts inhérents aux premiers films, au budget rachitique évident mais c'est aussi une date dans le film de genre car jusqu'au-boutiste, audacieux, hargneux et d'une invention pêchue comme un direct mâchoire made in Tyson.
Si l'on peut rester frigide à l'univers mis en place (soi disant calqué sur Seven) et au concept du film de serial killer au Q.I de 150, il reste un aspect où Saw s'extirpe aisément du tout venant de la production de thrillers horrifiques. En effet, c'est du point de vue de sa construction et de sa narration unique que Wan ramène son arsenal dans des contrées si marquantes. Si les faiblesses du métrage en lui même (script légèrement répétitif, acteurs pas toujours au point, effets de mise en scène trop stéréotypés) auraient tendance à déprécier la qualité des jeux narratifs employés, la mise en place du récit et l'effort constant employé à conserver une pression sur le spectateur pousse le métrage vers le haut en faisant fis de ces déficiences bénignes. En usant avec une certaine finesse de 3 modes de composition simultanément, le réalisateur pratique une opération à coeur ouvert dans l'esprit torturé de ses personnages principaux en appliquant à chacun un point de vue différent.
Ainsi, le flashback appliqué pour les 2 quidams futures victimes sonne en quelque sorte le glas de leur vie passée, à la manière du fameux film qui défile devant nos yeux avant le trépas. Un point de vue extrêmement désabusé qui ne laisse pas d'espaces libres à la joyeuseté et est donc l'élément dépressif principal du film. Les policiers eux, du moins surtout le personnage campé par Danny Glover (en forme et qui aurait pu devenir un sacré monstre du film de genre), sont abordés par le biais de la subjectivité, qui ramène le film vers les éléments du présent du récit. En collant quasiment le caméra à leurs yeux, Wan impose un voyeurisme dans le macabre pour ainsi dire forcé. Si l'on ajoute à cela un certain néo-réalisme dans les scènes traitant avec la perspective du serial killer, de par des ajouts chimériques, voire quasiment métaphysiques (la fameuse poupée), on obtient un film qui se veut avant tout viscéral, au sens premier du terme, où les tripes et le cerveau sont remués de manière constante, calculée, précise. L'anathème de la mise en scène.
On ne ressort pas indemne d'une projection de Saw. La tête retournée, les fesses soudées au siège, impossible de bouger, de penser, de se décider à affronter la lumière du jour, comme si un malin plaisir, un vicieux fantasme nous poussait à nous délecter, forcé mais consentant, du spectacle sépulcral auquel on vient d'assister. Un malaxage de tripes en 24 images secondes. Une expérience en somme. Un peu à la manière d'un Kubrick qui force son personnage principal dans Orange Mécanique à regarder les images de sa décadence pour l'en dégouter, le spectateur subit dans Saw. Jamais maître de ce panorama de déviances, dompter l'objet filmique ci-présenté semble impossible. A chaque certitude, un nouveau coup de fouet. A chaque résolution indéniable, l'anesthésiant regard d'une poupée.
" Qui est poltron, qui n'a point de courage. Il s'est montré couard en présence du danger ". On peut se réfugier sous la douce couverture du film à l'apparat disetteux, communautaire, réservé aux nantis saturés de films HLM, un peu comme une forme de racisme culturel. Un trop plein de clichés soudés à l'intelligentsia critique française ferait porter le chapeau de la honte à tout adulateur de cette fable ocre au goût de suie qui laisse des traces tenaces chez qui sait et pourra garder les yeux ouverts. Saw. cinéma, tout se conjugue au participe passé. Seen.
03 avril 2005
Activisme1
Vous
voulez faire valoir vos droits, défendre votre liberté, protester et
vous vous sentez démuni. Stanislasundergroundblog vous donne quelques
recettes qui ont fait leurs preuves!
en esperant qu'elles vous inspirent en ces temps troublés......
Action directe et activisme
La
plupart des actions directes ne requièrent pas d'effectifs importants,
elles peuvent être mises en place sans trop de moyens et dans des
délais assez brefs. L'action directe peut revêtir de multiples formes
suivant la situation et en fonction de la créativité des participants.
Elle peut être individuelle ou collective, légale ou non, offensive ou
défensive, violente ou non violente. Son caractère légal importe peu, à
mon sens, car la légalité n'est jamais qu'une limite arbitraire fixée
par la bourgeoisie pour défendre ses intérêts, il faut juste en tenir
compte pour évaluer les risques juridiques. La notion de violence, par
contre, est à manipuler avec précaution. Ma philosophie personnelle (
et celle de stanislas kazal) est incompatible avec la violence physique
envers les personnes, sauf en cas de défense, c'est pourquoi cet aspect
ne sera pas abordé.
Du point de vue stratégique, elle est
également peu recommandable, la CIA s'en est d'ailleurs servi pour
décrédibiliser certains mouvements révolutionnaires en les infiltrant,
en les finançant et en les poussant à la lutte armée pour mieux les
criminaliser en tant que terroriste et casser leur image auprès du
grand public, c'est le cas des Brigades rouges en Italie ou de la
fraction armée rouge en Allemagne. De plus, je ne pense pas que ce soit
en cognant sur un fasciste que l'on parvient à lui faire changer d'avis
ou à faire reculer le fascisme, et ce n'est pas en tuant un Ministre de
l'intérieur ou un patron du Medef, que le système s'en trouvera changé.
Les personnes, si puissantes soient-elles parfois, et quel que soit
leur niveau hiérarchique, sont interchangeables, ce ne sont jamais que
des pièces d'une énorme mécanique. Par contre, les actions "violentes"
purement matérielles tels que les actes de sabotage entrepris par les
FTP en plastiquant plusieurs locaux du Front National de nuit,
m'apparaissent légitimes, mais là encore, c'est une question de point
de vue. Sans aller jusque là, on peut présenter un répertoire, non
exhaustif, d'actions possibles, qui dépassent parfois le cadre de
l'action directe au sens syndical, car la frontière est mince entre
techniques de lutte, communication, propagande par le fait, action
directe, désobéissance civile ou organisation alternative.
PROPAGANDE
Distributions
de tracts
La plus simple des techniques de propagande, une des moins coûteuse
également lorsque l’accès à la photocopieuse est possible au travail
par exemple. La distribution peut se faire dans la rue, dans les facs,
à la sorties des usines… l’autre possibilité est de diffuser le tract
dans les boîtes aux lettres des quartiers populaires, par exemple. Pour
optimiser le taux de lecture, le contenu doit être concis, aéré et
agrémenté d’éléments graphiques percutants: Le tract est plus
facilement conservé et lu s’il contient un intérêt graphique : Texte au
recto et montage photo ou caricature au verso.
Diffusion de fanzines et journaux indépendants - Radios -
Distros
La réalisation d'un fanzine, même si elle est intéressante et riche en
contacts, est assez coûteuse par rapport au volume de diffusion, et
forcément (largement) déficitaire.
Les
journaux indépendants du type Monde Libertaire, qui sort chaque semaine
à 7000 exemplaires, demandent un travail énorme et régulier, ainsi
qu'une logistique importante, le budget est très serré là encore,
notamment à cause des invendus en librairies qui frôlent les 80% (60%
pour un journal classique) Mais l'existence du ML est indispensable,
ses origines remontent en 1858 avec son ancêtre "le Libertaire" et il a
vu passer des permanents tels que Brassens, Ferré ou Camus. La récente
nouvelle version du ML a permis de relancer ses abonnements, on lui
souhaite longue vie.
D'autres médias alternatifs sont utilisables,
telles que les radios associatives ou indépendantes (comme Radio
Libertaire qui émet à Paris sur 89.4) ou encore la VPC sans profit qui
permet d'envoyer des infos, tracts, flyers ou autocollant en même temps
que les commandes.
Collages
Coller des
affiches et autocollants si possible sur les affiches de fachos pour
faire d'une pierre deux coups, ou sur les centres commerciaux, les
banques, les agences d'intérim, les casernes, les églises, les
administrations, les panneaux publicitaires, les panneaux électoraux
quand il y en a…, renommer les rues, détourner des publicités… bref,
adapter le contenu et la forme du collage à l'environnement urbain. Le
collage est quasi forcément sauvage, les zones d'affichage public ayant
été réduit au strict minimum légal pour mieux criminaliser le mouvement
social (-70% à Rennes en 2001, sous gouvernement et mairie "
socialistes ")
Bombages
Les bombages, par l'intermédiaire de pochoirs par exemple, sont
souvent plus durables que les affiches, mais aussi plus risqués
légalement. Des supports originaux peuvent attirer l'attention (en
évitant les murs des logements…) : Sur le sol, voir sur les bandes
blanches des passages piétons, les horodateurs, les pubs 4x3…
Manifestations
Moments propices à ces formes d’actions, ainsi qu’aux discours et
conférences publiques et aux déploiements de banderoles, car, malgré la
présence policière, le risque d’interpellation est plus limité du fait
du nombre et la solidarité du cortège libertaire ou black bloc. Les
moustachus hésitent (parfois) à déclencher une émeute pour arrêter
quelqu’un. Dans ce cas, il faut également penser à un repli groupé
après la manifestation, sinon, se reporter au «guide du manifestant
inculpé»…
Ecrire aux médias pour leur demander des articles, documentaires ou
reportages sur votre cause.
Campagne de destruction d’image de marque
L’image de marque
est ce qu’une multinationale possède de plus précieux, mais aussi de
plus fragile, c’est son talon d’Achille et c’est la qu’il faut frapper.
Des activistes ont réussi à faire plier la Lufthansa (équivalent d’Air
France en Allemagne) pour qu’elle cesse de participer au renvoi de sans
papiers par charters : Ils ont créé des brochures aux couleurs de la
compagnie pour présenter la nouvelle « Classe Déportation » qu’ils
distribuaient massivement dans les aéroports, en uniforme de la
compagnie. La Lufthansa, observant l’impact sur son image a fini par
céder. Des actions similaires sont en cours de réalisation contre Air
France, dans le cadre des nouveaux charters de Sarkosy.
Nike, Macdo ou Microsoft sont des habitués de ces campagnes et on ne
compte plus les détournements les concernant.
Autre forme de destruction de l’image de marque :
Le lancement de rumeurs ou de contre informations, sur internet par
exemple, qui peuvent parfois prendre des proportions importantes. On
peut citer le cas de ce japonais mécontent de son magnétoscope et du
service après vente Toshiba, qui a inlassablement squatté les forums en
ligne d’associations de consommateurs et de sites spécialisés dans
l’audiovisuel pour se plaindre de la qualité du produit, la
médiatisation de sa persévérance a entraîné une chute en bourse du
cours de l’action Toshiba de près de 5%.
Boycott
L'effet d'un boycott est souvent difficile à mesurer, mais là encore
c'est un moyen de porter un sujet à la connaissance du public. Pour
prendre l'exemple d'un boycott de marque qui a bénéficié d'un fort taux
de médiatisation : Celui de Danone, lors des licenciements massifs dans
les usines bénéficiaires (licenciements boursiers) On a alors parlé
d'une chute de 10% des ventes sur les produits laitiers, ce qui est
assez important pour faire réfléchir le patronat, mais la classe
politique du moment a tenté de récupérer ce boycott à son compte, comme
celui de Total plus récemment, pour nous refaire le coup du "
capitalisme à visage humain ". Il est aussi très probable que les
achats se sont reportés sur les produits Nestlé, par exemple, qui n'a
rien à envier à Danone en terme de destruction sociale. Mais ce boycott
de Danone, comme d'autres, a eu le mérite d'associer la population à la
lutte des (ex)salariés.
INTERNET
Hacking /Cracking
Pour
ceux à qui ces mots barbares n'évoque rien de précis, il faut rappeler
que les objectifs des hackers sont de :
- Créer des logiciels libres au code source accessible et donc
gratuits, évolutifs et personnalisables...
- Mettre en évidence la fragilité d'une société excessivement gérée par
informatique
- Dénoncer les utilisations abusives des bases de données
d'informations sur les individus que s'échangent le gouvernement
(police, armée, RG, services sociaux...) et les sociétés privées
- Dénoncer la politique de monopole et de surveillance de sociétés
comme Micro$oft
- Sauvegarder Internet en tant qu'outil de communication, et non en
tant qu'instrument purement commercial ou d'espionnage et de contrôle
du peuple. Diffuser les outils de protection de la vie privée
- Instaurer la gratuité et le partage des connaissances Les crackers,
par contre, ne sont pas forcément des programmateurs, ils utilisent des
outils, techniques et logiciels pour s'introduire dans les réseaux,
détruire ou modifier les informations, ce qui peut s'avérer également
très utile (pour pirater les sites fascistes, par exemple)
L'un des premiers mouvements organisés de hackers fut celui des
allemands du Chaos Computer Club en 1984. Ces libertaires ont réalisé
le piratage d'infrastructures informatiques gouvernementales afin
d’alerter les médias sur les menaces pesant sur la vie privée des
citoyens : le gouvernement allemand constituait alors un système de
fichiers croisés sous prétexte de lutte contre le terrorisme.
Le Cult of the Dead Cow, (les concepteurs du logiciel Back Orifice) a
annoncé qu'il fournirait des outils informatiques permettant de lancer
des attaques virtuelles sur des institutions et des gouvernements ne
respectant pas les droits de l'homme
Le plus connu des Hackers/crackers, Kevin Mitnik s'est déjà introduit
dans les systèmes informatiques les plus sécurisés qui soient: Le FBI
(mis en défaut leur système de localisation d'appels), l'US Air Force,
la NSA, la NASA, l'unité centrale de la défense aérienne américaine
dans le Colorado, l'université de Leeds en Angleterre ainsi que de
nombreuses multinationales (Nissan...) font parties de son tableau de
chasse.
L'efficacité d'un groupe de plusieurs dizaines ou centaines de
hackers/crackers coordonnés sur un même objectif pourrait être énorme :
Il est possible, par exemple, de transvaser des comptes bancaires,
bloquer des systèmes d'écoute et de surveillance, neutraliser certains
centres de communication de l'armée, paralyser la bourse... D'après le
F.B.I. il y aurait aujourd'hui près de 100 000 " pirates " en activité…
Les hackers sont de plus en plus attirés par l'action politique, ce
phénomène a été symbolisé lors de la troisième convention des Hackers
on Planet Earth, en juillet 2000 à San Francisco : L'orateur invité
était Jello Biafra, (ex chanteur des Dead Kennedys, faut-il le préciser
?) son discours d'une heure et demie appelant à l'action
révolutionnaire Hacktiviste a, semble -t-il, littéralement galvanisé
l'auditoire. Pas étonnant quand on connaît la verve et le charisme du
personnage… Des Hackmeeting similaires s'organisent en Italie (3000
personnes à Bologne en 2002), en Espagne, en Allemagne et plus
récemment en France, sur des bases politiques proches de l'anarchisme
Cybermanifestions
Une cybermanifestation consiste à saturer le serveur d'un site internet
pour le mettre hors service, cette action ne demande pas de compétences
particulières en informatique.
On peut prendre l'exemple de l'action lancée par le groupe prozapatiste
américain Electronic Disturbance Theater qui a lancé un appel aux
internautes et a fourni un petit logiciel qui réalise des demandes de
connexion en boucle. Les 18000 participants répartis dans 46 pays on
donc pris pour cible, avec succès, les serveurs web du gouvernement
mexicain et du pentagone pour protester contre la répression des
rebelles zapatistes et le soutien fourni par le gouvernement américain
Le Jam echelon day est une cybermanifestation internationale annuelle
visant à saturer de mots clés les systèmes d’écoute de la NSA.
L’efficacité est quasiment nulle dans ce cas, puisque la NSA peut
facilement se préparer à cette « attaque », mais l’intérêt est là
encore d’attirer l’attention sur ce Big Brother moderne.
Les activistes allemands contre la « classe déportation » de la
Lufthansa (voir destruction de l’image de marque) se sont également
pris simultanément au serveur du site de réservation en ligne, en
multipliant les demandes de réservations bidons, et l’ont mis HS,
causant un manque à gagner important à cette compagnie aérienne
Mass mailing
Cette technique, apparentée au spamming (envoi de mail non
sollicités) mais ici sans but commercial, a l’intérêt d’être quasi
gratuite, rapide et relativement efficace. Des logiciels permettent de
collecter les adresses email sur le net et d’autres permettent
d’envoyer les messages en rafale. A utiliser avec modération et
pertinence pour ne pas avoir un effet contre-productif (un message par
mois par exemple, avec système de «désabonnement» pour ceux qui ne
souhaitent plus recevoir d’infos)
L’efficacité de ces envois est facilement mesurable avec quelques
outils statistiques dans le cadre de la promotion d’un site.
Pour donner un exemple concret, la collecte de plus de 3500 email
d’assos, zines, distros et groupes anarchoïdes a permis de développer
de la Fédération Anarchopunk à partir d’un mailing présentant la
création de l’APF en France, avec un résultat significatif: +400%
d’adhésions en un mois.
INTERPOSITION PHYSIQUE
Occupation de locaux
(Anpe, préfecture, entreprise, administration, facs…) Le matériel
présent dans les locaux occupés (fax, téléphone, photocopieuse…) peut
être utilisé à des fins de lutte :
* A Londres, des militants se sont introduits dans le siège général de
Shell, se sont barricadés dans le bureau du directeur pendant une
matinée et ont envoyé des messages de solidarité aux peuples du delta
du niger.
*Au Nigeria, les jeunes Ijaw lancent l'opération 'changement
climatique' et occupent un grand nombre de plates-formes pétrolières.
Blocage
d’un chantier, d’un transport de matériaux nucléaires ou d’armement…
*Les cheminots grecs ont bloqué un train transportant de l'équipement
militaire au sol pour le Kosovo
*Plus de 100 personnes sont arrêtées chaque jour parce qu'elles
résistent à la construction d'une décharge nucléaire sur un site
indigène protégé du territoire australien.
*Tandis que des militants écologistes fêtent un an d'occupation d'un
arbre pour protéger les forêts ancestrales de l'Oregon, des activistes
anglais résistent 17 jours terrés sous terre dans un tunnel afin
d'empêcher la destruction d'un parc communautaire et coûtent ainsi des
centaines de milliers de francs aux compagnies de construction.
*Lors de la reprise des chantiers de construction de l'axe E7 dans la
vallée d'Aspes, paysans, habitants locaux et militants écologistes
s'unissent pour occuper le terrain et empêchent les travaux en campant
autour des bulldozers.
*Des femmes et enfants indigènes bloquent un bulldozer appartenant à
une compagnie pétrolière dans la jungle équatorienne et prennent ses
conducteurs en otage, afin de demander l'arrêt de la construction d'un
oléoduc qui avait contaminé leurs ressources en eau potable.
*Des milliers d'indiens menacent de se noyer avec leur maison, pour
résister à une série de barrages hydro-électriques qui vont détruire
des centaines de villages sur les rives de la rivière Narmada.
Obstruction aux expulsions
Que ce soit dans le cas d’expulsions de sans-papier ou d’expulsions de
squat, il est arrivé qu’une mobilisation importante retarde l’échéance
ou même fasse plier la procédure. Une autre méthode pour soutenir les
sans-papiers consiste à faire pression sur la compagnie aérienne (voir
campagne de destruction d’image de marque)
*A Prague, des squatters empêchent l'expulsion de leur maison par les
forces de police en restant sur le toit pendant 3 jours.
Bouclier humain en cas de guerre
On l’a remarqué dans le cadre de la guerre d’Irak, cette initiative
courageuse ne permet pas d’arrêter les bombes de pleuvoir. Les
boucliers humains ont été déplacés comme des pions par le régime
Irakien, et les USA ne sont plus à quelques bavures près. Encore une
fois, c’est la médiatisation de ces actions qui ont eu symboliquement
le plus d’impact.
Sabotage
Le collectif Souriez vous êtes filmés avait commencé à diffuser
le plan des implantations de caméras de vidéosurveillance dans
certaines grandes villes. Projet difficile étant donné leur
prolifération actuelle, mais qu’il serait intéressant de développer
pour organiser un sabotage coordonné de ces instruments d’espionnage.
*En Ecosse, 2 militantes pacifistes nagent pendant une heure et demi en
direction d'une base militaire puis s'attaquent à un sous-marin
nucléaire qu'elles repeignent et endommagent, causant des dégâts
économiques considérables.
*Des paysans français démontent un MacDonald's en construction et
amènent un débat public sur l'OMC et la nourriture industrielle.
*Le 18 juillet 1999, 700 militants se réunissent pour détruire un champ
de tournesol génétiquement modifié de la taille de 24 terrains de
football.
*L'opposition aux O.G.M se répand sur les cinq continents, en France et
en Angleterre des militants détériorent un grand nombre de champ-test,
des paysans indiens et français sabotent des laboratoires de recherche
sur les O.G.M à Montpellier, tandis qu'en Inde l'opération 'brûlons
Monsanto' est inauguré par la mise à feu de champs d'O.G.M.
Entartage
L'internationale anarcho-pâtissière est en marche ! Noël Gaudin
l'entarteur des pompeux cornichons, (Bill Gates, Nicolas Sarkozy,
Philippe Douste-Blazy et les autres) a fait des émules :
*Le dirigeant de l'Organisation Mondiale du Commerce est pris en
embuscade et entarté par le la Biotic Baking Brigade, organisation
spécialisée dans le lançage de tartes à la crème qui s'est déjà attaqué
dans la seule année 1999 à quelques dizaines de criminels en costumes 3
pièces et autres P.D.G de multinationales.
Les médias sont friands de ce genre d’opérations burlesques, et outre
le fait de ridiculiser la cible, l’entartage sonne comme un
avertissement pour les dirigeants de ce monde, même l’homme le plus
riche de la planète n’est pas à l’abri d’un attentat pâtissier, et donc
d’un attentat tout court. La violence reste symbolique et le ton
humoristique permet au message d’être bien perçu par le public.
REAPPROPRIATION
Réappropriation temporaire ou plus durable, réappropriation matérielle
ou celle de son temps, réappropriation de terres gouvernementales ou
privées, d'infrastructures, de biens de consommation, de moyens de
production, de services publics… réappropriation de l'espace, des rues,
des bâtiments officiels... le choix est vaste :
Squat (Voir brochure "le squat de A à Z")
Alors même que deux millions de logements sont vides et inutilisés en
France, on estime à environ 400.000 le nombre de SDF (le chiffre
officiel de 86000 semble largement sous estimé, du fait de la
difficulté de recenser cette population) La réappropiation des
logements, Le squat, peut être vécu comme une mesure d’urgence pour se
mettre à l’abri ou comme une démarche politique :
*De Genève à Prague en passant par Berlin, des squatters reprennent des
espaces vides pour en faire des lieux d'activités autogérés : logement,
crèches, bibliothèques, ateliers, salles de spectacle, jardins
communautaires etc.
Réappropriation des terres
Le Mouvement des Sans Terre au Brésil cherche depuis 1979 à se
réapproprier de manière légale ou non des terres inutilisées
appartenant à de grands propriétaires. Quand les possibilités légales
sont épuisées, les paysans s'installent de nuit sur des terres laissées
en friche, en édifiant des campements. 140 000 familles ont pu être
relogées en 10 ans sur des terres prises grâce à l'action directe. 7
millions d'hectares ont ainsi été repris, mais il reste 4,5 millions de
familles sans terre alors que 416 millions d'hectares sont toujours en
friche. Le mouvement des Sans Terre fait partie d'une coordination
mondiale plus vaste : L'Action Mondiale des Peuples qui regroupe des
organisations populaires d'une trentaine de pays.
L'AMP n'est pas étrangère à l'émergence du réseau alter-mondialiste. En
effet, au départ de l'AMP, l'action directe venue de l'Inde a influencé
l'Europe, puis les événements de Seattle en 1999 qui ont eux-mêmes
encouragé l'amplification de la mobilisation à Prague et à Gênes. Lors
de la 3ème conférence de l'AMP, en 2001 en Bolivie, les indiens ont
annoncé que leur mouvement paysan était à présent coordonné au niveau
national et, apparemment "en partie grâce à la dynamique lancée par la
Caravane Intercontinentale en Europe"
Il
est intéressant d'observer l'émulation et les interactions qui
traversent ce réseau dont voici la traduction des principes de bases :
1. Un rejet très clair du féodalisme, du capitalisme, et de
l'impérialisme, ainsi que de tous les accords commerciaux, institutions
et gouvernements promoteurs d'une mondialisation destructrice
2. Un rejet très clair de toutes formes et systèmes de domination
et de discrimination dont (et de manière non exhaustive) le patriarcat,
le racisme et le fondamentalisme religieux de toutes croyances. Nous
reconnaissons la dignité entière de tous les êtres humains
3. Une attitude de confrontation, puisque nous ne pensons pas que
le " lobbying " puisse avoir un impact majeur sur des organisations à
tel point partiales et antidémocratiques, pour lesquelles le capital
transnational est le seul facteur réel déterminant leur politique.
4. Un appel à l'action directe et à la désobéissance civile, au
soutien aux luttes des mouvements sociaux, mettant en avant des formes
de résistance qui maximisent le respect pour la vie et pour les droits
des peuples opprimés, ainsi qu'à la construction d'alternatives locales
au capitalisme mondial.
5. Une philosophie organisationnelle fondée sur la décentralisation et l'autonomie.
Réappropriation des moyens de production
Très récemment en Argentine, suite à la crise économique et à la
fuite des capitaux, certains patrons se sont évanouis dans la nature et
les anciens salariés des usines viables ont continué la production en
s’organisant en autogestion.
Voir également dans les actions directes anarchosyndicales
Réappropriation des prises de décision
Toujours en Argentine, des assemblées de quartier se créent pour les
décisions collectives sur le principe du consensus.
*Des centaines de zapatistes continuent à s'organiser en 'municipalités
autonomes' afin de reprendre le contrôle de leur vie face aux
propriétaires terriens, aux grosses compagnies et aux 70 ans de
dictature du parti au pouvoir.
En France, le Communalisme Libertaire de Merlieux est une des plus
abouties des expériences autogestionnaires puisqu'il s'agit de la
gestion collective d'un village, avec une population majoritairement
non-anarchiste à l'origine :
En 1973, Dominique de la FA et ses amis de la communauté anarchiste du
Moulin de Paris s'installent dans ce village, et leur implication dans
la vie de la commune démontre progressivement aux habitants la
viabilité de leurs projets pour faire revivre le village, et de leur
mode d'action. La communauté anarchiste gagne peu à peu la confiance
puis la reconnaissance de la population.
Après de multiples réunions publiques, les candidats aux élections municipales s'engagent sur 3 points :
1°) étudier les projets de revitalisation du village ;
2°)
associer directement la population aux décisions et partager le pouvoir
le plus largement possible avec un souci permanent d'information ;
3°) défendre l'intérêt collectif à l'exclusion de tout intérêt
individuel pour les mandatés.
Sur ces bases, une école, une bibliothèque de plus de 5000 livres, des
logements sont construits et gérés avec la participation active de la
population, sans laquelle ces réalisations auraient été impossibles par
manque de moyen. Des emplois sont créés parallèlement à ce regain
d'activité, notamment avec la création d'un café-concert ou d'un
atelier de télétravail. Le financement s'appuie beaucoup sur les
nombreuses fêtes communales qui renforcent également le lien social. La
fête du livre est créée dans ce cadre et attire maintenant chaque année
15.000 à 20.000 visiteurs. Elle associe la fête populaire classique et
un salon littéraire important, démocratisant ainsi l'accès à la
lecture. Pour la petite histoire la communauté anarchiste s'est même
vue confier les clés de l'école, de la mairie et de l'église !
Des expériences similaires, à plus grande échelle, se déroulent dans
certaines communes Italiennes comme Spezzano Albanese avec la
"fédération municipale de base"
Transports gratuits
Le collectif des transports gratuits (RATP pour Réseau pour
l'Abolition des Transports Payants) a lancé une opération nommée " Zéro
Franc Zéro Fraude ", et a sorti des tickets de bus portant cette
inscription, à présenter au contrôleur le cas échéant, les amendes
étant regroupées et négociées en gros au tribunal par un avocat. Cet
acte de désobéissance civile est motivé par les constats suivants :
- A la RATP, la billetterie ne représente que 28% des recettes, ce qui
rembourse à peine la fabrication des billets, l'entretien des machines
à composter, les contrôles…
- Ce sont les personnes les plus précaires économiquement qui payent le
plus le droit à se déplacer
- 83% de nos déplacements sont contraints (pour aller au travail, faire
des courses…) Les employeurs, les grandes surfaces sont les premiers
bénéficiaires des transports en commun. Il serait donc logique que ça
soit eux qui payent.
- 60% des conflits entre agents de la RATP et usagers se produisent
lors de la vérification du titre de transport.
Les ZAT
Le concept de Zone d’Autonomie Temporaire lancé par Hackim Bey, désigne
tous les espaces, virtuels ou réels, qui sont libérés temporairement
des contraintes étatiques, religieuses et économiques. Ce sont des
enclaves de temps où les individus peuvent expérimenter leur liberté,
les ZAT peuvent aussi bien désigner des manifestations, des festivals,
des sites internet de contre information, des périodes de loisirs ou
encore des fêtes du type potlatch, banquets au cours duquel on
s’échange des présents :
le principe étant de faire la fête, dans
un souci d'égalité, de gratuité et de convivialité
L’aspect festif et ludique est inhérent aux ZAT, car le mode de
communication utilisé dans ce cas permet d’optimiser les relations
humaines dans une optique constructive.
D’ailleurs, qu’il s’agisse d’arts graphiques utilisant la rue comme
support, d’happening, de théâtre de rue, de concerts, de fêtes de rue,
de caravanes anticapitalistes…, la créativité, le côté ludique et
convivial des formes d’expression artistiques urbaines font
l’attractivité et parfois le succès d’une action.
Des tentatives de ZAP (zone d’autonomie Permanente) sont en
cours, notamment en Australie ou une communauté d’environ 5000
personnes reconstruit une vie alternative et met en pratique les
principes libertaires et écologistes.
*Des sans-papiers à qui il avait été refusé l'obtention d'un train
gratuit pour aller manifester à Paris passent la nuit à faire la fête
dans un tunnel ferroviaire.
*Les écologistes de Reclaim the Streets, agissent en solidarité avec
les travailleurs du métro londonien, occupent le siège de la compagnie,
et organisent une fête du premier mai à l'intérieur de rames de métro.
*Ils organisent un faux carambolage à l'intersection de 2 grands
boulevards londoniens, installent un café, un système de son et une
ambiance de carnaval autour des 2 voitures bloquées au milieu de la
voie publique pendant quelques heures
*Ils bloquent une autoroute du nord de Londres pour y organiser une
fête avec plus de 9000 personnes pendant 9 heures.
ACTIONS DIRECTES CONSTRUCTIVES
Systèmes d’échange locaux Les S.E.L sont basés sur des échanges de
biens, services ou compétences. La différence avec un troc, où deux
personnes doivent échanger deux choses de valeur similaire, le SEL est
un échange multilatéral qui fait intervenir plusieurs acteurs. Ainsi
dans un SEL simple à trois acteurs, Pierre donne des cours de guitare à
Paul, Paul fourni des légumes de son jardin à Jacques, et Jacques aide
Pierre dans ses travaux domestiques. Parfois, pour permettre la gestion
des SEL comportant de nombreux intervenants, on s’appuie sur une
monnaie virtuelle sans aucune relation ni correspondance avec la
monnaie classique, qui est établie sur la reconnaissance de la valeur
de chacun. (ex : une heure de services = 60 unités) Il existe
actuellement plus de 300 S.E.L en France. Infos et listes des SEL
sur http://www.selidaire.org
En argentine 1.200.000 personnes participent au réseau de troc mis
en place pour faire face à la crise, une monnaie populaire est crée et
utilisée comme moyen d’échange, de flux et non de capitalisation.
Ecole libertaire
L’école autogérée Bonaventure à Oléron a accueilli gratuitement pendant
10 ans des enfants de 3 à 9 ans. Cette école a permis de démontrer
qu’une autre éducation était possible, avec des résultats remarquables
malgré des moyens de financement faibles. Outre les enseignements
littéraires, mathématiques, historiques, etc., les enfants y ont
surtout appris à vivre en société, à partager, à être responsables et
solidaires et à savoir gérer les conflits.
Collectivités d’achat
Se rassembler pour acheter : Non, ce n’est pas une incitation à la
consommation... Les avantages sont multiples : L’achat en gros et la
suppression des intermédiaires permettent une réduction des coûts, la
possibilité de se fournir ailleurs que dans les supermarchés, en
partageant les éventuels frais logistiques, c’est à dire directement
chez le petit exploitant, l’agriculteur, pour prendre l’exemple d’un
achat de produits alimentaires, ou chez l’artisan… Cela permet d’avoir
des produits souvent de meilleure qualité, de soutenir les petits
producteurs indépendants tout en boycottant les marques, les grandes
surfaces et leurs profits réalisés en étouffant leurs fournisseurs,
parfois contraints de vendre à perte. En outre, cela permet de
maintenir un lien social et de connaître l’origine du produit et la
manière dont il est réalisé.
Collectivités de production
Projet plus ambitieux, mais d’autant plus intéressant, qui consiste
à mettre en commun des ressources et compétences pour développer une
activité socialement utile. Une structure associative ou encore une
SCOP (société coopérative de production) sont les statuts adéquats à ce
genre de projet. La SCOP est une société qui fonctionne en autogestion,
sans hiérarchie, avec des revenus équitables quelle que soit la
fonction et un partage égal des éventuels bénéfices. Ce n’est pas une
panacée, puisqu’elle reste dépendante de l’économie de marché et qu’il
s’agit plus d’une sorte de capitalisme collectif que de l’abolition
totale de l’actionnariat, mais çà permet de limiter les dégâts dans un
contexte exclusivement capitaliste.
Il y a actuellement environ 1500 scop en France, Il s’en crée de 100 à
150 chaque année. Leur nombre a progressé de 16% en dix ans. Cette
organisation est viable, même dans le système économique actuel, car la
motivation, l’implication et la responsabilisation des coopérateurs
sont nettement supérieures par rapport à un système classique de
salariat.
Collectivités d’habitation
La démarche du squat est radicale et représente l’exemple type d’une
réappropriation, mais à l’exception de quelques exemples (comme les
Tanneries à Dijon), c’est souvent une expérience assez limitée dans le
temps. Il est possible d’expérimenter l’organisation collective sous la
forme d’une collocation pour le logement ou de la tenue d’un local
autogéré et financé collectivement, pouvant abriter une librairie, une
bibliothèque alternative et un lieu de réunion, comme c’est souvent le
cas, ou même un local de répétition voir un lieu de concert si la place
et le voisinage le permettent. Une douzaine de personnes peut être un
effectif suffisant pour lancer ce projet.
Offre de prêt sans intérêts
Il existe des fédérations de collectivités de production, qui
organisent et financent le soutient des coopératives, qui mettent en
place des centrales d’achat et font jouer la solidarité et les
synergies inter-collectivités. Le développement de cette caisse
commune, pourrait donner l’occasion de soutenir la création de
nouvelles scop, à travers la mise en place d’un système de prêts
remboursables sans intérêt. Les nouveaux venus viennent alors grossir
les rangs et la caisse commune.
Les prêts sans intérêt sont déjà expérimentés dans certains pays, tel
que l’Inde, par des ONG, ils permettent aux plus pauvres de créer leur
activité. Le taux de remboursement est largement supérieur à celui des
banques classiques, et atteint 98%.
Distribution gratuite de nourriture
On peut reprocher aux restos du cœur d’être devenus une sorte
d’institution dont la présence, 17 ans après sa création, semble
presque normale, comme si la misère elle-même était inéluctable. Mais
de manière pragmatique, les 40 000 bénévoles tentent de réparer les
dégâts du système capitaliste et de l’Etat en fournissant 60 millions
de repas par an, c’est donc une forme d’action directe solidaire
particulièrement utile.
Cette forme de soupe populaire d’initiative non-étatique trouve de
nombreux exemples :
Devant la misère sociale qui régnaient dans les ghettos noirs des
grandes villes américaines, et devant le manque de volonté des
politiques d’apporter les moyens nécessaires, le mouvement des Black
Panthers avait décidé de reprendre les choses en main et d’organiser
quotidiennement des déjeuners gratuits, notamment pour les enfants des
quartiers. une partie des argentins et les zapatistes appliquent
actuellement cette méthode.
La CNT-FAI, dans l’Espagne libertaire de 36-39, a mis en place des
repas gratuits pour tous.
De même que pour les squats, la distribution de nourriture a également
pour objectif de revendiquer le droit de chacun à la satisfaction des
besoins fondamentaux tel que se nourrir ou se loger
Communalisme Libertaire (voir plus haut)
TECHNIQUES DE LUTTE ANARCHO-SYNDICALISTES
La protestation verbale
C' est le type de lutte le plus simple, tant qu'on est en
democratie notre liberté d'expression et un tant soit peu garatie,
profitons'en!
La pétition
C'est un écrit dénonçant, réclamant, exprimant un désaveu, un désir.
La
pétition peut quelque fois influencer, faire obtenir de menus avantages
le plus souvent illusoires et démagogiques. Certains syndicats ne
faisant ou ne voulant rien faire, ils se dédouanent par une pétition à
des fins électorales ou pour avoir bonne conscience
Le débrayage
C'est la cessation d'activité pendant une courte durée maximum quelques heures.
Le
débrayage exprime déjà un mécontentement plus grand, la naissance d'une
certaine radicalité. Le débrayage est utilisé comme pression pour des
négociations sur des effets à court terme ou des revendications
mineures. Exemple : manque de chauffage, problèmes de primes, de
salissures ou de casse-croûte etc.
La grève perlée
Débrayage
d'une partie du personnel puis reprise tandis qu'une autre partie
débraye et ainsi de suite. Avantage : perte de salaire minimum par
individu tandis que l'établissement est pratiquement paralysé et que
l'employeur paie ses salariés devenus peu productifs voire inactifs.
L'employeur tentera de faire travailler les non-grévistess,
l'encadrement ou les intérimaires. Si cela ne s'avère pas suffisant, il
fermera l'entreprise pour un temps, c'est le lock out qui lui évite de
verser des salaires à des gens inactifs.
Le coulage
Freiner la
production en étant le moins productif possible.
La grève du zèle
Application stricte ou excessive des consignes et des règlements
entravant le bon fonctionnement de la production.
La grève limitée
Les salariés cessent le travail pour une durée limitée.
*Une variante : 2500 pilotes d'American Airlines se mettent d'un commun
accord simultanément en congés maladies.
La grève illimitée
Cessation du travail par les salariés jusqu'à ce que ceux-ci décident
de reprendre le travail. Avantage : exprime une certaine radicalité,
une participation à la lutte, bloque tout ou partie de la production.
Inconvénient : perte de salaire importante pour les grévistes.
L'établissement peut continuer à produire avec des intérimaires, des
non-grévistes. La production peut être réalisée sur un autre site.
Le piquet de grève
Mise en place de barrages pour empêcher les non-grévistes de pénétrer
dans l'établissement pour réaliser l'ouvrage. Les conditions
matérielles du piquet sont souvent déplorables : pas d'abris, soumis
aux intempéries. Une partie des non-grévistes arrivent parfois à
pénétrer dans l'établissement ou bloqués à l'intérieur ils continuent
d'assurer la production.
La grève avec occupation
Les grévistes investissent le secteur visé, évacuent les
non-grévistess, détournent à leur profit la logistique : salles de
réunions, réfectoires, dortoirs, photocopieuses, téléphones et
véhicules.
La lutte intra muros
qui se limite à l'intérieur de l'établissement
La lutte extra muros
Qui consiste à envahir et occuper tel établissement ou une
administration favorable à l'employeur : Direction Départementale du
Travail et de Emploi, justice, mairie, local de parti politique, siège
d'un journal, Chambre de Commerce et d'Industrie, quartier résidentiel
des cadres ou de l'employeur, entreprise où a été transférée la
production.
La manifestation de ville
Elle fait découvrir le conflit, popularise la lutte, maintient la pression, permet de jauger le rapport de force.
La manifestation nationale voire internationale
Suit les mêmes règles que celle de ville mais à une plus grande échelle.
L'intox
Produire rumeurs, informations en tout genre pour fragiliser l'adversaire.
Le discrédit
Rendre publiques des critiques sur la qualité des produits ou services de l'établissement.
Le sabotage
Cette
vieille méthode de lutte est toujours pratiquée bien que non
médiatisée. Elle doit être manipulée par des individus conscients des
risques ou de l'effet catastrophique à terme de certaines destructions
pouvant entraîner la fermeture de l'entreprise. Peut être qu'une
graduation doit être introduite pour éviter des problèmes néfastes. Le
sabotage est une arme très efficace, peu coûteuse pour les grévistes,
très nocive pour l'employeur. Il faut toujours conserver à l'esprit que
la lutte doit nuire à l'employeur, exploiteur mais pas aux usagers
salariés eux-mêmes, ex : les services publics, les transports, EDF,
santé, alimentation, etc.
La réappropriation
Reprise sous le contrôle des salariés de biens produits par l'entreprise c'est-à-dire par eux-mêmes.
La vente sauvage
Vente par les grévistes des stocks de l'entreprise pour constituer un trésor de guerre qui les indemnisera.
La production sauvage
Les
grévistes utilisent les machines de l'entreprise pour produire des
biens qu'ils vendent directement à la population en en réduisant le
prix ce qui satisfera tout le monde et apportera des liquidités aux
grévistes.
Le travail sauvage
Utilisant
leurs propres outils les grévistes réparent fabriquent ou rendent des
services aux particuliers moyennant finances. Exemples les coiffeurs de
Rennes qui, sur une place publique coupèrent les cheveux. L'argent payé
pour ce service allait à la caisse de grève. En Australie, les
chauffeurs de tramway, pendant une grève mirent les trams en
circulation gratuitement pour la population.
Le boycott
Sur demande des salariés en lutte dans une entreprise, ne pas utiliser
ou acheter telle production ou tel service fournis par cette même
entreprise. Exemple : le comité de lutte appelle la population à ne pas
consommer telle marque de produit tant que les revendications ne sont
pas satisfaites.
La désobéissance civile
Refus d'appliquer, de se soumettre aux lois de l'Etat. Exemple :
soutenir et aider des personnes réprimées. Ne pas payer l'impôt,
refuser de présenter ses papiers d'identité, de faire l'armée... etc.
La grève généralisée
Situation de grève touchant tout un secteur ou
plusieurs secteurs de production ou bien une région, un pays ou un
groupe de pays.
La grève générale
Grève intercatégorielle, intersectorielle sur un territoire donné
région, pays, international. Action consciente et concertée, ce qui la
différencie de la grève généralisée. C'est l'arme voulue, souhaitée,
défendue par les anarcho-syndicalistes. C'est l'acte ou toute une
masse, qu'elle le sache ou non, s'anarchosyndicalise. En effet, à ce
stade, les gens en lutte entendent défier leurs adversaires. Ils ne
s'en remettent pas au verdict des urnes, ni au gouvernement qui en est
issu, ni aux promesses à venir. Les gens en lutte, s'appuyant sur
l'action directe, entendent ici et maintenant faire aboutir leurs
revendications. La grève générale marque et exprime l'affrontement de
classes clairement. Si elle est massive, le rapport de force est
optimum et d'autres choix peuvent apparaître.
*Une grève générale a immobilisé à 80 % l'économie péruvienne grâce à
l'union des étudiants, des travailleurs et des paysans.
La grève générale insurrectionnelle
Les
grévistes, pour diverses raisons, deviennent émeutiers, barricadiers.
Le peuple se soulève ouvrant la perspective d'une possible
expropriation des capitalistes.
En 1934, au Portugal, la CGT déclenche une grève générale
insurrectionnelle
La grève générale expropriatrice
Les grévistes, maîtres de la rue, s'emparent des moyens de production,
d'échange, de communication. Les entreprises, le commerce, les
administrations sont placés sous le contrôle des comités de luttes.
C'est le prélude à un changement social profond d'où peut sortir le
communisme libertaire ou autre chose mais attention danger.
On trouve un exemple de grève générale expropriatrice et
insurrectionnelle dans les événements du 19 juillet 1936 en Espagne,
alors que la CNT et la FAI regroupaient plus d’1,2 millions d’adhérents
La liberté ne se demande pas, elle se prend !
(merci à subsociety et à la cnt)
terrorisme poétique selon hakim bey
Le Terrorisme Poétique
PAR Hakim Bey
C’est une danse étrange et nocturne dans les guichets automatiques des banques. Des feux d’artifice tirés illégalement. L’art-paysager, des travaux de terrassement, ou des objets bizarres dans les Parcs Publics. Rentrez par effractions dans des maisons, mais au lieu de les cambrioler, laissez y des objets de terrorisme poétique. Kidnappez quelqu’un et rendez-le heureux( en lui rendant sa liberté peut être,ça je comprend pas ;Kazal) . Prenez une personne au hasard et persuadez la qu’elle vient d’hériter d’une fortune colossale, inutile et surprenante - 1000 hectares en Antarctique, un éléphant de cirque trop vieux, un orphelinat à Bombay, ou une collection de vieux manuscrits alchimiques. Cette personne réalisera plus tard que durant un moment, elle a cru en quelque chose d’extraordinaire, et elle sera peut-être amenée à rechercher un autre mode de vie, plus intense.
Erigez des plaques commémoratives en cuivre dans les endroits (publiques ou privés) où vous avez connu une révélation ou une expérience sexuelle particulièrement satisfaisante...
Go naked for a sign.
Organisez une grève dans votre école ou sur votre lieu de travail sous prétexte que vos besoins en indolence et en beauté spirituelle n’y sont pas satisfaits.
Les graffitis apportent une certaine grâce aux métros si laids et aux monuments publiques si rigides - le Terrorisme Poétique peut également servir dans les endroits publiques : des poèmes gribouillés dans les toilettes des palais de justice, de petits fétiches abandonnés dans les parcs et les restaurants, des photocopies artistiques placées sous les essuie-glaces des pare-brise des voitures en stationnement, des Slogans écrits en Caractères Enormes collés sur les murs des cours de récréations ou des aires de jeux, des lettres anonymes postées au hasard ou à des destinataires sélectionnés (fraude postale), des émissions radio pirates, du ciment humide....
La réaction du public ou le choc esthétique produit par le Terrorisme Poétique devra être au moins aussi intense que le sentiment de terreur - de dégoût puissant, de stimulation sexuelle, de crainte superstitieuse, d’une découverte intuitive subite, d’une peur dadaesque - il n’est pas important que le Terrorisme Poétique soit destiné à une ou plusieurs personnes, qu’il soit « signé » ou anonyme, car s’il ne change pas la vie de quelqu’un (hormis celle de l’artiste), il échoue.
Le Terrorisme Poétique n’est qu’un acte dans un Théâtre de la Cruauté qui n’a ni scène, ni rangées, ni sièges, ni tickets, ni murs. Pour fonctionner, le Terrorisme Poétique doit absolument se séparer de toutes les structures conventionnelles de consommation d’art (galeries, publications, médias). Même les tactiques de guérillas Situationnistes comme le théâtre de rue sont peut-être actuellement trop connues et trop attendues.
Une séduction raffinée, menée non seulement dans l’optique d’une satisfaction mutuelle, mais également comme un acte conscient dans une existence délibérément belle - pourrait être l’acte ultime de Terrorisme Poétique.
Le Poète Terroriste se comporte comme un farceur de l’ombre dont le but n’est pas l’argent mais le changement.
Ne pratiquez pas le Terrorisme Poétique pour d’autres artistes, faites le pour des gens qui ne réaliseront pas (du moins durant quelques temps) que ce que vous avez fait est de l’art. Evitez les catégories artistiques identifiables, évitez la politique, ne traînez pas pour éviter de raisonner, ne soyez pas sentimentaux ; soyez sans pitié, prenez des risques, pratiquez le vandalisme uniquement sur ce qui doit être défiguré, faites quelque chose dont les enfants se souviendront toute leur vie - mais ne soyez pas spontanés à moins que la Muse du Terrorisme Poétique ne vous possède.
Déguisez-vous. Laissez un faux nom. Soyez mythique. Le meilleur Terrorisme Poétique va contre la loi, mais ne vous faites pas prendre. L’art est un crime ; le crime est un art.
PS :
No Copyright © Hakim Bey (sans date).






























