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Stanislas kazal underground blog

contre-culture,réflexions, poésie,cinéma de genres et d'auteurs, musiques, société,critiques,littérature, arts, révoltes, mousse au chocolat et couscous.....

26 mars 2005

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Stanislas Kazal

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28 mars 2005

Histoire du punk

 

Stanislas Kazal sème sa zone dans la société du spectacle Stanislaskazalundergroundforum  

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 HiSTORy Of PuNk rOCk

1972, STEVE JONES et PAUL COOK jouent déjA dans ce qui deviendra plus tArd le grOupe SEX PISTOLS ! A l'epoque, pas encore de JOHN LYDON ni de SID et de GLEN MATLOCK.

JONES et COOK rEpEtent avec du matos piqué aux groupes qu'ils aiment (BOWIE, ROD STEWART, ROXY MUSIC, ...).

1974, JOHN LYDON qui a 18 ans abandonne définitivement les études, se retrouve viré de chez lui pAr son père à cause de ses cheuveux verts et emménage dans un squatt avec SID à Hampstead.

Il n'arrêtera jamais de faire des petits jobs (il a été plongeur dans un restaurant avec SID) qui lui rapportent suffisamment d'argent pour fréquenter assidûment les pubs et se procurer le speed qu'il affectionne. LYDON se met à fréquenter intensivement le magasin de Malcolm McLaren "SEX".

En 1975, Bernard Rhodes repère pArmi les habitués du magasin "SEX" une sorte de jeune dégénéré au lOok de maniaque. Ses cheuveux sont verts et il porte un T-shirt Pink Floyd sur lequel il a ajOuté les mots 'I Hate...'. Il propose à ce jeune de le rejoindre au pub Roebuck, sur King's Road, afin de rencontrer Malcolm McLaren, STEVE JONES, PAUL COOK et GLEN MATLOCK. JOHN LYDON ne sait pas trop quoi en penser mAis il n'a rien à perdre et il s'enNuie en permanence, de toute facon. Il y va, accompagné de son fidèle ami d'enfance, JOHN GRAY. Les autres le découvrent, stupéfiés pAr sOn lOok, son arrogence et sa nervosité. La rencontre est tendu. PAUL le prend pour un débile, STEVE JONES le hait instantanément.

En septembre 75 McLaren passe une annonce dans le Melody Maker : 'Recherché, jeune sorcier guitariste pas plus vieux que 20 ans. Le look ne doit pas être pire que Johnny Thunders.' Un certain STEVE NEW (futur RICH KIDS, le groupe de GLEN MATLOCK après les PISTOLS) qui a répondu à l'anNonce est conservé pendant quelques semaines ... avant que les PISTOLS ne décident qu'ils n'ont pas besoin d'un deuxième guitariste.

Le 5 novembre 75, premier concert des SEX PISTOLS au St. Martins Art College. C'est MATLOCK qui a tout arrengé. Le groupe ouvre pour BAZOOKA JOE (j'vous avoue, je connais pas), et joue assez mal un set de 5 titres. Après ce concert le chanteur de BAZOOKA JOE, STUART GODDARD quitte son groupe pour devenir ADAM ANT.

Le 6 novembre 75, deuxieme concert des SEX PISTOLS à la Central School Of Art.

En 1976, le pUnk rOck a explosé dans la scène musical, et l'industrie du disqUe fut quasiment du jOur au lendemain jetée dAns un désarroi totAl. Des bandes étAblies de rock prOgressif tel que EMERSON, LAKE AND PALMER, YES et GENESIS, fournissant une mUsique rock pseudo-intellectuelle, qUi tournaient rarement et jouaient seulement dans des stades, n'oNt plus bénéficié de leurs honneurs et furent soudain renvoyés coMMe étant 'des vieux cons chiants'; la déconstruction du rOck étAbli avait commencé.

Le Punk rock était le retour de flamme, sUrtout composé de jeunes, contre la répession musicAle et sociAle dans l'Angleterre du millieu des années 70, et étAit une façon pour décharger l'agressivité et la hAINE contre LE CHOmage augmentant et la corruption politique.

Des groupes ont vu le jour dans quasiment chAque vilLe à travers le Royaume Unis l'accent sur la musique de la rue. La distinction entre musiciens et fans était perdue, ils étaient un et le même et sE rAttachaient l'un à l'autre à chaque niveau, chAotique et souvent amateur, cela n'importait pas. La musique a réuSsi une réaction au niveau des tripes, son but étAit de créer un instant vibrant et une sous-culture accessible qui rejetait l'idéologie des chose fixées.

Des explosions courtes, rapides et dirEctes d'une énergie venimeuse caractérisée pAr des refrains gueulés ou chantés, completés par des parOles du genre 'écrase le system-type', tout cela éTait la RAISon d'être des PUNks...

12 février 76, premier vrai concert des SEX PISTOLS au Marquee, un haut lieux de la scène MOD sixties, les PISTOLS y sont en première partie d'EDDIE & THE HOT RODS (groupe pub rock au R&B hystérique), lors du concert JOHNNY ROTTEN detruit un partie du matériel des HOT RODS... STEVE JONES dira par la suite à la presse : "En fait, on ne s'intéresse pas à la musique. On s'intéresse au chaos.". Le concert leur vaudra un premier article, dans le NME, titré 'Ne regadez pas derrière vous, mais les Sex Pistols arrivent', franchement favorable, et qui ne fait même pas mention d'EDDIE & THE HOT RODS

Le 20 février 76, les SEX PISTOLS jouent au Buck's College Of Higher Education, sans même y être booké, prétendant être la première partie de Screamin'Lord Sutch. Un set des SEX PISTOLS chaotique. Dans la salle, deuX types qui sont venus spécialement de Manchester sachant que les SEX PISTOLS allaient jouer, sont fortement impressionnés. PETER McNEISH et HOWARD TRAFFORD vont voir les SEX PISTOLS backstage. En partant, ils pensent à former un groupe, les BUZZCOCKS, et se rebaptiseront bientôt SHELLEY et DEVOTO.

Les THE RUTS proféraient une musique néo-politique ANTI-RACIStE, mixant souvent leur rocK à haut niveau d'octane avec quelques notiOns de reggae.

Les STIFF LITTLE FINGERS, menés par le charismatique JAKE BURNS, exprimait leUr frustration avec la situation dans l'Irlande du Nord, leur pays natal, avec des hymes tel que 'ALTERNATIVE ULSTER'.

CHELSEA et les ANGELIC UPSTARTS, quoiqu'opérant respectivement à partir de Londres et du Nord-Est, délivrAient tout deux des verdicts maudiSsant les resultats de la façon d'agir du gouvernement sur la jeunesse des aNnées 70 : 'GENE OCTOBRE'S RIGHT TO VOTE' reste un classique.

A cause des médias, des ventes reCord s'élevant et un intérêt de la pArt du marché Américain, le mouvement PUNK devint bientôt le cOmplet contraire de ce qu'il se proposait au début de devenir. Les groupes cOMbattirent pour maintenir leur identité, mais ceux qui ont survécu sortirent inévitablement des limites étroites du PuNk rOck.

La presse musicale, qui avait aidé le mouvement si fervemment, devint vite critique. Déjà, le mouvement Punk avait fourni une industrie défaillante. La musique était devenu un moyen de communication passioné, rejetant l'extravagance et l'aPproche hautement technique des supergrOupes.

Le PuNk rOck n'a jamais suivi les lois, n'a j'Amais été une question d'uniforme et de rétrécissement de vOtre horizon.
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Les BUZZCOCKS, furent formés après que les membres fondateurs PETE SHELLEY et HOWARD DEVOTO virent un concert des SEX PISTOLS le 20 février 76, et un de leurs preMiers concerts fut avec les SEX PISTOLS à Manchester. Quand les BUZZCOCKS ont sorti leur 'SPIRAL SCRATCH EP' (qui inclut 'TIME'S UP'), les sons irrésistibles du disque et l'énergie pure contraignit même le plUs cynique des long-cheveux (hippies) à la soumission. De la même façon, quand les SEX PISTOLS ont bouclé 'PRETTY VACANT' dans le Top Of The Pops, même les hippies crevant difficilement eurent à admettre qu'il y avAit là quelque chOse de plus que 'juste du bruit'. C'était du rOck 'classique', non compliqué, pure et simple.

L'ordre établi de la musique pop et rock d'AngleteRre fut bouleversé quand en automne 76, le premier single d'une bande considérée alors coMme ouTrageuse, les SEX PISTOLS, entèrent dans les charts et montèrent jusqu'à la modeste position 38.

'ANARCHY IN THE UK' devait avoir le même effet sur ce qui devenait une scène de musique pop à la fin des années 70.

Les SEX PISTOLS furent controversés avant leur premier disque avec la firme EMI, et pendant deux ans après 'ANARCHY IN THE UK', ils continuèrent à poursuivre la publicité adverse et à attirer les manchettes de journeaux de la presse nationale.

Les SEX PISTOLS sont toujours le meilleur souvenir du PuNk, plus de 20 ans après leur single de débarquement, mais il y a beaucoup d'autres actes qui émergèrent du PuNk et qUi ont survécu aux années 90.
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Le 4 mars, juste avant un concert à l'El Paradise Club (une boîte de strip-tease dans Soho que McLaren loué pour en faire la salle attitrée des PISTOLS) les SEX PISTOLS donnent leur premiere grande interview, à l'hebdomadaire 'Sound' qui, contrairement à ses prestigieux concurrents le NME ou le Melody Maker, s'intéresse déjà au phénomène PuNk. ROTTEN , sans qu'on ne lui ait rien demandé, s'adresse au journaliste John Ingham : "Je hais la merde. Je hais les hippies et ce qu'ils représentent. Je hais les cheuveux longs. Je hais les groupes de pub rock. Je veux changer tout ça pour qu'il y ait plus de grOupes coMme nOus. Je suis contre les gens qui se plaignent de Top Of The Pops et qui ne font rien. Je veux que les gens sortent et fassent quelques chose, qu'ils viennent nous voir et puis qu'ils fassent leur truc. Sinon, je perds mon temps."

Le 4 avril les SEX PISTOLS jouent au El Paradise.

Le 13 avril SLAUGHTER & THE DOGS se regroupe.

THE CLASH commence à répéter à LONdRES dans un squAtt.

Le 17 avril lesSEX PISTOLS et THE CLASH jOuent au 101'er.

Le 23 avril les SEX PISTOLS jouent au Nashville, en première partie des 101'ers (le groupe pub rock de JOE STRUMMER), dans la salle Adam ant, Vic Godard, SID VICIOUS, MIKE JONES, Dave Vanian et tout le gotha du PuNk embryonnaire est présent (BILLY IDOLESIOUXSIE SIOUX ...), VIVIENNE WESTWOOD est également là (elle provoquera même une bagarre pendant le set des SEX PISTOLS). Après ce concert JOE STRUMMER pense très sérieusement à quitter les 101'ers pour monter son propre groupe.

Le 4 juin les SEX PISTOLS jouent pOur la première fois a Manchester et ce avec les BUZZCOCKS, dans la salle y assiste MORRISSEY. Le 6 juillet les SEX PISTOLS sont en concert au 100 CLUB et les DAMNED (qui viennent de ce former) sont également en concert ce jour là.

Le 4 juillet les SEX PISTOLS sont en concert à Sheffield avec CLASH en première partie, dont c'est le premier concert, le lendemain les SEX PISTOLS jouent au 100 Club avec les DAMNED en première partie.

Le 18 juillet, enregistrement de démos pour les SEX PISTOLS dans un studio de Danmark Street 'SATELLITE', 'SUBMISSION', 'PROBLEMS', 'SEVENTEEN' et 'ANARCHY IN THE U.K.' sont enregistrés sur un quatre-pistes, puis amenés aux studios Riverside pour être overdubbées par STEVE JONES sur un huit-pistes.

Le 20 juillet les SEX PISTOLS sont de retour à Manchester pour un nouveau concert organisé par les BUZZCOCKS, avec comme tête d'affiche SLAUGHTER & THE DOGS.

Le 29 juillet SEX PISTOLS, BUZZCOCKSet CLASH en concert à Londres au Screen On The Green. Pendant le concert, SIOUXSIE SIOUX, seins NUs, jARRetelles et croiX gammée (j'avais cette photo avant, fuck j'l'ai perdu), demande a McLaren si son groupe bourgeonnant pourrait éventuellement jouer avec les SEX PISTOLS au Punk Rock Festival du 100 Clubs, annoncé pour le mois de septembre. McLaren accepte et demande le nom de son groupe, réponse de SIOUXSIE : "On ne sait pas encore, mais on aura trouvé d'ici là."

Le 3 septembre les SEX PISTOLS sont à Paris et le 4 ils passent à la TV pour la première fois, dans l'émission So It Goes, le groupe joue 'ANARCHY IN THE U.K.' et ROTTEN ne cesse d'éviter la caméra. Lorsque ROTTEN est enfin correctement cadré, il fait un doigté à la caméra avant de finir le titre dans le plus grand fracas.
stranglers021 Les STRANGLERS, dont les hits incluaient 'GET A GRIP ON YOURSELF' et 'DUCHESS' sont toujours régulièrement dans les cHarts UK.

Les BOOMTOWN RATS avec leur hit 'SHE'S SO MODERN' et 'LIKE CLOCKWORK' furent menée par le charismatique BOB GELDOF, dont le travail pour la faim dans le monde et les necessiteux a mené à sa reconaissance mondiale. Et les JAM, dont les nombreux hits, 'THE MODERN WORLD' et 'DOWN IN THE TUBE STATION AT MIDNIGHT' engendraieNt PAUL WELLER, au style direct, qui eut une seconde carrière remplie de succès avec STYLE COUNCIL.

adverts011THE ADVERT (tristemEnt oubliés malgré la réaPparition en 1990 du leader TV SMITH) fournit des exemples parfait de PuNk précoce poussant des slogans tes que 'Pas le temps d'avoir 21 ans' et 'Adolescent emmerdés' combinant tout deux des sons brillants avec une ligne de basse vibrante, du à une mystérieuse PuNk(e) de rêve : GAYE ADVERT.

SIOUXSIE AND THE BANSHEES se sont formés à partir de fans des SEX PISTOLS, dont beaucoup ont vécu dans les banlieues du Sud-Ouest de Londres et furent donc appelés le Contingent Broomley. Ils se sont hissés directement au mythe en jouant un jeu improvisé. BILLY IDOLétait à la batterie, il quite le groupe le 17 septembre.

Le 20 septembtre c'est le 100 CLUB PuNk fesTivAl, joueront SUBWAY SECT, SIOUXSIE AND THE BANSHEES , THE CLASH et les SEX PISTOLS. Le 21, les STINKY TOYS (grOupe francais), les DAMNED, les VIBRATORS et les BUZZCOCKS.

500 personnes pour le festival... SUBWAY SECT ouvrent le bal, ils jouent pour la première fois en public (5 morceaux). SIOUXSIE AND THE BANSHEES suit. les BANSHEES sont composés de Marco Pirroni (futur Adan And The Ants et Sinead O'Connor) à la guitare qui remplace BILLY IDOL initialement prévu, SID VICIOUS à la batterie et STEVE SEVERIN ou HAVOC (c'est selon) à la basse. Le groupe ne sait absolument pas jouer et se lance dans des reprises chaotique durant 20 minutes... LES BANSHEES qui étaient sensés utiliser le matériel de CLASH s'en verront interdire l'accès par Bernie Rhodes, leur manager, à cause du brassard à croix gammée arboré pAr la chanteuse. Ils doivent se débrouiller avec le matos de SUBWAY SECT. THE CLASH montent sur scène dans leur line up définitif. Ils jouent 'WHITE RIOT', 'LONDON BURNING', 'I'M SO BORED WITH THE USA', 'PROTEX BLUE', 'JANIE JONES' et '1977'. Les SEX PISTOLS montent sur scène devant un public conquis pour la première fois d'avance. Ils jouent 'ANARCHY IN THE U.K.', 'I WANNA BE ME', 'SEVENTEEN', 'PRETTY VACANT', 'NEW YORK', 'SUBMISSION', 'STEPPING STONE' des Monkees, 'NO FUN' des STOOGES.

Le lendemain soir, les STINKY TOYS (groupe avec Elli Medeiros et Jacno) sont acceuillis avec une certaine indifférence, à l'exception de PETE SHELLEY qui trouve le groupe très bon. Les DAMNED encHAInent et jouent apProximativement leurs morceaux à 100 à l'heure. LEur énergie et leur présence scénique parfaitement théâtral convainquent tout le monde sAuf SID VICIOUS qui, décidé à donner son avis, envoie vers la scène une chope de BIERE. Elle éclate en morceaux, dont l'un va sournoisement se loger dans l'oeil d'une jeune PuNk. SID est éjecté du 100 Club et correctement molesté par la POLICE... Les VIBRATORS sont aberrants. Le public reste pour lr moins perplexe devant ces rOckers à cheuveux longs, reprenant des solos de Chuck Berry. Enfin, les BUZZCOCKS finissent la soirée tandis que la salle se vide.
sid12Le bilan du festival est lourd. Suite à l'incident du verre de BIERE et la campagne de presse qu'il déchaîne ("Choc ! Horreur ! Violence au Punk Rock Festival"), tous les groupes Punks seront interdit de séjour au 100 Club. D'autre part, le premier soir du festival, les SEX PISTOLS ont signé un contrat avec Glitterbest, que JOHNNY ROTTEN n'a même pas lu : Glitterbest touche 25% des revenus du groupe (au lieu des 20% habituels), 50% sur le merchandising. La clause 14 stipule que le groupe reconnaît le nom "SEX PISTOLS" comme une création du manager qui n'appartient donc qu'à lui (Malcolm McLaren). ROTTEN aurait mieux fait de lire avant de signer... Ca lui aurait évité 8 ans de procés.

McLaren contacte plusieurs majors, Polydor et EMI. A Polydor, Chris Parry (qui signera plus tard les JAM et les CURE) n'arrive pas à convaincre ses patrons de signer les SEX PISTOLS. Chez EMI, ça n'est pas l'hysterie non plus, mais McLaren persuade les directeurs artistiques... BINGO !! Contrat mondial pour 2 ans, 40000 £ d'avance sur les royalities payables à Glitterbest sur une base de 10% : 20000 £ payables de suite, l'autre moitié devant être réglée un an plus tard. Les SEX PISTOLS sont signés le 9 octobre 76. Le 12, ils empochent 10000 £ de plus en signant un contrat d'édition, également avec EMI. Le 13 octobre les SEX PISTOLS arrivent aux studios Lansdowne, afin d'enregistrer 'ANARCHY IN THE U.K.'. Ayant recouvert les murs du studio avec des slogans comme "ANARCHY" ou "EMI Is Here", ils se voient obligés de filer aux studios Wessex.

Le 26 novembre 'ANARCHY IN THE U.K." sort en fanfare dans sa pochette noire. Afin de promouvoir le single, une tournée est prévue avec THE CLASH, les DAMNED et les HEARTBREAKERS en tant qUe 'vedettes américaines'. En attendant, les SEX PISTOLS font quelques concerts où ils jouent un nouveau morceau qui s'appelle provisoirement 'NO FUTURE' et apparaissent à la BBC1 au London Weekend Show dans un documentaire sur le PUNK, aux côtés de THE CLASH et d'autres personnalités de la clique PuNk.

Le 1 décembre c'est la fameuse interview de Bill Grundy au 'Today' show TV.

Queen, groupe signé chez EMI, est censé passer à l'émission Today de Bill Grundy, sur la chaîne Thames. Mais Freddie Mercury ayant des problèmes avec son impossible dentition, décide d'aller chez le dentiste et annule lr rendez-vous (rien a foutre de Queen, mais c pour l'histoire). On propose les SEX PISTOLS en remplacement. (BIENTOT LE TEXTE DE CETTE EMISSION !! heu qd je dis bientôt c'est ptetre dans 6 mois...)

Le 9 décembre les SEX PISTOLS sont en conCErt à Manchester et parmis le public ce trouve les membres de JOY DIVISION.

THE BOYS ('BRICKFIELD NIGHT') avaient la distinction d'être le seul groupe PuNk à utiliser un piAno et de sortir des singles pour Noël (quoique déguisés coMme des soulards), tandis que SLAUGHTER AND THE DOGS de Manchester ('BASTON BABIES') furent largement connus pour leur penchant pour les bottes et des concerts qui se terminaient avec une scène recouverte d'une bouillie collante et séchée de farine et de sang.
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L'étonnant 'PERSONALITY CRISIS' et 'LOOKING FOR A KISS' montrent exactement comment les immondes NEW YORK DOLLS eurent une influence si importante sur les SEX PISTOLS, (dont le 'NEW YORK' était leur réplique venimeUse à celle des américains 'LOOKING FOR A KISS'), tandis que 'ONE TRACK MIND' trouve l'ex-DOLLS JOHNNY THUNDERS tappant en retour avec une carrière solo à succès. 'BORN TO LOSE' était une chanson de JOHNNY THUNDERS .

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En 1977, SIOUXSIE AND THE BANSHEES devinrent un des groupes les plus chauds d'Angleterre. Leur premier 45 tour, 'HONG KONG GARDEN' vint directement dans le Top 10 et fut le début d'une carrière continue.

Inspiré par les tubes des SEX PISTOLS, une nouvelle génération d'artistes émergea en 77, utilisant un rock'n roll dépouillé, où l'énergie et l'attitude plutôt que la technique étaient les vertus.

THE CLASH sort sont premiEr 45T 'WHITE RIOT' en février.

En avril sortie du premier alBum de THE CLASH 'THE CLASH', cet albuM contient un morceau REGGAE 'POLICE AND THIEVES'.

Le second single des SEX PISTOLS 'GOD SAVE THE QUEEN' fut mis sur le marché en mai 77, à une période où la nation célébrait les 25 ans d'anniversaire de l'accession de la reine au trone et fut calculé pour outrager le sentiment public. Leur paya et le single atteint le numéro deux et fut vendu à 150000 exemplaires en 5 jours. La même année, ils engoufrèrent dans le top 10 à nouveau avec une autre composition 'PRETTY VACANT'.

Le fait que Malclm McLaren ait eu l'intentiOn ou non de fAire des SEX PISTOLS les architctes de la nouvelle vage du rOck, est aussi discutable que le fAit que Sam Philipps ait eu l'intention de faire d'ELVIS le modèle du rock'n Roll lui-même. Les révolutions sociales et musicales engendrées par leurs protégés, n'auraient pas pu non plus être prédites, cependant leurs ambitions respectives (Sam voulait trouver un blanc pouvant chanter comme un noir - Malcolm voulait trouver ou créer un groupe qui avait la bonne attitude (??)) devaient contenir, quelque part dans leur tête, au moins la possibilité lointaine ou l'espoir d'un succès impensable.

Mais à la fiN de 1977, la première vague d'enthousiasme PuNk avait disparu. Le stYle était devenu trop rigide, et sa très grande vitesse jouait contre lui; si vous écoutez des disques comme 'THIS PERFECT DAY', 'THE ADVERTS', 'THE GREAT BRITISH MISTAKE' des SAINTS, vous entendez le son d'une musique accélérant jusqu'à ce qu'elle touche un mur de brique. Quant à l'encien leader des BUZZCOCKS? HOWARD DEVOTO forma son propre groupe, MAGAZINE. Ressemblant mystérieusement à l'éminence grise de l'époque BRIAN ENO, DEVOTO descendit à fond de cale la route artistique, comme les paroles de 'SHOT BY BOTH SIDES' (Top 30 au début 78) le confirment. 'WHICH SIDE ARE YOU ON ?' demandait un autre disque populaire de l'époque; les participants au reste des PuNks avaient nOn seulement besoin de choisir leur cAmp, mais aussi le bon camp, càd d'être CONTRE le rAcisme. Dans ses chansons et grâce à ses chansons et son art, DEVOTO cherchait à rester loin des foules, et mis au pilori pour cela, ainsi, politisé, il était devenu pOst-PuNk.

1978 vit la montée de SHAM 69, le groupe de JIMMY PURSEY'S, qui pensait que le PuNk rocK devenait trop à la mOde et qui fraPpa à l'arrière avec des chansons des rues sAns non-sense, telles que 'ANGELS WITH DIRTY FACE', 'RIP OFF' et plus particulièrement leur cri de ralliment 'IF THE KIDS ARE UNITED'. Toutes ces chansons célèbraient le style de vie 'bon loubard'.

En janvier 78, les SEX PISTOLS splittèrent, le PuNk n'était pas sans un certain fUn pop innocent : la jeunesse moderne libre, un sentiment rénové de 'FRIDAY ON MY MIND', que la ville est votre. Le troisième TOp 40 des JAM, 'THE MODERN WORLD' est un bon exemple, comme le titre bien conscient de GENERATION X 'WILD YOUTH'.


Posté par kazal à 17:15 - Punk - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Histoire du punk suite

(suite de l'histoire du Punk)

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THE REZILLOS, d'Edinburgh, en Ecosse, contribuèrent avec '(MY BABY DOES) GOOD SCULPTURES', un son oFf marié avec des effeTs visuels précoces de Memphis et des presques-hits.

A l'époque où ces disques sortirent, cependant, l'amusement innocent n'était pas aussi possible. Le sens de l'actualité du PuNk avait placé ce qui était un arT / un sTyle dans l'arène pOlitique à l'époque de la polarisation politique et des batailles en cOurs entre les extrèmes gAuches et droites. Privé de son centre (les SEX PISTOLS) le mouvement se divisa en diverses directions : le réalime social, l'expérimentation artistique et l'essai de placer des hits au Top.

SHAM 69 mena le cadre social réalisme. Venant des ordures du sUd de Londres, ils marrièrent un PuNk basique, simpliste à des paroles simples, effectives et de deuxième clASse. C'était une mixture effective d'un point de vue commercial : leur premier grand 45 tour 'THERE'S GONNA BE A BORSTAL BREAKOUT', donna un coup de coude aux charts, tandis que leut trOisième 'IF THE KIDS ARE UNITED' vint dans le Top 10. C'était leur apogée, mais leur carrière s'effondra sous le suPPort non cherché de l'extrème droite. Quand quasiment chaque concert devint un champ de bataille, SHAM 69 se retira.

999 et THE LURKERS était identiquement placés sous la loi du marché, non à cause de leurs paroles mais à cause d'un travail hardu, d'un styLe brutal. 'EMERGENCY' est le soMmeT de 999, datant du début de 1978, sorti avec une des premières vidéo pOp, où le chanteur NICK CASH attaque la caméra. 'homicide' fut leur premier hit dans la Top 50, plus tard durant l'année 78. THE LURKERS ont émergé hors de Londres Ouest en 1977, avec leur stUpide 'SHADOW', mais n'ont pas eu de hiT avant la mi-78, avec 'AIN'T GOT A CLUE'. Les deux groupes jOuent toujours le circuit des vieuX PuNk.

En février l'enregistrement du second album de THE CLASH, 'GIVE'EM ENOUGHT ROPE', est interRompu, JOE STRUMMER doit se fAire hospitaliser à cause d'amygdales enflammées et d'hépatite virale.

En 1978, Manchester était firmement établi comme la seconde cité PuNk d'Angleterre. Pendant un temps, la ville fut son centre le plus créatif. Les 'pères' de la ville, les BUZZCOCKS ont inauguré une suite incroyable de 7 hits au Top 40 en 18 mOis avec des chansons telles que 'WHAT DO I GET?', un excellent exemple de leur style mélangé puissance-pop. Finalement, surmené et dénué des idéaux qui les avaient soutenus, les BUZZCOCKS sont passés à trAvers un période fleurissante finale, hautement psychédélique et philosophique, avant de splitter en 1981.

Début 78, GENERATION X sort un nouvel album produit par Ian Hunter. Le groupe UNDERTONES sort le single 'TEENAGE KICKS'.

WIRE, continua à être sarcastique et méchant, tout le monde se tenait hors de leur chemin. 'I AM THE FLY' était un presque-hit pOpulaire à l'automne 78. WIRE souffrait, cependant, de la confusion de l'époque : un cOncerT à New Castle s'est transformé en viOlence de masse pendant qu'ils étaient sur scène.

La popularité de X-RAY SPEX, démenait aussi de serieux problèmes. 'THE DAY THE WORLD TURNED DAY-GLO' prit une prophétie mystèrieuse de la saturation chimique d'aujourd'hui dans le Top 30 du début de l'été 78. Leur hit suivant, 'IDENTITY', termina leur styLe de voix cRiante et de saxophone gémissant dans un niveau imposSiblement haut. Quelque chose devait casser et après un mois de placement dans le Top 30, la chanteuse POLY STYRENE eut une dépression nerveuse. Leur seul et unique album, 'GERM-FREE ADOLESCENTS', était chouette. Le 22 octobre les VIBRATORS donnent leur concert d'adieu au Marquee.

Nommés d'après une chanson des VIBRATORS, STIFF LITTLE FINGERS, de Belfast, en arriva directement aux intérêts sociaux, avec des chansons à propos de la gerRe civile en Angleterre, comme écrit par uN journaliste du Fleet Street, les mOts étaient marriés à des sons PuNk, parmis lesquels 'ALTERNATIVE ULSTER' et 'SUSPECT DEVICE'.

Une autre caractéristique de cette année fut le fleurissement de la vEnte au détail indépendante et des cartels de labels de disques. Les magasins de disques étaient devenues indépendants en sTOckant du matériel rare ou interdit (parmis lequel le 'GOD SAVE THE QUEEN' des SEX PISTOLS qui par plusieurs chaînes de vente majeures était l'exemple le plus infamant). De nombreux labels de disques, coMMe ROUGH TRADE, BEGGARS BANQUET et ZOOM en Ecosse, sortirent de cette arène. Un label situé à mi-chemin était RADAR, dirigé par Andrew Lauder. Il avait angagé THE STRANGLERS et THE BUZZCOCKS sur un label majeur et a aussi été responsable de la premièRe boNne réédiTion du materiel des années 60 en Angleterre. Un disque de RADAR, distribué par Warner Bros exposait ELVIS COSTELLO et aussi des talents locaux tels que les SOFT BOYS de Cambridge. Le chanteur et écrivain ROBYN HITCHOCK continue de ravir les anglophites.

La carrièRe de MARK PERRY fut spéciale. Il coMmEnça par définir l'esthétique du mouvement entier avec le premier magaZine PuNk d'Angleterre, SNIFFIN' GLUE. Ennuyé par l'analyse, il forma son propre laBel de disques, STEP FORWARD (repris par le futur manager de POLICE, MILES COPELAND), et commença à délivrer des groupes qui allait de SHAM 69 à POLICE du début, et aux styles pLus obliques, sévères de THE FALL, et de son propre groupe expérimental, ALTERNATIVE TV.

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ALTERNATIVE TV n'eu aucun hIt, mais le morceau 'ACTION TIME VISION' était ce que le groupe avait de plus proche de son son typique. Après avoir perdu des membres à une vitesse embarassante, ATV a entamé le paSsage hypies/PuNks en jouant au festival de Stonehenge à la fin 78. Le groupe éclate en 80, mais PERRY enregistre toujours des disques à intermittence.

fall011Un autre disque sur STEP FORWARD en 78 était le 'BINGO MASTER' de THE FALL, le premier disque d'une carrière continue qui a vu MARK E. SMITH être reconnu comme un des premiers bons écrivains du rOCk.

Les 29, 30 novembre et 2 décembre c'est le Great British Music Festival, a l'affiche queleques groupes PuNks : JAM et GENERATION X (les autres je connais pas).

Un des plus grandioses groupe de l'époque SUBWAY SECT formé, à nouveau, à partir de fans des SEX PISTOLS et fut rapidement repris par le manager de CLASH, BERNARD RHODES. Menés par VIC GODARD, le groupe était monochrome, hautement introverti, puriste. LeUr premier 45 tour, 'NOBODY'S SCARED' résumait ironiquement ce qUe le PuNk était devenu : "Personne ne sait pour quoi ils sont. D'ailleurs, tout le monde s'en fout...". Le second 45 tour des SUBWAY SECT contient la prémonition de ce que le PuNk allait devenir : juste comme la bAlance pOlitique penchait vers la droite, VIC GODARD célébrait son propre manque de la qualité que bientôt on mettrait le plus en valeur, l'ambition.

Comme les années 70 se terminaient, le Top Of The Pops passait régulièrement des groupes PuNk telles que les BUZZCOCKS, dont le 'WHAT DO I GET' compte parmis les moments pOp les plus fins. Le single 78 'HURRY UP HARRY' de SHAM 69 a atteint le Top 10.

Un des albums de l'année 78 c'est 'THE SCREAM' de SIOUXSIE & THE BANSHEES.

En 1979, le 2 féVrier, SID VICIOUS meurt d'une oVerdose.

Les BUZZCOCKS sortirent deux hits, 'HARMONY IN MY HEAD' et 'EVERYBODY'S HAPPY NOWADAYS'. La banque d'Angleterre interdit à THE CLASH le droit d'utiliser la reproduction d'un billet de 20£ pour illustrer la pochette de leur prochain album. En mAi, les lecteurS du journal anglais NEw Musical EXpress élisent JOE STRUMMER premier ministre. EN décembre sortie de 'LONDON CALLING' porte de sortie à l'éTiquetTe PUNK, ce disque hIStoriquE offre un nouveau public à THE CLASH.

buzzcock022

En 1980, le succes de THE CLASH est très grAnd, et ils sortent un triple album 'SANDINISTA', 36 titres dont 2 gros HIts, 'THE MAGNIFICENT SEVEN' (rap avant l'heure) et 'THE CALL UP'.

En 1981 THE CLASH sort un deuXième titre raP 'THIS IS RADIO CLASH', mais l'heure de la rupture a sonné (au bon moment sinon qui sais ce qu'ils nous auraient fait). 'COMBAT ROCK' sort avec 2 très grOs hits, 'ROCK THE CASBAH' et le plus gros hits de THE CLASH 'SHOULD I STAY OR SHOULD I GO' chanté par MIKE JONES.

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31 mars 2005

simulation de guerre nucléaire

 

Simulation de guerre nucléaire

kulnu1

Depuis le temps que ça doit finir par arriver, ça va finir par arriver !
                                        Ginette Renaud Concierge (2005)

Une simulation, ma petite c'est utile au cas où  t'y arriverai pas...
                                         Prosper Merimel souteneur (1926)

On fait pas de champignon sans cassé d' omelette!
                                          
Marcel ricard     taulier (1952)

Tout ce que vous vouliez savoir sur la guerre atomique ,Stanislas kazal vous l'explique avant qu'il ne soit trop tôt ou trop tard pour vous faire atomiser et vitrifier en toute conscience, en y prennant plaisir si possible.

1)Allons cueillir des champignons!

A)Les bombes A !

La fission nucléaire, utilisée pour déclencher les explosion des bombes A, fait apparaître des noyaux atomiques instables qui, en se désintégrant en particules plus stables, produisent des rayons alpha, bêta, ainsi que les rayons gamma et neutroniques, extrêmement dangereux.
Les rayons gamma ont un pouvoir de pénétration de: 30 cm dans le béton 30 à 60 cm dans la boue 1 mètre dans l'eau
Il y a deux types de rayons gamma, et comme certaines lames de rasoirs bien connue, ils ont la propriété d'être à double action: le ler entame l'humain, et le 2eme achève l'humain avant qu'il ne se rétracte soit le double effet kiss cool Nagasaki-Hiroshima.

1)Les rayons gamma "instantanés", produits lors de l'explosion elle même n'ont en fait qu'une importance mineure, car ils irradient une surface déjà soumise à un effet de souffle dévastateur, et à un puissant rayonnement thermique: ceux qui ont été écrabouillés et carbonisés, seront content d'apprendre que cela continu sans eux parce qu'il ont déjà reçu et qu'il en faut pour tout le monde en démocratie..

2)Les rayons gamma différés qui sont émis par la désintégration radioactive de particules produites par l'explosion: ils se condensent sur des résidus de poussière que l'explosion arrache du sol et expédie en altitude, où ils sont disséminés au dessus de grands territoires, créant de ce fait, de vastes champs de retombées. Plus une explosion est puissante, plus ces débris sont envoyés loin, parfois jusque dans la stratosphère, et plus il leur faut de temps pour redescendre: ils perdent ainsi beaucoup de leur radioactivité. Donc, paradoxalement, plus une explosion est puissante, moins ses retombées sont dangereuses. loin des yeux, loin de la tumeur !

Toutefois, si des centrales nucléaire ou des entrepôts de matériaux radioactifs étaient touchés par des bombes de forte ou très forte puissance, on assisteraient alors à la formation de vastes déserts radioactifs dans lesquels le sol et l'eau seraient empoisonnés pour des siècles, et peut être des millénaires.
Il faut tout de même signaler qu'un bâtiment réacteur de centrale résisterait sans problème, avec la salle de commande, à une explosion nucléaire tactique
(1 à 3 kT: la plus plausible sur ce type d'objectif). La salle des machines (turbine, alternateur), dont les composants ne sont pas radioactifs, serait rasée. Les objectifs de l'ennemi serait donc atteints car sauf s'il s'agit de Fu Manchu ou de Fantomas ,leur but serait de réduire la production d'électricité du pays cible, pas de provoquer une catastrophe nucléaire, ouf un petit dîner au chandelle en perspective, merci butagaz.
Le procédé utilisé est la fission nucléaire!

B)Bombe H

En ce qui concerne les bombes H (à hydrogène),je dirai simplement que l'énergie produite par 1 kg de Deutérium lors du processus de Fusion dans ces bombes là, est 6 fois supérieure à celle produite par 1 kg d'Uranium dans le processus de Fission des bombes A. Pour obtenir l'énergie nécessaire à leur fonctionnement, on utilise justement l'explosion d'une bombe A en guise d'allumette(réaction en chaîne).
NB: Le Deutérium est un isotope de l'hydrogène, c.a.d.:un atome d'hydrogène avec un noyau de masse différente. le procedé utilisé est la fusion après un allumage par une petite bombe A.On peut d'ailleurs s'amuser ainsi comme l'on fait nos chercheurs fission,fusion,refision, refusion etc les effets s'en trouve démultipiés en terme de souffle, thermique et radioactif...

C)La bombe N dite Bombe à Neutron

La bombe N est une arme destinée avant tout à stopper des formations tactiques de blindés. Elle contient une bombe A destinée à faire exploser une bombe H modifiée pour libéré un max de radiation mortifère . Les effets de souffle et les effets thermiques sont réduits et correspondent pus ou moins ceux d'une bombe A de 1 KT.
Par contre, ce sont donc les effets des radiations sont les plus préoccupant!

-L'EFFET DE SOUFFLE: détruit tout dans un rayon de 250 m.
A 300 m, les chars résistent.
Les bâtiments tiennent debout à partir de 700 m et les vitres se brisent à 1 000m
-L'EFFET THERMIQUE: Les chars résistent à 300 mètres.
A 750 m, le papier et le tissus s'enflamment spontanément (les bâtiments qui auraient résisté à l'effet de souffle peuvent donc prendre feu jusqu'à 750m).
- L'EFFET DES RAYONS GAMMA:
A 600m: 10000 rems: mort immédiate.
A 900m: 1800 rems: mort entre 2 et 14 jours.
A 1300m: 200 rems: mort au bout de quelques semaines (sauf secour efficace).
A 1800m: dose négligeable
- L'EFFET DES NEUTRONS:
A 900m: 12000 rems: mort immédiate
A 1300m: 750 rems: mort en quelques semaines
A 1800m: 50 rems: négigeable
- EFFETS DES RADIATIONS:
0,5 rems : limite annuelle d'exposition pour le public.
5 rems : Limite légale annuelle d'exposition pour un professionnel (limite rarement approché en centrale).
10 Rems instantannés (modifications provisoire de la formule sanguine (Nbre de globules blancs) pendant 3 jours.
100 Rems instantannés : Nausée, vomissements.
200 Rems inst. : Rougeurs sur la zone exposée. On notera que les premiers chercheurs qui ne connaissaient pas les effets de la radioactivité on utilisé ce symptôme comme unité de mesure (!?!). On était brûlé ou pas. Cependant ceux qui sont morts d'un cancer (pas forcément imputables aux radiations, ne sont morts que plusieurs (dizaines) d'années après.
250 Rems inst. : Perte des cheveux, de la pilosité, premiers décès possibles (dans les jours suivants).
Dose semi-létale : 450 Rems instantanés. La dose semi létale est déterminée comme étant celle pour laquelle 50 % des personnes exposées décèdent des causes des radiations (dans un délai de 3 mois, la plupart du temps dans les 3 jours) sans avoir reçu de soins adaptés.
Les mutations génétiques ne sont quasiment pas possibles, Car si une cellule est atteinte :
-Soit elle meurt.
-Soit elle se répare.
-Soit elle devient "incontrôlable" et cela aboutit à un Cancer.
Une gamète sexuelle mâle (spermatozoïde) peut comporter une aberration  mais les spermatozoïdes sont changés tous les 20 jours par l'organisme (20 jours d'abstinence pour éviter Eléphant man).
Pour les gamètes sexuelles femelles: les ovules sont présents dans les ovaires depuis la naissance de la femme et y restent jusqu'à l'expulsion du dernier d'entre eux . Une femme en étant de procréer ne peut pas savoir, dans les 15 premiers jours de la grossesse, qu'elle est enceinte: les retards de règles n'ayant pas encore été détectés. Or,je sais de quoi je parle, le fœtus durant cette période est très fragile et supporte mal l'exposition aux radiations. Il peut mal se comporter mais dans la quasi-totalité des cas, il mourra. Signalons aussi que les organes sexuels féminins sont deux fois plus résistants que ceux des hommes.

On ne peut donc pas muter de son vivant (les gênes architectes veillent !)
Le résultat d'une forte dose est moins spectaculaire : Beaucoup de cellules meurent, et ne font plus leurs boulot: Perte des fonctions digestives (foie HS, idem pour les intestins). Genèse d'adrénaline HS. La plèvre devient poreuse et les poumons se remplissent de sang, de lymphe, les transmissions nerveuses sont altérées, le système immunitaire devient défaillant...
En cas de fortes radiations, on ne se transforme donc pas en calamar géant bleu fluo ni en hiroshiman le super héros, on meurt, tout simplement. Les cancers, quant à eux, n'interviennent qu'à moyen et long terme.
Petites remarques avant de continuer:

Il convient d'expliquer clairement ce qu'il ne pourrait pas arriver, même avec l'explosion de toutes les armes atomiques:
-1: L'explosion pure et simple de la planète: il s'agit juste de bombes atomiques, pas de l'apocalypse de st jean ni d'une vision de Paco Rabannes, voyons !
-2: Faire bouillir les océans(mais que fait captain igloo)!
-3: Changer l'axe de rotation de la terre (je vais enfin trouver le nord)!
-4: Faire fondre les pôles: pour une raison simple:il n'y a rien à y détruire, ils ne seraient donc pas visés le cas échéant (le père Noël aura la vie sauve) !
-5: Engloutir des continents entiers: le manteau de la croûte terrestre est solide, et il ne cédera pas si facilement( au secours le lapin mangeur de planète).Par contre, il est à craindre une montée des eaux en certains endroits en raison de la rupture de digues dues aux explosions nucléaires (en Hollande l'autre pays du barrage par exemple).
-6: La destruction totale de la vie sur la planète: en effet, il existe dans les grandes fausses sous marines et dans certains calbutes, des espèces qui seraient hors d'atteinte des effets d'une guerre et qui n'ont pas besoin de lumière solaire pour vivre. Qui sait, peut être la vie reprendrait elle à la surface au bout de ... un millions d'années: n'est-elle pas tout d'abord apparue dans l'eau ou dans le slip du créateur ? Ceci dit, laissons là le débat sur les origines de la vie et reprenons notre propos:



2) L'OZONE SE FAIT ULTRA-VIOLET (mais que fait la police).

Les armes de plus de 200 KT atteignent la stratosphère , y provoquent la combustion de l'atmosphère , et transforment l'azote N2 de l'air en NO, N02, N03 ... or,ces NOx détruisent la couche d'ozone.
La couche d'ozone supprimée ou au mieux gravement endommagée, les rayons Ultraviolets du soleil ne seraient plus arrêtés et se feront une joie de venir nous fumer la couenne, provoquant des cancers, et en prime (oh merde!) une altération du système immunitaire.
Mais il y a plus grave (re merde) les rayonnements Ultraviolets menaceront la base de la chaîne alimentaire en détruisant des plantes microscopiques (Phytoplancton) qui servent d'aliments à certains animaux marins. En remontant cette chaîne, on pourrait arriver jusqu'à l'homme et au Medef. Les cultures ne seront pas non plus épargnées par la disparition de l'ozone: en quelque sorte, ce sera la "faim" mais pas la soif vu la cave de Philippe ROUYER .

3) le grand incendie (qui as foutu le feu au bahut) !

Dans les villes et les raffineries sont concentrés sur une faible surface des produits inflammables et toxiques (ou pouvant le devenir lors de leur combustion). Si de tels objectifs étaient visés en grand nombre. il en découlerait des émanations importantes de fumée et de suie qui empêcheraient la lumière de passer: c'est ce que l'on appelle "l'hiver nucléaire", car il supprimerait l'effet de serre entraînant une chute des températures:
On a vu que les fortes explosions au sol propulseraient de fines particules jusque dans la haute stratosphère: cette poussière serait d'abord soulevée par la boule de feu elle-même, puis aspirée par le pied du champignon. Mais elles provoqueraient surtout de gigantesques incendies renforcés par la rupture des conduites de gaz.
Le bois, le pétrole, le plastique, le bitume, le gaz naturel brûlent très bien et sont présents en grande quantité dans les agglomérations: de véritables ouragans de flammes pourraient se déclencher.
Or, les combustions vives transforment une bonne partie des matières organiques en carbone élémentaire, c'est à dire en fumée de suie très noire.
Ces énormes paquets de fumée s'élèveraient pour couvrir tout l'horizon.
Et c'est la que se situe le problème, car la fumée, la suie, la poussière, injectées à haute altitude, empêcheraient la lumière solaire d'arriver au sol, ce qui contribuerait déjà à refroidir la terre: il risquerait de plus de faire presque aussi sombre le jour que la nuit.
Mais ces épais voiles noirs ne pourraient surtout pas permettre aux rayons solaires d'atteindre la basse atmosphère qui contient principalement les gaz provoquant l'effet de serre.
En effet certains gaz de l'atmosphère (CO2 et Vapeur d'eau), laissent passer la lumière solaire visible, mais pas les rayonnements infrarouges dont l'émission par la terre en direction de l'espace tendrait à la refroidir. Ces gaz sont donc comme un "manteau" qui réchauffe la terre.
L'effet de serre stoppé, un refroidissement considérable de la terre serait à envisager. Il est à signaler qu'un hypothétique lessivage par les pluies n'entraînerait qu'une diminution de 10% de la quantité de fumée.
La température moyenne d'un point émergé du globe (selon sa position et les saisons,l 'heure ) est de 13°c. Sans effet de serre, cette température pourrait perdre entre 15 et 25°c, entraînant un gel total durant des mois, et peut être même quelques années, d'ou le nom "d'hiver nucléaire". Une fois les fumées et les radiations retombées, les rayons Ultraviolets s'en donneraient à cœur joie pour tuer ce qui ne l'a pas encore été...
-Une explosion nucléaire disperse des atomes de plutonium non "brûlés" (isotopes, survivant des fissions, ...). Ce plutonium ainsi que d'autres produits de fission ne sont pas que radioactifs, ils sont aussi très toxiques, puisque ce sont des métaux lourds (plomb, plutonium, uranium, arsenic, ...).
1 gramme de Plutonium, par exemple, est 1000 fois plus dangereux par sa toxicité que par ces effets radiologiques. Il y a donc aussi de fortes chances de mourir d'empoisonnement .
Ajoutons à cela que, du fait des incendies des villes, il est à craindre d'importantes émanations de gaz toxiques (Pyrotoxines), ou encore, la dispersion sur un vaste territoire de résidus de fibres d'amiante (qui sert d'isolant dans beaucoup d'immeubles), entraînant des risques prolongés de cancers.
Dans les raffineries de pétrole, les stocks de souffre issus du carburant traité pourrait, en brûlant, former des panaches d'acide sulfurique entraînés par le vent. Il se produirait alors des pluies acides dans un rayon important autour des raffineries.
Quoi qu'il en soit, une extermination massive des espèces est à envisager, y compris celle de l'homme.

4) Le Chaos ( et c'est ainsi que cain -caha):

C'est la famine qui sera le facteur le plus dévastateur: l'effondrement des systèmes politiques et sociaux fera perdre toute valeur à l'argent: se nourrir deviendra le but ultime. Or, les récoltes seront détruites, par le feu et les radiations, puis le froid et l'obscurité qui empêcheront le phénomène de photosynthèse. Le manque de médecins, de médicaments, de matériel médical et d'hygiène accélérera la propagation des infections et des maladies. Il ne faut pas s'attendre à ce que des gens affamés, malades et désespérés restent sages comme des images de camenbert. Les pillages seront légion. La police et l'armée, inexistantes ou très désorganisées, suivant le gouvernement ne pourront pas agir efficacement. La loi du plus fort s'imposera (ceux qui possèdent des armes personnelles) dans un but égocentrique de survie, au détriment des plus faibles. Ceux-ci seront exterminés ou rejetés des abris si il y en a, pour cause de manque de nourriture ou de place.
Les bases technologiques dévastées, les ressources détruites, une haine sauvage contre les scientifiques, les intellectuels et Stanislas Kazal seront à craindre. Il y aurait un retour à la superstition et à un très dur nationalisme. Ce serait la destruction pure et simple de notre civilisation: une ère de barbarie ferait son apparition.
A moins qu'on fasse des kibbouts ou que l'on vive en communauté peace and love à poils dans des tipis ( dans tout les cas ne touchez pas à ma femme ou sinon...)   

5) Comment survivre avec stanislas Kazal(les gars, me laissez pas tomber)!

Pour pouvoir survivre, il faudrait d'abord:
-Echapper aux frappes directes, avoir la possibilité de se mettre à l'abris du froid, de la radioactivité, des rayons UV, posséder un stock de vivre et d'eau potable suffisant, attendre que la suie et la radioactivité retombent (ce qui pourrait prendre des mois), attendre encore que la couche d'ozone se reforme (on ne sortirait que la nuit comme à mon habitude). Une fois tous ces dangers surmontés (si c'est possible), il faudra trouver un moyen de subvenir à ses besoins sans trop de difficultés. Voici l'ordre de priorité de ces besoins:
1: Nourriture (animale,végétale,graines pour l'agriculture...)
2: Médicaments
3: Armement
4: Vêtements (il fera frisquet au début, n'oubliez pas votre petite laine)
5: Moyen de transports
6: Objets divers( dont un album de stanislas kazal, on peut allumer un feu avec un compact disc car on peut s'en servir de miroir)

Les armes à feu seront très précieuses mais les munitions se raréfieront vite. L'armement deviendra de plus en plus artisanal au fur et à mesure que le temps passera: un parc-mètre servirait de massue, un panneau de bouclier, un saladier de casque, des morceaux de vitres de lames,le disque de Kazal comme frizzbee coupant etc..
Quelqu'un qui a faim n'a rien à perdre sauf la raison: il peut se montrer très très méchant et moi vaut mieux m'habiller que me nourrir comme disait ma mère.
La pénurie peut pousser à l'anthropophagie( moi, je suis immangeable et vous me faite tous vomir) , ou à exhumer les nombreux cadavres pour les dévorer entraînant une prolifération de terribles maladies (moi,c'est pour ça que je me ferai incinérer ; si on empêche les poètes d'être bouffer par les vers, alors).
L'espérance de vie chutera: A 40 ans, on sera considéré comme un vieillard type academie française(moi de toute façon j'aurai toujours 20 ans car quand on aime on à toujours 20 ans). Il est fort possible que, dans un premier temps, Stanislas Kazal ,les savants et les "vieux" disparaissent, rendus responsables de la catastrophe et condamné par les cons qui sont en fait connement les vrais  responsables (je me comprends), c'est à dire vous tous sans le savoir ( ne me tuez pas, je disais que mon disque c'était une bombe pour de rire).
A ce moment les rois du monde sortiront de leurs abris vip, pour pisser leurs champagnes avec leurs putes et leurs gardes personnelles et imposeront un nouvel ordre genre travail, famille, patrie où religion et politique seront confondues et l'histoire recommencera jusqu'à que l'on n'en soit au même point ou que l'on réussisse enfin à tout faire péter(au moins un truc qu'on aura réussi) parce que l'on n'aura de toute façon encore rien compris et là  se sera sans moi !

6)L'APOCALYPSE atomique de Stanislas Kazal
Ou la liste des 6 types d'hivers nucléaires classés par ordre d'importance croissante:

Guerre nucléaire de classe 1:
-Très peu d'explosions nucléaires, les villes sont épargnées.
-Les effets secondaires (froid,obscurité,radioactivité,pyrotoxines ... ) sont très inférieurs aux effets directs des bombes dans les pays en guerre, et insignifiants ailleurs, pas d'hiver nucléaire.
Donc je n'annule pas ma tournée .

Guerre nucléaire de classe 2:
-Assez peu d'explosions nucléaires
-Quantité de fumée limitée à un lessivage efficace par la pluie
-Abaissement de la température dans l'hémisphère nord (il serait le plus touché car 3/4 de la population mondiale y vit).
-Précipitation perturbées, entraînant des problèmes graves pour l'agriculture et des famines.
-Ciel un peu assombri, et les pays non belligérants ressentiront aussi les effets décrits ici.
-Pertes dues à l'hiver nucléaire < pertes dues aux effets directs.
Finalement Ivan le disque on l'enregistre à Tahiti.

Guerre nucléaire de classe 3:
-Explosion de 3000 à 6000 têtes stratégiques; refroidissement et obscurcissement sensible. Sécheresse et dégagement important de pyrotoxines; retombées radioactives et perturbations atmosphériques: baisse moyenne de la température:10°c.
-L'intensité lumineuse à midi sera réduite au 2/3. Après plusieurs mois, elle remontera pour dépasser son niveau antérieure cause des rayons U.V.
-Effondrement de l'agriculture: très importante famine y compris dans les pays non belligérants
-Pertes dues à l'hiver nucléaire=Pertes directes dans les pays en guerre.
Et si On partait plutôt en tournée en terre Adélie, les manchots ça se mangent, il paraît ?

Guerre nucléaire de classe 4
Gelées massives au cœur des continents bombardés: Graves perturbations climatiques. Importante toxicité chimique et radioactive. Couche d'ozone très endommagée dans l'hémisphère nord. La lumière atteignant le sol suffit tout juste au processus de photosynthèse. Durant le 1 er mois, journées couvertes; nuit sans étoiles. La survie de plusieurs espèces sera menacée, dont celle de l'homme et du MEDEF. Les retombées auront de graves conséquences, mais secondaires par rapport aux dégâts climatiques. Le flux accru des rayons U.V. (de l'anticyclone des Açores) après dissipation de la fumée affectera l'équilibre alimentaire pendant des années.
On sort pas de notre studio de terre Adélie, de toute façon Alpaye y'a les guitares à refaire !

Guerre nucléaire de classe 5:

-Moins de 1% de la lumière solaire nous parviendra; Durant des mois: crépuscule en plein midi. Arrêt du processus de photosynthèse et sévères conséquences climatiques à long termes. L'agriculture (utilisant des stocks de semences épargnées à des vues spéculatives)retombera au mieux à des rendements moyenâgeux. Les ravages durables infligés à la nature dépasseront de beaucoup les effets de la guerre eux mêmes et une renaissance rapide de la civilisation serait improbable: trop de radioactivité d'U.V. presque plus d'ozone. L'existence des très rares survivants ne serait peut être même plus assurée...
Il y'a une place dans ton sous-marin,Ivan ?

Guerre nucléaire de classe 6:
L'apocalypse total: toutes les armes nucléaires ou presque sont envoyées sur les villes, les dépôts de pétrole ... sur tout le globe. Durant des mois (des années ?), il ferait aussi sombre le jour qu'avant la guerre les nuits de pleine lune. Des continents entier gèleront. Un tel hiver nucléaire sera la pire chose qui puisse arriver à tous les niveaux: la vie à la surface de la planète sera, sauf miracle( de l'eau Lourdes), totalement anéantie.
Toto,Il y'a t'il un auto-radio dans le sous-marin pour écouter notre reprise yellow submarine des Beatles ?


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bombes atomiques

     

  Sources :
- U.S. Arms Control and Disarmament Agency, Projet Gutemberg

I Introduction

Actuellement, nos connaissances concernant l’armement thermonucléaire semblent très avancées, mais il n’en va pas de même des conséquences physiques et biologiques d’une guerre nucléaire.

Les études précédentes tendaient à se focaliser sur les retombées radioactives d’une telle guerre. Récemment, il a été établi qu’au cours d’une guerre nucléaire à grande échelle, (10000 mégatonnes d’explosions), 30 à 70% de la couche d’ozone serait détruit dans l’hémisphère Nord (centre probable du conflit), ainsi que 20 à 40% dans l’hémisphère sud. Une régénération de cette couche prendrait probablement 3 à 10 ans, mais un changement global à long terme ne peut pas être écarté.


    Explosion nucléaire
boum1
La réduction de la concentration en ozone pourrait avoir un certain nombre de conséquences en dehors des zones touchées par les impacts : brûlures dues à une augmentation de l’intensité des ultraviolets, aveuglement dans les régions enneigées, etc. Aussi étrange que cela paraisse, l’augmentation des radiations ultraviolettes pourrait être accompagnée d’une baisse de la température moyenne. Les changements les plus importants ayant lieu aux plus hautes latitudes, où la production agricole dépend du nombre de journées au-dessus de zéro, ainsi que d’autres facteurs liés à la température. Il est supposé qu’un rafraîchissement de seulement un degré suffirait à éliminer la production de blé du Canada.




II Mécanismes des explosions nucléaires


Au cours d’une explosion nucléaire, prêt de 90% de l’énergie est relâchée en moins d’un millionième de seconde. Il s’agit principalement d’une vague de chaleur et d’une onde de choc, qui produisent les dégâts les plus impressionnants.

Si l’on compare la destruction immédiate colossale dans la zone touchée aux effets moins visibles à longs termes issus des 10% restant, ces derniers peuvent sembler contingents. Mais la dimension spectaculaire de la catastrophe initiale ne doivent pas occulter les effets secondaires d’une guerre nucléaire.

Quand une arme est déclenchée à la surface ou à basse altitude, la vague de chaleur vaporise les matériaux de la bombe, la cible, les structures alentours, le sol et les rochers environnants, tout cela étant entraîné dans une boule de feu en expansion, à l’élévation rapide. Alors que la boule de feu s’élève, elle s’étend et se refroidit en produisant le champignon distinctif qui fait la signature des explosions nucléaires.

L’altitude atteinte par le nuage dépend de la force de l’explosion. Pour une puissance inférieure à 30 kilotonnes, le nuage restera dans la basse atmosphère et ses effets seront entièrement locaux. Mais quand la puissance excède 30 kilotonnes, une partie du nuage sera envoyée dans la stratosphère, à plus 11km d’altitude. Pour une charge de 2 à 5 mégatonnes ou plus, l’intégralité du nuage de débris radioactifs et de fine poussière sera envoyé dans la stratosphère. Les matériaux les plus lourds atteindront la limite inférieure de celle-ci et retomberont assez vite. Mais les particules les plus légères vont pénétrer beaucoup plus loin, à des altitudes supérieures à 20 km, et y rester pour des mois, voire des années. Les courants stratosphériques se chargeront ensuite de la diffusion de ces matériaux à travers le monde.

III Retombées radioactives

Les retombées locales et mondiales dépendent d’un ensemble de facteurs tels que le type de l’arme, sa puissance, l’altitude et la latitude de la détonation, le moment dans l’année, et les conditions climatiques locales.

Toutes les armes nucléaires actuelles nécessitent la séparation des éléments lourds comme l’uranium et le plutonium. L’énergie relâchée par le processus de fission est des millions de fois plus grand, à poids équivalent, que la réaction chimique dégageant le plus d’énergie. La plus petite arme nucléaire, de l’ordre du kilotonne, se base uniquement sur l’énergie relâchée dans le processus de fission, comme les premières bombes qui dévastèrent Hiroshima et Nagasaki en 1945. Les charges nucléaires plus importantes dérivent une partie substantielle de leur force explosive de la fusion de formes lourdes de l’hydrogène (deutérium et tritium). Comme il n’y a virtuellement pas de limite au volume des matériaux de fusion dans une arme, et ces matériaux étant moins coûteux que les matières fissiles, l’utilisation de la fusion dans les armes thermonucléaires "bombes H" a apporté une augmentation radicale du pouvoir de destruction. Néanmoins, le processus de fission est toujours nécessaire pour atteindre les conditions de haute température et pression nécessaires au déclenchement de la réaction de fusion de l’hydrogène. Ainsi, toute détonation nucléaire produit des fragments radioactifs de fission d’éléments lourds, ajoutant un élément de radiation dans le processus de fusion.

Les fragments de la fission d’éléments lourds les plus importants sont les radioéléments (atomes radioactifs) qui se dégradent en émettant des particules gamma. La période (durée de demi-vie) de ces éléments peut aller de quelques jours à plusieurs milliers d’années. Un facteur important dans la contamination, est le fait que ces particules pénètrent dans le corps par la respiration, l’alimentation, etc. et s’intègrent dans les tissus. Si cela se produit, les risques de dommages biologiques par les radiations ionisantes sont multipliés.

La menace la plus sérieuse est probablement celle du Césium 137, un émetteur de radiations gamma avec une période de 30 ans. C’est une source de radiation majeure dans les retombées nucléaires, et comme il joue un rôle dans la chimie du potassium, il est facilement absorbé dans le sang des animaux et des humains et peut être incorporé aux tissus.

D’autres contaminants sont le Strontium 90, avec une période de 28 ans, et l’Iode 131 avec une période de seulement 8 jours. Le Strontium 90 suit la chimie du calcium, il est ainsi incorporé dans les os et les dents, spécialement chez les jeunes enfants qui ont reçu du lait de vaches ayant absorbé des fourrages contaminés. L’iode 131 est une menace similaire pour les enfants à cause de sa concentration dans la glande thyroïde. En addition, le Plutonium 239, fréquemment utilisé dans les explosifs nucléaires est assimilable dans les os comme le Strontium 90, il peut aussi se loger dans les poumons où il ses radiations locales intenses peuvent causer des cancers ou d’autres dommages. Il se dégrade en émettant des radiations alpha (noyau d’hélium) et possède une période de 24 000 ans.

Suite à l’extension de la puissance explosive par la fusion de l’hydrogène, deux autres radioéléments : le Tritium ayant une période de 12 ans et émettant des radiations bêta, et le Carbone 14 émettant les même radiations, mais avec une période de 5730 ans. Tous deux s’intègre facilement dans le cycle alimentaire et s’incorporent à la matière organique.

Deux types de dommages par radiation peuvent se produire :

    * dommages corporels, principalement leucémie et cancers de la thyroïde, des poumons, des os, et de l’intestin.
    * dommages génétiques, naissances anormales, maladies dégénératives dues à des dommages aux gamètes des parents, troubles du développement physique et mental. De fortes radiations (20 roentgen ou plus) sont nécessaires pour produire de tels troubles. Ces effets seraient probablement observés uniquement dans les zones d’importantes retombées locales comme les nations combattantes, mais ne deviendrait pas un problème global.

A Retombées locales

La plupart des risques par radiation issus de l’explosion nucléaire viennent des radioéléments à courte durée de vie, extérieurs au corps. Ceux-ci sont généralement confinés dans la zone sous le vent par rapport au point d’explosion. Ces risques viennent de fragments de fission qui ont des périodes allant de la demi-seconde à quelque mois, et sont issus du sol ou d’autres matériaux à proximité, rendus radioactifs par le flux de neutron intense des réactions de fusion et de fission.

Il a été estimé qu’une arme avec une puissance de un mégatonne explosant au niveau du sol, avec un vent de 25 km/h, produirait des retombées s’étendant dans une ellipse longue de plusieurs centaines de kilomètre en aval du point d’explosion par rapport au vent. A une distance de trente à quarante kilomètres sous le vent, une dose de radiation mortelle (600 rads) serait accumulée par une personne sans protection en 25 minutes après le début des retombées. A une distance de soixante-cinq à soixante-quinze kilomètres, une personne aurait au plus trois heures après le début des retombées pour trouver un abri. Des doses considérablement moindres de radiation suffiraient à rendre les gens sérieusement malades. Ainsi, les chances de survie des personnes immédiatement sous le vent par rapport au point d’explosion seraient maigres, à moins qu’elles puissent être abritées ou évacuées.

Il a été estimé qu’une attaque sur les centres de population américains par une centaine d’armes à fission de un mégatonne tuerait jusqu'à 20% de la population immédiatement par suite du souffle, de la chaleur, du choc terrestre, et des radiations immédiates (neutrons et rayons gammas). Une attaque avec un millier de ces armes détruirait immédiatement presque la moitié de la population américaine. Ces chiffres ne tiennent pas comptent des morts additionnelles par le feu, le manque de soins, la famine ou les retombées radioactives douchant le sol en aval des points d’impact.

La plus grosse proportion des radioéléments produits par la bombe se décompose rapidement. Quand bien même, au-delà du rayon de souffle, il y aurait des zones "chaudes" où les survivants ne pourraient pas entrer à cause de la contamination radioactive par des isotopes à longue durée de vie comme le Strontium 90 ou le Césium 137 qui peuvent se concentrer dans la chaîne alimentaire et s’intégrer au corps humain. Les dommages seraient internes, avec des effets graves apparaissant au fil des ans. Pour les survivants, le risque prolongé d’irradiation peut représenter une grave menace pendant un à cinq ans après l’attaque.

B Effets mondiaux des retombées

La plupart des connaissances sur la production et la distribution de radioéléments est dérivée de la période d’essais nucléaires intensifs dans les années cinquante et le début des années soixante. On estime que plus de cinq cents mégatonnes de charges nucléaires ont été mises à feu dans l’atmosphère entre 1945 et 1971, la moitié étant de la puissance étant libérée par des réactions de fission. Un pic a été atteint entre 1961 et 1962 avec un total de trois cent quarante mégatonnes déclenchées dans l’atmosphère par les USA et l’URSS. Le traité de limitation sur le nucléaire de 1963 mit fin aux tests à l’air libre pour les USA, le Royaume Uni, et l’URSS. Les deux principaux absents lors des signatures : la Chine et la France, ont continué leurs essais nucléaires à un rythme de cinq mégatonnes par an, en sous-sol pour la France.

Un scientifique du comité de l’ONU a estimé que la dose de radiation accumulée pour la population mondiale d’ici l’an 2000 résultant des tests en 1970 est l’équivalent de deux ans d’exposition à des radiations naturelles à la surface de la terre. Pour le gros de la population mondiale, les doses de radiation internes et externes d’origine naturelle se montent à moins de 1/10e de RAD annuellement. Ainsi, les tests nucléaires jusqu’ici ne semblent pas poser une menace par radiation importante, de façon globale. Il n’en irait pas de même pour une guerre relâchant dix ou cent fois la puissance totale de toutes les précédentes armes testées.

Les effets biologiques de toute forme de radiation ionisante ont été calculés principalement par la National Academy of Science. Si l’on se base sur leurs calculs, les retombées pour les cinq cents mégatonnes de tests en 1970° vont produire entre deux et vingt-cinq cas de maladies génétiques par million de naissances viables dans les générations suivantes. Cela revient à dire que trois à cinquante personnes par milliard de naissance dans les générations suivant les tests auront des dommages génétiques pour chaque mégatonne de puissance utilisée. Avec une incertitude similaire, il est possible d’estimer que l’induction de cas de cancer irait de soixante-quinze à trois cents par mégatonne pour un milliard d’individus dans les générations suivant les tests.

Si l’on applique ce cadre schématique à une guerre nucléaire à grande échelle dans laquelle dix mille mégatonnes de puissance nucléaire sont utilisés, les effets sur une population mondiale de cinq milliards d’êtres humains semblent énormes. Sans tenir compte des incertitudes liées à la dynamique d’une guerre nucléaire possible, les cancers induits par radiations et les dommages génétiques toucheraient dans une période de trente ans de 1,5 à 30 millions d’individus, soit 0,5% à 15% du taux de mort par cancer en temps de paix dans les pays développés.

IV Altération globale de l'environnement

Une guerre nucléaire impliquerait une telle élévation brève et concentrée d’énergie à haute température qu’il est nécessaire de considérer un certain nombre d’effets potentiels sur l’environnement.

Il est vrai que l’énergie des armes nucléaires est faible comparée à de nombreux autres phénomènes. Un ouragan peut avoir la puissance de millions de bombes H. Mais l’énergie dégagée, même par les pires tempêtes est diffuse : elle se disperse sur des zones étendues, et la différence entre une zone orageuse et les régions environnantes est relativement faible. Les explosions nucléaires sont tout à l’opposé : très concentrées avec des températures de plusieurs millions de degrés Celsius. Parce qu’elles sont très différentes des processus naturels, il est nécessaire d’examiner leur potentiel à altérer l’environnement dans différents contextes.
    Explosion nucléaire

A Poussière en haute altitude

Il a été estimé qu’une guerre ayant vu exploser dix mille mégatonnes, dont la moitié au niveau du sol soulèverait vingt-cinq milliards de mètres cubes de roche et de sol ainsi qu’une quantité substantielle de poussière et de particules dans la stratosphère. C’est à peu près deux fois le volume de matériaux rejetés par le volcan indonésien Krakatoa dont l’explosion en 1883 fut la plus puissante jamais enregistrée sur terre. Les couchers de soleil à travers le monde furent notablement rougis pendant quelques années, indiquant les grandes quantités de poussière volcanique étant entrées dans la stratosphère.

Des études ultérieures sur les grosses explosions volcaniques comme le Mt Agung sur Bali en 1963 ont soulevé la possibilité qu’une introduction de poussière en grande quantité dans la stratosphère réduirait l’intensité solaire et la température à la surface, en augmentant l’absorption de chaleur dans la haute atmosphère.

Les changements mineurs dans la température et la lumière solaire pourrait affecter les récoltes. Néanmoins, aucun changement catastrophique n’a résulté d’explosions volcaniques, il est ainsi peu probable que l’injection massive de particules dans la stratosphère par un conflit à dix mille mégatonnes puisse entraîner en lui-même des changements climatiques importants.

B Ozone

Plus inquiétant, il y a les effets potentiels d’explosions nucléaires sur l’ozone dans la stratosphère. Les raisons sont les suivantes : tandis que l’oxygène et l’azote des couches supérieures de l’atmosphère peuvent bloquer les ultraviolets solaires dont les photons ont une longueur d’onde inférieure à 2420 angströms, l’ozone est le seul bouclier efficace contre les radiations ultraviolettes solaires dont le spectre se situe entre 2500 et 3000 A. Bien que l’ozone soit très efficace pour filtrer les UV solaires dans cette région du spectre, la partie supérieure de cette zone n’est pas toujours bloquée (entre 2800 et 3200 A), causant des coups de soleil, des cancers et un vieillissement prématuré de la peau. Les UV solaires sont aussi responsables d’aveuglements, et à forte dose, peuvent inhiber la photosynthèse des plantes, bloquer leur croissance, endommager ou détruire des bactéries, champignons, insectes, et produire des altérations génétiques.

En dépit du rôle important de l’ozone dans un environnement viable à la surface de la terre, la quantité totale d’ozone dans l’atmosphère est assez faible (3ppp). De plus, l’ozone n’est pas constituant statique ou durable de l’atmosphère. Il est continuellement crée, détruit et recrée par un processus naturel. Ainsi, la présence d’ozone à un moment donné est fonction de l’équilibre atteint entre les réactions chimiques de synthèse et de dégradation, ainsi qu’entre les radiations solaires atteignant la haute atmosphère.

Le mécanisme de production de l’ozone est l’absorption par l’oxygène d’une lumière UV à courte longueur d’onde. La molécule de dioxygène se sépare en deux atomes d’oxygène libres qui s’unissent immédiatement avec d’autres molécules de dioxygène. Cette union forme l’ozone : O3. La chaleur relâchée par la réaction de formation d’ozone est la raison pour laquelle la température s’élève avec l’altitude dans la stratosphère (douze kilomètres au-dessus de la surface minimum).

Tandis que la réaction chimique naturelle produit environ 4500 tonnes d’ozone par seconde dans la stratosphère, ceci est contrebalancé par les autres réactions naturelles dégradant l’ozone. La plus signifiante est de loin celle impliquant le monoxide d’azote NO qui sépare l’ozone en molécules. Cet effet a été découvert ces dernières années lors d’études environnementales concernant l’emploi de vols supersoniques fréquents dans la basse stratosphère. Il semblerait donc que la réaction du NO soit responsable de 50 à 70% de la destruction de l’ozone.

Dans l’environnement naturel, il y a toute une variété d’origines de la production de NO et de vecteurs pour son transport vers la stratosphère. Des bactéries dans le sol produisent du NO2 qui entre dans la basse atmosphère et se diffuse lentement dans la stratosphère où il réagit avec l’oxygène libre pour former deux molécules de NO. Un autre mécanisme pour la production de NO dans la basse atmosphère est basé sur les éclairs. Malgré le fait que la plupart du NO soit balayé par la pluie, une partie peut rejoindre la stratosphère. Des quantités supplémentaires de NO sont produites directement dans la stratosphère par les rayonnements cosmiques en provenance du soleil et de sources interstellaires.

C’est à cause du rôle de catalyseur que le NO joue dans la destruction de l’ozone qu’il est important de considérer les effets d’explosions nucléaires à forte puissance sur celle-ci. La boule de feu nucléaire et l’air entraîné à l’intérieur propagent une grande chaleur, suivi par un refroidissement rapide. Ces conditions sont idéales pour la production de quantités énormes de NO tiré de l’air. Les estimations vont jusqu'à cinq mille tonnes de NO produit par mégatonne.

Quels seraient les effets du NO conduit dans la stratosphère par une guerre nucléaire globale impliquant la détonation de dix mille mégatonnes de puissance explosive dans l’hémisphère Nord ? D’après les études récentes de l’Académie des Sciences américaine, le NO produit par les armes nucléaires pourrait réduire le niveau de l’ozone dans l’hémisphère Nord de 30 à 70%.

Pour commencer, une couche d’ozone épuisée renverrait vers la terre moins de chaleur que d’habitude, causant une chute de température pouvant affecter sérieusement l’agriculture. D’autres changements tels que de plus grosses quantités de poussière ou une végétation différente, pourraient de façon subséquente renverser la chute de température ou au contraire l’accentuer.

Plus important, la vie sur terre a évolué dans une large mesure à l’abris du bouclier d’ozone protecteur et est actuellement adaptée assez précisément à la quantité d’UV solaires qui le traversent. Pour se défendre contre ce niveau faible d’ultraviolet, les espèces ont développé des protections extérieures (plumes, fourrure, cire sur les fruits), et intérieures (mélanine dans la peau humaine, flavonoïdes dans les tissus végétaux), des stratégies d’évitement (migration du plancton à plus grande profondeur pendant la journée, recherche de l’ombre par les iguanes), et dans presque tous les organismes sauf les mammifères placentaires, des mécanismes élaborés pour réparer les dommages photochimiques.

Il est possible néanmoins, qu’une augmentation importante des UV solaires puisse dépasser les défenses de quelques ou de nombreuses formes de vie terrestres. Des dommages directs et indirects peuvent se produire parmi les bactéries, insectes plantes et autres maillons des écosystèmes dont le bien-être de l’homme dépend. Ce bouleversement, particulièrement s’il prend place après une guerre à grande échelle impliquant de nombreux autres problèmes, peut constituer une menace sérieuse supplémentaire pour le rétablissement d’une société post-nucléaire. Le rapport de l’Académie des Sciences américaine conclut qu’en 20 ans, les systèmes écologiques devraient avoir récupéré de l’augmentation en radiations ultraviolettes, mais pas nécessairement de la radioactivité ou d’autres dégâts dans les secteurs proches des zones de conflit. Néanmoins, bien que tardive, l’augmentation des cancers de la peau dans l’hémisphère Nord pourrait aller jusqu'à 30%

V Quelques conclusions

Nous avons considéré les problèmes d’une guerre nucléaire à grande échelle du point de vue des pays n‘étant pas directement attaqués, ainsi que les problèmes qu’ils pourraient rencontrer dans le redressement post-conflit. Il est vrai que la grosse partie de l’horreur et de la tragédie de la guerre nucléaire serait subie par les populations exposées aux attaques directes, qui auraient sans doute à affronter des obstacles extrêmes, sinon insurmontables pour rétablir leur propre société. Il n’est pas moins apparent par ailleurs, que d’autres nations incluant celles étrangères au conflit, pourraient souffrir grandement des dommages causés à l’environnement. Enfin, il est nécessaire de faire mention au moins brièvement des effets résultants de l’arrêt des activités économiques et des communications. Depuis 1970, une fraction croissante de la population a perdu la bataille pour l’autosuffisance en nourriture, et doit s’appuyer sur des importations massives. Un dysfonctionnement important de l’agriculture et des transports dans les pays industriels et exportateurs de céréales pourrait être désastreux pour les pays important de la nourriture, des machines agricoles, et des engrais (spécialement les pays se débattant déjà avec des problèmes de famine à grande échelle). Par ailleurs, suite à un conflit nucléaire, les puissances industrielles directement impliquées se retrouveraient en compétition pour des ressources, avec les pays aujourd’hui considérés comme sous-développés. De même, la coupure des communications internationales (satellites, câbles, et même les liaisons radio haute fréquence) peut être un obstacle majeur à l’effort de redressement international.

Dans une tentative pour modéliser les effets à long terme d’une guerre nucléaire à grande échelle, nous avons considéré de façon séparée les différents types de dommages pouvant se produire. Il est également possible néanmoins, que les interactions se produisant entre ces effets ainsi, les dégâts en s’associants entre eux pourraient produire de nouveaux types inattendus de problèmes. Par exemple, nous pouvons jauger individuellement les conséquences de retombées radioactives au niveau mondial, et celles d’une augmentation du niveau des radiations ultraviolettes solaires. Mais l’on ne sait pas si les deux agissant simultanément ne peuvent pas augmenter significativement la sensibilité des hommes, des plantes et des animaux à la maladie. En dépit de trente ans de développement et d’études, il y a encore beaucoup à apprendre, en particulier concernant les effets d’une guerre nucléaire à grande échelle.

Note 1 : Puissance des armes nucléaires

Le standard le plus usité pour mesurer la puissance d’une arme nucléaire est exprimé en équivalence avec la quantité d’explosif chimique (TNT) qui produirait la même énergie. La première arme atomique qui a rasé Hiroshima en 1945 avait une puissance de 13 kilotonnes (soit 13.000 tonnes de TNT). Pour mémoire, la plus grosse bombe lâchée pendant la 2e guerre mondiale contenait environ 10 tonnes de TNT.

Depuis Hiroshima, la puissance des armes nucléaire a beaucoup augmenté. La plus grosse détonation déclenchée en 1962 par l’Union Soviétique avait une charge de 58 mégatonnes. Un missile balistique moderne peut contenir une tête ayant une charge de 20 mégatonnes ou plus.

Même les guerres récentes ont été relativement limitées en termes de puissance de destruction totale due à des armes non-nucléaires. Un seul avion ou missile peut aujourd’hui transporter un engin nucléaire dont la force surpasse celle de toutes les bombes utilisées dans les guerres précédentes. Le nombre de bombes et de missiles nucléaires que les superpuissances possèdent actuellement dépassent le millier.

Note 2 : Type d'armes nucléaires

Les armes nucléaires peuvent être rangées en deux catégories fondamentales de réaction nucléaire :

La Fission qui implique la séparation d’éléments lourds (ex : uranium)

La Fusion qui implique la combinaison d’éléments légers (ex : hydrogène)

La fission requiert qu’un minimum de matériaux ou "masse critique" soit mis en contact pour que l’explosion nucléaire se produise. Les armes à fission les plus efficaces tendent à avoir une puissance dans la zone des dix kilotonnes. Des charges plus importantes rendent les armes incroyablement complexes et peu utilisables.

La fusion nucléaire permet la conception d’armes à la puissance virtuellement illimitée. Avec la fusion, selon la théorie atomique, quand les noyaux d’atomes légers comme l’hydrogène se rejoignent, la masse des noyaux fusionnés est plus légère que celle des deux noyaux originaux. La perte est exprimée par de l’énergie. Dans les années 30, des physiciens ont conclu qu’il s’agissait du processus qui étaient à l’origine de l’énergie du soleil et des étoiles. Mais la fusion nucléaire est restée d’un intérêt théorique jusqu’à ce que l’on découvre qu’une bombe atomique à fission pouvait être utilisée comme un déclencheur pour produire en un ou deux millionièmes de secondes, les conditions de pression et de températures nécessaires pour démarrer la réaction de fusion. La fusion permet la conception d’armes nucléaires de puissance illimitée, en utilisant des matériaux bien moins coûteux.

Note 3 : Radioactivité

Plus familiers, des éléments naturels tels que l’hydrogène, l’oxygène, l’or et le plomb sont stables et durables à moins d’être soumis à des forces extérieures. Mais tous les éléments peuvent exister sous des formes instables. Les noyaux de ces formes instables ou isotopes ont un "déséquilibre" au niveau des particules les composant et ils tendent à diminuer cette instabilité interne à travers le processus de décomposition radioactive.

Les trois modèles principaux de décomposition radioactive sont les émissions de radiations alpha, bêta et gamma.

Alpha : des noyaux instables émettent souvent des particules alpha, c’est à dire des noyaux d’hélium consistant en deux protons et deux neutrons. De loin la plus massive des particules émises, elle est aussi la plus lente, excédant rarement 1/10e de la vitesse de la lumière. En résultante, son pouvoir de pénétration est faible : elle peut habituellement être stoppée par une simple feuille de papier. Mais si un émetteur de particules alpha comme le plutonium est introduit dans le corps humain, il crée une sérieuse menace de cancer.

Bêta : une autre forme de décomposition radioactive qui consiste en l’émission d’une particule bêta ou électron. Cette particule bêta a une masse seulement de 0,7% de celle de la particule alpha, mais une vitesse équivalente à 8/10e de la vitesse de la lumière. Les particules bêta pénètrent donc plus profondément dans les tissus, et des doses de radiations bêta externes représentent une menace bien plus grande que des doses de particules alpha, plus lourdes et plus lentes. Les isotopes émettant des radiations bêta sont aussi nocifs que des émetteurs alpha si introduits dans le corps humain.

Gamma : dans certains processus de décomposition radioactive, l’émission consiste en un photon sans masse se déplaçant à la vitesse de la lumière. Les rayons gamma sont similaires aux photons des rayons X, mais bien plus pénétrants (plusieurs centimètres de béton). Elles peuvent causer de gros dommages au corps humain.

Une chose commune à ces trois types de radiations est leur capacité à ioniser les atomes neutres à travers lesquels elles passent, leur conférant une charge électrique. La particule alpha transportant une charge électrique positive attire les électrons des atomes rencontrés, tandis que les particules bêta étant chargées négativement, elles éjectent des électrons des atomes neutres. Si une radiation bêta passe suffisamment prêt d’un noyau, elle peut produire des rayons X qui iront eux-mêmes ioniser d’autres noyaux. Des radiations gammas peuvent retirer des électrons des atomes neutres, de la même manière que les rayons X, les laissant ionisés. Une seule particule de radiation peut ioniser des centaines d’atomes neutres dans le tissu, à travers de multiples collisions, avant que toute son énergie soit absorbée. Ceci interfère avec les liens chimiques pour certaines structures cellulaires d’importance critique comme le cytoplasme qui contient le code génétique de la cellule, et peut également produire des composants chimiques qui peuvent causer autant de dommages que l’irradiation initiale.

Pour des raisons pratiques, une unité de radiation appelée le "rad" a été adoptée. Elle mesure la quantité d’ionisation par unité de volume produite par les particules issues de la décomposition radioactive.

Note 4 : Période d'un radioélément

Le concept de période ou "demi-vie" est une des bases de la décomposition d’un radioélément. A l’inverse de systèmes physiques (bactéries, animaux, hommes et étoiles), il est impossible de prédire avec certitude la durée de vie d’un seul radioélément.

Néanmoins, il est possible de faire abstraction du comportement aléatoire d’un noyau individuel en traitant statistiquement de grands nombres de noyaux d’un isotope particulier. Dans le cas du thorium 232 par exemple, le processus de décomposition radioactive est si lent que 14 milliards d’années doivent s’écouler avant que la moitié de la quantité initiale de thorium 232 se soit décomposée en une configuration plus stable. Ainsi, la demi-vie de cet isotope est de 14 milliards d’années. Après l’écoulement de la seconde demi-vie (à nouveau 14 milliards d’années), seulement un quart de la quantité initiale de thorium 232 subsistera, etc.

La plupart des isotopes radioactifs de synthèse ont des périodes beaucoup plus courtes, allant de quelques secondes ou jours à des milliers d’années. Le plutonium 239, un isotope de synthèse, a une période de 24 000 ans.

Pour l’isotope le plus courant de l’uranium, le U-238, la période est de 4,5 milliards d’années… environ l’âge du système solaire. Le plus rare et fissionable des isotopes de l’uranium, le U-235 a une période de 700 millions d’années, indiquant que son abondance actuelle n’est que 1% de ce qu’elle était au moment où le système solaire est né.

Note 5 : Oxygène, ozone et radiations ultraviolettes

L’oxygène, vitale pour les créatures qui le respirent, constitue environ 20% de l’atmosphère terrestre. Il se présente occasionnellement sous la forme d’un atome solitaire à haute température, mais la plupart du temps il se combine avec un autre atome pour former une molécule de dioxygène O2. L’oxygène que l’on respire est principalement constitué de cette forme stable.

L’oxygène a aussi une troisième forme chimique dans laquelle trois atomes d’oxygène se lient ensemble en une molécule O3 appelée ozone. Bien que moins stable, bien plus rare que l’O2, et principalement confinée aux niveaux supérieurs de la stratosphère, les deux molécules jouent un rôle vital dans la protection de la terre contre certaines radiations solaires néfastes.

Les radiations les plus dangereuses se situent dans le spectre ultraviolet, invisible à l’œil nu pour les longueurs d’onde les plus courtes (sous 3000 Angström). A l’opposé des rayons X, les photons ultraviolets ne sont pas assez "puissants" pour ioniser des atomes, mais contiennent assez d’énergie pour casser certains liens chimiques dans des molécules de cellules vivantes et produire des anormalités biologiques et génétiques, comme des tumeurs et des cancers.

Heureusement, grâce à l’atmosphère terrestre, seulement quelques traces de ces ultraviolets atteignent la terre. Au moment où la lumière solaire atteint le haut de la stratosphère (45 km d’altitude environ), la plupart des radiations sur des longueurs d’ondes inférieures à 1900 A ont été absorbées par des molécules d’azote et d’oxygène. Au sein de la stratosphère elle-même, le dioxygène absorbe les UV à longueur d’onde plus élevée, jusqu’à 2420 A, et de l’ozone se forme suite à ce processus d’absorption. C’est cet ozone qui absorbe ensuite le reste des rayonnements UV, jusqu’à 3000 A, de manière à ce que la plupart des radiations solaires dangereuses sont éliminées avant d’atteindre la surface de la terre.


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calvaire

Genre épouvante survival, tueur psychopathe.  


Calvaire:


calv
les Francophones  sont ils capables de proposer un film de psychopathe, un survival aussi malsain et dérangeant que certain classique du bizzare Américain?
avec calvaire le stanislas underground blog répond que  oui,  lisez donc la critique...
...

CALVAIRE
France/Belgique/Luxembourg - 2004 - 90 minutes
Réalisé par : Fabrice du Welz
Producteur : The Film/La Partie Prod/Tarantula
Scénario : Fabrice du Welz, Romain Protat
Photo : Benoît Debie
Musique : Vincent Cahay
Effets spéciaux :
Avec : Laurent Lucas, Jackie Berroyer, Philippe Nahon, Jean-Luc Couchard, Brigitte Lahaie, Jo Prestia

Critique de film par Argento le 22.03.2005

Calvaire. Si le premier long-métrage de Fabrice Du Weltz porte un titre décrivant à merveille ce qu’il a à offrir à ses spectateurs, il n’en reste pas moins un film totalement déroutant et étonnant, mettant effectivement devant les yeux de son audience ce qu’elle était bel et bien venue voir, mais pas de la manière à laquelle elle aurait pu s’y attendre. Le spectateur averti lui-même ne pourra qu’être interloqué devant l’audace de cette petite production franco-belge, détonnant clairement d’avec une production hexagonale frileuse lorsqu’il s’agit de produire de réels films de genre assumés et décomplexés. Car Calvaire s’affirme clairement comme une de ces bandes filmées avec les tripes, aidée en cela par le soutien d’acteurs motivés par un script en béton armé (qu’il s’agisse de l’écriture ou de l’originalité du traitement de l’histoire), et accompagnée d’un amour aveugle pour le cinéma de genre, à commencer par le survival des années 70-80, dont les meilleurs représentants demeurent sans conteste le mythique Massacre à la Tronçonneuse de Hooper, ou le Delivrance de Boorman. Des références clamées haut et fort par un jeune réalisateur enthousiaste qui nous livre une véritable perle noire, tout à fait digne de ses prestigieux modèles.



Marc Stevens (Laurent Lucas, magistral) est un chanteur itinérant, tendance crooner pathétique, parcourant la France afin d’ensoleiller la vie de vieilles mamies n’ayant plus rien à attendre de la vie, par ses chansons d’amour gnan-gnan. Alors qu’il reprend la route suite au concert qu’il vient de donner dans l’hospice du coin (dirigé par Mademoiselle Vicky, dont le personnage est interprété par Brigitte Lahaie qui enquille les séries B horrifiques depuis qu’elle a délaissé sa carrière dans le X), Marc tombe en panne en pleine forêt et, évidemment, au beau milieu de la nuit et sous la pluie. Heureusement, il rencontre un curieux personnage, Boris, être dévasté depuis la mort de sa chienne, et à la recherche de celle-ci depuis sa disparition. Malgré son évident trouble psychologique, celui-ci aide Marc à trouver un abri pour la nuit. Il l’amène donc à un vieil hôtel miteux, dont le tenancier, Paul Bartel, est un homme désabusé et anéanti depuis que sa femme l’a quitté, et tellement perturbé qu’il en vient à prendre Marc pour sa chère et tendre… Celui-ci, persuadé d’avoir enfin retrouvé l’être aimé, fera tout pour garder Marc près de lui : bons petits plats, blagues et bonne humeur ambiante, attentions particulières… Mais lorsque le chanteur se rend compte que l’étrange comportement du bonhomme est une façade ne servant qu’à cacher ses réelles intentions, celui-ci décide de prendre la fuite. Le calvaire commence…

Jamais, de mémoire de spectateur, on aura été autant chamboulé, assailli et malmené durant la projection d’une production francophone. C’est un réel sentiment de malaise qui s’installe dès les premières secondes du métrage, par l’intermédiaire d’un générique rythmée par une musique sourde et seulement composé d’un fond rouge sur lequel vient s’incruster le nom des acteurs principaux. Epuré à son maximum, cette entrée en matière à l’avantage de s’éloigner clairement des introductions classiques et ainsi, de donner le ton d’entrée : Calvaire va être un film autre et violent, aux partis-pris radicaux et à l’ambiance de mort. Et effectivement, l’ambiance, de premier abord bon enfant (Laurent Lucas interprétant une pathétique chanson dans un costume absolument hilarant), se détériore rapidement, passant de la joie à la nostalgie et à la tristesse équivoques (la rencontre en coulisse de Marc et d’une de ses admiratrices), puis à la solitude (le voyage de Marc jusqu’à ce qu’il tombe en panne), pour finir dans la détresse la plus pure (la condition de Paul Bartel, principalement, mais aussi de tous les habitants du villages). Interprété par un Jackie Berroyer totalement hanté par son rôle, et trouvant certainement là son rôle le plus marquant, le patron de l’hôtel Bartel est un personnage d’une ambiguïté complexe, apparaissant particulièrement sympathique, mais en même temps comme une âme en peine pathétique et lassée par la solitude. Berroyer compose à merveille avec cette ambivalence, parvenant à nous faire rire aux éclats le temps d’une blague nulle mais géniale, tout en nous touchant profondément de part la manière dont elle nous est relatée (Bartel affirmant qu’il ne sait plus bien la raconter depuis que sa femme est partie…). Mais le génie de l’acteur explose réellement lorsque le douloureux chemin de croix de Marc commence. Et si Bartel violente tout autant physiquement que psychologiquement le chanteur (sa « femme » donc), c’est avant tout pour le (la) faire rester près de lui pour toujours. Car au centre de cette histoire pas comme les autres, c’est bien d’amour qu’il s’agit. Jamais Bartel ne prend plaisir à blesser ou humilier Marc, il souffre en même temps que lui. La scène de la tonte est à ce titre éloquente, Bartel voyant là une réelle nécessité afin d’enlaidir son compagnon pour de ne pas attirer l’attention d’autres hommes et ainsi de s’assurer sa fidélité. Mais ce qui choque le plus, c’est finalement la mise en scène adoptée, distante et neutre (un seul plan fixe où l’œil scrutateur de la caméra ne prend jamais parti), accentuant de plus le côté interminable d’une telle séquence. Le spectateur retrouve là pour la première fois le sentiment de malaise qui l’avait assailli dès les premières images, et celui-ci ne le lâchera quasiment plus jusqu’au final.



En effet, qu’il s’agisse de la photographie magnifique de Benoît Debie (Irréversible, Il cartaio), de la musique très éthérée de Vincent Cahay accentuant le sentiment de lourdeur, et évidemment de la mise en image de Fabrice Du Weltz, tout dans Calvaire est là pour servir l’action, ne laissant jamais rien au hasard et ne versant jamais dans la gratuité qui lui aurait été fatal. Une unité et une intégrité indispensable à la création d’un tout cohérent. Au final, une des nombreuses forces de ce survival est d’abolir toute notion de repère, amplifiant le sentiment d’étrangeté parcourant l’œuvre, et déstabilisant totalement le spectateur. De très grandes variations visuelles et sonores se font alors sentir en fonction des séquences et de la façon la plus judicieuse de les aborder : la scène de tonte nous est montrée sans musique, accroissant ainsi les bruits de la tondeuse, tandis que la scène du repas en fin de métrage possède une bande-son saturée de rires et de hurlements, déballant d’un coup toute la folie de ses personnages dans une scène renvoyant évidemment à Massacre à la tronçonneuse. Visuellement, la photographie alterne entre des dominantes très froides (plutôt au début) et des couleurs très chaude (plutôt à la fin). La caméra reste toujours à hauteur d’homme, filmant ses personnages pour ce qu’ils sont, négligeant ainsi les plongées ou les contre-plongées. Il en ressort une curieuse sensation de film « à plat », comme si la caméra, devenue aphone n’était plus capable de communiquer les sentiments qu’elle est censée faire passer. Une impression abolie d’un seul coup par une scène de viol tétanisante vue par un regard divin (via une contre-plongée vertigineuse), comme si le calvaire enduré par Marc était inéluctable, car observé par un témoin omniprésent mais impuissant (l’audience). Des choix de mises en scènes bienvenus, donc, mais parfaitement calculés, à l’image d’un plan ahurissant mixant travelling avant (le caméra entrant dans la camionnette de Marc en même temps qui lui) et arrière (la caméra en ressort au même moment que le personnage) véritable charnière dans la tournure des évènement, et séquence à la symbolique évidente et juste (le passage à travers le miroir). Même les affreuses conditions météorologiques très variables auxquelles l’équipe aura dû faire face durant le tournage n’aura pu altérer l’intégrité du métrage. Fabrice Du Weltz s’en accommode en effet à merveille, montant bout à bout des plans à l’esthétique totalement différente (présence/absence de neige par exemple), renforçant ainsi le sentiment d’intemporalité du propos.

Et non content de troubler son spectateur par ces choix radicaux, le réalisateur en profite pour rajouter une bonne couche de sadisme (mais ça, tout le monde l’aura deviné) dans la journée interminable endurée par Marc Stevens. Enumérer de telles scènes seraient bien trop préjudiciable à leur impact, c’est pourquoi il n’en sera pas fait mention ici. Cependant, chacune d’entre elles lorgne sans conteste vers une sauvagerie barbare (celles incluant les habitant du village, Philippe Nahon en tête) où les idées complètement barjes (les rites sexuels bien malsains des villageois) se mêlent à un vrai sens de la poésie macabre (les nains dans la forêt, une image directement issue de l’imaginaire de Bartel, explosant les repères en confondant réalité et imaginaire) et où les codes du survival sont parasités en phase terminale par une réminiscence du « rape and revenge » au caractère libérateur… Effectivement, le générique de début ne mentait pas : Calvaire est autre, violent et radical. Et franchement, ça fait du bien.

(Mad movie source)

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01 avril 2005

saw

 

Genre: Horreur, serial killer..

SAW
saw
SAW USA - 2004 - 104 minutes Réalisé par : James Wan Producteur : Lions Gate Films Scénario : James Wan, Leigh Whannell Photo : David Armstrong Musique : Charlie Clouser Effets spéciaux : Avec : Leigh Whannell, Cary Elwes, Danny Glover, Ken Leung, Dina Meyer, Mike Butters, Paul Gutrecht Critique de film par Pete Rock le 29.03.2005

La réputation tue. Saw, petite production horrifique de par son budget, a eu le malheur d'avoir un certain succès critique et commercial dans les endroits où il fut projeté. Sacrilège ! Il ne fait pas bon être à la fois indépendant ET grand public. Le film nous arrive donc aujourd'hui en france avec la face salie par une aura de film «exceptionnel» qui lui vaudra à coups sûrs les assauts kalaschnikov de la critique hexagonale. La réputation tue. Un couard reste un couard. Si l'arrivée de Saw sur le territoire français peut pousser une grande majorité des spectateurs à bouder la bête pour son nihilisme flagrant et son attirail de film de genre assumé, toujours est-il que les temerraires, eux, trouveront matière à se vider du surplus de sueurs froides qu'ils avaient emmagasiné en cette période de productions assaisonnées à l'aspartame d'eau de rose et saupoudrées de prises de risques au marshmallow. Saw est un film imparfait, remplit de défauts inhérents aux premiers films, au budget rachitique évident mais c'est aussi une date dans le film de genre car jusqu'au-boutiste, audacieux, hargneux et d'une invention pêchue comme un direct mâchoire made in Tyson. Si l'on peut rester frigide à l'univers mis en place (soi disant calqué sur Seven) et au concept du film de serial killer au Q.I de 150, il reste un aspect où Saw s'extirpe aisément du tout venant de la production de thrillers horrifiques. En effet, c'est du point de vue de sa construction et de sa narration unique que Wan ramène son arsenal dans des contrées si marquantes. Si les faiblesses du métrage en lui même (script légèrement répétitif, acteurs pas toujours au point, effets de mise en scène trop stéréotypés) auraient tendance à déprécier la qualité des jeux narratifs employés, la mise en place du récit et l'effort constant employé à conserver une pression sur le spectateur pousse le métrage vers le haut en faisant fis de ces déficiences bénignes. En usant avec une certaine finesse de 3 modes de composition simultanément, le réalisateur pratique une opération à coeur ouvert dans l'esprit torturé de ses personnages principaux en appliquant à chacun un point de vue différent. Ainsi, le flashback appliqué pour les 2 quidams futures victimes sonne en quelque sorte le glas de leur vie passée, à la manière du fameux film qui défile devant nos yeux avant le trépas. Un point de vue extrêmement désabusé qui ne laisse pas d'espaces libres à la joyeuseté et est donc l'élément dépressif principal du film. Les policiers eux, du moins surtout le personnage campé par Danny Glover (en forme et qui aurait pu devenir un sacré monstre du film de genre), sont abordés par le biais de la subjectivité, qui ramène le film vers les éléments du présent du récit. En collant quasiment le caméra à leurs yeux, Wan impose un voyeurisme dans le macabre pour ainsi dire forcé. Si l'on ajoute à cela un certain néo-réalisme dans les scènes traitant avec la perspective du serial killer, de par des ajouts chimériques, voire quasiment métaphysiques (la fameuse poupée), on obtient un film qui se veut avant tout viscéral, au sens premier du terme, où les tripes et le cerveau sont remués de manière constante, calculée, précise. L'anathème de la mise en scène. On ne ressort pas indemne d'une projection de Saw. La tête retournée, les fesses soudées au siège, impossible de bouger, de penser, de se décider à affronter la lumière du jour, comme si un malin plaisir, un vicieux fantasme nous poussait à nous délecter, forcé mais consentant, du spectacle sépulcral auquel on vient d'assister. Un malaxage de tripes en 24 images secondes. Une expérience en somme. Un peu à la manière d'un Kubrick qui force son personnage principal dans Orange Mécanique à regarder les images de sa décadence pour l'en dégouter, le spectateur subit dans Saw. Jamais maître de ce panorama de déviances, dompter l'objet filmique ci-présenté semble impossible. A chaque certitude, un nouveau coup de fouet. A chaque résolution indéniable, l'anesthésiant regard d'une poupée. " Qui est poltron, qui n'a point de courage. Il s'est montré couard en présence du danger ". On peut se réfugier sous la douce couverture du film à l'apparat disetteux, communautaire, réservé aux nantis saturés de films HLM, un peu comme une forme de racisme culturel. Un trop plein de clichés soudés à l'intelligentsia critique française ferait porter le chapeau de la honte à tout adulateur de cette fable ocre au goût de suie qui laisse des traces tenaces chez qui sait et pourra garder les yeux ouverts. Saw. cinéma, tout se conjugue au participe passé. Seen.


183977871

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03 avril 2005

Activisme1

Vous voulez faire valoir vos droits, défendre votre liberté, protester et vous vous sentez démuni. Stanislasundergroundblog vous donne quelques recettes qui ont fait leurs preuves!
en esperant  qu'elles vous inspirent en ces temps troublés......


Action directe et activisme



La plupart des actions directes ne requièrent pas d'effectifs importants, elles peuvent être mises en place sans trop de moyens et dans des délais assez brefs. L'action directe peut revêtir de multiples formes suivant la situation et en fonction de la créativité des participants. Elle peut être individuelle ou collective, légale ou non, offensive ou défensive, violente ou non violente. Son caractère légal importe peu, à mon sens, car la légalité n'est jamais qu'une limite arbitraire fixée par la bourgeoisie pour défendre ses intérêts, il faut juste en tenir compte pour évaluer les risques juridiques. La notion de violence, par contre, est à manipuler avec précaution. Ma philosophie personnelle ( et celle de stanislas kazal) est incompatible avec la violence physique envers les personnes, sauf en cas de défense, c'est pourquoi cet aspect ne sera pas abordé.
Du point de vue stratégique, elle est également peu recommandable, la CIA s'en est d'ailleurs servi pour décrédibiliser certains mouvements révolutionnaires en les infiltrant, en les finançant et en les poussant à la lutte armée pour mieux les criminaliser en tant que terroriste et casser leur image auprès du grand public, c'est le cas des Brigades rouges en Italie ou de la fraction armée rouge en Allemagne. De plus, je ne pense pas que ce soit en cognant sur un fasciste que l'on parvient à lui faire changer d'avis ou à faire reculer le fascisme, et ce n'est pas en tuant un Ministre de l'intérieur ou un patron du Medef, que le système s'en trouvera changé. Les personnes, si puissantes soient-elles parfois, et quel que soit leur niveau hiérarchique, sont interchangeables, ce ne sont jamais que des pièces d'une énorme mécanique. Par contre, les actions "violentes" purement matérielles tels que les actes de sabotage entrepris par les FTP en plastiquant plusieurs locaux du Front National de nuit, m'apparaissent légitimes, mais là encore, c'est une question de point de vue. Sans aller jusque là, on peut présenter un répertoire, non exhaustif, d'actions possibles, qui dépassent parfois le cadre de l'action directe au sens syndical, car la frontière est mince entre techniques de lutte, communication, propagande par le fait, action directe, désobéissance civile ou organisation alternative.

PROPAGANDE

Distributions de tracts La plus simple des techniques de propagande, une des moins coûteuse également lorsque l’accès à la photocopieuse est possible au travail par exemple. La distribution peut se faire dans la rue, dans les facs, à la sorties des usines… l’autre possibilité est de diffuser le tract dans les boîtes aux lettres des quartiers populaires, par exemple. Pour optimiser le taux de lecture, le contenu doit être concis, aéré et agrémenté d’éléments graphiques percutants: Le tract est plus facilement conservé et lu s’il contient un intérêt graphique : Texte au recto et montage photo ou caricature au verso.

Diffusion de fanzines et journaux indépendants - Radios - Distros La réalisation d'un fanzine, même si elle est intéressante et riche en contacts, est assez coûteuse par rapport au volume de diffusion, et forcément (largement) déficitaire.

Les journaux indépendants du type Monde Libertaire, qui sort chaque semaine à 7000 exemplaires, demandent un travail énorme et régulier, ainsi qu'une logistique importante, le budget est très serré là encore, notamment à cause des invendus en librairies qui frôlent les 80% (60% pour un journal classique) Mais l'existence du ML est indispensable, ses origines remontent en 1858 avec son ancêtre "le Libertaire" et il a vu passer des permanents tels que Brassens, Ferré ou Camus. La récente nouvelle version du ML a permis de relancer ses abonnements, on lui souhaite longue vie.
D'autres médias alternatifs sont utilisables, telles que les radios associatives ou indépendantes (comme Radio Libertaire qui émet à Paris sur 89.4) ou encore la VPC sans profit qui permet d'envoyer des infos, tracts, flyers ou autocollant en même temps que les commandes.

Collages

Coller des affiches et autocollants si possible sur les affiches de fachos pour faire d'une pierre deux coups, ou sur les centres commerciaux, les banques, les agences d'intérim, les casernes, les églises, les administrations, les panneaux publicitaires, les panneaux électoraux quand il y en a…, renommer les rues, détourner des publicités… bref, adapter le contenu et la forme du collage à l'environnement urbain. Le collage est quasi forcément sauvage, les zones d'affichage public ayant été réduit au strict minimum légal pour mieux criminaliser le mouvement social (-70% à Rennes en 2001, sous gouvernement et mairie " socialistes ")
Bombages

Les bombages, par l'intermédiaire de pochoirs par exemple, sont souvent plus durables que les affiches, mais aussi plus risqués légalement. Des supports originaux peuvent attirer l'attention (en évitant les murs des logements…) : Sur le sol, voir sur les bandes blanches des passages piétons, les horodateurs, les pubs 4x3…

Manifestations

Moments propices à ces formes d’actions, ainsi qu’aux discours et conférences publiques et aux déploiements de banderoles, car, malgré la présence policière, le risque d’interpellation est plus limité du fait du nombre et la solidarité du cortège libertaire ou black bloc. Les moustachus hésitent (parfois) à déclencher une émeute pour arrêter quelqu’un. Dans ce cas, il faut également penser à un repli groupé après la manifestation, sinon, se reporter au «guide du manifestant inculpé»… Ecrire aux médias pour leur demander des articles, documentaires ou reportages sur votre cause.

Campagne de destruction d’image de marque

L’image de marque est ce qu’une multinationale possède de plus précieux, mais aussi de plus fragile, c’est son talon d’Achille et c’est la qu’il faut frapper. Des activistes ont réussi à faire plier la Lufthansa (équivalent d’Air France en Allemagne) pour qu’elle cesse de participer au renvoi de sans papiers par charters : Ils ont créé des brochures aux couleurs de la compagnie pour présenter la nouvelle « Classe Déportation » qu’ils distribuaient massivement dans les aéroports, en uniforme de la compagnie. La Lufthansa, observant l’impact sur son image a fini par céder. Des actions similaires sont en cours de réalisation contre Air France, dans le cadre des nouveaux charters de Sarkosy. Nike, Macdo ou Microsoft sont des habitués de ces campagnes et on ne compte plus les détournements les concernant.
Autre forme de destruction de l’image de marque : Le lancement de rumeurs ou de contre informations, sur internet par exemple, qui peuvent parfois prendre des proportions importantes. On peut citer le cas de ce japonais mécontent de son magnétoscope et du service après vente Toshiba, qui a inlassablement squatté les forums en ligne d’associations de consommateurs et de sites spécialisés dans l’audiovisuel pour se plaindre de la qualité du produit, la médiatisation de sa persévérance a entraîné une chute en bourse du cours de l’action Toshiba de près de 5%.

Boycott

L'effet d'un boycott est souvent difficile à mesurer, mais là encore c'est un moyen de porter un sujet à la connaissance du public. Pour prendre l'exemple d'un boycott de marque qui a bénéficié d'un fort taux de médiatisation : Celui de Danone, lors des licenciements massifs dans les usines bénéficiaires (licenciements boursiers) On a alors parlé d'une chute de 10% des ventes sur les produits laitiers, ce qui est assez important pour faire réfléchir le patronat, mais la classe politique du moment a tenté de récupérer ce boycott à son compte, comme celui de Total plus récemment, pour nous refaire le coup du " capitalisme à visage humain ". Il est aussi très probable que les achats se sont reportés sur les produits Nestlé, par exemple, qui n'a rien à envier à Danone en terme de destruction sociale. Mais ce boycott de Danone, comme d'autres, a eu le mérite d'associer la population à la lutte des (ex)salariés.

INTERNET Hacking /Cracking

Pour ceux à qui ces mots barbares n'évoque rien de précis, il faut rappeler que les objectifs des hackers sont de : - Créer des logiciels libres au code source accessible et donc gratuits, évolutifs et personnalisables... - Mettre en évidence la fragilité d'une société excessivement gérée par informatique - Dénoncer les utilisations abusives des bases de données d'informations sur les individus que s'échangent le gouvernement (police, armée, RG, services sociaux...) et les sociétés privées - Dénoncer la politique de monopole et de surveillance de sociétés comme Micro$oft - Sauvegarder Internet en tant qu'outil de communication, et non en tant qu'instrument purement commercial ou d'espionnage et de contrôle du peuple. Diffuser les outils de protection de la vie privée - Instaurer la gratuité et le partage des connaissances Les crackers, par contre, ne sont pas forcément des programmateurs, ils utilisent des outils, techniques et logiciels pour s'introduire dans les réseaux, détruire ou modifier les informations, ce qui peut s'avérer également très utile (pour pirater les sites fascistes, par exemple) L'un des premiers mouvements organisés de hackers fut celui des allemands du Chaos Computer Club en 1984. Ces libertaires ont réalisé le piratage d'infrastructures informatiques gouvernementales afin d’alerter les médias sur les menaces pesant sur la vie privée des citoyens : le gouvernement allemand constituait alors un système de fichiers croisés sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Le Cult of the Dead Cow, (les concepteurs du logiciel Back Orifice) a annoncé qu'il fournirait des outils informatiques permettant de lancer des attaques virtuelles sur des institutions et des gouvernements ne respectant pas les droits de l'homme Le plus connu des Hackers/crackers, Kevin Mitnik s'est déjà introduit dans les systèmes informatiques les plus sécurisés qui soient: Le FBI (mis en défaut leur système de localisation d'appels), l'US Air Force, la NSA, la NASA, l'unité centrale de la défense aérienne américaine dans le Colorado, l'université de Leeds en Angleterre ainsi que de nombreuses multinationales (Nissan...) font parties de son tableau de chasse. L'efficacité d'un groupe de plusieurs dizaines ou centaines de hackers/crackers coordonnés sur un même objectif pourrait être énorme : Il est possible, par exemple, de transvaser des comptes bancaires, bloquer des systèmes d'écoute et de surveillance, neutraliser certains centres de communication de l'armée, paralyser la bourse... D'après le F.B.I. il y aurait aujourd'hui près de 100 000 " pirates " en activité… Les hackers sont de plus en plus attirés par l'action politique, ce phénomène a été symbolisé lors de la troisième convention des Hackers on Planet Earth, en juillet 2000 à San Francisco : L'orateur invité était Jello Biafra, (ex chanteur des Dead Kennedys, faut-il le préciser ?) son discours d'une heure et demie appelant à l'action révolutionnaire Hacktiviste a, semble -t-il, littéralement galvanisé l'auditoire. Pas étonnant quand on connaît la verve et le charisme du personnage… Des Hackmeeting similaires s'organisent en Italie (3000 personnes à Bologne en 2002), en Espagne, en Allemagne et plus récemment en France, sur des bases politiques proches de l'anarchisme

Cybermanifestions

Une cybermanifestation consiste à saturer le serveur d'un site internet pour le mettre hors service, cette action ne demande pas de compétences particulières en informatique. On peut prendre l'exemple de l'action lancée par le groupe prozapatiste américain Electronic Disturbance Theater qui a lancé un appel aux internautes et a fourni un petit logiciel qui réalise des demandes de connexion en boucle. Les 18000 participants répartis dans 46 pays on donc pris pour cible, avec succès, les serveurs web du gouvernement mexicain et du pentagone pour protester contre la répression des rebelles zapatistes et le soutien fourni par le gouvernement américain Le Jam echelon day est une cybermanifestation internationale annuelle visant à saturer de mots clés les systèmes d’écoute de la NSA. L’efficacité est quasiment nulle dans ce cas, puisque la NSA peut facilement se préparer à cette « attaque », mais l’intérêt est là encore d’attirer l’attention sur ce Big Brother moderne. Les activistes allemands contre la « classe déportation » de la Lufthansa (voir destruction de l’image de marque) se sont également pris simultanément au serveur du site de réservation en ligne, en multipliant les demandes de réservations bidons, et l’ont mis HS, causant un manque à gagner important à cette compagnie aérienne

Mass mailing

Cette technique, apparentée au spamming (envoi de mail non sollicités) mais ici sans but commercial, a l’intérêt d’être quasi gratuite, rapide et relativement efficace. Des logiciels permettent de collecter les adresses email sur le net et d’autres permettent d’envoyer les messages en rafale. A utiliser avec modération et pertinence pour ne pas avoir un effet contre-productif (un message par mois par exemple, avec système de «désabonnement» pour ceux qui ne souhaitent plus recevoir d’infos) L’efficacité de ces envois est facilement mesurable avec quelques outils statistiques dans le cadre de la promotion d’un site. Pour donner un exemple concret, la collecte de plus de 3500 email d’assos, zines, distros et groupes anarchoïdes a permis de développer de la Fédération Anarchopunk à partir d’un mailing présentant la création de l’APF en France, avec un résultat significatif: +400% d’adhésions en un mois.

INTERPOSITION PHYSIQUE

Occupation de locaux (Anpe, préfecture, entreprise, administration, facs…) Le matériel présent dans les locaux occupés (fax, téléphone, photocopieuse…) peut être utilisé à des fins de lutte : * A Londres, des militants se sont introduits dans le siège général de Shell, se sont barricadés dans le bureau du directeur pendant une matinée et ont envoyé des messages de solidarité aux peuples du delta du niger. *Au Nigeria, les jeunes Ijaw lancent l'opération 'changement climatique' et occupent un grand nombre de plates-formes pétrolières. Blocage d’un chantier, d’un transport de matériaux nucléaires ou d’armement… *Les cheminots grecs ont bloqué un train transportant de l'équipement militaire au sol pour le Kosovo *Plus de 100 personnes sont arrêtées chaque jour parce qu'elles résistent à la construction d'une décharge nucléaire sur un site indigène protégé du territoire australien. *Tandis que des militants écologistes fêtent un an d'occupation d'un arbre pour protéger les forêts ancestrales de l'Oregon, des activistes anglais résistent 17 jours terrés sous terre dans un tunnel afin d'empêcher la destruction d'un parc communautaire et coûtent ainsi des centaines de milliers de francs aux compagnies de construction. *Lors de la reprise des chantiers de construction de l'axe E7 dans la vallée d'Aspes, paysans, habitants locaux et militants écologistes s'unissent pour occuper le terrain et empêchent les travaux en campant autour des bulldozers. *Des femmes et enfants indigènes bloquent un bulldozer appartenant à une compagnie pétrolière dans la jungle équatorienne et prennent ses conducteurs en otage, afin de demander l'arrêt de la construction d'un oléoduc qui avait contaminé leurs ressources en eau potable. *Des milliers d'indiens menacent de se noyer avec leur maison, pour résister à une série de barrages hydro-électriques qui vont détruire des centaines de villages sur les rives de la rivière Narmada. Obstruction aux expulsions Que ce soit dans le cas d’expulsions de sans-papier ou d’expulsions de squat, il est arrivé qu’une mobilisation importante retarde l’échéance ou même fasse plier la procédure. Une autre méthode pour soutenir les sans-papiers consiste à faire pression sur la compagnie aérienne (voir campagne de destruction d’image de marque) *A Prague, des squatters empêchent l'expulsion de leur maison par les forces de police en restant sur le toit pendant 3 jours. Bouclier humain en cas de guerre On l’a remarqué dans le cadre de la guerre d’Irak, cette initiative courageuse ne permet pas d’arrêter les bombes de pleuvoir. Les boucliers humains ont été déplacés comme des pions par le régime Irakien, et les USA ne sont plus à quelques bavures près. Encore une fois, c’est la médiatisation de ces actions qui ont eu symboliquement le plus d’impact.

Sabotage

Le collectif Souriez vous êtes filmés avait commencé à diffuser le plan des implantations de caméras de vidéosurveillance dans certaines grandes villes. Projet difficile étant donné leur prolifération actuelle, mais qu’il serait intéressant de développer pour organiser un sabotage coordonné de ces instruments d’espionnage. *En Ecosse, 2 militantes pacifistes nagent pendant une heure et demi en direction d'une base militaire puis s'attaquent à un sous-marin nucléaire qu'elles repeignent et endommagent, causant des dégâts économiques considérables. *Des paysans français démontent un MacDonald's en construction et amènent un débat public sur l'OMC et la nourriture industrielle. *Le 18 juillet 1999, 700 militants se réunissent pour détruire un champ de tournesol génétiquement modifié de la taille de 24 terrains de football. *L'opposition aux O.G.M se répand sur les cinq continents, en France et en Angleterre des militants détériorent un grand nombre de champ-test, des paysans indiens et français sabotent des laboratoires de recherche sur les O.G.M à Montpellier, tandis qu'en Inde l'opération 'brûlons Monsanto' est inauguré par la mise à feu de champs d'O.G.M.

Entartage

L'internationale anarcho-pâtissière est en marche ! Noël Gaudin l'entarteur des pompeux cornichons, (Bill Gates, Nicolas Sarkozy, Philippe Douste-Blazy et les autres) a fait des émules : *Le dirigeant de  l'Organisation Mondiale du Commerce est pris en embuscade et entarté par le la Biotic Baking Brigade, organisation spécialisée dans le lançage de tartes à la crème qui s'est déjà attaqué dans la seule année 1999 à quelques dizaines de criminels en costumes 3 pièces et autres P.D.G de multinationales. Les médias sont friands de ce genre d’opérations burlesques, et outre le fait de ridiculiser la cible, l’entartage sonne comme un avertissement pour les dirigeants de ce monde, même l’homme le plus riche de la planète n’est pas à l’abri d’un attentat pâtissier, et donc d’un attentat tout court. La violence reste symbolique et le ton humoristique permet au message d’être bien perçu par le public.

REAPPROPRIATION

Réappropriation temporaire ou plus durable, réappropriation matérielle ou celle de son temps, réappropriation de terres gouvernementales ou privées, d'infrastructures, de biens de consommation, de moyens de production, de services publics… réappropriation de l'espace, des rues, des bâtiments officiels... le choix est vaste : Squat (Voir brochure "le squat de A à Z") Alors même que deux millions de logements sont vides et inutilisés en France, on estime à environ 400.000 le nombre de SDF (le chiffre officiel de 86000 semble largement sous estimé, du fait de la difficulté de recenser cette population) La réappropiation des logements, Le squat, peut être vécu comme une mesure d’urgence pour se mettre à l’abri ou comme une démarche politique : *De Genève à Prague en passant par Berlin, des squatters reprennent des espaces vides pour en faire des lieux d'activités autogérés : logement, crèches, bibliothèques, ateliers, salles de spectacle, jardins communautaires etc. Réappropriation des terres Le Mouvement des Sans Terre au Brésil cherche depuis 1979 à se réapproprier de manière légale ou non des terres inutilisées appartenant à de grands propriétaires. Quand les possibilités légales sont épuisées, les paysans s'installent de nuit sur des terres laissées en friche, en édifiant des campements. 140 000 familles ont pu être relogées en 10 ans sur des terres prises grâce à l'action directe. 7 millions d'hectares ont ainsi été repris, mais il reste 4,5 millions de familles sans terre alors que 416 millions d'hectares sont toujours en friche. Le mouvement des Sans Terre fait partie d'une coordination mondiale plus vaste : L'Action Mondiale des Peuples qui regroupe des organisations populaires d'une trentaine de pays. L'AMP n'est pas étrangère à l'émergence du réseau alter-mondialiste. En effet, au départ de l'AMP, l'action directe venue de l'Inde a influencé l'Europe, puis les événements de Seattle en 1999 qui ont eux-mêmes encouragé l'amplification de la mobilisation à Prague et à Gênes. Lors de la 3ème conférence de l'AMP, en 2001 en Bolivie, les indiens ont annoncé que leur mouvement paysan était à présent coordonné au niveau national et, apparemment "en partie grâce à la dynamique lancée par la Caravane Intercontinentale en Europe"
Il est intéressant d'observer l'émulation et les interactions qui traversent ce réseau dont voici la traduction des principes de bases :
1. Un rejet très clair du féodalisme, du capitalisme, et de l'impérialisme, ainsi que de tous les accords commerciaux, institutions et gouvernements promoteurs d'une mondialisation destructrice
2. Un rejet très clair de toutes formes et systèmes de domination et de discrimination dont (et de manière non exhaustive) le patriarcat, le racisme et le fondamentalisme religieux de toutes croyances. Nous reconnaissons la dignité entière de tous les êtres humains
3. Une attitude de confrontation, puisque nous ne pensons pas que le " lobbying " puisse avoir un impact majeur sur des organisations à tel point partiales et antidémocratiques, pour lesquelles le capital transnational est le seul facteur réel déterminant leur politique.
4. Un appel à l'action directe et à la désobéissance civile, au soutien aux luttes des mouvements sociaux, mettant en avant des formes de résistance qui maximisent le respect pour la vie et pour les droits des peuples opprimés, ainsi qu'à la construction d'alternatives locales au capitalisme mondial.
5. Une philosophie organisationnelle fondée sur la décentralisation et l'autonomie.

Réappropriation des moyens de production
Très récemment en Argentine, suite à la crise économique et à la fuite des capitaux, certains patrons se sont évanouis dans la nature et les anciens salariés des usines viables ont continué la production en s’organisant en autogestion. Voir également dans les actions directes anarchosyndicales
Réappropriation des prises de décision Toujours en Argentine, des assemblées de quartier se créent pour les décisions collectives sur le principe du consensus. *Des centaines de zapatistes continuent à s'organiser en 'municipalités autonomes' afin de reprendre le contrôle de leur vie face aux propriétaires terriens, aux grosses compagnies et aux 70 ans de dictature du parti au pouvoir. En France, le Communalisme Libertaire de Merlieux est une des plus abouties des expériences autogestionnaires puisqu'il s'agit de la gestion collective d'un village, avec une population majoritairement non-anarchiste à l'origine : En 1973, Dominique de la FA et ses amis de la communauté anarchiste du Moulin de Paris s'installent dans ce village, et leur implication dans la vie de la commune démontre progressivement aux habitants la viabilité de leurs projets pour faire revivre le village, et de leur mode d'action. La communauté anarchiste gagne peu à peu la confiance puis la reconnaissance de la population.
Après de multiples réunions publiques, les candidats aux élections municipales s'engagent sur 3 points :
1°) étudier les projets de revitalisation du village ;
2°) associer directement la population aux décisions et partager le pouvoir le plus largement possible avec un souci permanent d'information ;
3°) défendre l'intérêt collectif à l'exclusion de tout intérêt individuel pour les mandatés. Sur ces bases, une école, une bibliothèque de plus de 5000 livres, des logements sont construits et gérés avec la participation active de la population, sans laquelle ces réalisations auraient été impossibles par manque de moyen. Des emplois sont créés parallèlement à ce regain d'activité, notamment avec la création d'un café-concert ou d'un atelier de télétravail. Le financement s'appuie beaucoup sur les nombreuses fêtes communales qui renforcent également le lien social. La fête du livre est créée dans ce cadre et attire maintenant chaque année 15.000 à 20.000 visiteurs. Elle associe la fête populaire classique et un salon littéraire important, démocratisant ainsi l'accès à la lecture. Pour la petite histoire la communauté anarchiste s'est même vue confier les clés de l'école, de la mairie et de l'église ! Des expériences similaires, à plus grande échelle, se déroulent dans certaines communes Italiennes comme Spezzano Albanese avec la "fédération municipale de base"
Transports gratuits

Le collectif des transports gratuits (RATP pour Réseau pour l'Abolition des Transports Payants) a lancé une opération nommée " Zéro Franc Zéro Fraude ", et a sorti des tickets de bus portant cette inscription, à présenter au contrôleur le cas échéant, les amendes étant regroupées et négociées en gros au tribunal par un avocat. Cet acte de désobéissance civile est motivé par les constats suivants : - A la RATP, la billetterie ne représente que 28% des recettes, ce qui rembourse à peine la fabrication des billets, l'entretien des machines à composter, les contrôles… - Ce sont les personnes les plus précaires économiquement qui payent le plus le droit à se déplacer - 83% de nos déplacements sont contraints (pour aller au travail, faire des courses…) Les employeurs, les grandes surfaces sont les premiers bénéficiaires des transports en commun. Il serait donc logique que ça soit eux qui payent. - 60% des conflits entre agents de la RATP et usagers se produisent lors de la vérification du titre de transport.

Les ZAT


Le concept de Zone d’Autonomie Temporaire lancé par Hackim Bey, désigne tous les espaces, virtuels ou réels, qui sont libérés temporairement des contraintes étatiques, religieuses et économiques. Ce sont des enclaves de temps où les individus peuvent expérimenter leur liberté, les ZAT peuvent aussi bien désigner des manifestations, des festivals, des sites internet de contre information, des périodes de loisirs ou encore des fêtes du type potlatch, banquets au cours duquel on s’échange des présents :
le principe étant de faire la fête, dans un souci d'égalité, de gratuité et de convivialité L’aspect festif et ludique est inhérent aux ZAT, car le mode de communication utilisé dans ce cas permet d’optimiser les relations humaines dans une optique constructive. D’ailleurs, qu’il s’agisse d’arts graphiques utilisant la rue comme support, d’happening, de théâtre de rue, de concerts, de fêtes de rue, de caravanes anticapitalistes…, la créativité, le côté ludique et convivial des formes d’expression artistiques urbaines font l’attractivité et parfois le succès d’une action.

Des tentatives de ZAP (zone d’autonomie Permanente) sont en cours, notamment en Australie ou une communauté d’environ 5000 personnes reconstruit une vie alternative et met en pratique les principes libertaires et écologistes. *Des sans-papiers à qui il avait été refusé l'obtention d'un train gratuit pour aller manifester à Paris passent la nuit à faire la fête dans un tunnel ferroviaire. *Les écologistes de Reclaim the Streets, agissent en solidarité avec les travailleurs du métro londonien, occupent le siège de la compagnie, et organisent une fête du premier mai à l'intérieur de rames de métro. *Ils organisent un faux carambolage à l'intersection de 2 grands boulevards londoniens, installent un café, un système de son et une ambiance de carnaval autour des 2 voitures bloquées au milieu de la voie publique pendant quelques heures *Ils bloquent une autoroute du nord de Londres pour y organiser une fête avec plus de 9000 personnes pendant 9 heures.

ACTIONS DIRECTES CONSTRUCTIVES

Systèmes d’échange locaux Les S.E.L sont basés sur des échanges de biens, services ou compétences. La différence avec un troc, où deux personnes doivent échanger deux choses de valeur similaire, le SEL est un échange multilatéral qui fait intervenir plusieurs acteurs. Ainsi dans un SEL simple à trois acteurs, Pierre donne des cours de guitare à Paul, Paul fourni des légumes de son jardin à Jacques, et Jacques aide Pierre dans ses travaux domestiques. Parfois, pour permettre la gestion des SEL comportant de nombreux intervenants, on s’appuie sur une monnaie virtuelle sans aucune relation ni correspondance avec la monnaie classique, qui est établie sur la reconnaissance de la valeur de chacun. (ex : une heure de services = 60 unités) Il existe actuellement plus de 300 S.E.L  en France. Infos et listes des SEL sur http://www.selidaire.org
En argentine 1.200.000 personnes participent au réseau de troc mis en place pour faire face à la crise, une monnaie populaire est crée et utilisée comme moyen d’échange, de flux et non de capitalisation. Ecole libertaire L’école autogérée Bonaventure à Oléron a accueilli gratuitement pendant 10 ans des enfants de 3 à 9 ans. Cette école a permis de démontrer qu’une autre éducation était possible, avec des résultats remarquables malgré des moyens de financement faibles. Outre les enseignements littéraires, mathématiques, historiques, etc., les enfants y ont surtout appris à vivre en société, à partager, à être responsables et solidaires et à savoir gérer les conflits. Collectivités d’achat Se rassembler pour acheter : Non, ce n’est pas une incitation à la consommation... Les avantages sont multiples : L’achat en gros et la suppression des intermédiaires permettent une réduction des coûts, la possibilité de se fournir ailleurs que dans les supermarchés, en partageant les éventuels frais logistiques, c’est à dire directement chez le petit exploitant, l’agriculteur, pour prendre l’exemple d’un achat de produits alimentaires, ou chez l’artisan… Cela permet d’avoir des produits souvent de meilleure qualité, de soutenir les petits producteurs indépendants tout en boycottant les marques, les grandes surfaces et leurs profits réalisés en étouffant leurs fournisseurs, parfois contraints de vendre à perte. En outre, cela permet de maintenir un lien social et de connaître l’origine du produit et la manière dont il est réalisé.
Collectivités de production
Projet plus ambitieux, mais d’autant plus intéressant, qui consiste à mettre en commun des ressources et compétences pour développer une activité socialement utile. Une structure associative ou encore une SCOP (société coopérative de production) sont les statuts adéquats à ce genre de projet. La SCOP est une société qui fonctionne en autogestion, sans hiérarchie, avec des revenus équitables quelle que soit la fonction et un partage égal des éventuels bénéfices. Ce n’est pas une panacée, puisqu’elle reste dépendante de l’économie de marché et qu’il s’agit plus d’une sorte de capitalisme collectif que de l’abolition totale de l’actionnariat, mais çà permet de limiter les dégâts dans un contexte exclusivement capitaliste. Il y a actuellement environ 1500 scop en France, Il s’en crée de 100 à 150 chaque année. Leur nombre a progressé de 16% en dix ans. Cette organisation est viable, même dans le système économique actuel, car la motivation, l’implication et la responsabilisation des coopérateurs sont nettement supérieures par rapport à un système classique de salariat.

Collectivités d’habitation

La démarche du squat est radicale et représente l’exemple type d’une réappropriation, mais à l’exception de quelques exemples (comme les Tanneries à Dijon), c’est souvent une expérience assez limitée dans le temps. Il est possible d’expérimenter l’organisation collective sous la forme d’une collocation pour le logement ou de la tenue d’un local autogéré et financé collectivement, pouvant abriter une librairie, une bibliothèque alternative et un lieu de réunion, comme c’est souvent le cas, ou même un local de répétition voir un lieu de concert si la place et le voisinage le permettent. Une douzaine de personnes peut être un effectif suffisant pour lancer ce projet.

Offre de prêt sans intérêts

Il existe des fédérations de collectivités de production, qui organisent et financent le soutient des coopératives, qui mettent en place des centrales d’achat et font jouer la solidarité et les synergies inter-collectivités. Le développement de cette caisse commune, pourrait donner l’occasion de soutenir la création de nouvelles scop, à travers la mise en place d’un système de prêts remboursables sans intérêt. Les nouveaux venus viennent alors grossir les rangs et la caisse commune. Les prêts sans intérêt sont déjà expérimentés dans certains pays, tel que l’Inde, par des ONG, ils permettent aux plus pauvres de créer leur activité. Le taux de remboursement est largement supérieur à celui des banques classiques, et atteint 98%.

Distribution gratuite de nourriture

On peut reprocher aux restos du cœur d’être devenus une sorte d’institution dont la présence, 17 ans après sa création, semble presque normale, comme si la misère elle-même était inéluctable. Mais de manière pragmatique, les 40 000 bénévoles tentent de réparer les dégâts du système capitaliste et de l’Etat en fournissant 60 millions de repas par an, c’est donc une forme d’action directe solidaire particulièrement utile. Cette forme de soupe populaire d’initiative non-étatique trouve de nombreux exemples : Devant la misère sociale qui régnaient dans les ghettos noirs des grandes villes américaines, et devant le manque de volonté des politiques d’apporter les moyens nécessaires, le mouvement des Black Panthers avait décidé de reprendre les choses en main et d’organiser quotidiennement des déjeuners gratuits, notamment pour les enfants des quartiers. une partie des argentins et les zapatistes appliquent actuellement cette méthode. La CNT-FAI, dans l’Espagne libertaire de 36-39, a mis en place des repas gratuits pour tous. De même que pour les squats, la distribution de nourriture a également pour objectif de revendiquer le droit de chacun à la satisfaction des besoins fondamentaux tel que se nourrir ou se loger Communalisme Libertaire (voir plus haut)

TECHNIQUES DE LUTTE ANARCHO-SYNDICALISTES


La protestation verbale

C' est le type de lutte le plus simple, tant qu'on est en democratie notre liberté d'expression et un tant soit peu garatie, profitons'en!

La pétition

C'est un écrit dénonçant, réclamant, exprimant un désaveu, un désir.
La pétition peut quelque fois influencer, faire obtenir de menus avantages le plus souvent illusoires et démagogiques. Certains syndicats ne faisant ou ne voulant rien faire, ils se dédouanent par une pétition à des fins électorales ou pour avoir bonne conscience

Le débrayage

C'est la cessation d'activité pendant une courte durée maximum quelques heures.
Le débrayage exprime déjà un mécontentement plus grand, la naissance d'une certaine radicalité. Le débrayage est utilisé comme pression pour des négociations sur des effets à court terme ou des revendications mineures. Exemple : manque de chauffage, problèmes de primes, de salissures ou de casse-croûte etc.
La grève perlée

Débrayage d'une partie du personnel puis reprise tandis qu'une autre partie débraye et ainsi de suite. Avantage : perte de salaire minimum par individu tandis que l'établissement est pratiquement paralysé et que l'employeur paie ses salariés devenus peu productifs voire inactifs. L'employeur tentera de faire travailler les non-grévistess, l'encadrement ou les intérimaires. Si cela ne s'avère pas suffisant, il fermera l'entreprise pour un temps, c'est le lock out qui lui évite de verser des salaires à des gens inactifs.

Le coulage

Freiner la production en étant le moins productif possible. La grève du zèle Application stricte ou excessive des consignes et des règlements entravant le bon fonctionnement de la production. La grève limitée Les salariés cessent le travail pour une durée limitée. *Une variante : 2500 pilotes d'American Airlines se mettent d'un commun accord simultanément en congés maladies. La grève illimitée Cessation du travail par les salariés jusqu'à ce que ceux-ci décident de reprendre le travail. Avantage : exprime une certaine radicalité, une participation à la lutte, bloque tout ou partie de la production. Inconvénient : perte de salaire importante pour les grévistes. L'établissement peut continuer à produire avec des intérimaires, des non-grévistes. La production peut être réalisée sur un autre site. Le piquet de grève Mise en place de barrages pour empêcher les non-grévistes de pénétrer dans l'établissement pour réaliser l'ouvrage. Les conditions matérielles du piquet sont souvent déplorables : pas d'abris, soumis aux intempéries. Une partie des non-grévistes arrivent parfois à pénétrer dans l'établissement ou bloqués à l'intérieur ils continuent d'assurer la production.

La grève avec occupation

Les grévistes investissent le secteur visé, évacuent les non-grévistess, détournent à leur profit la logistique : salles de réunions, réfectoires, dortoirs, photocopieuses, téléphones et véhicules. La lutte intra muros qui se limite à l'intérieur de l'établissement La lutte extra muros Qui consiste à envahir et occuper tel établissement ou une administration favorable à l'employeur : Direction Départementale du Travail et de Emploi, justice, mairie, local de parti politique, siège d'un journal, Chambre de Commerce et d'Industrie, quartier résidentiel des cadres ou de l'employeur, entreprise où a été transférée la production.

La manifestation de ville

Elle fait découvrir le conflit, popularise la lutte, maintient la pression, permet de jauger le rapport de force. La manifestation nationale voire internationale Suit les mêmes règles que celle de ville mais à une plus grande échelle.

L'intox

Produire rumeurs, informations en tout genre pour fragiliser l'adversaire.

Le discrédit


Rendre publiques des critiques sur la qualité des produits ou services de l'établissement.

Le sabotage

Cette vieille méthode de lutte est toujours pratiquée bien que non médiatisée. Elle doit être manipulée par des individus conscients des risques ou de l'effet catastrophique à terme de certaines destructions pouvant entraîner la fermeture de l'entreprise. Peut être qu'une graduation doit être introduite pour éviter des problèmes néfastes. Le sabotage est une arme très efficace, peu coûteuse pour les grévistes, très nocive pour l'employeur. Il faut toujours conserver à l'esprit que la lutte doit nuire à l'employeur, exploiteur mais pas aux usagers salariés eux-mêmes, ex : les services publics, les transports, EDF, santé, alimentation, etc.

La réappropriation


Reprise sous le contrôle des salariés de biens produits par l'entreprise c'est-à-dire par eux-mêmes.

La vente sauvage

Vente par les grévistes des stocks de l'entreprise pour constituer un trésor de guerre qui les indemnisera.

La production sauvage

Les grévistes utilisent les machines de l'entreprise pour produire des biens qu'ils vendent directement à la population en en réduisant le prix ce qui satisfera tout le monde et apportera des liquidités aux grévistes.

Le travail sauvage

Utilisant leurs propres outils les grévistes réparent fabriquent ou rendent des services aux particuliers moyennant finances. Exemples les coiffeurs de Rennes qui, sur une place publique coupèrent les cheveux. L'argent payé pour ce service allait à la caisse de grève. En Australie, les chauffeurs de tramway, pendant une grève mirent les trams en circulation gratuitement pour la population.

Le boycott

Sur demande des salariés en lutte dans une entreprise, ne pas utiliser ou acheter telle production ou tel service fournis par cette même entreprise. Exemple : le comité de lutte appelle la population à ne pas consommer telle marque de produit tant que les revendications ne sont pas satisfaites. La désobéissance civile Refus d'appliquer, de se soumettre aux lois de l'Etat. Exemple : soutenir et aider des personnes réprimées. Ne pas payer l'impôt, refuser de présenter ses papiers d'identité, de faire l'armée... etc.

La grève généralisée


Situation de grève touchant tout un secteur ou plusieurs secteurs de production ou bien une région, un pays ou un groupe de pays.
La grève générale Grève intercatégorielle, intersectorielle sur un territoire donné région, pays, international. Action consciente et concertée, ce qui la différencie de la grève généralisée. C'est l'arme voulue, souhaitée, défendue par les anarcho-syndicalistes. C'est l'acte ou toute une masse, qu'elle le sache ou non, s'anarchosyndicalise. En effet, à ce stade, les gens en lutte entendent défier leurs adversaires. Ils ne s'en remettent pas au verdict des urnes, ni au gouvernement qui en est issu, ni aux promesses à venir. Les gens en lutte, s'appuyant sur l'action directe, entendent ici et maintenant faire aboutir leurs revendications. La grève générale marque et exprime l'affrontement de classes clairement. Si elle est massive, le rapport de force est optimum et d'autres choix peuvent apparaître. *Une grève générale a immobilisé à 80 % l'économie péruvienne grâce à l'union des étudiants, des travailleurs et des paysans.

La grève générale insurrectionnelle

Les grévistes, pour diverses raisons, deviennent émeutiers, barricadiers. Le peuple se soulève ouvrant la perspective d'une possible expropriation des capitalistes. En 1934, au Portugal, la CGT déclenche une grève générale insurrectionnelle La grève générale expropriatrice Les grévistes, maîtres de la rue, s'emparent des moyens de production, d'échange, de communication. Les entreprises, le commerce, les administrations sont placés sous le contrôle des comités de luttes. C'est le prélude à un changement social profond d'où peut sortir le communisme libertaire ou autre chose mais attention danger. On trouve un exemple de grève générale expropriatrice et insurrectionnelle dans les événements du 19 juillet 1936 en Espagne, alors que la CNT et la FAI regroupaient plus d’1,2 millions d’adhérents

La liberté ne se demande pas, elle se prend !
(merci à subsociety et à la cnt)

Posté par kazal à 03:26 - Activisme - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

terrorisme poétique selon hakim bey

 

Le Terrorisme Poétique PAR Hakim Bey

C’est une danse étrange et nocturne dans les guichets automatiques des banques. Des feux d’artifice tirés illégalement. L’art-paysager, des travaux de terrassement, ou des objets bizarres dans les Parcs Publics. Rentrez par effractions dans des maisons, mais au lieu de les cambrioler, laissez y des objets de terrorisme poétique. Kidnappez quelqu’un et rendez-le heureux( en lui rendant sa liberté peut être,ça je comprend pas ;Kazal) . Prenez une personne au hasard et persuadez la qu’elle vient d’hériter d’une fortune colossale, inutile et surprenante - 1000 hectares en Antarctique, un éléphant de cirque trop vieux, un orphelinat à Bombay, ou une collection de vieux manuscrits alchimiques. Cette personne réalisera plus tard que durant un moment, elle a cru en quelque chose d’extraordinaire, et elle sera peut-être amenée à rechercher un autre mode de vie, plus intense.     Erigez des plaques commémoratives en cuivre dans les endroits (publiques ou privés) où vous avez connu une révélation ou une expérience sexuelle particulièrement satisfaisante...     Go naked for a sign.     Organisez une grève dans votre école ou sur votre lieu de travail sous prétexte que vos besoins en indolence et en beauté spirituelle n’y sont pas satisfaits.     Les graffitis apportent une certaine grâce aux métros si laids et aux monuments publiques si rigides - le Terrorisme Poétique peut également servir dans les endroits publiques : des poèmes gribouillés dans les toilettes des palais de justice, de petits fétiches abandonnés dans les parcs et les restaurants, des photocopies artistiques placées sous les essuie-glaces des pare-brise des voitures en stationnement, des Slogans écrits en Caractères Enormes collés sur les murs des cours de récréations ou des aires de jeux, des lettres anonymes postées au hasard ou à des destinataires sélectionnés (fraude postale), des émissions radio pirates, du ciment humide....     La réaction du public ou le choc esthétique produit par le Terrorisme Poétique devra être au moins aussi intense que le sentiment de terreur - de dégoût puissant, de stimulation sexuelle, de crainte superstitieuse, d’une découverte intuitive subite, d’une peur dadaesque - il n’est pas important que le Terrorisme Poétique soit destiné à une ou plusieurs personnes, qu’il soit « signé » ou anonyme, car s’il ne change pas la vie de quelqu’un (hormis celle de l’artiste), il échoue.     Le Terrorisme Poétique n’est qu’un acte dans un Théâtre de la Cruauté qui n’a ni scène, ni rangées, ni sièges, ni tickets, ni murs. Pour fonctionner, le Terrorisme Poétique doit absolument se séparer de toutes les structures conventionnelles de consommation d’art (galeries, publications, médias). Même les tactiques de guérillas Situationnistes comme le théâtre de rue sont peut-être actuellement trop connues et trop attendues.     Une séduction raffinée, menée non seulement dans l’optique d’une satisfaction mutuelle, mais également comme un acte conscient dans une existence délibérément belle - pourrait être l’acte ultime de Terrorisme Poétique.     Le Poète Terroriste se comporte comme un farceur de l’ombre dont le but n’est pas l’argent mais le changement.     Ne pratiquez pas le Terrorisme Poétique pour d’autres artistes, faites le pour des gens qui ne réaliseront pas (du moins durant quelques temps) que ce que vous avez fait est de l’art. Evitez les catégories artistiques identifiables, évitez la politique, ne traînez pas pour éviter de raisonner, ne soyez pas sentimentaux ; soyez sans pitié, prenez des risques, pratiquez le vandalisme uniquement sur ce qui doit être défiguré, faites quelque chose dont les enfants se souviendront toute leur vie - mais ne soyez pas spontanés à moins que la Muse du Terrorisme Poétique ne vous possède.     Déguisez-vous. Laissez un faux nom. Soyez mythique. Le meilleur Terrorisme Poétique va contre la loi, mais ne vous faites pas prendre. L’art est un crime ; le crime est un art.    

PS :     No Copyright © Hakim Bey (sans date).

Posté par kazal à 18:27 - Théories artistiques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

le manifeste Hacker

 

Le manifeste hacker PAR The Mentor    

Ce qui suit a été écrit peu après mon arrestation...    

La conscience d’un hacker

Un autre a été pris aujourd’hui, c’est dans tous les journaux. « Un adolescent arrêté dans un scandale de crime informatique. » « Arrestation d’un Hacker après des tripatouillages bancaires. »     Saleté de gosses. Tous pareils.     Mais vous, dans votre psychologie trois-pièces et dans votre technocervelle des années 50, avez-vous jamais regardé derrière les yeux du hacker ? Est-ce que vous vous êtes jamais demandé ce qui le déclenche, quelles forces lui ont donné forme, qu’est-ce qui a bien pu le modeler ?     Je suis un hacker, entrez dans mon monde...     Mon monde est un monde qui commence avec l’école... Je suis plus intelligent que la plupart des autres gosses, ces conneries qu’ils nous apprennent m’ennuient...     Ces fichus élèves en situation d’échec. Ils sont tous pareils.     Je suis dans un collège ou un lycée. J’ai écouté les profs expliquer pour la quinzième fois comment réduire une fraction. Je le comprends. " Non, Mme Smith, je n’ai pas montré mont ravail. Je l’ai fait dans ma tête... "     Fichu gosse. Il l’a probablement copié. Tous pareils.     J’ai fait une découverte aujourd’hui. J’ai découvert un ordinateur. Eh attendez, c’est cool. Il fait ce que je veux qu’il fasse. S’il fait une erreur, c’est parce que j’ai merdé. Pas parce qu’il ne m’aime pas...     Ou qu’il se sent menacé par moi...     Ou qu’il pense que je suis un petit malin...     Ou qu’il n’aime pas enseigner et ne devrait pas être là...     Fichu gosse. Tout ce qu’il fait, c’est jouer à des jeux. Tous pareils.     Et ensuite, c’est arrivé... une porte s’est ouverte sur un monde... on envoie une pulsation électronique, qui fonce le long des lignes téléphoniques comme l’héroïne dans les veines d’un drogué, on recherche un refuge contre les incompétences quotidiennes... on trouve une planche de salut...     « C’est ça... c’est là qu’est mon appartenance... »     Je connais tout le monde ici... même si je ne les ai jamais rencontrés, je ne leur ai jamais parlé, n’entendrai peut-être jamais plus parler d’eux... je vous connais tous...     Tu peux parier, y’a pas à tortiller, qu’on est tous pareils... à l’école, on nous nourrissait à la petite cuillière de blédine pour bébé alors que nous avions faim de steack... les bouts de viande que vous nous refiliez étaient prémâchés et sans goût. Nous avons été dominés pas des sadiques, ou ignorés par des apathiques. Les quelques-uns qui avaient quelque chose à nous apprendre trouvaient en nous des élèves pleins de bonne volonté, mais ce petit-nombre là, c’était comme des gouttes d’eau dans le désert.     Voici notre monde maintenant... le monde de l’électron et de l’interrupteur, la beauté du bit. Nous utilisons un service déjà existant sans payer pour ce qui pourrait valoir des clopinettes si ce n’était pas administré par des gloutons profiteurs, et vous nous traitez de criminels. Nous explorons... et vous nous traitez de criminels. Nous cherchons le savoir... et vous nous traitez de criminels. Nous existons sans couleur de la peau, sans nationalité, sans parti pris religieux... et vous nous traitez de criminels. Vous construisez des bombes atomiques, vous faites la guerre, vous tuez, vous trompez et vous nous mentez et vous tentez de nous faire croire que c’est pour notre bien, mais c’est nous les criminels.     Oui, je suis un criminel. Mon crime est celui de la curiosité. Mon crime est de juger les gens pour ce qu’ils disent et pensent, pas pour ce qu’ils ont l’air. Mon crime est d’être plus fort que vous, ce que vous ne me pardonnerez jamais.     Je suis un hacker, et ceci est mon manifeste. Vous arrêterez peut-être cet individu-ci, mais vous ne pouvez nous arrêtez tous... après tous, nous sommes tous pareils.    

Ecrit le 8 janvier 1986

Posté par kazal à 18:38 - Cyberpunk et Hacking - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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