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30 janvier 2006

Leibniz

   

Gottfried Wilhelm von Leibniz

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Gottfried Wilhelm von Leibniz

 

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Gottfried Wilhelm von Leibniz

Gottfried Wilhelm von Leibniz (Leipzig, 1er juillet 1646 - Hanovre, 14 novembre 1716) était un philosophe, scientifique, mathématicien, diplomate, bibliothécaire et homme de loi allemand.


Biographie

 

Statue de Gottfried Wilhelm Leibniz à Leipzig (Allemagne)

 

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Statue de Gottfried Wilhelm Leibniz à Leipzig (Allemagne)

Orphelin de mère à 6 ans, il est élevé par son père, tchèque, professeur de philosophie morale à l'Université de Leipzig. Celui-ci lui apprend à lire, mais Leibniz affirma avoir appris par lui-même le latin. En 1663, il obtient son baccalauréat en philosophie ancienne. En 1666, il devient docteur en droit à Nuremberg ; la même année, il est initié à la Rose-Croix.

En 1669, il devient conseiller à la Chancellerie de Mayence. Envoyé en 1672 à Paris en mission diplomatique, pour convaincre le roi Louis XIV de porter son esprit de conquête vers l'Égypte plutôt que l'Allemagne, il y reste jusqu'en 1676 pour y rencontrer les grands savants de l'époque (Malebranche, Arnauld, Huygens) et se consacre aux mathématiques.

En 1676, à la mort de son protecteur, le baron von Boyneburg, il retourne à Hanovre où le duc de Brunswick le nomme bibliothécaire. Il restera dans ce poste au service des ducs de Hanovre pendant près de 40 ans. Mais il s'occupe aussi de diplomatie, de mathématique et de philosophie. En 1683, il crée le Journal des Érudits (Acta Eruditorum) dans lequel il publie en 1684 son traité sur les différentielles. En 1687, il se lance dans une Histoire de la maison de Brunswick qui restera inachevée. En 1700, il crée une Académie à Berlin. Il est invité dans les grandes cours d'Europe (Pierre Le Grand en Russie, Charles VI en Autriche qui le fait Baron, Louis XIV en France). Miné par sa querelle avec Newton et par la maladie, il perd peu à peu de son influence et meurt, le 14 novembre 1716, dans l'indifférence générale.

Comme philosophe, il s'est intéressé fort tôt à la scolastique et à la syllogistique. Il a conçu le projet d'une encyclopédie ou « bibliothèque universelle » :

 
« Il importe à la félicité du genre humain que soit fondée une Encyclopédie, c'est-à-dire une collection ordonnée de vérités suffisant, autant que faire se peut, à la déduction de toutes choses utiles. » Initia et specimina scientiae generalis, 1679-1680.

Comme mathématicien, il a fait entrer les mathématiques dans la nouvelle ère du calcul infinitésimal.


Philosophie


La monadologie

Rédigée en 1714 et non publiée du vivant de l'auteur, la Monadologie représente une des dernières étapes de la pensées de Leibniz. En dépit de ressemblances apparentes avec des textes antérieurs, la Monadologie se distingue fortement d'ouvrages comme le Discours de métaphysique ou le Système nouveau de la nature et de la communication des substances. La notion de substance individuelle présente dans le Discours de métaphysique ne doit pas être confondue avec celle de monade.


La force

Pour Leibniz, la physique a sa raison dans la métaphysique. Si la physique étudie les mouvements de la nature, quelle réalité est ce mouvement, quelle cause a-t-il ? Le mouvement est relatif, i.e. une chose se meut selon la perspective d’où nous la regardons. Le mouvement n’est donc pas la réalité elle-même ; la réalité est la force qui subsiste en dehors de tout mouvement et qui en est la cause : la force subsiste, le repos et mouvement étant des différences phénoménales relatives.

Leibniz définit la force comme « ce qu’il y a dans l’état présent, qui porte avec soi un changement pour l’avenir. » Cette théorie est un rejet de l’atomisme ; en effet, si l’atome est une réalité absolument rigide, il ne peut perdre de force dans les chocs. Il faut donc que ce que l’on nomme atome soit en réalité composé et élastique. L’idée d’atome absolu est contradictoire :

 
« Les atomes ne sont que l’effet de la faiblesse de notre imagination, qui aime à se reposer et à se hâter à venir dans les sous divisions ou analyses. »

Ainsi la force est-elle la réalité : la force est substance, toute substance est force. La force est dans un état, et se modifie suivant des lois du changement. Cette succession d’états changeants possède un ordre régulier, i.e. chaque état a une raison (cf. principe de raison suffisante) : chaque état s’explique par celui qui précède, il y trouve sa raison. À cette notion de loi se rattache également l’idée d’individualité : l’individualité est pour Leibniz une série de changements, série qui se présente comme une formule :

 
« La loi du changement fait l’individualité de chaque substance particulière. »


La monade

Toute substance se développe ainsi suivant des lois intérieures, suivant sa propre tendance : chacune a sa loi propre. Ainsi, si nous connaissons la nature de l’individu, pouvons-nous en dériver tous les états changeants. Cette loi de l’individualité implique des passages à des états non seulement nouveaux, mais plus parfaits.

Ce qui existe est donc pour Leibniz l’individuel ; il n’existe que des unités. Ni les mouvements, ni même les corps n’ont cette substantialité : la substance étendue cartésienne suppose en effet quelque chose d’étendue, elle est un composé, un agrégat qui ne possède pas par lui-même la réalité. Ainsi, sans substance absolument simple et indivisible, n’y aurait-il aucune réalité. Leibniz nomme monade cette réalité. La monade est conçue selon le modèle de notre âme :

 
« l’unité substantielle demande un être accompli, indivisible et naturellement indestructible, puisque sa notion enveloppe tout ce qui lui doit arriver, ce qu’on ne saurait trouver ni dans la figure ni dans le mouvement… Mais bien dans une âme ou forme substantielle, à l’exemple de ce que l’on appelle moi. »

Nous faisons l’observation de nos états internes, et ces états (sensations, pensées, sentiments) sont en un perpétuel changement : notre âme est une monade, et c’est d’après elle que nous pouvons concevoir la réalité des choses, car il y a sans doute dans la nature d’autres monades qui nous sont analogues. Par la loi de l’analogie (loi qui se formule « tout comme ceci »), nous concevons toute existence comme n’étant qu’une différence de degré relativement à nous. Ainsi, par exemple, il y a des degrés inférieurs de conscience, des formes obscures de la vie psychique : il y a des monades à tous les degrés de clarté et d’obscurité. Il y a une continuité de toutes les existences, continuité qui trouve son fondement dans le principe de raison.

Dès lors, puisqu’il n’existe que des être doués de représentations plus ou moins claires, dont l’essence est dans cette activité représentative, la matière se trouve réduite à l’état de phénomène. La naissance et la mort sont également des phénomènes dans lesquels les monades s’obscurcissent ou s’éclaircissent. Ces phénomènes ont de la réalité dans la mesure où ils sont reliés par des lois, mais le monde, d’une manière générale, n’existe qu’en tant que représentation.

Ces monades, en se développement selon une loi interne, ne reçoivent aucune influence de l’extérieur :

 
« 7. II n'y a pas moyen aussi d'expliquer comment une Monade puisse être altérée ou changée dans son intérieur par quelque autre créature, puisqu'on n'y saurait rien transposer, ni concevoir en elle aucun mouvement interne qui puisse être excité, dirigé, augmenté ou diminué là-dedans, comme cela se peut dans les composés ou il y a du changement entre les parties. Les Monades n'ont point de fenêtres par lesquelles quelque chose y puisse entrer ou sortir. » (Monadologie)


L’harmonie préétablie

Dès lors, comment expliquer que tout ce passe dans le monde comme si les monades s’influençaient réellement mutuellement ? Leibniz explique cette concordance par une harmonie universelle entre tous les êtres, et par un créateur commun de cette harmonie :

 
« Aussi Dieu seul fait la liaison et la communication des substances, et c’est par lui que les phénomènes des uns se rencontrent et s’accordent avec ceux des autres, et par conséquent qu’il y a de la réalité dans nos perceptions. » (Discours de métaphysique)

Si les monades semblent tenir compte les unes des autres, c’est parce que Dieu les a créées pour qu’il en soit ainsi. C’est de Dieu que les monades sont créées d’un coup par fulguration, à l’état d’individualité qui les fait comme de petits dieux. Chacune possède un point de vue sur le monde, une vue de l’univers en miniature, et toutes ses perspectives ont ensemble une cohérence interne, tandis que Dieu possède l’infinité des points de vue qu’il crée sous la forme de ces substances individuelles. La force et la pensée intimes des monades sont donc une force et une pensée divines. Et l’harmonie est dès l’origine dans l’esprit de Dieu, i.e. elle est préétablie.

Il ressort enfin de cette idée de la monade que l’univers n’existe pas en dehors de la monade, mais qu’il est l’ensemble de toutes les perspectives. Ces perspectives naissent de Dieu. Tous les problèmes de la philosophie sont ainsi déplacés dans la théologie.

Cette transposition pose des problèmes qui ne sont pas vraiment résolus par Leibniz :

     
  • comment une substance absolue peut-elle naître ?
  •  
  • comment Dieu peut-il avoir une infinité de perspectives et en faire des substances au sein d’une harmonie préétablie ?

Malebranche résumera tout cela en une formule : Dieu ne crée pas des dieux. Ce qui signifie aussi que Spinoza était plus conséquent lorsqu’il n’admettait l’existence que d’une seule substance.


L’union de l’âme et du corps

Sa théorie de l’union de l’âme et du corps suit naturellement son idée de la monade. Le corps est un agrégat de monades, dont les rapports avec l’âme sont réglés dès le départ comme deux horloges que l’on aurait synchronisées. Leibniz décrit ainsi la représentation du corps (i.e. du multiple) par l’âme :

 
« Les âmes sont des unités et les corps sont des multitudes. Mais les unités, quoiqu’elles soient indivisibles, et sans partie, ne laissent de représenter des multitudes, à peu près comme toutes les lignes de la circonférence se réunissent dans le centre. »


Théodicée

Le terme de "théodicée" signifie étymologiquement "justice de Dieu", c'est en d'autres termes un discours se proposant de prendre la défense de Dieu, face notamment à la question de sa responsabilité concernant l'existence du mal en ce monde. Il est essentiel de souligner le principal enjeu de la théodicée leibnizienne. La question est d'abord : comment accorder l'existence du mal avec l'idée de la perfection générale de l'univers ? Mais, par delà les difficultés internes à la métaphysique leibnizienne, on trouve le problème suivant : comment accorder l'idée de la responsabilité ou de la culpabilité de l'homme dans le mal avec le sentiment que cet homme agit de la seule manière dont il était possible qu'il agît. La réponse de Leibniz au conflit entre nécessité et liberté est originale.

L'exemple de Judas le traître, tel qu'il est analysé dans la section 30 du Discours de Métaphysique est éclairant : certes, il était prévisible de toute éternité que ce Judas-là dont Dieu a laissé l'essence venir à l'existence, pècherait comme il a péché, mais il n'empêche que c'est bien lui qui pèche. Le fait que cet être limité, imparfait (comme toute créature) entre dans le plan général de la création, et donc tire en un sens son existence de Dieu, ne le lave pas en lui-même de son imperfection. C'est bien lui qui est imparfait, de même que la roue dentée, dans une montre, n'est rien d'autre qu'une roue dentée : le fait que l'horloger l'utilise pour fabriquer une montre ne rend pas cet horloger responsable du fait que cette roue dentée n'est rien d'autre, rien de mieux qu'une roue dentée.

La raison suffisante, parfois nommée « la raison déterminante » ou le « grand principe du pourquoi », est le principe qui a guidé Leibniz dans ses recherches : rien n'est sans une raison qui explique pourquoi il est plutôt qu'il n'est pas, et pourquoi il est ainsi plutôt qu'autrement. Leibniz ne nie pas que le mal existe. Il affirme toutefois que tous les maux ne peuvent pas être moindres : ils trouvent leur explication et leur justification dans l'ensemble, dans l'harmonie du tableau de l'univers. « Les défauts apparents du monde entier, ces taches d'un soleil dont le nôtre n'est qu'un rayon, relèvent sa beauté bien loin de la diminuer ». (Théodicée,1710 - parution en 1747).

Répondant à Bayle, il établit la démonstration suivante: si Dieu existe, il est parfait et unique. Or, si Dieu est parfait, il est « nécessairement » tout-puissant, toute bonté et toute justice, toute sagesse. Ainsi, si Dieu existe, il a, par nécessité, pu, voulu et su créer le moins imparfait de tous les mondes imparfaits; le monde le mieux adapté aux fins suprêmes.

En 1759, dans le conte philosophique Candide, Voltaire fait de son personnage Pangloss le porte-parole du providentialisme de Leibniz. Il y déforme volontairement sa doctrine en la réduisant à la formule: « tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles ».

Il est à noter que cette formule ne se trouve pas dans l'œuvre leibnizienne. Jean-Jacques Rousseau rappellera à Voltaire l'aspect contraignant de la démonstration de Leibniz : « Ces questions se rapportent toutes à l'existence de Dieu. (...) Si l'on m'accorde la première proposition, jamais on n'ébranlera les suivantes; si on la nie, il ne faut pas discuter sur ses conséquences. » (Lettre du 18 août 1756)

La critique voltairienne de Leibniz repose sur un contresens, confondant les notions de perfection et d'optimum. D'après Leibniz, tout ne va pas à merveille et tout n'est pas parfait en ce monde. Ce philosophe sait bien que l'univers n'est pas l'Eldorado ni une des « utopies » de « roman », mais l'univers réel, avec son cortège de maux et d'imperfections. L'erreur de Voltaire, réfutée à l'avance, par Leibniz est de distribuer la perfection de l'ensemble de l'univers à chacun de ses éléments. Si le plus grand ensemble est celui qui comporte le plus grand nombre d'éléments, le plus bel ensemble n'est pas toujours celui dont chaque élément, envisagé séparément, est le plus beau. Pour reprendre ses mots, « la partie du meilleur tout n'est pas nécessairement le meilleur qu'on pouvait faire de cette partie, puisque la partie d'une belle chose n'est pas toujours belle » ; souvent, en effet, « ce sont quelques désordres dans les parties qui relèvent merveilleusement la beauté du tout ». Pour mettre en valeur un diamant dans une parure, il faut justement que le fond ne soit pas lui-même en diamant. Quel mérite y aurait-il à être vertueux dans un monde où il serait impossible de faire le mal ? La vertu n'a de valeur qu'en tant qu'elle doit résister au mal moral. Quoi qu'en ait dit Voltaire, le meilleur des mondes n'est pas le monde parfait, puisque c'est en raison même de ses harmonieuses imperfections qu'il est optimal.


Nouveaux essais sur l'entendement humain

C'est la réponse de Leibniz à l'Essai sur l'entendement humain de John Locke. Le philosophe anglais défend une position empiriste, selon laquelle toutes nos idées nous viennent de l'expérience. Leibniz, sous la forme d'un dialogue imaginaire entre Philalèthe, qui cite les passages du livre de Locke, et Théophile, qui lui oppose les arguments leibniziens, défend une position innéiste : certaines idées sont en notre esprit dès la naissance. Ce sont les idées qui sont constitutives de notre entendement même, comme celle de causalité. Or on peut admettre que tout ce qui est dans notre entendement vient de l'expérience, excepté l'entendement lui-même. Quant aux idées innées comme celle de causalité, c'est l'expérience qui permet de les activer certes, mais il a fallu pour cela qu'elles existent d'abord potentiellement dans notre entendement.

Les Nouveaux essais sont terminés en 1705. Mais la mort de Locke convainc Leibniz de reporter à plus tard leur publication. Ils ne paraîtront finalement qu'en 1765.


Mathématique

Les travaux mathématiques de Leibniz se dispersent dans de nombreuses publications d'articles dans la revue des érudits ainsi que dans son abondante correspondance avec Newton, Huygens, les frères Bernoulli.


Le "nouveau calcul"

L'œuvre de Leibniz s'inscrit dans un courant de pensée initié par Viète et Descartes sur le symbolisme en mathématique. Contemporain de Newton, il met en place, en même temps que lui, les bases du calcul infinitésimal. Mais alors que Newton, physicien génial, construit une mathématique au service de la physique avec sa notion de fluxion, Leibniz, d'avantage théoricien, développe un outil dont la puissance dépasse l'application directe de l'étude du mouvement. Paradoxalement, alors que les notions qu'il met en place sur les infiniment petits sont à l'origine de tout le calcul différentiel et intégral, Leibniz n'est pas capable d'en donner une justification mathématiquement correcte. Ses travaux sont repris et approfondis par les frères Bernoulli, Euler et Lagrange.

Leibniz ne se contente pas de développer une symbolique mathématique mais l'intègre dans une notion plus générale que l'on appelle la caractéristique leibnizienne ou science de la représentation symbolique qu'il voulait voir appliquer à d'autres domaines ( Characteristica Geometrica lettre à Huygens en 1679).

Il est à l'origine du terme de fonction (1692 de function : exécution), de celui de coordonnées, de la notation différentielle dx, du terme de différentielle que Newton appelle fluxion, du symbole \int pour l'intégrale, de la notation du produit de a par b sous la forme a.b ou ab, d'une définition logique de l'égalité.


Calcul infinitésimal : Newton ou Leibniz ?

Dans l'histoire du calcul infinitésimal, la querelle entre Newton et Leibniz est restée célèbre. La quasi-simultanéité de la découverte du calcul infinitésimal par Newton et Leibniz a donné lieu à une longue dispute sur la paternité de la notion. Newton met en place les bases de son système vers 1666 mais ne le publie qu'en 1693. Les premières traces de notation différentielle chez Leibniz apparaissent en 1675 et son mémoire est édité en 1684. Cependant, il est prouvé que Leibniz connaissait Newton à cette époque et échangeait des lettres avec lui. Il est fort probable que Leibniz a connu une version manuscrite du travail de Newton mais nul ne peut dire s'il s'en est inspiré ou s'il a développé son propre outil de manière indépendante.


Autres travaux

Leibniz s'intéresse aussi aux systèmes d'équations et pressent l'usage des déterminants. Dans son traité sur l'art combinatoire, science générale de la forme et des formules, il développe des techniques de substitution pour la résolution d'équation. Parallèlement à Newton, il travaille sur la convergence des séries, le développement en série entière des fonctions comme l'exponentielle, le logarithme, les fonctions trigonométriques (1673). Il découvre, ainsi que Newton, les frères Bernoulli et Huygens, la courbe brachistochrone. Il s'intéresse à la rectification des courbes (calcul de leur longueur). S'appuyant sur les travaux de Newton concernant les exposants fractionnaires et irrationnels, il est le premier à créer la fonction x \mapsto a^x (conspectus calculi). Il étudie les enveloppes de courbes et la recherche d'extremum pour une fonction ( Nova methodus pro maximis et minimis 1684). Il conçoit une machine arithmétique inspiré de la Pascaline. Il tente aussi une incursion dans la théorie des graphes et la topologie (analysis situs).

Leibniz s'essaie avec un moindre succès à la résolution de problèmes physiques où il commet certaines erreurs.


Œuvres

     
  • Nouvelle méthode pour l'étude du droit (1668)
  •  
  • Théorie du mouvement concret et du mouvement abstrait (1670)
  •  
  • Calcul différentiel (1684)
  •  
  • Discours de métaphysique, (1686)
  •  
  • Dissertation sur l'art combinatoire (1690)
  •  
  • Système nouveau de la nature et de la communication des substances (1695)
  •  
  • Nouveaux Essais sur L'entendement humain, (1705)
  •  
  • Essais de théodicée (1710)
  •  
  • Monadologie (1714)
  •  
  • Discours touchant la méthode de la certitude et l'art d'inventer pour finir les disputes et faire en peu de temps de grands progrès


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11 février 2006

Anaximandre

   

Anaximandre

Anaximandre de Milet (en grec Ἀναξίμανδρος / Anaxímandros) (611 av. J.-C., vers 547 av. J.-C.) est un philosophe grec présocratique, contemporain et « successeur » de Thalès.



Biographie

Anaximandre, fils de Praxiadès, est né à Milet. Selon Apollodore d'Athènes (Chroniques, in Diogène Laërce, II, 2), il était âgé de soixante-quatre ans dans la seconde année de la 58e olympiade (547 - 546). Élève de Thalès, il semble également qu’il fut l’un de ses parents (selon la Souda). À la mort de Thalès, Anaximandre lui succéda à la tête de l’école milésienne.

Anaximandre aurait été le premier philosophe à consigner ses réflexions par écrit et par ce fait même, ses documents auraient été les premiers textes grecs écrits en prose. Du temps de Platon, sa philosophie était tombée dans l’oubli, et c’est à Aristote, à Théophraste et à quelques doxographes que l’on doit les fragments qui nous restent.


Le principe

Anaximandre fut le premier philosophe à employer les concepts philosophiques d’éléments, de principe et d’Illimité. Il plaçait ainsi l'ἀπείρων / apeiron (infini ou illimité), comme substance originelle ou principe (ἀρχή / arkhè), source, réceptacle de tout, éternel et indestructible. Pour Anaximandre, le principe des choses n’est donc rien de déterminé, il n’est pas un des éléments, comme c’était le cas chez Thalès.

Il expliqua comment se forment les quatre éléments de la physique ancienne (l’air, la terre, l’eau et le feu) et, sous leurs interactions, comment se forment la Terre et les êtres qui l’habitent.

Selon Anaximandre, l’Univers tire son origine de la séparation des contraires de la matière primordiale. Ainsi, le chaud se déplaça vers le haut, se séparant du froid, et ensuite le sec se sépara de l’humide. Il soutenait également que toute chose qui meurt retourne à l’élément dont elle est issue (apeiron). Il s’agit ici de la seule citation qui nous soit parvenue, grâce à Simplicius (Commentaire sur la physique d’Aristote, 24, 13), et elle décrit les changements équilibrés et réciproques des éléments :

 
« Les entités d’où il y a engendrement des choses présentes sont aussi celles vers où elles périssent selon la nécessité, car elles se rendent entre elles justice et réparation de leur injustice selon l’ordre du temps. »


Cosmologie

Son audacieux usage d’hypothèses explicatives non mythologiques le distingua radicalement des auteurs de cosmologies anciennes. Ces hypothèses témoignent de la démythification de la démarche généalogique. La composition du plus antique ouvrage en prose sur l’Univers et les origines de la vie (Sur la nature, cité in Thémistios, Discours, 36), qui constitue la majeure contribution d’Anaximandre, lui valut d’être parfois désigné le père de la cosmologie ou fondateur de l’astronomie.

Anaximandre fut le premier à concevoir un modèle mécanique du monde. En forme de cylindre, la Terre flotte en équilibre au centre de ces cylindres sans être soutenue. Elle y demeure « immobile puisqu’elle n’a aucune raison de se déplacer dans une direction plutôt qu’une autre. » (Aristote, Traité du ciel, II, XIII). Sa forme curieuse était celle d’un cylindre (une colonne de pierre, Aétius, Opinions, III, VII, 1) dont la hauteur était le tiers de son diamètre. La partie plane du dessus comportant le monde habitable avec ses trois continents, l’Europe, l’Afrique et l’Asie, qui étaient entourés d’une masse océanique circulaire. On pourrait donc avec ce modèle concevoir que les astres aient pu passer en dessous. Cette représentation est novatrice par rapport à l'explication de Thalès d'un monde qui flotte sur l'eau. Thalès est confronté au problème de savoir ce qui alors soutiendrait son océan, alors qu'Anaximandre parvient à résoudre ce problème en introduisant le concept d'infini (apeiron).

Il croyait en la symétrie de l’Univers qu’il concevait comme un système de roues creuses concentriques emplies de feu, aux parois percées de trous et tournant autour de la Terre. Le Soleil était donc le feu que l’on voyait à travers ce trou sur la roue la plus éloignée et dont le diamètre égalait vingt-sept fois celui de la Terre. Celui de la Lune était plus petit et son feu moins intense. Son trou avait la capacité de changer sa forme expliquant ainsi les phases lunaires. Les étoiles et les planètes étaient conçues sur le même modèle. Il fut donc ainsi le premier astronome à considérer le Soleil comme une masse énorme et par conséquent, à réaliser à quel point celui-ci pouvait être éloigné de la Terre. Il était aussi le premier à présenter un système où les astres sont à des distances différentes.


Le scientifique

S’intéressant aussi à nos origines, il eut l’audace de spéculer sur l’origine aquatique de la vie animale. S’inspirant de l’existence des fossiles, il prétendait que dans un lointain passé, les animaux naquirent de la mer et par l’action du Soleil sur l’humidité, des terres sont apparues et l’homme dut avec le temps s’y adapter :

 
« Anaximandre de Milet estimait que de l’eau et de la terre réchauffées étaient sortis soit des poissons, soit des animaux tout à fait semblables aux poissons. C’est au sein de ces animaux qu’ont été formés les hommes et que les embryons ont été retenus prisonniers jusqu’à l’âge de la puberté ; alors seulement, après que ces animaux eurent éclaté, en sortirent des hommes et des femmes désormais aptes à se nourrir. » (Censorinus, Du jour de la naissance, IV, 7).

Il proposa aussi l’idée amusante que l’homme avait dû passer une partie de cette transition à l’intérieur de la bouche de gros poissons pour se protéger du climat jusqu’à ce qu’il puisse regagner l’air libre et perdre ses écailles.

Ces descriptions pré-darwiniennes, qui étonnent l’homme moderne, ne doivent pas nous tromper, car elles témoignent en réalité de la démythification de la démarche généalogique : comme les genèses ne sont plus de l’ordre mythique, mais sont considérées comme réelles.

Anaximandre fut le premier qui rédigea un traité de mathématiques intitulé Upotutôsis tês geometricasExposé sommaire de géométrie). Selon les maigres renseignements que l’on possède sur cet ouvrage, connu par simple mention dans la Souda, il est à croire qu’il comprenait un cours d’astronomie appliquée et de philosophie. On y trouvait aussi plusieurs propriétés des sphères ignorées avant lui. Anaximandre aurait fait la découverte de l’obliquité de l’écliptique, c’est-à-dire que l’écliptique forme un angle avec le plan de l’équateur céleste. On lui attribue l’introduction en Grèce du gnomon, ou cadran solaire, et l’invention de la cartographie par sa conception d’une des premières cartes du monde grec. (

Les opposés


Anaximandre a élargi la spéculation menée sur l'archè, il a donné un instrument de pensée très important: le couple d'opposés (enantia). Cet instrument est très commode pour la "mise en ordre" du monde. Comme couple d'opposés fondamental, Anaximandre pose celui de chaud (thermon) et froid (psuchron).

Avec Anaximandre nous avons l'émergence d'une conception du monde qui deviendra classique en Grèce par la suite, décrivant le monde comme un tout rassemblant en son sein des forces contraires qu'une loi d'harmonie tient en équilibre. C'est selon cette loi, qui génère un « mouvement éternel » (Simplicius, néoplatonicien du VIe siècle apr. J.-C.), que s'établit une justice mutuelle entre les choses créées. C'est le temps qui veille à l'accomplissement de cette justice et tel est l'ordre naturel qu'il impose. Nous reviendrons sur cette notion de Justice dans les pages ultérieures.

Entendons, justement, par « ordre », décret, et lisons : « selon le décret du temps ». Le temps s'apparente alors à une balance symbolisant l'ordre cosmique régi par une loi de compensation universelle. Et, dans ce système rationnel du monde qu'Anaximandre construit, on comprend aisément que rien ne s'ajoute ni ne se perd, parce que toute génération ou toute corruption n'est en fait qu'un réarrangement, une transformation de la matière au sein du premier principe. Surtout, il n'y a plus rien ici du mystère qu'entretenaient les mythes cosmogoniques, et les commentateurs ne manquent pas de souligner l'esprit profondément rationaliste de la conception d'Anaximandre. Non seulement il rejette, autant que son maître, sinon plus, les mythes déformants qui masquent la réalité, mais encore il fait preuve d'une capacité d'abstraction plus grande.




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05 avril 2006

Anarchie ,faut pas confondre....

   

Anarchie

Faut pas confondre....

 

L’anarchie (du grec an-, préfixe privatif : absence de, et archos, le commandement, ou « ce qui est premier ») désigne la situation d’une société où il n’existe ni autorité, ni pouvoir, ni domination, ayant un caractère coercitif, ni non plus une quelconque hiérarchie entre les hommes. L’anarchie peut étymologiquement également être expliquée comme le refus de tout principe premier, de toute cause première, et comme revendication de la multiplicité face à l’unicité.

Le mot anarchie est employé tantôt comme synonyme de désordre social (qu’on retrouve dans le sens courant, qui se rapproche de l’anomie), tantôt comme un but pratique à atteindre dans le cadre d'une idéologie (c’est le cas pour les anarchistes).



Anarchie et anomie

 

 

Le sens courant

Le mot anarchie est souvent employé comme un repoussoir par des personnes considérant essentiel le principe fondamental d’autorité pour indiquer une situation de désordre, de désorganisation, de chaos, sur la base de l’hypothèse implicite que l’ordre nécessite une hiérarchie. On retrouve déjà dans le Littré (le mot est très peu usité avant le XVIIe siècle) la définition de l’anarchie comme « absence de gouvernement, et par suite désordre et confusion ». Par extension ce sont toutes les formes de trouble et de désordre qui sont appelées anarchie ; c’est cette façon d’employer le mot qui prévaut dans l’usage courant, comme dans la plupart des dictionnaires.

L’anomie

Le mot correct pour une situation de désordre social, sans lois, sans règles, où les différends se régleraient par la seule violence physique (armée ou non), est l’anomie. L’anomie est une dissolution des normes sociales, règles, lois, coutumes : cette situation peut être liée à une volonté de domination réciproque de plusieurs pouvoirs concurrents, à une réaction de désespoir face une société moribonde.

À ce sujet, bien que Anomie soit mieux adapté, le terme « Anarchie » est utilisé systématiquement par les pouvoirs pour indiquer une situation politique qu’ils ne maîtrisent pas (et qu’ils désireraient maîtriser), où leur pouvoir politique est en difficulté (du fait de leur hiérarchie).

[modifier]

Termes historiques

Les exemples historiques tels que L’anarchie militaire dans l’Empire romain dans les années 235-268, ou l’utilisation d’Anarchie (The Anarchy) pour définir la guerre civile anglaise qui opposa deux concurrents au pouvoir, Mathilde l'Emperesse et Étienne de Blois entre 1135 et 1154, est révélateur de ce fait : il ne s’agit en aucune façon de situations qui puissent s’apparenter à l’anarchie au sens strict, auquel cas il n’y aurait plus de pouvoir, ni d’autorité, mais il s’agit juste d’une désorganisation liée aux pouvoirs concurrents, d’une période politique troublée


Utilisation péjorative du terme « anarchie »

Bien souvent, le terme « anarchie » est utilisé pour décrire le chaos, les guerres civiles et les situations de désordre social.

On peut y voir deux raisons.

La première, sans doute la moins importante, provient du terme « anarchie », interprété comme l’absence d’ordre, de règles et de structures organisées, bref : le chaos de l’anomie sociale. Ce n’est pourtant pas ce que prônent les anarchistes. Pour éviter cette confusion entre anarchie politique et anomie, confusion qui dénature les idées de l’anarchisme, les anarchistes utilisent parfois le mot « acratie » ou libertaire (terme inventé par Joseph Déjacque, défenseur de la liberté politique), comme synonymes d’anarchiste.

La seconde, plus concrète et plus forte, provient des luttes anarchistes au tournant des XIXe siècle et XXeillégaux ou illégalistes qui voulaient sans attendre pratiquer l’anarchisme (et donc ignorer purement et simplement les « lois », considérées comme illégitimes), le diffuser (théorie de la propagande par le fait) et lutter activement contre les oppressions, y compris par la violence. Concrètement, des anarchistes ont escroqué, volé et tué au nom de leur doctrine, avec comme victimes des puissants (princes, ministres, riches, compagnies d’assurances, etc.), des serviteurs de l’État (douaniers, policiers, etc.), et des gens plus ordinaires. Quelle qu’ait été l’importance réelle de ce courant, il a énormément frappé les esprits. Par ailleurs et inversement, par non violence, des anarchistes pacifistes, refusaient la conscription et pratiquaient l’insoumission : dans le contexte de l’époque, cela était aussi (voire plus !) insupportable. Tout cela a justifié des « lois scélérates » à la fin du siècle en Europe. À cette époque, le mouvement anarchiste a été marqué par les XIXe siècle dans de nombreux pays et stigmatisé l’ensemble des anarchistes, tandis que « anarchiste » ou « Ravachol » devenait une injure.

L’usage du terme libertaire s’est d’ailleurs répandu en France avec l’interdiction des mots de l’anarchisme, pour des raisons sociales et juridiques (être l’auteur de « propagande anarchiste » est resté passible de prison jusqu’en 1994).

 


L’anarchie comme but de l’anarchisme


Les anarchistes face à l’anarchie-anomie

Les anarchistes rejettent en général la conception courante de l’anarchie (utilisée dans le langage courant, par les médias et les pouvoirs politiques). Pour eux, au contraire, l’ordre naît de la liberté, tandis que les pouvoirs engendrent le désordre (voir termes historiques). Certains anarchistes useront du terme acratie, du grec « kratos » (le pouvoir) donc littéralement « absence de pouvoir », plutôt que du terme « anarchie », d’étymologie grecque lui aussi, qui leur semble devenu ambigu, porteur d’un aspect positif mais d’une trop grande connotation négative pour pouvoir être employé comme synonyme d’un objectif désirable. De même, les anarchistes auront plutôt tendance à utiliser le terme de « libertaires » pour se désigner, ou indifféremment ceux de « fédéralistes », « anti-étatistes » ou « anti-autoritaires ».
Il est arrivé à Bakounine lui-même d’utiliser « anarchie » au sens de désordre, et l’on retrouve cette acception dans les écrits du
Comité central de l’Internationale genevoise. Ces formulations ne se retrouvent toutefois plus chez les anarchistes actuels.


L’anarchie, société libertaire

Cependant, les anarchistes utilisent encore le terme, porteur d’une histoire indissociable d’autres notions qui s’y rattachent comme l’anarchisme ou l’anarchie positive de Proudhon (qui est d’ailleurs le premier à donner un sens précis au mot anarchie, utilisé auparavant en guise d’insulte dans les milieux politiques sans avoir jamais été véritablement défini).

L’anarchie aux yeux des anarchistes n’est pas un chaos, mais la situation harmonieuse résultant de l’abolition de l’État et de toutes les formes de l’exploitation de l’homme par l’homme " c'est l'ordre moins le pouvoir ", "la plus haute expression de l'ordre" (Elisée Reclus). Basée sur l’égalité entre les individus, l’association libre, bien souvent la fédération et l’autogestion, voire pour certains le collectivisme, l’anarchie est donc organisée, structurée, sans admettre pour autant, aux yeux des anarchistes anticapitalistes, de principe de supériorité quelconque de l'organisation sur l'individu.

On peut noter que chez tous les anarchistes la qualité indispensable est la responsabilité individuelle (associé au droit naturel) qui permet d’agir dans l’intérêt personnel sans pour autant attenter à la liberté des autres. Les seuls mandatés le sont dans un but et sur un mandat précis, et il n’existe ainsi nulle forme de domination ni de gouvernement.

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25 mai 2006

Manichéisme

   

                                                               
Manichéisme
Avant d'être galvauder le manichéisme n'était pas cette attitude débile qui consiste à voir le monde de façon bipolaire j'en veux pour preuve cet article très sérieux de l'agora!
                                                              
                                                                                                        
                                                                                                                                                           
Définition
Avec Mani ( né en ..216) , nous abordons la seconde période de l'histoire des religions dualistes. Mani, comme l'a très bien montré Simone Pétrement, est au fond un gnostique. C'est dans l'intuition fondamentale commune à toutes les gnoses qu'il faut rechercher la clef de son système. Mais c'est un gnostique qui a des prétentions beaucoup plus grandes que ses précurseurs. Il conserve dans sa doctrine la plupart des idées gnostiques que nous avons résumées dans les pages précédentes, mais il néglige les problèmes particuliers d'exégèse et de christologie pour se consacrer à une tache de plus grande envergure. Il veut fonder la religion universelle. Pour cela, il lui faut réunir dans une doctrine unique les principaux éléments des diverses religions. Au Bouddhisme, il empruntera la théorie de la transmigration des âmes; au Zoroastrisme, le dualisme de la lumière et de l'obscurité; à la religion chrétienne, le rôle imminent attribué à Jésus et la théorie du Paraclet.

                                     La science de Mani se présente sous la forme d'une série de mythes. Nous ne pouvons pas étudier chacun de ces mythes en détail, nous nous contenterons donc de donner un résumé du mythe principal.(96)

                                     Ce mythe se scande selon trois phases:

                                     1) Moment antérieur ou passé (dualité parfaite des deux substances).
                  2) Moment médiant ou présent ( où se produit et dure le mélange).
                  3) Moment postérieur (où la division primordiale sera rétablie).

Moment antérieur ou passé

                                                                           La Lumière et les Ténèbres sont complètement séparées. La Lumière comprend cinq demeures qui rappellent l'ogdoade du Plérôme valentinien. Les ténèbres sont gouvernées par cinq archontes ou démons qui rappellent les Titans du mythe de Dyonisos-Zagreus.

Moment médiant ou présent

                                                                           Les Ténèbres se sont enfoncées dans la Lumière à la manière d'un poinçon. Pour se défendre, Dieu envoie l'homme primordial et ses cinq fils au-devant des Ténèbres. Ils sont vaincus par les Ténèbres. Des éléments divins deviennent donc ainsi prisonniers de la matière.

                                     Pour faciliter la libération de ces éléments divins, Dieu charge un Démiurge d'organiser la matière, donc de créer le monde. Voyant le danger qu'elle court, les Ténèbres feront en sorte qu'un démon mâle s'unisse à un démon femelle
                  de manière à ce que la Lumière soit concentrée dans une seule espèce, l'espèce humaine. Pour libérer la Lumière désormais prisonnière du corps des hommes, Dieu envoie le Paraclet, le Christ.                                      Moment postérieur

                                     La Lumière retournant vers son lieu d'origine, la division; primordiale se rétablit progressivement.

                                     On aura remarqué que, contrairement au Démiurge du mythe de Valentin, le Démiurge de ce mythe n'agit pas par ignorance mais par obéissance, que la création est voulue par Dieu, que le monde est en quelque sorte une machine libérer la Lumière. Mani a remplacé le dualisme des premiers gnostiques - le dualisme transcendantal - par un dualisme métaphysique ou dualisme des principes. Il n'y a plus d'abîme entre Dieu et le monde et il y a lutte entre l'es prit et la matière. Ce n'est plus le monde qui est la cause du mal, mais la matière. Mais qu'est-ce que le monde et qui est-ce que la matière pour Mani? La matière n'est évidemment pas pour lui ce qu'elle est pour Aristote, c'est-à-dire indétermination pure. Elle a au contraire beaucoup de déterminations: elle est gouvernée par cinq archontes, elle est organisée au point de pouvoir engendrer elle-même les espèces animales. Par là, cette matière ressemble beaucoup à ce que les premiers gnostiques appelaient le monde. Par suite, le Démiurge obéissant est beaucoup plus un Sauveur qu'un Créateur au sens propre du terme. Ce qui atténue beaucoup la différence entre le dualisme transcendantal et le dualisme métaphysique.

                                     Il est intéressant de noter que la théorie manichéenne décrit un mouvement en tous points contraire à celui de la dialectique hégélienne qui représente le point culminant de la pensée moniste comme le Manichéisme représente le point culminant de la pensée dualiste.

                                     On n'aurait pas pu comparer ainsi la doctrine des premiers gnostiques à une philosophie comme celle de Hegel. C'est que Mani a durci systématiquement la gnose. Il en a fait un instrument de conquête comme ses prétentions universalisme l'invitaient à le faire et comme le catholicisme orthodoxe lui en avait donné l'exemple. Ses efforts n'ont d'ailleurs pas été tout à fait vains. Malgré toutes les persécutions dont il a été victime, le Manichéisme s'est répandu dans l'univers entier et il a survécu en Occident jusqu'au treizième siècle et en Orient jusqu'à nos jours.

                                     (J.D) Simone Weil et la tradition dualiste, thèse de doctorat, 1965.
            
      

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06 juin 2006

L'ABSURDE: DEFINITION & CONCEPT PHILOSOPHIQUE

   

L'ABSURDE: DEFINITION  &  CONCEPT  PHILOSOPHIQUE

    Le mot « Absurde » est utilisé dans divers domaines ; de ce fait, il revêt plusieurs significations. Littéralement, ce mot désigne ce qui est incohérent, insensé, contraire à la logique et à la raison.
Ce mot est aussi un concept philosophique utilisé dans la philosophie existentialiste qui s'est développée après la seconde guerre mondiale. Les philosophes existentialistes athées, comme Sartre, affirment que puisque le monde est contingent, c'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire, l'Homme est lui aussi contingent. Autrement dit, le monde et l'Homme sont, mais peuvent ne pas être. Donc, l'Homme ne fait qu'exister et il n'a aucune essence car celle-ci est précédée par l'existence de l'Homme. Le non-sens du monde et l'absence de cause contestent alors l'existence de Dieu; c'est ainsi que l'Homme devient non seulement « cause de soi » mais aussi maître de son destin. Et c'est en ce sens que l'existence de l'Homme est absurde. Il n'en est pas de même dans la croyance judéo-chrétienne. D'après les philosophes existentialistes chrétiens tels que Kierkegaard, l'Homme ne comprend pas le sens de ce qu'il lui arrive et cela lui paraît absurde. Mais ce qui, pour lui, est dénué de sens ne l'est pas pour Dieu qui est un être souverainement parfait, infini, éternel, immuable, omnipotent et omniscient. D'ailleurs, l'exemple de Job illustre très bien cette vérité philosophique. En effet, Job était un fidèle adorateur de Dieu et un homme intègre et juste. Il était comblé sur le plan familial et matériel, puisqu'il avait une famille nombreuse et possédait l'un des plus grands cheptels de sa région. Mais un jour, il perdit tous ses animaux à cause des maraudeurs et de la maladie. Ensuite, ses enfants périrent. Atteint d'un furoncle malin, il se grattait avec un tesson, assis dans la cendre. Son épouse, dégoûtée, se sépara de lui, lui lançant : « Maudis Dieu et meurs ! ». Et pour le décourager encore plus, il fit la connaissance de trois faux consolateurs qui mirent en doute son innocence. Tous ces évènements, pour Job, étaient absurdes, car il était sûr de n'avoir causé de tort à personne. Mais pour Dieu tout cela avait du sens. Mais voyant qu'il était resté fidèle, Dieu le bénit lui donnant l'équivalent de ce qu'il avait perdu : sa femme, de nouveaux enfants, des nouveaux troupeaux.

    Dans la littérature absurde, le personnage a des sentiments mélancoliques et pessimistes à cause du non-sens du monde qui l'entoure. Lorsqu'il essaie d'expliquer sa situation absurde par un discours rationnel, le personnage n'y parvient pas, car l'absurde échappe à la logique. C'est à juste titre que Kafka a écrit dans son journal : « Je tente toujours de communiquer quelque chose qui n'est pas communicable, et d'expliquer quelque chose qui n'est pas explicable ». En outre, étant dans l'incapacité d'expliquer l'absurde, la faculté d'expression du personnage absurde connaît soit l'altération, soit la disparition ; c'est ce qu'on appelle la crise du langage. Enfin, les littérateurs absurdes comme Albert Camus, Jean-Paul Sartre et Samuel Beckett n'hésitent pas à user des idées philosophiques existentialistes pour composer leurs oeuvres.

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27 janvier 2007

Cynisme

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Cynisme


Oui j'ai un coté sale gosse et nounours mal léché! Non, je ne suis pas méchant mais il m'arrive d'être un brin cynique, tendrement cynique voir méchament cynique ( toujours pour de bonnes raisons vous pensez bien) mais jamais vachement cynique.

J'en ai marre des vannes sarcastiques de ces cyniques de lounges qui ne sont en fait que des salopards petits bourgeois mal  instruits et peines à jouir!

Marre des ces  justifications hasardeuses de capitalistes de bar tabac ,  des concessionnaires automobiles de la pensée et marre des péroraisons des pécores guindés de discothèques voir de bibliothèques...

Et surtout j'en ai marre d'être associé à tout ces abrutis quand j'ouvre ma grande gueule!

Et ce rappeur qui s'appelle Sinik a t'il conscience du nom qu'il porte? est il  en adéquation avec son message?
De toutes façon je m'en tape.... remarquez lui aussi....

Rendons aux cons ce qui est aux cons, aux méchants ce qui est aux méchants, à Sinik ce qui est à Sinik et aux cyniques ce qui appartient aux cyniques, C'est justice  heu cynisme)


Moi  je veux réhabiliter le cynisme ! le vrai !le philosophique le poétique!

Dans la vie de tous les jours le mot fait référence à une attidude, à une façon de parler et d'agir. Dans ce contexte, la différence entre le cynisme et le sarcasme n'est pas toujours très claire ni évidente.
On parlera de cynisme pour désigner une espèce d'humour noir mordant et ironique, souvent employé pour manifester une certaine rébellion face à un monde incompréhensible, à la différence du sarcasme, qui lui ne recherche qu'une démonstration de force. 

Qu'on se le dise! Sonnez hautbois et résonnez trompette:



     
  • Le cynisme est une attitude de non-respect des valeurs dominantes.
  •  
  • Le sarcasme est exclusivement verbal et comporte une part d'agressivité.


Sous l'alibi du cynisme ne cautionnons plus les érrements sémantiques des pratiquants de l'invective creuse !
Vive l'insolence de la souffrance et l'impolitesse du désespoir....

On m'a envoyé me faire voir chez les grecs et bien me voilà de retour avec du grec ancien!

Histoire

Le terme « cynisme » provient du grec ancien κύων / kuôn, qui signifie « chien », en référence à l'attitude d'Antisthène, le fondateur du cynisme, puis de celle de Diogène de Sinope, qui souhaitait être enterré « comme un chien ». Selon d'autres sources, le nom viendrait du gymnase dans lequel Antisthène enseignait, le Cynosarge (littéralement « chien agile »).

Platon définissait Diogène de Sinope comme un Socrate furieux dont le but est de subvertir tout conformisme, tout modèle moral. Sa philosophie se traduit par des actes volontaires et provocateurs.

Il transgresse tous les fondements mêmes de la culture, urine et aboie comme un chien, se masturbe en public ; il n'hésite pas à mendier, ne respecte aucune opinion et provoque même les puissants. La philosophie cynique a pour but ultime la sagesse, une éthique de vie. Selon Antisthène, aucun discours ne vaut, aucune étude ni savoir. Seules comptent la sagesse et la vertu, double finalité de la philosophie cynique. Une fois cette vertu atteinte, le philosophe peut se considérer comme libre, car vivant dans l'atuphia, l'« absence de vanité » bref tu l'as pète pas.

Les armes du cynique sont la transgression, l'ironie et le quotidien de façon plus générale. En transgressant tous les interdits, le cynique veut démontrer qu'aucune des règles sociales n'est essentielle, et que seule compte l'éthique que chacun se sera définie pour lui-même. Les philosophes de l'école cynique se refuseront toujours à de grands discours, préférant les maximes sibyllines et ironiques, l'efficacité du quotidien, la preuve par le fait et non par la parole. Lorsque Alexandre le Grand fit remarquer à Diogène, exaspéré par son insolence, qu'il était sage de le craindre, Diogène lui rétorqua qu'il ne pouvait le craindre, puisque qu'il était bon et qu'il était impossible aux hommes de craindre ce qui est bon.

L'école cynique prône donc la vertu et la sagesse, qualités qu'on ne peut atteindre que par la liberté. Cette liberté, étape nécessaire à un état vertueux et non finalité en soi, se veut radicale face aux conventions communément admises, dans un souci constant de se rapprocher de la Nature.

L'école cynique a été vivace durant toute l'Antiquité, de la Grèce jusqu'à Rome. Elle influença considérablement la morale stoïcienne qui développa à sa suite les notions de vie selon la nature, de l'indépendance du sage et de cosmopolitisme.

Le héros et modèle des philosophes cyniques est Héraclès (Hercule en romain, si il t'attrape il ....t'enc), car c'est un héros qui ne se laisse influencer par personne, est libre et n'a pas d'attachement particulier.

  Les pères fondateurs du cynisme

     
  • Antisthène - Diogène de Sinope
  •  
  • Premiers disciples : Monime - Onésicrite - Cratès de Thèbes - Hipparchia - Métroclès - Ménippe - Ménédème
  •  
  • Deuxième génération : Bion - Cercidas
  •  
  • Stilpon
  •  
  • Timon
  •  
  • Troisième génération :Stanislas Kazal ( cherchez l'intru hahaha)

Antisthène ( dit antitout ou antitous)


 

Portrait hellénistique d'Antisthène, British Museum

 

Antisthène habite maintenant au British Museum

Antisthène, en grec ancien Ἀντισθένης / Antisthénês (Athènes v.-444/-365), philosophe grec, considéré comme le fondateur, ou au moins l'initiateur, de l'école cynique ( putain le grec ça en jette).


Sa vie

Il naît d'une mère thrace ( elle était souvent absente et pas très propre), ce qui ne lui permet pas d'avoir la pleine citoyenneté athénienne. Il est d'abord l'élève de Gorgias( dit Georges profond ou gorge profonde ) et enseigne lui-même comme sophiste, avant de suivre les leçons de Socrate( him self excusez le du peu). Après la mort de ce dernier, il s'installe dans un gymnase, le Cynosarge (Κυνόσαργες / Kynósarges), où sont acceptés les demi-citoyens (sorte de demi-portions politiques qui avaient besoin de faire du sport). C'est l'une des raisons pour lesquelles ses élèves portent ensuite le nom de « Cyniques » (Κυνικοί / Kynikoí).

Influences

Antisthène est un philosophe socratique, c'est-à-dire que, disciple de Socrate ( je précise parce que avec sa mère trace il était aussi socradique), il soutenait qu'il n'y a de bien qu'en rapport à l'âme. Il énonce précisement le fondement logico-moral du stoïcisme, à savoir que le bonheur se trouve dans le bon usage des représentations, autrement dit, dans ce qui dépend de nous.

Il emprunte son mépris des hommes ( et des femmes qui sont des Hommes commes les autres) à Héraclite, ce qui se traduit par la reprise quasi à l'identique de formules héraclitéennes. Cicéron, dans De la nature des dieux, écrit qu'Antisthène fut l'un des premiers philosophes grecs à défendre le monothéisme( le totem du majeur levé).

Son Œuvre

Ses œuvres philosophiques, s'il faut en croire Diogène Laërce, remplissaient dix volumes. Nous n'en avons conservé que de maigres fragments après autodafé. Il semble avoir privilégié la forme du discours. En revanche, nous sont parvenus deux déclamations mineures, Ajax ( amoniacal) et Ulysse (31)sur la lutte pour les armes d'Achille( Talon), sujet académique tiré de L'Odyssée (de Rambo).

Antisthène enseigne que la seule philosophie est éthique(et tac!), et que la vertu suffit au bonheur du sage. En conséquence, il faut mener une vie aussi simple et morale que possible, et se détacher des conventions sociales.

Diogène de Sinope ( de Sinoque)

 

Dit the big bite, Hotdog , Wouafouaf....
Eddy clébard

 



Diogène de Sinope, en grec ancien Διογένης / Diogénês, j'en perds mon latin dans ce grec (Sinope v. 413 – Corinthe, v. 327 av. J.-C.), est le philosophe le plus connu  de l'école cynique.


Son vit!

Diogène est le fils d'un banquier de Sinope( bref un sale gosse de riche capricieux et tout). Suite à une accusation de fabrication de fausse monnaie, son père est jeté en prison et Diogène doit fuir à Athènes — selon d'autres traductions, ils fuient tous les deux. Il y vécu dans la plus grande misère,ne subsistant guère que d'aumônes. Il devient le plus célèbre disciple d'Antisthène, le fondateur de l'école cynique. Plusieurs anecdotes témoignent de son mépris des richesses et des conventions sociales. Selon la tradition, il vit dans un tonneau en fait, un πίθος / un píthos, un large vase, le tonneau n'ayant été introduit que bien après par les Gaulois dans la civilisation Romaine, vêtu d'un manteau grossier, allant pieds nus et mendiant sa pitance. Il abandonne son écuelle après avoir vu un enfant buvant à la fontaine avec ses mains. Lorsque il est interrogé sur la manière d'éviter la tentation de la chair, Diogène répond en se masturbant (« Ah si on pouvait faire disparaitre la faim en se frottant le ventre »). Le fameux tonneau qui n'en était pas un ( t un pithos c'était trop piteux) est mentionné par Sénèque ( le grand père de Sinik le rapper), loué par Juvénal ( le juvénile) et moqué par Lucien de Samosate. On l'aurait également vu parcourir les rues d'Athènes en plein jour, une lanterne à la main, proclamant qu'il était à la recherche d'un « Homme »( dans certains endroits ça se pratique encore comme au bois de Boulogne). Il n'hésite pas non plus à mendier aux statues afin de « s'habituer au refus », moi j'ai vu des mecs suivants son exemple qui se branlaient sur une statue gironde dans un jardin public , je n'ai compris qu'après!

En fait (trève de balivernes) Cet homme est l'homme théorisé par Platon, l'idée de l'homme. Diogène réfute l'existence d'une « idée de l'homme », ne voyant que des hommes concrets. Une anecdote rapporte que, Platon ayant défini l'homme comme un « bipède sans plumes », le jour suivant, Diogène se promena dans la ville, tenant à la main un coq plumé et déclarant : « Voici l'homme de Platon ! »j'ose à peine imaginer ce qu'il a fait à sa femme.

À la fin de sa vie, il se dirige vers Égine en bateau quand celui-ci est pris par des pirates. Mis en vente comme esclave à Corinthe, il déclare au marchand qu'il sait gouverner les hommes, et qu'il faut donc le vendre à quelqu'un qui cherche un maître. Il est acheté par un riche Corinthien qui admire son indépendance d'esprit, et lui rend la liberté. C'est à Corinthe que se situe sa fameuse rencontre avec Alexandre le Grand. Le conquérant lui ayant demandé ce qu'il désirait, Diogène répond : « Que tu t'ôtes de mon soleil. »

Il meurt probablement de vieillesse à Corinthe, où une colonne surmontée par un chien est ensuite élevée en son honneur. Il avait ordonné qu'on jetât son corps à la voirie mais ses amis lui firent des funérailles magnifiques. On plaça sur son tombeau un chien en marbre de Paros.


Ses exactions

 

C’est en partie à cause de leurs traits scandaleux, que les écrits de Diogène tombèrent dans l’oubli quasi-total. En effet la "politeia" (la République) écrite par Diogène, reprise et appuyée plus tard par la "politeia" de Zénon ( stoïcien ), s’attaquait à de nombreuses valeurs du monde grec, en prônant entre autres l’anthropophagie, la liberté sexuelle totale, l’indifférence à la sépulture, l’égalité hommes/femmes, la négation du sacré, la remise en cause de la cité et de ses lois, la suppression des armes et de la monnaie. Par ailleurs Diogène considérait l'amour comme étant absurde: on ne devait s'attacher à personne.
Certains Stoïciens, pourtant proches du courant cynique de Diogène, semblent avoir préféré dissimuler et oublier cet héritage jugé « embarrassant »comme on les comprend.


Sa gloire

Le stoïcien Épictète voit en lui le modèle du sage, qui cherche à s'affranchir des conventions des hommes pour revenir à la nature.

Et c'est mon préféré même si je suis sentimental,  voilà!

Monime (de Syracuse)

Dit Alphonse parce que signé A.monime
le Fumeux Fumiste etc....

Monime de Syracuse (4ème-3ème siècle av.JC) était un philosophe cynique, disciple de Diogène de Sinope qui fut chanté par Henri salvador. Il était esclave d'un banquier de Corinthe ; ce dernier fréquentait Xéniade( le mari de Xéna si, si, elle avait aussi des voiles au dessus de ses vapeurs ), le maître de Diogène. Entendant parler de ce dernier, Monime en conçu une grande admiration pour le philosophe cynique, et simula la folie, ce qui le fit congédier. Moi, je connaissais un mec qui se faisait passé pour fou et se faisait interné pour avoir de la dope à gogo et se tirer un max de gonzesses! Je n'ai compris que plus tard toute la profondeur de son inspiration philosophique....


On ne sait pas grand chose de ses pensées et c'est déjà assez. Il semble avoir rejeté tout critère de vérité. Il comparait les êtres à des peintures de théâtre l'existence pour lui terminé de toute façon dans le décor, et il résumait ainsi sa pensée :

 
« Tout n'est que fumée »
 
d'ou son surnom de fumeux fumiste!

Stobée le teubé rapporte ainsi que Monime disait que

 
La richesse est le vomissement de la fortune.

Sa passion pour la vérité lui aurait fait dire :

 
qu'il valait mieux être aveugle qu'ignorant : l'aveugle peut tomber dans une fosse, mais l'ignorant se précipite dans le gouffre du mal;.

On ( qui est un con) lui attribue deux études, Les instincts, et une Exhortation à la philosophie.

C'est de lui dont parle Henri salvador dans sa chanson Syracuse....mais bien sûr voyons , Henri Salvador le copain de Sinik vous savez celui qui a  inventez la bossa nova, le jazz , la chanson à texte, Boris Vian, Quincey Johns  et Saint Germain des près...quoi que...

Le birbe nous aurez t'il encore baratiné? pour vos réactions prière de lui adresser  une lettre    "Amonime"!

Onésicrite

dit "on est si bien"

Onésicrite est un historien et philosophe cynique de la fin du IVe siècle avt. J.C., disciple de Diogène de Sinope. Il serait né à Egine, ou à Astypalae , on (qui est décidement très con) n'en sait rien bref un bled .

Il est connu avant tout comme historien d'Alexandre le grand avec l'Alexandropédie sur La formation d'Alexandre, publié clandestinement en français sous le titre Alexandregrospedé. Il suivi en effet Alexandre dans sa campagne, et fit son éloge en le montrant comme un roi civilisateur.  C'est d'ailleur son Alexandre qui lui aurait un soir de bivouac donné son surnom!

ONESICRITE , hum HO Nésicrite , ha en toi on est si bien .......haaahum!

Cette formule fut reprise par Pascale Sevran  un disciple convaincu , peu convaincant de Onésicrite et remise au goût du jour par cette maxime édictée dans la très sérieuse émission la chances aux chanson!

ONésicritiqué alors qu'on est si bien Tintin!

On  doit aussi à Onésicrit des témoignages importants dont le commun se fout et que je n'ai pas lu sur les voyages de Alex le  conquérant en Inde.


Et maintenant enfin une femme Cynique...le Cynisme c'est aussi pour vous les filles..

Hipparchia

Dit Hyperchiante


Notre Hipparchia est une philosophe cynique grecque de la fin du IVe siècle av. J.-C., sœur de Métroclès et femme de Cratès de Thèbes.


Vie 

Née à Maronée, en Thrace, elle s'éprend de Cratès, refuse les prétendants les plus riches et menace de se suicider si ses parents ne lui permettent pas de se marier avec lui d'où son surnom " putain Hipparchia t'es hyperchiante". Elle vit comme les cyniques, vivant en public avec son mari, participant à des banquets habituellement réservés aux hommes et bravant les règles sociales de la pudeur et de la réserve alors imposées aux femmes ( hum des rumeurs circulent mais dois je pour autant les colportées et risquer de porter atteinte ainsi à l'édifice déjà entamé par les tabloïds et les paparazzi de la philosophie antique) .

Quand Théodore l'Athée à qui je n'ai pas était présenté lui dit : « Est-ce bien celle qui sur le métier a laissé sa navette ? », elle lui répond :

 

« C'est bien moi, Théodore. Mais ai-je pris à tes yeux une mauvaise décision me concernant, si le temps que j'aurais dû perdre sur le métier je l'ai consacré à mon éducation ? »
(Diogène Laërce, VI, 98)

Qui  est rentré dans les usages modernes par "t'as qu'a recoudre ton calbar toi même , je suis en train de lire Marie Claire" lol ( je plaisante , et je plaisante, je plais.............................aieeux)



  Métroclès de Maronée
  dit Pétomanos, Médor,
 
          pet pet!
 

 
Métroclès était un philosophe cynique, né à Maronée, qui vécu vers la fin IVe siècle av. J.-C. Il est le frère d'Hipparchia celle dont j'ai parlé plus haut pour ceux qui suivraient pas.

 

Il fut d'abord un élève de Théophraste. On  raconte ( On qui est très très con de raconter ça) qu'il lâcha un pet en plein milieu d'un exercice oratoire, et en fut si honteux, qu'il s'enferma chez lui, et se décida à se laisser mourir de faim. Cratès, ayant appris l'incident, vint le voir après avoir mangé un plat de fèves ; il chercha à le convaincre qu'il n'avait commis aucun crime :

 
   

« Il aurait en effet été bien étonnant que les gaz ne se soient pas échappés comme le veut la nature. »

 
 

Puis, il se mit à péter, et réconforta ainsi Métroclès. Ce dernier se mit alors à l'école de Cratès, et il br