Punk - Stanislas kazal underground blog

Stanislas kazal underground blog

contre-culture,réflexions, poésie,cinéma de genres et d'auteurs, musiques, société,critiques,littérature, arts, révoltes, mousse au chocolat et couscous.....

28 mars 2005

Histoire du punk

 

Stanislas Kazal sème sa zone dans la société du spectacle Stanislaskazalundergroundforum  

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 HiSTORy Of PuNk rOCk

1972, STEVE JONES et PAUL COOK jouent déjA dans ce qui deviendra plus tArd le grOupe SEX PISTOLS ! A l'epoque, pas encore de JOHN LYDON ni de SID et de GLEN MATLOCK.

JONES et COOK rEpEtent avec du matos piqué aux groupes qu'ils aiment (BOWIE, ROD STEWART, ROXY MUSIC, ...).

1974, JOHN LYDON qui a 18 ans abandonne définitivement les études, se retrouve viré de chez lui pAr son père à cause de ses cheuveux verts et emménage dans un squatt avec SID à Hampstead.

Il n'arrêtera jamais de faire des petits jobs (il a été plongeur dans un restaurant avec SID) qui lui rapportent suffisamment d'argent pour fréquenter assidûment les pubs et se procurer le speed qu'il affectionne. LYDON se met à fréquenter intensivement le magasin de Malcolm McLaren "SEX".

En 1975, Bernard Rhodes repère pArmi les habitués du magasin "SEX" une sorte de jeune dégénéré au lOok de maniaque. Ses cheuveux sont verts et il porte un T-shirt Pink Floyd sur lequel il a ajOuté les mots 'I Hate...'. Il propose à ce jeune de le rejoindre au pub Roebuck, sur King's Road, afin de rencontrer Malcolm McLaren, STEVE JONES, PAUL COOK et GLEN MATLOCK. JOHN LYDON ne sait pas trop quoi en penser mAis il n'a rien à perdre et il s'enNuie en permanence, de toute facon. Il y va, accompagné de son fidèle ami d'enfance, JOHN GRAY. Les autres le découvrent, stupéfiés pAr sOn lOok, son arrogence et sa nervosité. La rencontre est tendu. PAUL le prend pour un débile, STEVE JONES le hait instantanément.

En septembre 75 McLaren passe une annonce dans le Melody Maker : 'Recherché, jeune sorcier guitariste pas plus vieux que 20 ans. Le look ne doit pas être pire que Johnny Thunders.' Un certain STEVE NEW (futur RICH KIDS, le groupe de GLEN MATLOCK après les PISTOLS) qui a répondu à l'anNonce est conservé pendant quelques semaines ... avant que les PISTOLS ne décident qu'ils n'ont pas besoin d'un deuxième guitariste.

Le 5 novembre 75, premier concert des SEX PISTOLS au St. Martins Art College. C'est MATLOCK qui a tout arrengé. Le groupe ouvre pour BAZOOKA JOE (j'vous avoue, je connais pas), et joue assez mal un set de 5 titres. Après ce concert le chanteur de BAZOOKA JOE, STUART GODDARD quitte son groupe pour devenir ADAM ANT.

Le 6 novembre 75, deuxieme concert des SEX PISTOLS à la Central School Of Art.

En 1976, le pUnk rOck a explosé dans la scène musical, et l'industrie du disqUe fut quasiment du jOur au lendemain jetée dAns un désarroi totAl. Des bandes étAblies de rock prOgressif tel que EMERSON, LAKE AND PALMER, YES et GENESIS, fournissant une mUsique rock pseudo-intellectuelle, qUi tournaient rarement et jouaient seulement dans des stades, n'oNt plus bénéficié de leurs honneurs et furent soudain renvoyés coMMe étant 'des vieux cons chiants'; la déconstruction du rOck étAbli avait commencé.

Le Punk rock était le retour de flamme, sUrtout composé de jeunes, contre la répession musicAle et sociAle dans l'Angleterre du millieu des années 70, et étAit une façon pour décharger l'agressivité et la hAINE contre LE CHOmage augmentant et la corruption politique.

Des groupes ont vu le jour dans quasiment chAque vilLe à travers le Royaume Unis l'accent sur la musique de la rue. La distinction entre musiciens et fans était perdue, ils étaient un et le même et sE rAttachaient l'un à l'autre à chaque niveau, chAotique et souvent amateur, cela n'importait pas. La musique a réuSsi une réaction au niveau des tripes, son but étAit de créer un instant vibrant et une sous-culture accessible qui rejetait l'idéologie des chose fixées.

Des explosions courtes, rapides et dirEctes d'une énergie venimeuse caractérisée pAr des refrains gueulés ou chantés, completés par des parOles du genre 'écrase le system-type', tout cela éTait la RAISon d'être des PUNks...

12 février 76, premier vrai concert des SEX PISTOLS au Marquee, un haut lieux de la scène MOD sixties, les PISTOLS y sont en première partie d'EDDIE & THE HOT RODS (groupe pub rock au R&B hystérique), lors du concert JOHNNY ROTTEN detruit un partie du matériel des HOT RODS... STEVE JONES dira par la suite à la presse : "En fait, on ne s'intéresse pas à la musique. On s'intéresse au chaos.". Le concert leur vaudra un premier article, dans le NME, titré 'Ne regadez pas derrière vous, mais les Sex Pistols arrivent', franchement favorable, et qui ne fait même pas mention d'EDDIE & THE HOT RODS

Le 20 février 76, les SEX PISTOLS jouent au Buck's College Of Higher Education, sans même y être booké, prétendant être la première partie de Screamin'Lord Sutch. Un set des SEX PISTOLS chaotique. Dans la salle, deuX types qui sont venus spécialement de Manchester sachant que les SEX PISTOLS allaient jouer, sont fortement impressionnés. PETER McNEISH et HOWARD TRAFFORD vont voir les SEX PISTOLS backstage. En partant, ils pensent à former un groupe, les BUZZCOCKS, et se rebaptiseront bientôt SHELLEY et DEVOTO.

Les THE RUTS proféraient une musique néo-politique ANTI-RACIStE, mixant souvent leur rocK à haut niveau d'octane avec quelques notiOns de reggae.

Les STIFF LITTLE FINGERS, menés par le charismatique JAKE BURNS, exprimait leUr frustration avec la situation dans l'Irlande du Nord, leur pays natal, avec des hymes tel que 'ALTERNATIVE ULSTER'.

CHELSEA et les ANGELIC UPSTARTS, quoiqu'opérant respectivement à partir de Londres et du Nord-Est, délivrAient tout deux des verdicts maudiSsant les resultats de la façon d'agir du gouvernement sur la jeunesse des aNnées 70 : 'GENE OCTOBRE'S RIGHT TO VOTE' reste un classique.

A cause des médias, des ventes reCord s'élevant et un intérêt de la pArt du marché Américain, le mouvement PUNK devint bientôt le cOmplet contraire de ce qu'il se proposait au début de devenir. Les groupes cOMbattirent pour maintenir leur identité, mais ceux qui ont survécu sortirent inévitablement des limites étroites du PuNk rOck.

La presse musicale, qui avait aidé le mouvement si fervemment, devint vite critique. Déjà, le mouvement Punk avait fourni une industrie défaillante. La musique était devenu un moyen de communication passioné, rejetant l'extravagance et l'aPproche hautement technique des supergrOupes.

Le PuNk rOck n'a jamais suivi les lois, n'a j'Amais été une question d'uniforme et de rétrécissement de vOtre horizon.
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Les BUZZCOCKS, furent formés après que les membres fondateurs PETE SHELLEY et HOWARD DEVOTO virent un concert des SEX PISTOLS le 20 février 76, et un de leurs preMiers concerts fut avec les SEX PISTOLS à Manchester. Quand les BUZZCOCKS ont sorti leur 'SPIRAL SCRATCH EP' (qui inclut 'TIME'S UP'), les sons irrésistibles du disque et l'énergie pure contraignit même le plUs cynique des long-cheveux (hippies) à la soumission. De la même façon, quand les SEX PISTOLS ont bouclé 'PRETTY VACANT' dans le Top Of The Pops, même les hippies crevant difficilement eurent à admettre qu'il y avAit là quelque chOse de plus que 'juste du bruit'. C'était du rOck 'classique', non compliqué, pure et simple.

L'ordre établi de la musique pop et rock d'AngleteRre fut bouleversé quand en automne 76, le premier single d'une bande considérée alors coMme ouTrageuse, les SEX PISTOLS, entèrent dans les charts et montèrent jusqu'à la modeste position 38.

'ANARCHY IN THE UK' devait avoir le même effet sur ce qui devenait une scène de musique pop à la fin des années 70.

Les SEX PISTOLS furent controversés avant leur premier disque avec la firme EMI, et pendant deux ans après 'ANARCHY IN THE UK', ils continuèrent à poursuivre la publicité adverse et à attirer les manchettes de journeaux de la presse nationale.

Les SEX PISTOLS sont toujours le meilleur souvenir du PuNk, plus de 20 ans après leur single de débarquement, mais il y a beaucoup d'autres actes qui émergèrent du PuNk et qUi ont survécu aux années 90.
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Le 4 mars, juste avant un concert à l'El Paradise Club (une boîte de strip-tease dans Soho que McLaren loué pour en faire la salle attitrée des PISTOLS) les SEX PISTOLS donnent leur premiere grande interview, à l'hebdomadaire 'Sound' qui, contrairement à ses prestigieux concurrents le NME ou le Melody Maker, s'intéresse déjà au phénomène PuNk. ROTTEN , sans qu'on ne lui ait rien demandé, s'adresse au journaliste John Ingham : "Je hais la merde. Je hais les hippies et ce qu'ils représentent. Je hais les cheuveux longs. Je hais les groupes de pub rock. Je veux changer tout ça pour qu'il y ait plus de grOupes coMme nOus. Je suis contre les gens qui se plaignent de Top Of The Pops et qui ne font rien. Je veux que les gens sortent et fassent quelques chose, qu'ils viennent nous voir et puis qu'ils fassent leur truc. Sinon, je perds mon temps."

Le 4 avril les SEX PISTOLS jouent au El Paradise.

Le 13 avril SLAUGHTER & THE DOGS se regroupe.

THE CLASH commence à répéter à LONdRES dans un squAtt.

Le 17 avril lesSEX PISTOLS et THE CLASH jOuent au 101'er.

Le 23 avril les SEX PISTOLS jouent au Nashville, en première partie des 101'ers (le groupe pub rock de JOE STRUMMER), dans la salle Adam ant, Vic Godard, SID VICIOUS, MIKE JONES, Dave Vanian et tout le gotha du PuNk embryonnaire est présent (BILLY IDOLESIOUXSIE SIOUX ...), VIVIENNE WESTWOOD est également là (elle provoquera même une bagarre pendant le set des SEX PISTOLS). Après ce concert JOE STRUMMER pense très sérieusement à quitter les 101'ers pour monter son propre groupe.

Le 4 juin les SEX PISTOLS jouent pOur la première fois a Manchester et ce avec les BUZZCOCKS, dans la salle y assiste MORRISSEY. Le 6 juillet les SEX PISTOLS sont en concert au 100 CLUB et les DAMNED (qui viennent de ce former) sont également en concert ce jour là.

Le 4 juillet les SEX PISTOLS sont en concert à Sheffield avec CLASH en première partie, dont c'est le premier concert, le lendemain les SEX PISTOLS jouent au 100 Club avec les DAMNED en première partie.

Le 18 juillet, enregistrement de démos pour les SEX PISTOLS dans un studio de Danmark Street 'SATELLITE', 'SUBMISSION', 'PROBLEMS', 'SEVENTEEN' et 'ANARCHY IN THE U.K.' sont enregistrés sur un quatre-pistes, puis amenés aux studios Riverside pour être overdubbées par STEVE JONES sur un huit-pistes.

Le 20 juillet les SEX PISTOLS sont de retour à Manchester pour un nouveau concert organisé par les BUZZCOCKS, avec comme tête d'affiche SLAUGHTER & THE DOGS.

Le 29 juillet SEX PISTOLS, BUZZCOCKSet CLASH en concert à Londres au Screen On The Green. Pendant le concert, SIOUXSIE SIOUX, seins NUs, jARRetelles et croiX gammée (j'avais cette photo avant, fuck j'l'ai perdu), demande a McLaren si son groupe bourgeonnant pourrait éventuellement jouer avec les SEX PISTOLS au Punk Rock Festival du 100 Clubs, annoncé pour le mois de septembre. McLaren accepte et demande le nom de son groupe, réponse de SIOUXSIE : "On ne sait pas encore, mais on aura trouvé d'ici là."

Le 3 septembre les SEX PISTOLS sont à Paris et le 4 ils passent à la TV pour la première fois, dans l'émission So It Goes, le groupe joue 'ANARCHY IN THE U.K.' et ROTTEN ne cesse d'éviter la caméra. Lorsque ROTTEN est enfin correctement cadré, il fait un doigté à la caméra avant de finir le titre dans le plus grand fracas.
stranglers021 Les STRANGLERS, dont les hits incluaient 'GET A GRIP ON YOURSELF' et 'DUCHESS' sont toujours régulièrement dans les cHarts UK.

Les BOOMTOWN RATS avec leur hit 'SHE'S SO MODERN' et 'LIKE CLOCKWORK' furent menée par le charismatique BOB GELDOF, dont le travail pour la faim dans le monde et les necessiteux a mené à sa reconaissance mondiale. Et les JAM, dont les nombreux hits, 'THE MODERN WORLD' et 'DOWN IN THE TUBE STATION AT MIDNIGHT' engendraieNt PAUL WELLER, au style direct, qui eut une seconde carrière remplie de succès avec STYLE COUNCIL.

adverts011THE ADVERT (tristemEnt oubliés malgré la réaPparition en 1990 du leader TV SMITH) fournit des exemples parfait de PuNk précoce poussant des slogans tes que 'Pas le temps d'avoir 21 ans' et 'Adolescent emmerdés' combinant tout deux des sons brillants avec une ligne de basse vibrante, du à une mystérieuse PuNk(e) de rêve : GAYE ADVERT.

SIOUXSIE AND THE BANSHEES se sont formés à partir de fans des SEX PISTOLS, dont beaucoup ont vécu dans les banlieues du Sud-Ouest de Londres et furent donc appelés le Contingent Broomley. Ils se sont hissés directement au mythe en jouant un jeu improvisé. BILLY IDOLétait à la batterie, il quite le groupe le 17 septembre.

Le 20 septembtre c'est le 100 CLUB PuNk fesTivAl, joueront SUBWAY SECT, SIOUXSIE AND THE BANSHEES , THE CLASH et les SEX PISTOLS. Le 21, les STINKY TOYS (grOupe francais), les DAMNED, les VIBRATORS et les BUZZCOCKS.

500 personnes pour le festival... SUBWAY SECT ouvrent le bal, ils jouent pour la première fois en public (5 morceaux). SIOUXSIE AND THE BANSHEES suit. les BANSHEES sont composés de Marco Pirroni (futur Adan And The Ants et Sinead O'Connor) à la guitare qui remplace BILLY IDOL initialement prévu, SID VICIOUS à la batterie et STEVE SEVERIN ou HAVOC (c'est selon) à la basse. Le groupe ne sait absolument pas jouer et se lance dans des reprises chaotique durant 20 minutes... LES BANSHEES qui étaient sensés utiliser le matériel de CLASH s'en verront interdire l'accès par Bernie Rhodes, leur manager, à cause du brassard à croix gammée arboré pAr la chanteuse. Ils doivent se débrouiller avec le matos de SUBWAY SECT. THE CLASH montent sur scène dans leur line up définitif. Ils jouent 'WHITE RIOT', 'LONDON BURNING', 'I'M SO BORED WITH THE USA', 'PROTEX BLUE', 'JANIE JONES' et '1977'. Les SEX PISTOLS montent sur scène devant un public conquis pour la première fois d'avance. Ils jouent 'ANARCHY IN THE U.K.', 'I WANNA BE ME', 'SEVENTEEN', 'PRETTY VACANT', 'NEW YORK', 'SUBMISSION', 'STEPPING STONE' des Monkees, 'NO FUN' des STOOGES.

Le lendemain soir, les STINKY TOYS (groupe avec Elli Medeiros et Jacno) sont acceuillis avec une certaine indifférence, à l'exception de PETE SHELLEY qui trouve le groupe très bon. Les DAMNED encHAInent et jouent apProximativement leurs morceaux à 100 à l'heure. LEur énergie et leur présence scénique parfaitement théâtral convainquent tout le monde sAuf SID VICIOUS qui, décidé à donner son avis, envoie vers la scène une chope de BIERE. Elle éclate en morceaux, dont l'un va sournoisement se loger dans l'oeil d'une jeune PuNk. SID est éjecté du 100 Club et correctement molesté par la POLICE... Les VIBRATORS sont aberrants. Le public reste pour lr moins perplexe devant ces rOckers à cheuveux longs, reprenant des solos de Chuck Berry. Enfin, les BUZZCOCKS finissent la soirée tandis que la salle se vide.
sid12Le bilan du festival est lourd. Suite à l'incident du verre de BIERE et la campagne de presse qu'il déchaîne ("Choc ! Horreur ! Violence au Punk Rock Festival"), tous les groupes Punks seront interdit de séjour au 100 Club. D'autre part, le premier soir du festival, les SEX PISTOLS ont signé un contrat avec Glitterbest, que JOHNNY ROTTEN n'a même pas lu : Glitterbest touche 25% des revenus du groupe (au lieu des 20% habituels), 50% sur le merchandising. La clause 14 stipule que le groupe reconnaît le nom "SEX PISTOLS" comme une création du manager qui n'appartient donc qu'à lui (Malcolm McLaren). ROTTEN aurait mieux fait de lire avant de signer... Ca lui aurait évité 8 ans de procés.

McLaren contacte plusieurs majors, Polydor et EMI. A Polydor, Chris Parry (qui signera plus tard les JAM et les CURE) n'arrive pas à convaincre ses patrons de signer les SEX PISTOLS. Chez EMI, ça n'est pas l'hysterie non plus, mais McLaren persuade les directeurs artistiques... BINGO !! Contrat mondial pour 2 ans, 40000 £ d'avance sur les royalities payables à Glitterbest sur une base de 10% : 20000 £ payables de suite, l'autre moitié devant être réglée un an plus tard. Les SEX PISTOLS sont signés le 9 octobre 76. Le 12, ils empochent 10000 £ de plus en signant un contrat d'édition, également avec EMI. Le 13 octobre les SEX PISTOLS arrivent aux studios Lansdowne, afin d'enregistrer 'ANARCHY IN THE U.K.'. Ayant recouvert les murs du studio avec des slogans comme "ANARCHY" ou "EMI Is Here", ils se voient obligés de filer aux studios Wessex.

Le 26 novembre 'ANARCHY IN THE U.K." sort en fanfare dans sa pochette noire. Afin de promouvoir le single, une tournée est prévue avec THE CLASH, les DAMNED et les HEARTBREAKERS en tant qUe 'vedettes américaines'. En attendant, les SEX PISTOLS font quelques concerts où ils jouent un nouveau morceau qui s'appelle provisoirement 'NO FUTURE' et apparaissent à la BBC1 au London Weekend Show dans un documentaire sur le PUNK, aux côtés de THE CLASH et d'autres personnalités de la clique PuNk.

Le 1 décembre c'est la fameuse interview de Bill Grundy au 'Today' show TV.

Queen, groupe signé chez EMI, est censé passer à l'émission Today de Bill Grundy, sur la chaîne Thames. Mais Freddie Mercury ayant des problèmes avec son impossible dentition, décide d'aller chez le dentiste et annule lr rendez-vous (rien a foutre de Queen, mais c pour l'histoire). On propose les SEX PISTOLS en remplacement. (BIENTOT LE TEXTE DE CETTE EMISSION !! heu qd je dis bientôt c'est ptetre dans 6 mois...)

Le 9 décembre les SEX PISTOLS sont en conCErt à Manchester et parmis le public ce trouve les membres de JOY DIVISION.

THE BOYS ('BRICKFIELD NIGHT') avaient la distinction d'être le seul groupe PuNk à utiliser un piAno et de sortir des singles pour Noël (quoique déguisés coMme des soulards), tandis que SLAUGHTER AND THE DOGS de Manchester ('BASTON BABIES') furent largement connus pour leur penchant pour les bottes et des concerts qui se terminaient avec une scène recouverte d'une bouillie collante et séchée de farine et de sang.
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L'étonnant 'PERSONALITY CRISIS' et 'LOOKING FOR A KISS' montrent exactement comment les immondes NEW YORK DOLLS eurent une influence si importante sur les SEX PISTOLS, (dont le 'NEW YORK' était leur réplique venimeUse à celle des américains 'LOOKING FOR A KISS'), tandis que 'ONE TRACK MIND' trouve l'ex-DOLLS JOHNNY THUNDERS tappant en retour avec une carrière solo à succès. 'BORN TO LOSE' était une chanson de JOHNNY THUNDERS .

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En 1977, SIOUXSIE AND THE BANSHEES devinrent un des groupes les plus chauds d'Angleterre. Leur premier 45 tour, 'HONG KONG GARDEN' vint directement dans le Top 10 et fut le début d'une carrière continue.

Inspiré par les tubes des SEX PISTOLS, une nouvelle génération d'artistes émergea en 77, utilisant un rock'n roll dépouillé, où l'énergie et l'attitude plutôt que la technique étaient les vertus.

THE CLASH sort sont premiEr 45T 'WHITE RIOT' en février.

En avril sortie du premier alBum de THE CLASH 'THE CLASH', cet albuM contient un morceau REGGAE 'POLICE AND THIEVES'.

Le second single des SEX PISTOLS 'GOD SAVE THE QUEEN' fut mis sur le marché en mai 77, à une période où la nation célébrait les 25 ans d'anniversaire de l'accession de la reine au trone et fut calculé pour outrager le sentiment public. Leur paya et le single atteint le numéro deux et fut vendu à 150000 exemplaires en 5 jours. La même année, ils engoufrèrent dans le top 10 à nouveau avec une autre composition 'PRETTY VACANT'.

Le fait que Malclm McLaren ait eu l'intentiOn ou non de fAire des SEX PISTOLS les architctes de la nouvelle vage du rOck, est aussi discutable que le fAit que Sam Philipps ait eu l'intention de faire d'ELVIS le modèle du rock'n Roll lui-même. Les révolutions sociales et musicales engendrées par leurs protégés, n'auraient pas pu non plus être prédites, cependant leurs ambitions respectives (Sam voulait trouver un blanc pouvant chanter comme un noir - Malcolm voulait trouver ou créer un groupe qui avait la bonne attitude (??)) devaient contenir, quelque part dans leur tête, au moins la possibilité lointaine ou l'espoir d'un succès impensable.

Mais à la fiN de 1977, la première vague d'enthousiasme PuNk avait disparu. Le stYle était devenu trop rigide, et sa très grande vitesse jouait contre lui; si vous écoutez des disques comme 'THIS PERFECT DAY', 'THE ADVERTS', 'THE GREAT BRITISH MISTAKE' des SAINTS, vous entendez le son d'une musique accélérant jusqu'à ce qu'elle touche un mur de brique. Quant à l'encien leader des BUZZCOCKS? HOWARD DEVOTO forma son propre groupe, MAGAZINE. Ressemblant mystérieusement à l'éminence grise de l'époque BRIAN ENO, DEVOTO descendit à fond de cale la route artistique, comme les paroles de 'SHOT BY BOTH SIDES' (Top 30 au début 78) le confirment. 'WHICH SIDE ARE YOU ON ?' demandait un autre disque populaire de l'époque; les participants au reste des PuNks avaient nOn seulement besoin de choisir leur cAmp, mais aussi le bon camp, càd d'être CONTRE le rAcisme. Dans ses chansons et grâce à ses chansons et son art, DEVOTO cherchait à rester loin des foules, et mis au pilori pour cela, ainsi, politisé, il était devenu pOst-PuNk.

1978 vit la montée de SHAM 69, le groupe de JIMMY PURSEY'S, qui pensait que le PuNk rocK devenait trop à la mOde et qui fraPpa à l'arrière avec des chansons des rues sAns non-sense, telles que 'ANGELS WITH DIRTY FACE', 'RIP OFF' et plus particulièrement leur cri de ralliment 'IF THE KIDS ARE UNITED'. Toutes ces chansons célèbraient le style de vie 'bon loubard'.

En janvier 78, les SEX PISTOLS splittèrent, le PuNk n'était pas sans un certain fUn pop innocent : la jeunesse moderne libre, un sentiment rénové de 'FRIDAY ON MY MIND', que la ville est votre. Le troisième TOp 40 des JAM, 'THE MODERN WORLD' est un bon exemple, comme le titre bien conscient de GENERATION X 'WILD YOUTH'.


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Histoire du punk suite

(suite de l'histoire du Punk)

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THE REZILLOS, d'Edinburgh, en Ecosse, contribuèrent avec '(MY BABY DOES) GOOD SCULPTURES', un son oFf marié avec des effeTs visuels précoces de Memphis et des presques-hits.

A l'époque où ces disques sortirent, cependant, l'amusement innocent n'était pas aussi possible. Le sens de l'actualité du PuNk avait placé ce qui était un arT / un sTyle dans l'arène pOlitique à l'époque de la polarisation politique et des batailles en cOurs entre les extrèmes gAuches et droites. Privé de son centre (les SEX PISTOLS) le mouvement se divisa en diverses directions : le réalime social, l'expérimentation artistique et l'essai de placer des hits au Top.

SHAM 69 mena le cadre social réalisme. Venant des ordures du sUd de Londres, ils marrièrent un PuNk basique, simpliste à des paroles simples, effectives et de deuxième clASse. C'était une mixture effective d'un point de vue commercial : leur premier grand 45 tour 'THERE'S GONNA BE A BORSTAL BREAKOUT', donna un coup de coude aux charts, tandis que leut trOisième 'IF THE KIDS ARE UNITED' vint dans le Top 10. C'était leur apogée, mais leur carrière s'effondra sous le suPPort non cherché de l'extrème droite. Quand quasiment chaque concert devint un champ de bataille, SHAM 69 se retira.

999 et THE LURKERS était identiquement placés sous la loi du marché, non à cause de leurs paroles mais à cause d'un travail hardu, d'un styLe brutal. 'EMERGENCY' est le soMmeT de 999, datant du début de 1978, sorti avec une des premières vidéo pOp, où le chanteur NICK CASH attaque la caméra. 'homicide' fut leur premier hit dans la Top 50, plus tard durant l'année 78. THE LURKERS ont émergé hors de Londres Ouest en 1977, avec leur stUpide 'SHADOW', mais n'ont pas eu de hiT avant la mi-78, avec 'AIN'T GOT A CLUE'. Les deux groupes jOuent toujours le circuit des vieuX PuNk.

En février l'enregistrement du second album de THE CLASH, 'GIVE'EM ENOUGHT ROPE', est interRompu, JOE STRUMMER doit se fAire hospitaliser à cause d'amygdales enflammées et d'hépatite virale.

En 1978, Manchester était firmement établi comme la seconde cité PuNk d'Angleterre. Pendant un temps, la ville fut son centre le plus créatif. Les 'pères' de la ville, les BUZZCOCKS ont inauguré une suite incroyable de 7 hits au Top 40 en 18 mOis avec des chansons telles que 'WHAT DO I GET?', un excellent exemple de leur style mélangé puissance-pop. Finalement, surmené et dénué des idéaux qui les avaient soutenus, les BUZZCOCKS sont passés à trAvers un période fleurissante finale, hautement psychédélique et philosophique, avant de splitter en 1981.

Début 78, GENERATION X sort un nouvel album produit par Ian Hunter. Le groupe UNDERTONES sort le single 'TEENAGE KICKS'.

WIRE, continua à être sarcastique et méchant, tout le monde se tenait hors de leur chemin. 'I AM THE FLY' était un presque-hit pOpulaire à l'automne 78. WIRE souffrait, cependant, de la confusion de l'époque : un cOncerT à New Castle s'est transformé en viOlence de masse pendant qu'ils étaient sur scène.

La popularité de X-RAY SPEX, démenait aussi de serieux problèmes. 'THE DAY THE WORLD TURNED DAY-GLO' prit une prophétie mystèrieuse de la saturation chimique d'aujourd'hui dans le Top 30 du début de l'été 78. Leur hit suivant, 'IDENTITY', termina leur styLe de voix cRiante et de saxophone gémissant dans un niveau imposSiblement haut. Quelque chose devait casser et après un mois de placement dans le Top 30, la chanteuse POLY STYRENE eut une dépression nerveuse. Leur seul et unique album, 'GERM-FREE ADOLESCENTS', était chouette. Le 22 octobre les VIBRATORS donnent leur concert d'adieu au Marquee.

Nommés d'après une chanson des VIBRATORS, STIFF LITTLE FINGERS, de Belfast, en arriva directement aux intérêts sociaux, avec des chansons à propos de la gerRe civile en Angleterre, comme écrit par uN journaliste du Fleet Street, les mOts étaient marriés à des sons PuNk, parmis lesquels 'ALTERNATIVE ULSTER' et 'SUSPECT DEVICE'.

Une autre caractéristique de cette année fut le fleurissement de la vEnte au détail indépendante et des cartels de labels de disques. Les magasins de disques étaient devenues indépendants en sTOckant du matériel rare ou interdit (parmis lequel le 'GOD SAVE THE QUEEN' des SEX PISTOLS qui par plusieurs chaînes de vente majeures était l'exemple le plus infamant). De nombreux labels de disques, coMMe ROUGH TRADE, BEGGARS BANQUET et ZOOM en Ecosse, sortirent de cette arène. Un label situé à mi-chemin était RADAR, dirigé par Andrew Lauder. Il avait angagé THE STRANGLERS et THE BUZZCOCKS sur un label majeur et a aussi été responsable de la premièRe boNne réédiTion du materiel des années 60 en Angleterre. Un disque de RADAR, distribué par Warner Bros exposait ELVIS COSTELLO et aussi des talents locaux tels que les SOFT BOYS de Cambridge. Le chanteur et écrivain ROBYN HITCHOCK continue de ravir les anglophites.

La carrièRe de MARK PERRY fut spéciale. Il coMmEnça par définir l'esthétique du mouvement entier avec le premier magaZine PuNk d'Angleterre, SNIFFIN' GLUE. Ennuyé par l'analyse, il forma son propre laBel de disques, STEP FORWARD (repris par le futur manager de POLICE, MILES COPELAND), et commença à délivrer des groupes qui allait de SHAM 69 à POLICE du début, et aux styles pLus obliques, sévères de THE FALL, et de son propre groupe expérimental, ALTERNATIVE TV.

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ALTERNATIVE TV n'eu aucun hIt, mais le morceau 'ACTION TIME VISION' était ce que le groupe avait de plus proche de son son typique. Après avoir perdu des membres à une vitesse embarassante, ATV a entamé le paSsage hypies/PuNks en jouant au festival de Stonehenge à la fin 78. Le groupe éclate en 80, mais PERRY enregistre toujours des disques à intermittence.

fall011Un autre disque sur STEP FORWARD en 78 était le 'BINGO MASTER' de THE FALL, le premier disque d'une carrière continue qui a vu MARK E. SMITH être reconnu comme un des premiers bons écrivains du rOCk.

Les 29, 30 novembre et 2 décembre c'est le Great British Music Festival, a l'affiche queleques groupes PuNks : JAM et GENERATION X (les autres je connais pas).

Un des plus grandioses groupe de l'époque SUBWAY SECT formé, à nouveau, à partir de fans des SEX PISTOLS et fut rapidement repris par le manager de CLASH, BERNARD RHODES. Menés par VIC GODARD, le groupe était monochrome, hautement introverti, puriste. LeUr premier 45 tour, 'NOBODY'S SCARED' résumait ironiquement ce qUe le PuNk était devenu : "Personne ne sait pour quoi ils sont. D'ailleurs, tout le monde s'en fout...". Le second 45 tour des SUBWAY SECT contient la prémonition de ce que le PuNk allait devenir : juste comme la bAlance pOlitique penchait vers la droite, VIC GODARD célébrait son propre manque de la qualité que bientôt on mettrait le plus en valeur, l'ambition.

Comme les années 70 se terminaient, le Top Of The Pops passait régulièrement des groupes PuNk telles que les BUZZCOCKS, dont le 'WHAT DO I GET' compte parmis les moments pOp les plus fins. Le single 78 'HURRY UP HARRY' de SHAM 69 a atteint le Top 10.

Un des albums de l'année 78 c'est 'THE SCREAM' de SIOUXSIE & THE BANSHEES.

En 1979, le 2 féVrier, SID VICIOUS meurt d'une oVerdose.

Les BUZZCOCKS sortirent deux hits, 'HARMONY IN MY HEAD' et 'EVERYBODY'S HAPPY NOWADAYS'. La banque d'Angleterre interdit à THE CLASH le droit d'utiliser la reproduction d'un billet de 20£ pour illustrer la pochette de leur prochain album. En mAi, les lecteurS du journal anglais NEw Musical EXpress élisent JOE STRUMMER premier ministre. EN décembre sortie de 'LONDON CALLING' porte de sortie à l'éTiquetTe PUNK, ce disque hIStoriquE offre un nouveau public à THE CLASH.

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En 1980, le succes de THE CLASH est très grAnd, et ils sortent un triple album 'SANDINISTA', 36 titres dont 2 gros HIts, 'THE MAGNIFICENT SEVEN' (rap avant l'heure) et 'THE CALL UP'.

En 1981 THE CLASH sort un deuXième titre raP 'THIS IS RADIO CLASH', mais l'heure de la rupture a sonné (au bon moment sinon qui sais ce qu'ils nous auraient fait). 'COMBAT ROCK' sort avec 2 très grOs hits, 'ROCK THE CASBAH' et le plus gros hits de THE CLASH 'SHOULD I STAY OR SHOULD I GO' chanté par MIKE JONES.

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12 octobre 2005

LA BIOGRAPHIE DE SID VICIOUS

   


LA BIOGRAPHIE DE SID VICIOUS


sid04 John Simon Ritchie est néle 10 mai 1957 à Londres. Ses parents, John Ritchie et Ann Randall se séparent très tôt. Sans argent, la jeune mère se réfugie avec son fils à Ibiza chez des amis et gagne piteusement sa vie en vendant de l'herbe. De retour à Londres en 1965, Ann devient junkie, abandonnant son fils à l'école de la rue. Adolescent John devient de plus en plus incontrôlable, n'aimant que la musique, surtout Bowie et T. REX. Il fréquente un gang, The Johns, et emménage dans un taudis avec Johnny Rotten, qui le surnomme Sid Vicious en raison de son caractère imprévisible et violent. Après l'échec d'un premier groupe, il rejoint, en février 1977, les Sex Pistols, groupe crée en 1975 par le producteur Malcolm McLaren. L'image chaotique de Sid profite au groupe qui connaît alors un succès foudroyant, enchaînant ses titres aussi provocateurs. Il rencontre alors une jeune junkie américaine, Nancy Spungen. Une passion, synonyme d'héroïne, de masochisme et d'autodestruction. Elle s'achève dans le chaos, Nancy meurt poignardée, de manière inexpliquée, le 10 octobre 1978, au mythique Chelsea Hotel de New York. Sid est arrêté puis relâché sous caution. Désormais inutile aux Pistols, dans l'attente de son procès, il poursuit sa fuite en avant, jusqu'à l'overdose.Il meurt le 2 février 1979 à New York L'icône du punk n'avait que 21 ans.

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83a8e2e05> Deux morts étranges
Le meurtre de Nancy Spungen n'a jamais été élucidé. Sid Vicious fut relaché pour une caution de 50.000 dollars payée par Mc Laren. Sa mort est elle même bien mystérieuse : suicide ou accident ?

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                                          > My Way
sid115 La grande réussite de Sid Vicious, c'est certainement sa reprise du My Way de Franck Sinatra (elle même reprise d'un tub de Claude François: Comme d'habitude !). On le découvre chanteur, rageur et comique, dans une grande interprétation qui résume à elle seule l'esprit du Punk.

> Punk attitude !
Il semble que Sid Vicious n'ait jamais joué de basse avant de se faire embrigader par McLaren dans les Pistols.


> Dernière volonté
Le dernier souhait de Sid Viciou fut semble-t-il de reposer auprés de Nancy. Devant le refus de la mère de la jeune femme, Ann Randall déposa les cendres de son fils sur sa tombe, à Philadelphie...

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21 octobre 2005

1978 une conversation téléphonique avec sId ViCiOuS

   

Lu sur God save Sid Vicious : "1978 une conversation téléphonique avec sId ViCiOuS par Roberta Bayley. La tournée Américaine des Sex Pistols prit fin à Winterland à San Fransisco, en 1978. Deux jours plus tard le groupe s'était officiellement séparé. Le 20 janvier, il était dans un avion à destination de New York. Il eut une overdose et fut déposé d'urgence, inconscient dans un hôpital en Jamaïque. La plus grande tempête de l'année immobilisa New York, nous lui avons donc parlé par téléphone. Il avait l'air très faible, et anxieux de parler. Il en avait assez.

 

Sid: salut.

 

Roberta: salut, Sid?

 

S: salut.

 

R: Sid?

 

S: ouais?

 

R: c'est Roberta.

 

S: oh oui, je me souviens... tu vas me rendre visite à l'hôpital?

 

R: il neige.

 

S: oh.

 

R: je n'ai pas de voiture et tu ne peux pas prendre le train.

 

S: je suis seul.

 

R: on va venir demain. tu penses que tu seras encore là demain?

 

S: je suis sensé rentrer à Londres demain.

 

R: comment te sens-tu?

 

S: faible.

 

R: personne n'est venu ou n'a essayé de te voir?

 

S: non.

 

R: c'est tellement pitoyable dehors. Je suppose que tu peux le voir à la télévision.

 

S: ouais, je reste tout seul.

 

R: tu es là depuis combien de temps? la nuit dernière?

 

S: mmm, ouais.

 

R: qu'est-ce qui est arrivé aux autres? qui était dans l'avion avec toi?

 

S: Boogie. (le technicien du son des Sex Pistols) en fait, j'ai pris 80mg de methadone, ok? et quand t'es bien shooté et qu'en plus t'es haut dans les airs et ça te fait un putain d'effet, meilleur que quand t'es au sol. Tu sais que tu t'éclates bien mieux quand t'es là-haut.

 

R: oui, tu es plus vite défoncé.

 

S: donc c'est ce qui est arrivé. je n'espérais pas que quelqu'un aie l'intention de prendre le train pour me voir.

 

R: tu as la télé au moins?

 

S: ouais. j'aimerai mieux quelquechose à lire.

 

R: oui, des magazines ou des BDs, hein?

 

S: ce que je veux vraiment c'est une énorme pile de BDs Marvel.

 

R: j'ai plein de Bds super.

 

S: ouais, moi aussi, mais c'est Boogie qui les as, l'enfoiré.

 

R: tu n'as aucun moyen de le contacter?

 

S: non, il a dit qu'il essaierait de m'appeler plus tard aujourd'hui. Mais il le fera pas. c'est un con.

 

R: et qu'est-ce qui est arrivé au groupe, alors?

 

S: je les ai quittés.

 

R: oui, on dirait que tout le monde les a quittés.

 

S: ben, je pense pas qu'ils voulaient  vraiment continuer, mais personne n'avait les tripes de le dire. j'ai juste téléphoné à John et lui ai dit ce que je pensais de lui et où je pensais qu'il en était et tout... je veux dire je pense toujours que je suis plutôt bon. Je pense que j'était même meilleur que tous les autres.

 

R: qu'est-ce que Steve et Paul veulent faire?

 

S: j'en sais rien. ils vont sûrement essayer de rejoindre un autre groupe et échouer. John est complètement fini.

 

R: ça a l'air d'être un consentement général.

 

S: (content) vraiment?

 

R: est-ce que tu penses que John va se reprendre un peu?

 

S: ouais, c'est ce que j'éspère. Que ça va le secouer et qu'il va faire quelquechose. De toute façon, s'il ne fait rien, non seulement il ne sera rien, mais personne ne voudra le connaître. Ils diront, oh, tu n'étais pas Johnny Rotten?

 

R: oui, je suppose qu'en Angleterre tout le monde doit s'inquiéter. Comment tu le sens?

 

S: j'ai bien peur que ce soit fini parce que j'étais... enfin j'avais l'impression que j'étais le seul à y mettre vraiment toute mon énergie. Tu as vu le concert à Frisco? John ne faisait pas grand-chose n'est-ce pas?

 

R: le concert était médiocre  au lieu d'être meilleur.

 

S: ouais. je crois que celui qu'on a donné à Dallas ou un endroit du genre était...

 

R: San Antonio.je pense que c'était le meilleur.

 

S: (excité) quoi, tu parles de celui où je me suis explosé la tête?

 

R: non, ça c'était à Dallas. mais j'ai adoré celui où tu as frappé le mec avec ta guitare.(Rodéo de Randy)

 

S: est-ce que c'était celui où j'ai failli devenir fou?

 

R: oui, et John sautait un peu beaucoup partout et le public jettait au groupe des canettes de bière. c'était vraiment bien.

 

Si les avions marchent demain est-ce que tu reviendras à Londres?

 

S: Ben je dirais que j'irais. Sophie aura réservé les billets.

 

R: mais ils ne laisseront peut-être pas les avions partir...

 

S: d'un côté j'épère que c'est ce qu'ils ont fait parce que j'aimerais rester à  New York quelques jours.

 

R: oui, tu devrais. plein de gens aimeraient te rencontrer et tout. tu n'y est jamais allé avant. tu y passeras un bon moment. je pense que tu es en assez bonne santé pour le faire.

 

S: je ne sais plus où j'en suis. je ne peux pas boire. je ne peux rien apprécier. le docteur a dit que si je rebuvais comme je l'ai fait dans le passé... j'aurais alors à peu près 6 mois à vivre, pareil pour les drogues donc je ne peux plus ou moins rien faire parce que si je sortais je devrais tout simplement... m'assoir et ne rien faire. si je sortais je ne pourrai pas résister à la tentation-et CA ce serait le problème. Comme si j'allais en finir en me bousillant.

 

R: bon, alors qu'est-ce que tu vas faire? si tu retournes à Londres, c'est exactetement la même chose.

 

S: oui. je vais probablement mourrir dans 6 mois, en fait.

 

R: il faut que tu te calmes pendant un moment.

 

S: je suppose que je suis obligé. je n'ai pas encore imaginé comment je vais me débrouiller pour le faire parce que ça fait 4 ans qu'on ne m'a pas pris en main. j'ai eu l'hépatite et quand je suis sorti de l'hôpital je me suis foutu en l'air aussi mal que j'ai pu. je ne sais pas pourquoi, mais tout le monde dit que je ne peux rien faire, alors je n'en fais qu'à ma tête et je le fais. C'est ma nature.

 

R: oui, et ta nature va te causer beaucoup de problèmes.

 

S: ma nature va surtout me tuer dans 6 mois.

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07 novembre 2005

GG Allin

   

GG Allin


(29 août 1956 - 28 juin 1993)

gg_allin


Tatoué comme un itinéraire routier, une paire de ray-ban fatiguée vissée sur sa trogne échappée de "Cape Fear", les joues rongées par une méchante barbe clairsemée, GG ALLIN avait coutume de se présenter en déclarant : « Je suis né Jésus Christ Allin en 1956 à Lancaster, New Heaven. Le Jésus Christ dont ils parlent dans la Bible est un imposteur bidon. Fuck that weak shit ! Je suis celui avec qui les choses se traitent. Je me suis créé moi-même dans le ventre des feux de l'enfer. Il n'y a pas de séparations entre Jésus Christ, Dieu et le Diable, car ils existent tous en moi. Ma mission est de redistribuer le rock'n'roll au monde et de prouver que je suis le vrai roi grâce aux pouvoirs que j'ai acquis... »

Mégalomane, frénétique, teigneux, lubrique, cet inconditionnel du viol saigneux, ce virtuose de l'insulte vécue comme un art dialectique, fut et restera l'ultime mauvais bougre du rock'n'roll. Car ici point de contrefaçon. L'homme explora, avec un souci obsessionnel et fanatique, toutes les nuances de l'auto-destruction. Provocant son public, s'auto-mutilant sur scène, il ajoutait : « ...Personne n'a eu le courage d'achever ce qui avait été entrepris. Ils m'ont tous laissé tomber. L'argent les a fait se vendre. Même IGGY m'a trahi. Les SEX PISTOLS aussi... SID (Vicious) m'a lâché lorsqu'il est tombé amoureux, et c'est pour ça qu'ils sont morts... Nous sommes entrés dans la dernière décennie de la mutilation sanglante. Il est temps de reprendre le rock'n'roll aux masses et de le redistribuer à ceux qui n'acceptent ni le confort, ni la conformité. Quand ma mission sera terminée, je me suiciderai sur scène et le sang du rock'n'roll deviendra le poison de l'univers à tout jamais... »

Une existence brève, impétueuse, imbibée de brandy, traversée de bruit et de fureur (il fut périodiquement jeté en prison pour outrages divers, abus de stupéfiants et viol)... Et une série de concerts légendaires, lui ont forgé une solide réputation d'antéchrist et de monarque trash. Avec la féroce conviction d'être élu, et persuadé d'être investi d'une mission capitale (sauver le rock !), l'homme ne recula devant aucun forfait : « Pourquoi croyez-vous que je suis allé en prison ? Parce qu'ils savent qui je suis et ils ont peur... Il s'agit d'un complot et je suis le Sauveur. C'est pour ça que je suis considéré comme une menace par la Société ! ».

Le bonhomme a multiplié les sejours en prison, mais vu son CV scénique, c’est pas étonnant : il donnait des concerts à poil, s’entaillait avec des bouteilles de verre cassées, se battait avec la foule, urinait sur le public et sur les membres de son groupe (ben voyons), prenait également le temps entre deux brulôts punk de lacher une bonne pêche et, s’il la considérait comestible, de l’ingurgiter…sinon, les malheureux spectateurs du premier rang s’en prenaient plein la gueule. L’alcool et l’héroine faisaient bien entendu partie de son métabolisme de base.

Sa discographie est, elle aussi, pour le moins chaotique : s’enchainent, dès 1980, des albums à la qualité variable mais aux titres plus qu’évocateurs du message distillé par GG le Prophète : EAT MY FUC, FREAKS FAGGOTS DRUNKS & JUNKIES, SUICIDE SESSIONS... Lors d'un concert donné durant les festivités d'Halloween, en 1993, GG annonce son suicide pour bientôt ; malheureusement pour lui, c'est une overdose qui l'emportera dans les profondeurs qu'il a su si bien décrire...

ggallin

 

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27 mai 2006

Dead Kennedys

   

                  
Dead Kennedys sources
                  
Blog de chrome75 : /!\L'Histoire du Punk/!\ , Dead Kennedy

Dead Kennedys est l'une des plus célèbres formations de hardcore américain de tous les temps. Le groupe se constitue en 1978 lorsque Jello Biafra répond à une annonce de East Bay Ray passée dans un magazine musical. Ils sont rapidement rejoints par Klaus Flouride (basse), un second guitariste passé à la postérité sous le nom de 6025, et le batteur Ted, remplacé à la fin de l'année 1980 par D.H. Peligro.

Les Dead Kennedys effectuent leur premier concert au Mabuhay Gardens en juillet 1978. Très rapidement leur notoriété grandit autour de San Francisco et le groupe enregistre son premier single "California Über Alles" un an plus tard, sur son propre label Alternative Tentacles Records, sur Fast Products au Royaume Uni. Suivent "Holidays in Cambodia", "Kill the Poor" et "Too Drunk to Fuck", qui atteindra le Top 40 en Angleterre en 1981, et enfin le premier album Fresh Fruits for Rotting Vegetables.

Les Dead Kennedys asseoient leur réputation en écumant tous les coins du Canada et des USA. Ils effectuent leur premier concert en Angleterre en 1980 qui s'avère être un succès. Dès lors les tournées et les albums s'enchaînent.

Toutefois, l'attitude provocatrice des Dead Kennedys leur attire les foudres des mouvements bien pensants, P.M.R.C. en tête. Déjà Jello Biafra avait créé une belle pagaille lorsqu'il s'était présenté aux élections municipales de San Francisco. La sortie de Frankenchrist en 1985, accompagné d'un poster reproduisant le tableau Penis Landscape du peintre suisse H.R. Giger, amène le groupe dans une procédure juridique dans laquelle les Dead Kennedys sont accusés de corrompre la jeunesse. Lavé de toute accusation au titre du premier amendement relatif à la liberté d'expression, le groupe décide tout de même de se séparer après la sortie de Bedtime for Democracy, miné par des tensions qui persisteront encore quinze ans après.

Les Dead Kennedys jouent leur dernier show en mars 1986 à la San Francisco Area.

Militant altermondialiste et écologiste, auteur de spoken words, Jello Biafra n'en a pas pour autant cessé toutes activités musicales, bien au contraire. Depuis la séparation des Dead Kennedys il a signé des projets aussi divers que Lard, Tumor Circus, s'est associé à NoMeansNo, D.O.A., Mojo Nixon, Reverend Horton Heat et dernièrement les Melvins avec qui il a fait une prestation très remarquée au Fury Fest 2005.

Après avoir gagné le droit d'utiliser le nom et le répertoire des Dead Kennedys, les trois autres membres restants tentent de faire revivre le mythe avec plus ou moins de succès

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