Les informations collectées sont notamment "relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".

Dans un avis rendu le 16 juin, la Commission nationale Informatique et et Libertés (CNIL) a estimé que "le traitement de telles données appelle l'adoption de garanties renforcées" et doit par conséquent "être encadré".

Le décret instituant Edvige --pour "Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale-- paraît le 1er juillet, le jour même où entre en vigueur la réorganisation issue de la fusion des Renseignements généraux (RG) avec la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage).

Le fichier Edvige est rattaché à la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) et à sa nouvelle sous-direction de l'information générale (Sdig), à laquelle revient une partie des attributions des RG, relatives au comptage des manifestants, aux violences urbaines ou aux conflits sociaux.

Jusqu'à aujourd'hui, les fichiers des RG ne concernaient que les personnes majeures.