16 avril 2007
Question pour un citoyen:
Question pour un
citoyen:
Indice :
personnalité politique française
Je suis noble, issu d'une famille de barons hongrois qui a
collaboré avec le
régime nazi durant la guerre et a fui la Hongrie pour
éviter d'être jugée
pour
collaboration après la Libération.
Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre
les étudiants
grévistes.
Contrairement à ce que j'essaye de faire croire je ne suis
pas le candidat
de la
« rupture » ou de la «
nouveauté » en politique je suis entré
en politique
sous
Giscard il y a 30 ans et j'ai été plusieurs fois
ministre, député, maire,
président de Conseil Général.
À l'époque de la catastrophe de Tchernobyl
j'était délégué
interministériel
au
nucléaire et c'est moi qui ai mis en place la campagne de
désinformation
prétendant que le nuage de Tchernobyl s'est
arrêté aux frontières de la
France.
J'ai fait cependant disparaître cet épisode de ma
vie politique de ma
biographie
officielle sur le site internet du ministère de
l'Intérieur.
Ministre de l'économie durant une partie du gouvernement
Raffarin, j'ai
défendu
la rigueur et la baisse des dépenses publiques. J'ai
réalisé l'ouverture du
capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que
jamais cette entreprise ne soit
privatisée. J'ai renié cet engagement en 2006 en
privatisant GDF, je suis
donc
un menteur.
Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de
nombreuses lois
liberticides et j'ai réussi à faire exploser
l'insécurité alors que j'étais
censé la faire diminuer. Je suis directement responsable du
déclenchement de
la
révolte des banlieues en 2005 par ma politique
répressive et mes propos
insultants envers les habitants de ces banlieues.
J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au
profit
des
capitalistes et j'ai mené la chasse à l'enfant en
expulsant les enfants
sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.
J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes
amis qui se trouve être un
maire d'extrême-droite ayant été
condamné à plusieurs reprises pour
incitation à
la haine raciale. D'ailleurs mon conseiller politique, Patrick
Devedjian,
est
l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe
d'extrême-droite
terroriste et antisémite.
J'ai repris l'un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France
tu l'aimes ou
tu
la quittes » et je défends ses thèses
que ce soit sur l'immigration ou
l'insécurité. Je me vante d'ailleurs d'avoir
l'électorat du Front National
pour
moi.
Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush
et les
néoconservateurs américains
m'apprécient beaucoup. Je suis pour la guerre en
Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami Georges
Bush. Je me suis
fait photographier lui serrant la main et, pour
paraître plus grand, j'ai fait
truquercette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos
dans un but
de propagande réalisées par Staline et Mao
Tsé Dong).
Lors de l'affaire Clearstream j'était au courant depuis le
début que mon nom
était présent dans les listings et j'ai
laissé faire dans le but
d'apparaître comme une victime. J'ai même
déclaré que je souhaitais voir « pendus
à un
crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les
listings. Pour rappel,
Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de
boucher » ceux qui ont
organisé l'attentat manqué contre lui.
Il y a plusieurs mois, j'ai dévoilé à
la TV qu'une opération d'arrestation
de terroristes allait avoir lieu et j'ai ainsi risqué de
faire échouer cette
arrestation.
Dans une de mes visites électorale en Corse, aux frais du
contribuable, j'ai
utilisé pour moi le dernier
hélicoptère disponible de l'île. Un
enfant s'est le même jour
gravement blessé en randonnée et il est mort car
il n'a pas pu être emmené
aux urgences à temps, puisqu'il n'y avait plus
d'hélicoptère disponible pour l'y
emmener...
Je suis, je suis...celui qui n'écoute pas la musique de
Stanislas Kazal....
Je suis celui pour qui
vous voterez si vous n'avez compris qui je suis!
Si vous avez trouvé pas la peine de répondre sur
ce blog....
Répondez plutôt dans les urnes (ou assimilées)
21 avril 2007
Nicolas Sarkozy est il un psychopathe?
Nicolas
Sarkozy est il un psychopathe?
La psychopathie est un trouble du comportement
caractérisé par
le déni de l'individualité d'autrui et un
comportement généralement
impulsif et antisocial pouvant aller jusqu'au crime.
Approche symptomatologique ;
ainsi dans le DSM IV de l’American
Psychiatric Association les critères ne recouvrent que les
troubles de
la personnalité anti-sociale, orientés vers la
criminalité ; la
transgression de la loi est un élément clef de
diagnostic de
psychopathie aux EU, or en France ce rapport à la loi
apparaît comme
l’un des éléments
sémiologiques mais non central car si beaucoup de
psychopathes sont des délinquants car
privilégiant les passages à
l’acte au détriment de toute
élaboration mentale, souvent avec des
conséquences légales, tous les
délinquants ne sont pas psychopathes
(Diatkine). Néanmoins,
en s‘appuyant sur ces critères et ceux
dégagés
par Hare et al. (1991), Meloy (2001) a pu
dégager certaines
caractéristiques de personnalité des psychopathes
criminels : une
absence apparente d’anxiété ou
d’inquiétude, une dévaluation agressive
et réelle
d’autrui qui permet d’étayer les
vécus d’un soi grandiose et de réparer
les blessures émotionnelles, un contrôle
omnipotent sur les autres, un
charme superficiel associé à une faconde
certaine, une insensibilité
relationnelle, un manque de remords, ainsi qu’un ennui
terrible et
inquiétant.
A la lumière de ceci je vous laisse lire cet article de
l'hebdo Marianne.....
puis répondez à ma question dans les
urnes....
LE VRAI SARKOZY
Ce que les grands
médias n’osent pas ou ne veulent pas
dévoiler
de Jean-Francois Kahn,
avec Serge Maury, Philippe Cohen, Laurence Dequay et le service France
de "Marianne"
Glaçant ! Il a dit glaçant. Mais s’il
ne l’avait pas dit ?
Car enfin, sept jours avant que François Bayrou ne laisse
tomber ce glacial jugement, le généticien Axel
Kahn avait déjà, dans Marianne, agité
le grelot. Ainsi Nicolas Sarkozy, qui, déjà (ceci
explique cela), voulait faire repérer chez les marmots de 2
ans les bourgeons de la délinquance, avait pu, dans
Philosophie Magazine, déclarer que, selon lui, la
pédophilie et le suicide des adolescents étaient
d’origine génétique, qu’on
était en quelque sorte biologiquement programmé
pour la déviance ou l’autodestruction, que
l’action éducative ou sociale n’y
pouvait rien, le rachat ou la miséricorde divine non plus -
retour terrifiant du concept eugéniste du gène du
crime - sans que, pendant dix jours, aucun journal quotidien ou
hebdomadaire, aucune radio ou télévision
réagisse.
Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, avant la riposte
bayrouiste, notre confrère le Monde, que des
dérapages de Le Pen qui allaient beaucoup moins loin
faisaient immédiatement monter au créneau,
n’avait même pas consacré 10 lignes
réprobatrices à cette stupéfiante
rémanence de l’idéologie
socio-biologique de l’extrême droite
païenne. Comme s’il était beaucoup plus
dangereux de tacler le patron de l’UMP que de stigmatiser le
leader du Front national.
Comme si Sarkozy faisait peur.
Or cette sortie intervenait après l’annonce de la
création, en cas de victoire de la droite, d’un
« ministère de l’intégration
et de l’identité nationale », annonce
qui avait littéralement sidéré, et
pour cause, la presse allemande, et dont même
l’extrême droite autrichienne de Jôrg
Haider avait tenu à dénoncer les «
nauséeux relents ». Et, surtout, après
la série de furieuses philippiques, telles qu’on
n’en avait plus entendu depuis quarante ans, inimaginables
dans quelque pays européen civilisé que ce soit,
relents de propagande stalinienne des années 50 et de
rhétorique fascisante d’avant-guerre, qui
revenaient à décrire les concurrents du leader
UMP, qu’ils fussent centristes ou
sociaux-démocrates, comme les candidats
protégeant les délinquants, le vol et la fraude,
donc du crime, les suppôts des voyous, les
représentants du parti des malhonnêtes gens et de
la dégénérescence morale,
l’anti-France enfin, c’est-à-dire
l’incarnation de la haute trahison. Or, cela
n’avait nullement empêché que Jean-Louis
Borloo, même malheureux comme les pierres,
s’aplatisse ; que Simone Veil, fût-ce de la plus
mauvaise grâce possible, assure la claque et, dans un premier
temps au moins, que les médias, presque tous les grands
médias, s’écrasent.
Tant le personnage fait peur.
SES MOTS POUR LE DIRE
Pourquoi ? Parce que ses entreprises de séduction
envoûtent. Parce qu’il dispose, partout, et surtout
dans les médias, d’amis dans la place et
très haut placés ? Ou parce qu’on
redoute la brutalité de ses réactions ?
La preuve par l’affaire Azouz Begag. La scène se
passe en 2006 : le ministre délégué
à l’Egalité des chances,
interpellé à propos de quelques fortes saillies
du ministre de l’Intérieur, s’excuse :
« Je ne m’appelle pas Azouz Sarkozy. » En
guise d’agression, on a connu plus destructeur !
Aussitôt, explosion de fureur de Sarkozy qui menace
« de casser la gueule de l’insolent » et
lui hurle, par saccades rageusement répétitives,
qu’il est « un connard, un salaud, qu’il
ne veut plus jamais le voir sur son chemin ». On imagine, un
instant, Malek Boutih racontant, dans un livre, que
Ségolène Royal lui a aboyé
à la figure que François Hollande allait
« lui casser la gueule » parce qu’il
aurait osé murmurer : « Je ne m’appelle
pas Malek Royal. » Aussitôt, invitation sur tous
les médias à raconter l’histoire, comme
l’ex-socialiste Eric Besson. Là, service minimum.
C’est Sarkozy qui a obtenu, comme toujours, le temps de
parole. Pour expliquer que ce d était là
qu’infâme menterie. D’ailleurs, a-t-il
expliqué sur iTélé, il «
croit n’avoir jamais rencontré Azouz Begag
». Surréaliste ! Depuis deux ans, ils font partie
du même gouvernement. On imagine ce que signifierait le fait
qu’effectivement, bien que siégeant sur les
mêmes bancs et participant aux mêmes conseils,
Sarkozy ait refusé de voir Begag !
Pour une fois, cependant, le démenti sarkozyen fait flop.
Tout le monde sait, en effet, que les mots que rapporte Azouz Begag
sont les siens et pas les pires ; que ces derniers jours, par exemple,
il n’a cessé de traiter de « connards
» ses propres conseillers et animateurs de campagne,
accusés d’être responsables de la
moindre difficulté de campagne. Un article qui le
défrise dans Libération ? Il
téléphone au propriétaire, qui est un
ami : « Vous êtes un journal de merde ! Avec des
journalistes de merde ! » Il refuse, contrairement
à Royal et à Bayrou, pourtant très
maltraité par Libé, de se rendre dans ce journal
pour un entretien avec la rédaction : «
Libé n’a qu’à se
déplacer ! ». Il considère
qu’il n’a pas été
reçu à France 3 national avec les honneurs qui
lui sont dus. A l’adresse de la direction il hurle :
« Si je suis élu, je vous ferai tous virer !
»
INSULTES...
C’est d’ « enculés »
que se font traiter les confrères d’une radio qui
lui ont apparemment tapé sur les nerfs... qu’il a
sensibles. Il soupçonne un journaliste
d’être favorable à François
Bayrou. « Ils couchent ensemble », commente-t-il.
Evoquant certains de ses adversaires, il prévient,
carnassier : « je vais tous les piquer. Les niquer !
» Plus macho, tu ouvres un harem. Parlant de
Michèle Alliot-Marie, qu’il
soupçonnait, à tort, d’avoir
joué un rôle trouble dans l’affaire
Clearstream, ne l’appelle-t-il pas « la salope
» ? L’économiste et expert financier
Patrick Artus critique certaines propositions du candidat UMP Il
reçoit aussitôt un mail de son chef de cabinet
« On s’en souviendra ! » Même
expérience rapportée par un industriel qui eut le
malheur de déplaire « On se retrouvera. On est
pour moi ou contre moi ! » « Je n’ai
jamais été confronté, raconte ce
patron, à un entourage aussi agressif, aussi belliqueux.
» Pourquoi le préfet Dubois, responsable des
relations presse de la Préfecture de police, est-il
débarqué du jour au lendemain : parce
qu’il aurait ricané des ennuis conjugaux du
ministre !
Une enquête télé avait
été réalisée dans les
Hauts-de-Seine. Elle montrait l’incroyable pesanteur des
pressions (avec carotte et bâton, promesses et chantage) qui
se sont exercées sur les élus UDF de ce
« Sarkoland » pour qu’ils
lâchent Bayrou. V enquête en question a
été « trappée »,
comme on dit, sur ordre de la direction. Elle aurait déplu !
Sur une radio, interdiction a été faite
à un confrère de rappeler, statistiques
à l’appui, que le bilan du ministre en
matière de sécurité n’est
pas bon. Ça eût dérangé !
IL N’A PLUS
BESOIN D’INTERVENIR
Or, comme on ne prête qu’aux riches, on
soupçonne systématiquement Sarkozy
d’être intervenu. Mais, le plus souvent, ce
n’est pas le cas. Ce n’est pas la peine. Il
n’a même pas besoin. Quand Paris Match avait
publié un reportage sur les amours new-yorkaises de
Cécilia et de son chevalier servant, il avait,
effectivement, proclamé à la cantonade
qu’il aurait la peau du directeur de la rédaction,
Alain Genestar. Mais il en resta là. Mieux il obligea Arnaud
Lagardère à attendre plusieurs mois avant de le
virer. Au Journal du dimanche, mieux encore : parce qu’il
avait appris qu’on s’apprêtait
à virer le directeur de la rédaction du journal,
soi-disant pour lui complaire, il n’intervint cette fois,
après avoir reçu et sans doute
retourné le confrère, que pour exiger
qu’il reste en place. Il a même tenu à
donner son avis sur la journaliste politique que devrait embaucher une
radio et sur le directeur que ne devrait pas engager
Libération ! Ne prend-il pas un malin plaisir à
lancer aux journalistes qui lui font cortège : «
je connais très bien votre patron. Je sais ce qui se passe
dans votre rédaction. »
On s’interroge donc : outre ses très fortes
accointances avec les grands patrons des groupes de médias,
est-ce la crainte qu’il suscite, la peur des
représailles s’il est élu, qui
expliquent cette relative impunité dont
bénéficie Sarkozy quand il tient des propos ou
prend des initiatives qui, venant de Le Pen ou de
Ségolène Royal, provoqueraient une irruption
réprobatrice dans le landernau ?
Pourquoi toutes ces angoisses affichées en privé,
peut-être excessives, mais qui ne s’expriment
jamais en public : cette star de la télévision
évoque, en cas de victoire du candidat UMP, « un
risque de contrôle quasi totalitaire des médias
» ; cette consœur de LCI se dit «
terrorisée à l’idée
d’une présidence sarkozyste » ; cette
journaliste du Figaro, qui connaît bien le candidat, et livre
une description effectivement assez dantesque de son
caractère. Mais pas question de se dévoiler. Il
fait peur. « Ma rupture avec lui, confie
Jean-François Probst, ex-secrétaire
général adjoint du RPR des Hauts-de-Seine et
collaborateur de Charles Pasqua, c’est le gaullisme. Je
voulais, j’espérais qu’il serait
l’homme de rassemblement. Or, il ne cesse de semer la
division. Et j’ai passé l’âge
de me laisser impressionner par un Hortefeux hystérique.
» Mais les autres ?
Les confrères étrangers, eux, n’ont
évidemment pas ces pudeurs. Le correspondant à
Paris d’une radio suédoise interroge tout de go :
« Sarkozy ne représente-t-il pas un risque de
dictature ? » Un journaliste de la
télévision croate qui a suivi le candidat dans
ses pérégrinations en dresse un portrait,
d’ailleurs exagéré, à faire
dresser les cheveux sur la tête. Le Süddeutsche
Zeitung Munich dépeint « un macho sans scrupule et
brutal qui joue avec la peur des gens ». Le Frankfurter
Allgemeine Zeitunglui décerne le prix de «
l’homme politique le plus ambitieux et plus impitoyable
d’Europe qui n’a pas de vraie conviction, mais
s’aligne sur l’humeur du peuple ». Le
quotidien espagnol El Pais voit en lui un héritier populiste
des « régénérationnistes de
la droite espagnole de la fin du XIX> siècle
». Le Tageszeitung de Berlin (de gauche, il est vrai)
décrit un George Bush tricolore qui veut imposer en France
l’idéologie de la droite
néoconservatrice américaine. La presse italienne
insiste sur sa proximité avec la droite postfasciste de la
péninsule (qui s’est, avec Gianfranco Fini,
ouverte à la modernité). Si la presse
conservatrice britannique identifie volontiers, avec admiration,
Sarkozy à Mme Thatcher, la plupart des journaux
européens, en particulier scandinaves,
l’assimilent plutôt à un aventurier
néobonapartiste qui représenterait une grave
menace pour la démocratie.
LA PEUR DE LA TRAPPE
En France, en revanche, tout se passe comme si ce type
d’analyse était indicible. On n’ose pas.
On a peur. De quoi ? Des représailles si Petit
César l’emporte ? De la trappe qui
s’ouvrira aussitôt ?
Celle qui s’est ouverte, par exemple, sous les pieds de la
députée UMP Nadine Morano. Elue de Lorraine,
fervente sarkozyste, talentueuse femme de tempérament, n
ayant pas froid aux yeux, elle faisait partie de la task force du
candidat. Et, soudain, à la trappe ! Officiellement, parce
qu’un reportage diffusé sur France 3 lui a
attribué un rôle un peu ridicule. Mais il se
trouve qu’étant l’une des rares
à oser s’adresser avec franchise à son
héros elle lui avait fait remarquer que, entouré
d’une nuée de courtisans qui passaient leur temps
à chanter ses louanges et sa gloire, il était
devenu allergique à la moindre remarque critique. Elle
s’était en outre inquiétée
de sa tendance à s’immerger compulsivement dans
les sondages qui lui renvoyaient constamment sa propre image.
Résultat : out ! « Cramée »,
disent les « bonnes camarades » de la
pécheresse. Il fait peur.
Eh bien, il est temps de soulever cette chape de plomb. De braver cette
conspiration du silence.
CATHERINE NAY ENTRE LES
LIGNES
Il y a quelques mois, Guillaume Durand consacrait deux heures de son
émission « Esprits libres », au livre
plutôt hagiographique de Catherine Nay consacré
à Nicolas Sarkozy. Les livres hostiles au candidat UMP,
assez nombreux, n’ont jamais eu cette chance. Or la lecture
de cet ouvrage, honnête malgré tout, laisse une
impression étrange. Certes il est censé vanter
les qualités du « grand homme » ; mais,
en même temps, et au second degré, il en dresse un
portrait psychologique extraordinairement préoccupant :
celui d’un homme dont l’unique véritable
sujet de préoccupation est lui-même, sa propre
saga et sa quête obsessionnelle du pouvoir.
L’histoire qui le fascine, c’est la sienne ; de
l’humanité, il ne retient que sa part ; son
ascension, à quoi se réduit son seul
idéal, débouche sur
l’arrivée au sommet qui constitue son seul
rêve. Il ne lit qu’un livre, celui dont son
ambition constitue la trame. N’écoute
qu’une seule musique, celle qui lui permet sans
répit de chanter son épopée. Aucune
ouverture sur une autre perspective que celle dont sa personne dessine
l’horizon, sur un autre monde que celui dont il occupe le
centre.
Analyse-t-il les changements qui se produisent autour de lui, dans la
société ? Non... Mais, sans cesse, il revient sur
le seul changement qui l’obsède et rythme ses
discours : son propre changement, dont il fait comme un ressort.
« C’est vrai, explique-t-il à Catherine
Nay, j’étais égoïste,
dépourvu de toute humanité, inattentif aux
autres, dur, brutal... Mais j’ai changé !
» Sans cesse ensuite, au grand désarroi de ceux
qui l’idolâtraient quand il était,
à l’en croire, si mauvais, il fera
l’aveu de tout ce que lui reprochent ses adversaires pour
mieux magnifier l’ampleur des métamorphoses par
quoi il se transcende. Quitte à se
révéler, à l’usage, plus
égotique et plus brutal encore. Au philosophe Michel Onfray
il déclare, dans Philosophie Magazine : « Je vais
peut-être vous consterner, mais je suis en train de
comprendre la gravité des choix que j’ai faits.
Jusqu’à présent, je n’avais
pas mesuré. »
IL
N’A PAS LE DROIT DE LE DIRE
Finalement, le livre de Catherine Nay, bien que non suspect de
malveillance, ne révèle-t-il pas une certaine
folie et des pulsions autocratiques chez cet homme qu’elle
qualifie elle-même de « bonapartiste » ?
L hypothèse formulée suscite, aussitôt,
une levée de boucliers indignée sur le plateau de
l’émission. On n’a pas le droit de dire
ça ! Verboten ! Le directeur du Point, Franz-Olivier
Giesbert, siffle le hors-jeu. Lequel Giesbert, pourtant, ne se
gêne nullement pour déclarer Dominique de Villepin
passible de l’asile
d’aliénés. Un talentueux
éditorialiste de droite convient, en coulisse,
qu’il y a « un vrai problème !
». Halte là ! On n’a pas le droit de
dire ça ! C’est tabou !
Pourtant, sur toutes les ondes. Eric Besson, l’ex-responsable
socialiste, a pu expliquer que Ségolène Royal,
Bécassine dangereusement allumée,
déjà comparée par Brice Hortefeux
à Pol Pot, au fasciste Doriot et à Staline,
représente un mixte du maréchal Pétain
et du général Franco.
Concernant Chirac, Villepin, Le Pen ou José Bové,
on peut également tout oser. Ce n’est
qu’à propos de Nicolas Sarkozy qu’on
n’aurait « pas le droit de dire ça !
». Mais qu’en revanche il serait loisible, comme
Paris Match la semaine dernière, de lui consacrer, sur des
pages et des pages, des dithyrambes grotesques dignes de Ceausescu,
certains journalistes de ce magazine dussent-ils nous avouer
qu’ils en auraient « pleuré de honte
», mais qu’on ne peut rien contre un ordre
d’en haut ! (L’Express a même fait, sur
deux pages, ce titre ubuesque : « Sarkozy : il gardera son
calme. »)
ET, POURTANT, EN PRIVE,
ILS LE DISENT
Tous les journalistes politiques savent, même s’ils
s’interdisent (ou si on leur interdit) d’en faire
état, qu’au sein même du camp dont
Sarkozy se réclame on ne cesse de murmurer, de
décliner, de conjuguer. Quoi ? Ça ! Lui confier
le pouvoir, c’est, déclara Jacques Chirac
à ses proches, « comme organiser une barbecue
partie en plein été dans
l’Estérel ». Claude Chirac a, elle,
lâché cette phrase : «
J’aurais préféré
Juppé. Lui, au moins, c’est un homme
d’Etat. » Le ministre libéral
François Goulard ne le dissimule pas : « Son
égotisme, son obsession du moi lui tient lieu de
pensée. La critique équivaut pour lui
à une déclaration de guerre qui ne peut se
terminer que par la reddition, l’achat ou la mort
l’adversaire. » Sa principale faiblesse ? Son
manque total d’humanisme. « Chirac, lui, a le souci
des autres, de l’homme. Sarko écrase tout sur son
passage. Si les Français savaient vraiment qui il est, il
n’y en a pas 5 % qui voteraient pour lui. »
Un des plus importants hiérarques l’UMP,
officiellement soutien fervent d candidat (comment faire autrement ?)
renchérit : « Sarkozy, c’est le
contraire l’apaisement. Chirac, vous verrez, on regrettera.
Lui, il n’a jamais eu de mots violents. »
« Attention, met en garde le minis de
l’Agriculture, Dominique Bussereau, on va très
vite à la révolte aujourd’hui.
« La France, c’est du cristal », dit,
inquiet Jean-Pierre Raffarin.
Dominique de Villepin a mis sa langue dans sa poche. Il n’en
pense pas moins... que Sarko « a loupé sa
cristallisation » ; que « sa violence
intérieure, son déséquilibre
personnel, l’empêchent d’atteindre
à hauteur de la présidence ». Les
chiraquiens du premier cercle, Henri Cuq (ministre
délégué aux Relations avec le
Parlement) ou Jérôme Monod, le conseiller, ne
veulent pas déroger à la consigne du silence.
Mais, en petit comité, les mêmes mots reviennent :
« Ce garçon n’est pas mûr. Il
n’est pas fini. Il a un compte à régler
avec la vie qui le pousse à créer de
l’affrontement partout, et non à rassembler.
» D’autres brodent « C’est un
enfant qui n’atteindra jamais l’âge
adulte. » A quoi Roselyne Bachelot réplique :
« Mais tous les hommes sont immatures ! » On ne
parle plus, on n’ose plus parler, comme hier - du moins tout
fort -, de « malfrat » ou de « petit
voyou » (pourtant, ce qu’on l’a entendu
!). Mais, dans les coulisses de l’Elysée, on
laisse simplement tomber : « On fait confiance au peuple
français ! » Et, justement, il y a encore trois
semaines, on se communiquait, en jubilant, les sondages qui indiquaient
une montée en puissance de François Bayrou. Non
point qu’on l’aime, celui-là, ce
« démocrate-chrétien
jésuitique » mais, enfin, on ne va pas «
laisser la France tomber entre les mains de Catilina »,
dangereux aventurier populiste romain dénoncé par
Cicéron.
COMME UNE
BANDE DES « CITES »
Un député UMP spécialiste des
problèmes juridiques, eut le malheur de s’opposer
au ministre de l’Intérieur à propos des
« peines plancher ». Il est, et reste, sarkozyste.
Pourtant, il fait part de son effarement. Cette simple prise de
distance lui valut d’être
désigné du doigt, menacé de
représailles, ostracisé parle clan avec une
violence « digne d’une bande des cités
». C’est d’ailleurs un ex-haut
responsable du RPR qui raconte : « En septembre 1994, aux
journées parlementaires de Colmar, alors que Balladur
était donné gagnant par tous les sondages, on eut
affaire à la garde rapprochée de Sarkozy.
Elle respirait l’arrogance, elle y allait de toutes les
menaces. On disait aux députés restés
fidèles à Chirac qu’il allait "leur en
cuire" »L’ancien vice-président du RPR
des Hauts-de-Seine Jean-François Probst confirme :
« Sarkozy croit toujours, comme en 1995, qu’il peut
intimider les gens. Quand je l’ai rencontré, dans
les années 80, il avait déjà ses
qualités - énergie,
ténacité -, et ses défauts, dont
j’imaginais qu’il les corrigerait. Je pensais,
notamment, qu’il comblerait son inculture. Bernique ! Il
n’a fait que courir d’une lumière
l’autre. Il est fasciné par ce qui brille, les
nouveaux riches, le show off, les copains à gourmettes
même s’ils trichotent avec les règles
communes, Tom Cruise qu’il reçoit à
Bercy, ébloui, et fait raccompagner en vaporetto. »
Bien sûr, si les chiraquiens maintenus, les derniers
villepinistes, les ultimes vrais gaullistes, quelques
libéraux ou ex-centristes ralliés à
l’UMP confient, à qui veut les entendre (mais les
journalistes qui les entendent n’en rapportent rien), que
l’hypothèse d’une présidence
Sarkozy les terrifie ; qu’il y a « de la graine de
dictateur chez cet homme-là » ; que, constamment,
« il pète les plombs », de
très nombreux élus UMP, les plus nombreux, sont
devenus des groupies enthousiastes de l’homme qui seul peut
les faire gagner et dont personne ne nie les formidables
qualités de battant. Et le courage. Mais même eux
n’étouffent pas totalement leur
inquiétude et soulignent volontiers sa violence. «
Oui, c’est vrai, reconnaît l’un
d’eux, il antagonise, il clive, il joue les uns contre les
autres avec la plus extrême cruauté. »
« Il n’est vraiment totalement humain, confie un
autre, que quand il s’agit de lui-même. »
« Il a un problème de nerfs, de paranoïa,
admettent-ils tous, mais il s’arrange, il mûrit, il
se densifie. » Voire...
UN LOURD SECRET
Donc, il y aurait, s’agissant du caractère de
Sarkozy et de son rapport à la démocratie, comme
un lourd secret qui, au mieux, préoccupe ses amis, au pis,
angoisse ou affole ceux qui savent, un terrible non-dit dont bruissent
les milieux politico-journalistiques, mais que les médias
s’interdisent, ou se voient interdire, de
dévoiler. Il fait peur ! La gauche elle-même
participe de cette occultation. Sans doute s’attaque-t-elle
à Sarkozy, parfois même avec outrance et mauvaise
foi. Mais que lui reproche-t-elle ? D’être de
droite, ou même, stigmatisation suprême, une sorte
de « néoconservateur américain
à passeport français », comme le
clamait Eric Besson avant de retourner sa veste. Est-ce un crime ? La
diabolisation de la différence est aussi contestable venant
d’un bord que de l’autre. Le débat
démocratique implique qu’il y ait une gauche, un
centre, une droite, cette dernière
n’étant pas moins légitime que ses
concurrents. De même qu’une partie de
l’opinion reproche au PS d’avoir trahi
l’idéal socialiste ; de même une autre
partie, importante, estime que Jacques Chirac a blousé son
électorat en menant une vague politique de «
centre gauche » et exige un fort coup de barre à
droite.
C’est cette aspiration « à droite toute
» que Sarkozy incarne avec énergie et talent. Le
combattre n’exige nullement qu’on criminalise a
priori cette incarnation.
IL EST DE DROITE, ET
APRES ?
Oui, Sarkozy, en son tréfonds - et même si on
l’a convaincu de ne plus rien en laisser paraître
-, est « atlantiste » et entend rompre avec la
politique gaulliste d’« orgueilleuse »
prise de distance à l’égard des
Etats-Unis. Oui, il se réclama de George Bush à
l’époque où celui-ci triomphait ; oui,
il est le candidat quasi unanimement soutenu par le CAC 40, le pouvoir
financier et la très haute bourgeoisie ; oui, ses
convictions en matière économique et sociale en
font plus le disciple de Mme Thatcher que de Philippe Séguin
; oui, il se sent beaucoup plus proche du modèle
néolibéral anglo-saxon que du modèle
français mixte tel que l’ont
façonné les gaullistes, les
sociaux-démocrates et les
démocrates-chrétiens. Le publicitaire Thierry
Saussez, qui lui est tout acquis, explique que « sa
manière de faire de la politique renvoie à ce que
les patrons et les salariés vivent dans leurs entreprises
». Tout est business.
Mais, finalement, en tout cela, il ne se distingue guère des
droites européennes qui, comme lui, veulent
démanteler l’Etat providence et
approuvèrent la guerre de George Bush en Irak.
Au demeurant, son pragmatisme, son cynisme même, son
« populisme » de tonalité bonapartiste,
son intelligence instinctive, ne permettent nullement de le
décrire en ultralibéral ou en
idéologue illuminé. Enfin, même si sa
proximité avec la droite néofranquiste espagnole
ou berlusconienne italienne n’en fait effectivement pas un
« modéré », loin de
là, et même si la rhétorique
agressivement extrémiste qu’il déroule,
depuis quelques semaines, le déporte loin du centre, le
qualifier de « facho » ou de « raciste
», comme s’y risque l’extrême
gauche, est une stupidité.
Pourquoi faudrait-il (à condition de ne pas abuser des
camouflages logomachiques comme le fait le champion UMP quand il cite
jean Jaurès ou multiplie les envolées «
ouvriéristes ») que se situer à droite
constitue, en soi, un délit ? On accuse également
Sarkozy, ici de soutenir « l’Église de
Scientologie », et là d’avoir promis
à Chirac une amnistie contre son soutien. Mais il
n’existe aucune preuve. Donc, on ne retient pas.
CETTE VERITE
INTERDITE
Le problème Sarkozy, vérité interdite,
est ailleurs. Ce que même la gauche étouffe, pour
rester sagement confinée dans la confortable
bipolarité d’un débat
hémiplégique, c’est ce constat
indicible : cet homme, quelque part, est fou ! Et aussi fragile. Et la
nature même de sa folie est de celle qui servit de carburant,
dans le passé, à bien des apprentis dictateurs.
Oh, évidemment, cela se murmure, au point même de
faire déjà, au sein de la couche
supérieure de la France qui sait, et au fond des souterrains
de la France qui s’en doute, un boucan d’enfer. Les
médiateurs savent, les décideurs le pressentent.
Mais les uns et les autres ont comme signé un engagement :
on ne doit pas, on ne doit sous aucun prétexte, le dire.
Etrange atmosphère que celle qui fait que, dans cette
campagne électorale, ce qui se dit obsède peu,
mais ce qui obsède énormément ne se
dit pas ; que ce dont on parle au sein des médias et chez
les politiques, les médias,
précisément, et les politiques n’en
parlent pas !
« Fou », entendons-nous : cela ne rature ni
l’intelligence, ni l’intuition, ni
l’énergie, ni les talents du personnage.
« Fou » au sens, où,
peut-être, de considérables personnages
historiques le furent ou le sont, pour le meilleur mais, le plus
souvent, pour le pire. Ecoutons ce que nous confie ce
député UMP, issu de l’UDF,
officiellement intégré à la meute
« de Sarkozy » : « On dit qu’il
est narcissique, égotiste. Les mots sont faibles.
Jamais je n’ai rencontré une telle
capacité à effacer spontanément du
paysage tout, absolument tout, ce qui ne renvoie pas à
lui-même. Sarko est une sorte d’aveugle au monde
extérieur dont le seul regard possible serait
tourné vers son monde intérieur Il se voit, il se
voit même constamment, mais il ne voit plus que
ça. »
PLUS FORT QUE
LUI...
Au fond, où est le mystère ? Sarkozy,
c’est peut-être une qualité, est
transparent. Aux autres et à lui-même. Moins il
regarde, plus il se montre, s’affiche, se livre.
D’autant, comme le reconnaît un publicitaire qui a
travaillé pour lui, qu’il ne sait pas se
réfréner, se contraindre. « Il est
tellement fort, ajoute-t-il drôlement, qu’il est
plus fort que lui. » La raison ne parvient jamais
à censurer son tempérament. Prompt à
interdire, il ne sait pas s’interdire. Quelque chose en lui,
d’irrépressible, toujours,
l’entraîne au-delà. « Sur un
vélo, rapporte Michel Drucker qui a souvent
pédalé à ses
côtés, même quand il s’agit
d’une promenade, il se défonce comme
s’il devait constamment battre un record. »
Tous ses proches emploient spontanément la même
expression : « Il ne peut pas s’empêcher
» Par exemple, de dire du mal de Chirac, même quand
la prudence exigerait qu’il s’en abstienne. Ainsi,
en 1994, cette salve : «
L’électroencéphalogramme de la
Chiraquie est plat. Ce n’est plus l’Hôtel
de Ville, c’est l’antichambre de la morgue. Chirac
est mort, il ne manque plus que les trois dernières
pelletées de terre. » Il ne peut pas
s’empêcher, non plus, de se livrer à un
jubilatoire jeu de massacre en direction de ceux, de son propre camp,
qui ne sont pas de sa bande ou de sa tribu. « Jamais,
peut-être, un leader politique n’avait aussi
systématiquement pris son pied- dixit une de ses victimes au
sein de l’UMP-à assassiner, les unes
après les autres, les personnalités de son propre
camp pour, après le carnage, rester seul entouré
de ses chaouches. »
Après la défaite de 1995, ne s’est-il
pas livré, dans le journal les Echos, sous pseudonyme,
à une descente en flammes de ses propres comparses :
François Fillon ? « Un nul qui n’a
aucune idée. » Michel Barnier ? « Le
vide fait homme. » Philippe Douste-Blazy ? « La
lâcheté faite politicien. » Alain
Juppé ? « Un dogmatique rigide. Fabius en pire.
» Quant à Villepin, il s’est plu, si
l’on en croit Franz-Olivier Giesbert, à lui
promettre de finir « pendu au croc d’un boucher
». Vis-à-vis des autres, fussent-ils des amis
politiques, aucune tendresse ! Jamais !
IL SUFFIT DE
L’ÉCOUTER
Sarkozy, il suffit, au demeurant, de le lire ou de
l’écouter. De quoi parle-t-il ? De lui. Toujours.
Compulsivement. Psychanalytiquement. Que raconte-t-il ? Lui ! Qui
prend-il comme témoin ? Lui ! Qui donne-t-il en exemple ?
Lui ! Il est, jusqu’au délire parfois, sa propre
préférence. Jamais hors « je
». Ce « je » qui, à
l’entendre, est forcément « le seul qui
», « le premier à »,
« l’unique capable de », « le
meilleur pour ». Comme si l’univers tout entier
était devenu un miroir qui ne lui renvoie plus que son
reflet, quitte à entretenir constamment chez lui
l’angoisse que le miroir lui dise un jour, comme à
la marâtre de Blanche Neige, qu’il n est
« plus la plus belle ».
C’est pourquoi, d’ailleurs - et même ses
proches s’en effarent-, il vit constamment immergé
dans les enquêtes d’opinion, qui, plusieurs fois
par jour, ont pour objet de le rassurer sur
l’évolution de son image. Un argument ne passe pas
? On y renonce. Un mot fait tilt ? On le répète
à satiété. Une peur
s’exprime ? On la caresse dans le sens du poil. Le public
veut des expressions de gauche ? On lui en servira. Une musique
d’extrême droite ? On la lui jouera. Il a
même été jusqu’à
faire l’éloge de la violence sociale... des marins
pêcheurs.
Il commande tellement de sondages qu’il est devenu le
meilleur client de certains instituts, qui, du coup, ont quelques
scrupules à ne pas satisfaire son contentement de soi. Il a
même réussi à inspirer à
l’Ifop des sondages, publiés dans le Figaro, dont
les questions quasiment rédigées par son
entourage (sur l’affaire de Cachan ou la polémique
avec les juges) ne permettaient pas d’autres
réponses que celles qui le plébiscitaient.
IL EST « LE
SEUL QUI... »
Etrangement, si, constamment confronté à son
reflet, il ne cesse d’intervenir pour en corriger les ombres,
sa capacité d’écoute (ou de lecture)
est extrêmement faible. Invite-t-il des intellectuels
médiatiques à déjeuner au
ministère de l’Intérieur que
l’un d’eux, Pascal Bruckner (qui pourtant le
soutient), explique que, loin de s’imprégner de
leurs analyses, il a pratiquement parlé tout seul.
Reçue par lui, la démographe Michèle
Tribalat lui écrit « J’ai pu
apprécier votre conception du débat. Vous
n’imaginez pas qu’un autre point de vue (que le
vôtre) présente un quelconque
intérêt. » D’ailleurs, il
refuse les débats. Lors de ses prestations
télévisées, on s’arrange
pour qu’il n’ait jamais de vrais contradicteurs
pouvant exercer un droit de suite. Le plus souvent, il choisit,
d’ailleurs, lui-même les autres intervenants.
Cette abyssale hypertrophie du moi, à
l’évidence, entretient chez Sarkozy cette hargne
de conquête, de contrôle, cette boulimie de pouvoir
exclusif, le conduit à éradiquer toutes les
concurrences potentielles et à neutraliser, à
étouffer contestations et critiques. Il suffit,
d’ailleurs, de l’écouter, mais aussi de
le regarder « être » et « faire
». Jamais il ne se résout à
n’être qu’un membre, fût-ce le
premier, d’un collectif. Forcément
l’unique, le soleil autour duquel tournent des
affidés. D’où sa
prédilection pour un entourage de groupies de grandes
qualités et de grands talents, à la vie
à la mort, « une garde rapprochée
» comme on dit, mais aussi de porte-serviettes et de
porte-flingues, de personnages troubles encombrés de
casseroles et de transfuges. Avec eux, peu de risques !
DOUBLE DISCOURS
Il y a, chez Sarkozy, une incroyable dichotomie du discours (ou
plutôt du double discours). Seul peut l’expliquer
le fait que le rapport à lui-même est, chez lui,
à ce point central que cette centralité de
l’ego épuise en elle-même, et donc en
lui-même, toute contradiction. Ainsi, au lendemain de ses
brutales tentatives de criminalisation de ses concurrents, Bayrou
l’ayant épinglé sur l’affaire
du déterminisme génétique, il
déclare benoîtement « Un candidat
devrait s’abstenir de toute attaque contre ses adversaires !
» Le jour même où il décide
de jouer à fond, contre les candidats qui lui sont
opposés - et avec quelle violence ! -, la
stratégie guerrière de l’affrontement
manichéen, il présente un opuscule dans lequel il
explique (sous la rubrique « J’ai changé
») qu’il eut, certes, sa phase brutale, mais
qu’il est désormais totalement zen et
apaisé. Azouz Begag, dans son récit, rapporte
que, lorsqu’il osa critiquer l’emploi du mot
« racaille », le ministre de
l’Intérieur hurla qu’il
s’agissait d’un scandaleux manque de
solidarité gouvernementale, qu’il était
inconcevable qu’un ministre critique un collègue.
Or, depuis des mois, il avait lui-même
déclenché un tir nourri contre Chirac et
Villepin, son président de la République et son
Premier ministre.
D’une façon générale, il en
appelle volontiers à une solidarité sans faille
des siens, tout son camp devant se mettre à sa disposition,
mais, pendant la crise du CPE, alors qu’il avait
lui-même, le premier, préconisé ce type
de contrat de travail, non seulement il en pointa soudain
l’inanité et exigea son retrait, mais, en outre,
il incita l’un des leaders de la révolte
estudiantine à « tenir bon ». Il
s’agissait, évidemment, d’achever
Villepin.
COMME ON ASSASSINE TOUS
LES CONCURRENTS...
A entendre les chiraquiens, même ceux qui se sont
ralliés à son panache, c’est lui,
Sarkozy, qui, ministre du Budget de Balladur, lança la
justice sur la piste du scandale des HLM de Paris après que,
dans l’espoir d’un étouffement,
l’industriel Poullain, le patron d’une
société de revêtement, e
emmené le dossier à son lieutenant, Brice
Hortefeux. Objectif ? Abattre Chirac ! C’est lui encore,
prétendent-ils, qui aurait fait
révéler, au Canard enchaîné,
l’affaire d l’appartement
d’Hervé Gaymard, en qui voyait un adversaire.
C’est lui encore q fit distiller, dans la presse, de quoi
faire continuellement rebondir le feuilleton du scandale Clearstream
transformé e machine à broyer et achever
Dominique de Villepin. Quand, dans un grand meeting parisien, il
lança que la victoire d oui au
référendum européen permettrait de
sortir, enfin, du modèle social fiançai
n’était-il pas conscient qu’il
favorisait de sorte le camp du non et, par voie de
conséquence, plombait le pauvre Jean-Pierre Raffarin ?
Autrement dit, soyez avec moi qui ai profité de toutes les
occasions pour être contre vous. En fait Sarkozy vit ses
contradictions comme une cohérente unicité de
parcours dès lors que c’est lui,
l’unique, le point central, qui porte et justifie cette
cohérence. Ainsi, lorsqu’il accuse ses
concurrents, de gauche ou centristes, d’être les
candidats de la fraude, de la voyoucratie et de la
dégénérescence morale, c’est
le jour où Tapie, l’un des rares affairistes qui
lui manquait encore, se rallie à lui.
FAILLITE
MORALE, DIT-IL
Quelle capacité d’auto-amnistie cela
révèle !
Car, enfin, se faire, fût-ce en partie, offrir un luxueux
appartement aménagé par le promoteur
qu’on a systématiquement favorisé en
tant que maire, et dans l’espace dont on a, toujours comme
maire, financé l’aménagement, est-ce un
exemple d’attitude hautement morale ? Permettre,
après qu’on fut devenu ministre, à son
ancien cabinet d’avocats, en partie
spécialisé dans les expulsions de locataires
après vente à la découpe, de continuer
à porter son nom - société Arnault
Claude Nicolas Sarkozy-, ce qui s’avère
d’autant plus intéressant qu’on continue
à détenir un gros paquet d’actions et
à toucher des dividendes -, est-ce le modèle
même du comportement impitoyablement moral ? Publier un livre
consacré à l’ancien ministre Georges
Mandel qui se révèle, pour partie au moins,
être un plagiat coupé-collé de la
thèse universitaire de Bertrand Favreau, certaines erreurs
comprises, est-ce la quintessence du moralisme intégral ?
Est-ce une moralité sans faille qui permit à
Thierry Gaubert d’organiser son vaste système de
gestion arnaqueuse du 1 % logement dans les Hauts-de-Seine à
l’ombre des réseaux sarkozystes dont il fut, un
temps, l’un des principaux rouages ? Est-ce sous le drapeau
de la moralité qu’on envoya de gros clients
très évasifs au banquier suisse Jacques Heyer
qui, d’ailleurs, consuma leur fortune (celle de Didier
Schuller en particulier) ? Les rapports d’affaires (ou de
tentatives d’affaires) avec
l’intermédiaire saoudien Takieddine
étaient-ils placés sous le signe de
l’intégrisme moral ? Le soutien constant
apporté aux intérêts du groupe
Barrière dans les casinos et les machines à sous
ne fut-il dicté que par des considérations
moralistes ? Pourquoi, enfin, avoir promis de rendre public son
patrimoine et être le seul à s’en
être abstenu ?
UN SYSTEME CLANIQUE
Sarkozy n’est pas du tout un malhonnête homme.
Simplement il est, fût-ce à son corps
défendant, le pur produit d’un système,
celui du RPR des Hauts-de-Seine, dont Florence d’Harcourt,
l’ex-députée gaulliste de Neuilly, a
crûment décrit
l’irrépressible mafiosisation,
renforcée par le déferlement des flux financiers
immobiliers générés par le
développement du quartier de la Défense, dont
Sarkozy tint d’ailleurs à présider
l’établissement public.
Son suppléant, en tant que parlementaire, fut
d’ailleurs le maire de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud,
puis sa fille qui, bien qu’adjointe à la mairie de
Puteaux, bénéficia en même temps
d’un emploi fictif à la mairie de Neuilly. Quand
Sarkozy voulu récupérer son siège de
député, hop ! , on la nomma au Conseil
économique et social. Devenu, à tort ou
à raison, le symbole d’une certaine «
ripouïsation » d’un demi-monde de
politiciens locaux, Ceccaldi-Raynaud, petit dirigeant socialiste en
Algérie française, dû regagner
précipitamment la métropole à la suite
des graves accusations dont il était l’objet, y
compris d’avoir toléré des mauvais
traitements dans un camp de prisonniers dont il était
responsable. En France, élu de la gauche SFIO à
Puteaux, il passa à droite et, lors de l’une de
ses premières campagnes électorales, ses gros
bras tuèrent un militant socialiste et en
blessèrent d’autres.
Ensuite, il traîna derrière lui tellement de
casseroles (dernière affaire : il est mis en examen dans une
affaire de marché truqué de chauffage urbain)
qu’il devint une sorte de mythe. Sarkozy, ce qui plaide
peut-être en faveur de son sens de la
fidélité, ne l’a jamais
lâché, même quand, ministre des
Finances, il aurait pu ou dû. Quand la fille
Ceccaldi-Raynaud, députée-maire à son
tour, mécontente des critiques d’un journaliste
blogueur, laisse publier sur le site de la mairie une lettre laissant
supposer une inclinaison infamante, Sarkozy ne moufte toujours pas. Il
resta pareillement fidèle à son grand ami le
député-maire de Levallois Patrick Balkany.
Quand ce dernier, archétype lui aussi du roi de la magouille
affairisto-municipale, employeur à son seul profit du
personnel de la mairie, accablé par la justice et
accusé, en prime, de se livrer à des fellations
sur menace de revolver, écarté du RPR, est
défié par un gaulliste clean, Olivier de
Chazeaux, qui soutint Sarkozy ? Patrick Balkany.
C’est-à-dire le délinquant. Notons que
les Levalloisiens, par suite d’une gestion que soutient
Sarkozy, supportent une dette de 4 000 à 6 000 €
par habitant. C’est, d’ailleurs, le cabinet
d’avocats Sarkozy qui défend, en autres, la mairie
de Levallois, laquelle accumule les contentieux.
QUI SONT SES SOUTIENS ?
Faut-il rappeler que ses principaux et premiers supporteurs dans le
monde politique ne furent et ne sont pas spécialement
vêtus de probité candide Alain Carignon,
Gérard Longuet, Thierry Mariani, Manuel Aeschlimann (150
procédures, 600 000 € de frais d’avocats
par an) et même Christian Estrosi n’ont pas
précisément défrayé la
chronique à cause de la blancheur immaculée de
leur curriculum vitae. Il paraît même que Pierre
Bédier en pince désormais pour lui.
Quant à son fan-club, qui prétendra
qu’il n’est constitué que de parangons
de vertu : Doc Gyneco, chargé comme un sherpa, Johnny
Hallyday qui répudie la France pour ne plus payer
d’impôts, comme Jean-Michel Goudard, l’un
de ses principaux conseillers en communication, Antoine Zacharias, le
Napoléon des stock-options ?
Certes, à l’image de Simone Veil ou de
l’écrivain Yasmina Reza, de très
nombreuses personnalités de grande qualité,
représentant tous les milieux et toutes les professions,
soutiennent également Sarkozy, y compris certaines en
provenance d’une haute intelligentsia
réputée de gauche, mais droitisée par
leur soutien à la guerre d’Irak. Reste que le
profil de ses partisans les plus enthousiastes et les plus
engagés, y compris les plus faisandés des
ex-petits marquis mitterrandolâtres, ne font pas
nécessairement de Sarkozy (dont il n’est pas
question de mettre en doute l’intégrité
ou l’allergie à la déviance) le mieux
placé pour dépeindre l’ensemble de ses
adversaires en défenseurs de la fraude, de la
délinquance et de la décadence morale.
«
L’IDENTITÉ NATIONALE », PARLONS-EN...
Est-il, en revanche, fondé à se proclamer seul
défenseur de « l’identité
nationale » ? Mais qui se déclarait «
fier d’être surnommé Sarkozy
l’Américain » ?
Qui affirma, aux Etats-Unis, qu’il s sentait souvent
« un étranger dans son propre pays » ?
Qui regretta que la France ait bran son droit de veto pour
s’opposer à la guerre d’Irak ?
Qui stigmatisa, depuis l’Amérique «
l’arrogance » dont aurait fait preuve Dominique de
Villepin lors de son fameux discours devant le Conseil de
sécurité de l’ONU ?
Qui, avant de confier au chiracoséguiniste Henri Guaino le
soin de rédiger ses interventions, opposa sans cesse le
ringardisme du « modèle français
» à la modernité du modèle
anglo-saxon ?
Nicolas Sarkozy pourrait d’ailleurs largement figurer dans la
rubrique « Ils ont osé le dire », tant
ses propos, depuis quinze ans, illustrent éloquemment tout
ce qui précède, c’est-à-dire
une dichotomie rhétorique qui se cristallise dans
l’unicité de son exaltation du moi !
Citons, presque au hasard : « Il y en a combien qui peuvent
se permettre d’aller à La Courneuve ? Je suis le
seul [toujours le seul !] à être
toléré dans ces quartiers. Je suis le seul !
» « J’irai systématiquement,
toutes les semaines, dans les quartiers les plus difficiles et j y
resterai le temps nécessaire » (2005).
« Kärcher en septembre, 200 000 adhérents
[à l’UMP] en novembre. » «
Racaille, le vocable était sans doute un peu faible.
»
« Vous savez pourquoi je suis tellement populaire ? Parce que
je parle comme les gens » (avril 2004).
« Maintenant, dans les réunions publiques,
c’est moi qui fais les questions et les réponses
et, à la sortie, les gens ont l’impression
qu’on s’est vraiment parlé »
(le Figaro, mai 2005).
« Les gens qui habitent Neuilly sont ceux qui se sont battus
pour prendre plus de responsabilités, pour travailler plus
que les autres. »
« Si je ne faisais pas attention, tous les jours je serais
à la télévision
jusqu’à ce que les
téléspectateurs en aient la nausée
» (1995).
« Le rôle du politique est de tout faire pour ne
pas exacerber les tensions. Plus la société est
fragile, moins le discours doit être brutal. La meilleure
façon de faire avancer la société,
c’est de la rassurer, non de l’inquiéter
La réforme doit être comprise comme un ciment, non
comme une rupture » (juillet 2006 dans
Témoignages).
« Je n’aime pas étaler ce qui,
finalement, appartient à ma vie privée.
»
« La France souffre de l’égalitarisme et
d’un état de nivellement. »
« Dans un monde où la
déloyauté est la règle, vous me
permettrez d’afficher, de manière
peut-être provocante, ma loyauté envers Jacques
Chirac » (juin 1992).
« Je refuse tout ce qui est artifice pour façonner
à tout prix une image, les photos avec femme et enfants, la
success-story, vouloir se faire aimer, poser en tenue
décontractée. »
On nous dira, ensuite : il faut lui faire confiance, il faut le croire.
Mais où est le filet de sécurité ?
LE VRAI DANGER
On évoque obsessionnellement le danger Le Pen. Il existe un
risque, en effet. Un terrible risque que, comme en 2002, le leader de
l’extrême droite déjoue tout les
pronostics et porte ainsi un nouveau coup à notre
système démocratique. Mais tout le monde sait que
Le Pen, lui, ne sera pas élu président de la
République. Heureusement, il ne dispose, lui, contrairement
à son adversaire - concurrent de droite (à
l’égard duquel il fait preuve d’une
certaine indulgence), ni du pouvoir médiatique, ni du
pouvoir économique, ni du pouvoir financier. Pouvoirs qui,
en revanche, si Sarkozy était élu - et il peut
l’être -, ainsi que le pouvoir policier et
militaire, seraient concentrés, en même temps que
les pouvoirs exécutif et législatif, entre les
mêmes mains, lesquelles disposeront, en outre,
d’une majorité au Conseil constitutionnel, au CSA
et au sein de la plupart des institutions du pays.
Hier, le journal la Tribune trappait un sondage parce qu’il
n’était pas favorable à Sarkozy ; une
publicité pour Télérama
était interdite dans le métro parce
qu’elle était ironique à
l’égard de Sarkozy ; un livre était
envoyé au rebut, le patron d’un grand magazine
également, parce qu’ils avaient
importuné Sarkozy ; Yannick Noah était
censuré, parce que ses propos déplaisaient
à Sarkozy. Aucun journal, fût-il officiellement de
gauche, n’a échappé aux efficaces
pressions de Sarkozy.
Voter Sarkozy n’est pas un crime. C’est
même un droit. Nous ne dirons pas, nous, que ce candidat
représente la fraude, la délinquance,
l’anti-France et la faillite morale.
Nous voudrions simplement qu’on se souvienne plus tard -
quitte, ensuite, à nous en demander compte - que nous avons
écrit qu’il représente pour la
conception que nous nous faisons de la démocratie et de la
République un formidable danger.
S’il est élu, nous savons que nous pourrions en
payer le prix. Nous l’acceptons !
14 au 20 avril
2007 / Marianne
28 avril 2007
Nicolas sarkozy est il un menteur?
Sarkozy compilation de ses mensonges
envoyé par sarkophage
Nicolas sarkozy est il un pauvre gosse?
L'Enfance cachee de Nicolas Sarkozy
envoyé par sarkophage
Nicolas fait il dans le clientélisme?
Sarkozy et les lobbys
envoyé par sarkophage
15 septembre 2007
LE FILS SARKOZY DEVANT LES JUGES
LE FILS SARKOZY DEVANT LES JUGES

UNE FAMILLE FORMIDABLE!
Délit de fuite,
défaut de maîtrise de son véhicule,
non-respect des distances de
sécurité et dégradation, le fils
Sarkozy a comparu le 11 septembre
devant ses juges.
C'est l'histoire d'une famille formidable.
Quand
en juin maman est revenue de Lybie
après y avoir libéré des
infirmières bulgare l'occasion a
été belle
pour Paris-Match* de titrer sur "la Reine Cécilia". Instant
de gloire
grotesque et fugace pour "une femme qui s'est comportée en
mère" (dixit maman dans l'Est Républicain) car
l'état de grâce fut de courte durée.
Après son court périple
nucléo-humanitaire cette femme d'intérieur (ou
d'affaires étrangères)
s'est en effet vite trouvée menacée d'une
comparution devant une
commission d'enquête parlementaire. Question de s'expliquer
devant la
représentation nationale comme c'est la règle en
démocratie. Vraiment
tous des traîtres ces députés qui ne
comprennent rien à la rupture !
Mais
c'était hors de question pour papa,
le président de la République, car maman
resterait au château et ne
serait pas cuisinée comme une vulgaire racaille de la dalle
d'Argenteuil. Papa
s'en est tellement ému qu'il est allé
jusqu'à innover en inventant "le
principe de séparation du pouvoir entre le parlement et sa
femme". Du
pur papa. Pourtant nul doute que Jean-Louis Debré,
président du Conseil Constitutionnel et ami du "vilain
tonton Chirac", ne verra pas malice dans l'entreprise des
parlementaires et qu'il validera leur action d'un sourire tout
républicain.
Pour éviter l'infamie d'un mandat d'amenerpapa
envisage d'ailleurs maintenant de recevoir ladite commission
d'enquête
parlementaire à l'Élysée. Maman
traînée au palais Bourbon entre deux
gendarmes ça ne ferait pas sérieux, surtout
à la une de Paris-Match qui
ne manquerait pas de faire le rapprochement avec le sort funeste de la
pauvre Marie-Antoinette.
Délit de fuite pour le fils Sarko
Un peu plus tard cet été c'est "tata Dati"
qui s'est retrouvée sous les sunlights
médiatico-judiciaires. La "dame
de fer" s'est trouvée bien dépourvue quand les
agences de presse ont
relayé la triste histoire de son petit frère
trafiquant
multi-récidiviste de produits stupéfiants. Six
mois de prison avec
sursis en première instance qui se transforment en douze
fermes en
appel ça sent l'impunité zéro qui se
retourne contre soit. Que diable
ayez-vous parlé durant la campagne présidentielle
de la "stricte
éducation" dispensée à vos 10
frères et soeurs, "tata Garde des
Sceaux"...
En
attendant
qu'un jour le petit Louis ne plonge pour racket dans la cour de son
école ou que Jeanne-Marie soit interpellée pour
exhibitionnisme c'est
au tour de Jean Sarkozy de faire des siennes. Le fils de Nicolas Sarkozy,
20 ans, est en effet cité à comparaître
devant la 10e chambre du
tribunal correctionnel de Paris pour avoir provoqué un
accident avec un
automobiliste. Selon le texte de l'assignation, cité par le
journal Le
Monde, junior aurait fracassé avec son scooter une voiture
conduite par
un certain M'hamed Bellouti, et... aurait pris la fuite sans demander
son reste. Dans sa retraite stratégique la petite racaille
aurait même adressé "un geste offensant", un
doigt, au conducteur.
Quatre délits sont reprochés à
Jean-Jean : défaut de maîtrise de son
véhicule, non-respect des distances de
sécurité, dégradation et, cerise
sur le gâteau, délit de fuite. Comme pour le
frérot de "tata Rachida Dati"
les juges vont encore avoir une bonne occasion de mettre en pratique le
principe d'impunité zéro. Vive le 11 septembre, jours où ce qui n'est pas terrorriste et islamiste passe inapercu
date de la
comparution! En voilà une famille formidable...
Vraiment formidable...ce 29 septembre
C'est la fin de trois ans de procédure. Lundi, le fils cadet du président de la République Jean Sarkozy, accusé d'avoir percuté un automobiliste alors qu'il roulait à scooter, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris. Les magistrats ont déclaré "Jean Sarkozy non coupable des faits qui lui sont reprochés". L'automobiliste à l'origine de l'action en justice, et qui s'était constitué partie civile dans le procès, a lui été condamné à verser à Jean Sarkozy 2000 euros pour "procédure abusive". Ce dernier a aussitôt annoncé dans un communiqué qu'il donnerait cette somme à une "association d'aide aux enfants malades".
Les faits remontent au 14 octobre 2005. M'Hamed Bellouti, 37 ans, assure que Jean Sarkozy a percuté l'arrière de sa BMW avec son scooter, place de la Concorde à Paris, avant de prendre la fuite. Lors de l'audience du 25 juin, M'Hamed Bellouti et son passager avaient raconté avoir relevé le numéro du deux-roues à l'aide d'un téléphone portable, tout en reconnaissant ne pas avoir été en mesure de reconnaître son conducteur, "un jeune", "imberbe", coiffé d'un casque.
"La justice est la même pour tous"
Après plusieurs tentatives vaines de son assureur pour obtenir de la partie fautive le paiement des réparations, l'automobiliste avait finalement décidé de porter plainte, en février 2006. C'est seulement alors qu'il aurait découvert l'identité du propriétaire du scooter. Deux expertises et un procès plus tard, la justice a finalement donné raison à Jean Sarkozy. Les deux expertises concluaient qu'au vu des dégâts constatés sur les deux véhicules, le choc n'avait pu avoir lieu, du moins tel que décrit par l'automobiliste.
"La justice est la même pour tous, elle a fait ce qu'elle devait faire, on ne peut pas accuser de manière téméraire", a commenté lundi l'avocat de Jean Sarkozy, Me Thierry Herzog. De son côté, Mohammed Bellouti s'est dit consterné. "Je savais que la justice était inégale, mais de là se faire condamner pour procédure abusive, c'est surréaliste", a-t-il dit.
(D'après agence)
07 décembre 2007
Laurence Ferrari et Nicolas Sarkozy...pas possible!
Laurence
Ferrari et Nicolas Sarkozy...pas possible!
( une exclus Marianne 2)
Pour la première fois, la journaliste de Canal + porte plainte contre un journal qui a évoqué une rumeur sur sa liaison avec le Président.
La journaliste Laurence Ferrari, défendue par
l'avocat Florence Watrin
vient d'assigner la société Metro France pour un
article publié sur le
site metrofrance.com
intitulé «
Une love affaire entre Nicolas Sarkozy et Laurence Ferrari ! »
Le 26 novembre 2007 en effet, le site metrofrance.com
s'était fait l'écho d'un article
publié par le journal anglais The Daily News. Le
lendemain l'édition papier du quotidien gratuit invitait ses
lecteurs à visiter le site pour avoir « Plus d'infos
» sur «
Sarkozy-Laurence Ferrari : la presse anglaise annonce une liaison
».
Laurence Ferrari a entamé des poursuites au nom de la
protection de la
vie privée et de son droit à l'image, le site
ayant publié sa photo à
côté d'un cliché
représentant le Président..
L'assignation cite notamment les passages suivant : «
Evoquant les récents divorces respectifs de Nicolas Sarkozy
et Laurence
Ferrari, le journal anglais affirme qu'ils ont, depuis,
été surpris en
train de dîner aux chandelles. Mieux Laurence Ferrari aurait
fait de
fréquentes visites au Palais de l'Elysée.
» ; l'assignation accuse aussi le site d'avoir
« fait état de rumeurs relatives à un
séjour que Madame Laurence
Ferrari aurait prétendument passé en compagnie de
Monsieur Nicolas
Sarkozy au Maroc. »
Au total, la plaignante
demande 25 000 euros de dommages et intérêts et
5382 euros au titre de
l'article 700. C'est Richard Malka, par ailleurs avocat de Charlie Hebdo
et d'autres publications de presse, qui défendra Metro.
L'audience, au
Tribunal de Nanterre, réputé très
« généreux »
(c'est-à-dire sévère) en
matière de vie privée, est prévue pour
le 19 décembre.
Laurence Ferrari est assez coutumière des
procédures
judiciaires depuis que la presse people s'est
intéressée à l'évolution
du couple qu'elle forme avec Thomas Hugues : TF1, nouvelobs.com, lefigaro.fr, jdd.fr, liberation.fr, closer,
entre autres (il y aurait au total une vingtaine de
procédures) ont
fait l'objet d'assignations du couple. Cette capacité
à mobiliser les
tribunaux sera sûrement utilisée par la
défense de Metro,
de même que l'importance des réparations
demandées en regard d'un article qui ne sera
resté que 24 heures en ligne.
Cet énième épisode risque de faire
rebondir le débat sur les médias et
la vie privée du président, débat qui
avait été provisoirement clos
après son divorce.
Si laurence
Ferrari voulait être discrète elle s'est
trompé de gnome....Encore de la promo pour
Césarion....
Nous en s'en fout on est
pas jaloux ...c'est elle qui doit se farcir l'ignoble,
même pour une promotion faut quand même le faire
car elle risque d'être tondue à la prochaine
alternance ( si elle arrive un jour) et on est pas dans la peau de
Thomas Hugues! Ne jetons pas la pierre sur une femme
adultère même si Sarko est
derrière!
Comme LOLO comme Chirac comme balladur Comme Jacques Martin comme Cécilia comme plein
d'autres vous lui avez fait confiance en croyant que votre vie allait s'amélioré.... Tant pis pour vous!
05 janvier 2008
Pipolitique
Les unes de
«Point de Vue», «Paris Match» et «Closer» devraient mettre en scène, et
en images, la nouvelle vie sentimentale de Nicolas Sarkozy. C'est au
bras de Carla Bruni que s'affiche désormais le chef de l'Etat.
de toute façon j'avais pas aimé son disque...nouvelle chanson française qu'on disait alors...
La miss de l'aristocratie italienne,fille d'industriel qui a taxé son père pour passer sur le billard ( peut être le même chirurgien esthétique que Cécilia , à voir bientôt dans la nouvelle saison de Nip-Tuck) et entreprendre une carrière de mannequin , ex égérie d' Arnaud klarsfeld ex groupie de Lagerfeld.
Ha sarko le mondain, ha sarko le vilain tu as réussi à surpasser super-menteur ton prédécesseur...
Tu t'empiffre, tu t'éclates, tu baises, tu voyages, tu fais noter tes ministres de ton gouvernement responsable devant le peuple par des consultants privés . T'es vraiment césarion mecton sur ton trône de papiers mâchés imbibé par la salive de ces lèches culs de journalistes, ceux qui sont à ta botte à toi qui chausse du 37 omelette. Toi la merde tu réduira forcement ceux qui sont en dessous au rang de sous merde. Carla la mondaine est déjà devenue une demie mondaine.
as tu le droit d'être aimé? oui comme chacun! là n'est pas la question car t'es président, t'es une fonction ducon!
t'aurais voulu être un artiste, une starlettes, un showbusinessman, un entertainner et tu veux prendre une revanche sur la vie qui t'a si mal traité snif...
Carla Bruni est elle vénale ?je ne me prononcerai pas en tout cas si elle est sincère elle est scatophile sans aucun doute et à chacun ses perversions...
seulement tu crois que j'en quelque choses à foutre de qui tu te tapes...Merde à la fin et l'avenir de notre pays alors. Nicolas est amoureux super moi aussi, tu te tapes un top moi aussi sauf que le mien chante mieux et que toi t'as la bombe atomique, l'armée, la police et la direction de la nation...tu nous la joues succes story pour beaufs complexés ou petit bourgeois aliénés mais t'es sensé bosser pour nous!
Tu veux faire oublier le baratin que tu nous as servi pour te faire élire en nous faisant rêver et oui y'a la starac alors pourquoi pas toi.En plus t'as des moyens avec tes potes qui ont la réputation d'être vachement généreux contre rien! Une première dame de France pour les mamies tu crois qu'on te voit pas venir...
Est ce que tu crois que tu nous fais rêver? Est ce que tu crois qu'on t'a attendu pour ça ? Ta présidence est cauchemardesque!
04 juillet 2008
POLEMIQUE SUR LE FICHIER "EDWIGE"
Les mineurs "susceptibles de
porter atteinte à l'ordre public", notamment pour des
violences
urbaines, pourront être fichés dès
l'âge de 13 ans dans un fichier
policier créé par un décret paru mardi
au Journal officiel (JO), au
sujet duquel la Cnil a émis de sérieuses
réserves.
Selon le décret, le fichier, appelé Edvige,
contiendra des "données à
caractère personnel" concernant "des personnes physiques
âgées de 13
ans et plus" avec notamment l'état civil, les adresses
physiques,
numéros de téléphone et adresses
électroniques, ainsi que les "signes
physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement".
Les informations
collectées sont
notamment "relatives aux individus, groupes, organisations et personnes
morales qui, en raison de leur activité individuelle ou
collective,
sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".
Dans un avis rendu le 16 juin, la Commission nationale Informatique et
et Libertés (CNIL) a estimé que "le traitement de
telles données
appelle l'adoption de garanties renforcées" et doit par
conséquent
"être encadré".
Le décret instituant Edvige --pour "Exploitation
documentaire et
valorisation de l'information générale--
paraît le 1er juillet, le jour
même où entre en vigueur la
réorganisation issue de la fusion des
Renseignements généraux (RG) avec la Direction de
la surveillance du
territoire (DST, contre-espionnage).
Le fichier Edvige est rattaché à la Direction
centrale de la sécurité
publique (DCSP) et à sa nouvelle sous-direction de
l'information
générale (Sdig), à laquelle revient
une partie des attributions des RG,
relatives au comptage des manifestants, aux violences urbaines ou aux
conflits sociaux.
Jusqu'à aujourd'hui, les fichiers des RG ne concernaient que
les personnes majeures.
08 août 2008
Sarko et son karcher aux USA
Sarko quand il est aux states pour se la jouer démocrate avec Obama...prétend avoir résolu le problème des banlieues...
Quand Sarkozy oublie Villiers-le-Bel
envoyé par ZappeurLePost





















